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2419306 Généré par l'IA

Urgent Administrative Order for Issuance of Residence Permit Receipt

Numéro de cause 2419306
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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A foreign national, whose previous residence permit receipt had expired, sought an urgent administrative order compelling the police prefect to issue a new receipt allowing him to work, arguing that the lack of documentation caused precariousness, including the suspension of his employment contract, and exposed him to removal. The Administrative Tribunal of Paris, finding the condition of urgency met because the delay in receiving the promised receipt caused immediate prejudice, ordered the police prefect to issue the receipt within fifteen days, rejected the request for a daily penalty, and awarded the applicant a sum to cover legal costs.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er, Article 2; Urgent Administrative Order for Issuance of Residence Permit Receipt: The Administrative Tribunal of Paris, finding the condition of urgency met because the delay in receiving the promised receipt caused immediate prejudice, ordered the police prefect to issue the receipt within fifteen days, rejected the request for a daily penalty, and awarded the applicant a sum to cover legal costs.

Mots-clés

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autorisation de séjour échue autorisation de séjour ressortissants étrangers autorisations de travail frais administratifs autorisation de police

Dispositions légales citées

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article L. 521-3 du code de justice administrative
The court explicitly based its decision (Article 1) on the authority granted by this article for summary proceedings in case of urgency.
article L. 761-1 du code de justice administrative
Cited as the basis for ordering the State to pay the applicant 800 euros for legal costs.
article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise.
Article 1er
This article contains the main order compelling the police prefect to issue the residence permit receipt.
Article 2
This article orders the State to pay costs to the applicant.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article contains the main order compelling the police prefect to issue the residence permit receipt.

Article L. 521-3 du code de justice administrative

The court explicitly based its decision (Article 1) on the authority granted by this article for summary proceedings in case of urgency.

Article 2

This article orders the State to pay costs to the applicant.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited as the basis for ordering the State to pay the applicant 800 euros for legal costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Harabi, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- la mesure demandée est utile ;

- la demande ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Le préfet de police, à qui la procédure a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Jeanne Ménéménis pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "

2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

3. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. (). "

4. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande et de lui remettre un récépissé.

5. Il résulte de l'instruction que M. B, ressortissant malien né le 13 février 1964, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour en qualité de salarié et qu'il a pu déposer son dossier de demande de titre de séjour le 16 mars 2023. Il a obtenu un récépissé de cette demande qui a été renouvelé deux fois. La validité du dernier récépissé a expiré le 18 mai 2024. Par un courriel du 14 mai 2024, le préfet de police lui a indiqué que sa demande de renouvellement de récépissé avait été validée et que le document lui sera envoyé par voie postale. Toutefois, M. B n'a pas reçu ce récépissé de demande de titre de séjour. Or, il est constant que cette situation contribue à sa précarité en raison de la suspension de son contrat de travail et l'expose à une mesure d'éloignement du territoire. Par suite, la condition d'urgence doit être regardée comme remplie. Enfin, la mesure demandée est utile et ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

6. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet de police de délivrer à M. B un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme de 800 euros à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint au préfet de police de délivrer à M. B un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 30 juillet 2024.

La juge des référés,

J. Ménéménis

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°2419306/9