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2419400 Généré par l'IA

Prefect Ordered to Issue Residency Permit Receipt and Pay Costs

Numéro de cause 2419400
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)

Synthèse Legislator

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The administrative tribunal, ruling on an urgent application for interim relief, ordered the police prefect to issue the applicant a receipt for his residency permit application, authorizing him to work, within fifteen days, because the applicant, who had filed his application in 2022 and completed required steps like fingerprinting, remained without the necessary documentation despite repeated inquiries, creating a precarious situation justifying immediate administrative action under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code, and further ordered the State to pay a specified sum to the applicant for legal costs.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er, Article 2; Prefect Ordered to Issue Residency Permit Receipt and Pay Costs: 521-3 of the Administrative Justice Code, and further ordered the State to pay a specified sum to the applicant for legal costs.

Mots-clés

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frais administratifs autorisations de travail commandement de payer autorisation de police référé renouvellement de l'autorisation de séjour

Dispositions légales citées

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article L. 521-3 du code de justice administrative
This provision is the legal basis invoked by the applicant for the referral order, which is granted in Article 1.
article L. 761-1 du code de justice administrative
This provision is the legal basis for ordering the State to pay a sum to the applicant for costs.
article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise.
Article 1er
This article enforces the main obligation decided by the court (issuing a residence permit receipt).
Article 2
This article applies the cost recovery provision to the State.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article enforces the main obligation decided by the court (issuing a residence permit receipt).

Article L. 521-3 du code de justice administrative

This provision is the legal basis invoked by the applicant for the referral order, which is granted in Article 1.

Article 2

This article applies the cost recovery provision to the State.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This provision is the legal basis for ordering the State to pay a sum to the applicant for costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Berrebi-Wizman, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- la mesure demandée est utile ;

- la demande ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Le préfet de police, à qui la procédure a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Jeanne Ménéménis pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "

2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

3. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. (). "

4. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande et de lui remettre un récépissé.

5. Il résulte de l'instruction que M. B, ressortissant marocain né le 24 juin 1993, a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en tant que salarié et qu'il a pu déposer son dossier de demande de titre de séjour le 4 octobre 2022. Il a été convoqué à la préfecture de police les 4 octobre 2023 et 12 avril 2024 pour une prise d'empreintes afin de lancer la fabrication de sa carte de séjour, ainsi que l'indique le courriel de la préfecture de police du 2 avril 2024. Depuis cette date, M. B s'est enquis à plusieurs reprises de l'état d'avancement de son dossier auprès de la préfecture de police et, par un courriel du 20 juin 2024, le préfet de police lui a indiqué que ses services faisaient le nécessaire. Alors que M. B soutient sans être contredit, le préfet de police n'ayant pas produit de mémoire en défense, que son dossier est complet, il n'a été muni d'aucun récépissé de demande de titre de séjour. Or, il est constant que cette situation contribue à sa précarité et l'expose à une mesure d'éloignement du territoire. Par suite, la condition d'urgence doit être regardée comme remplie. Enfin, la mesure demandée est utile et ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

6. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet de police de délivrer à M. B un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme de 800 euros à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint au préfet de police de délivrer à M. B un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 30 juillet 2024.

La juge des référés,

J. Ménéménis

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°2419400/8