Legislator Jurisprudence & Législation
2418980 Généré par l'IA

Father of EU Minor Compels Prefecture to Accept Residence Permit Application

Numéro de cause 2418980
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

The applicant, being the father of a minor European Union citizen and having initiated proceedings since mid-2023 to file for a residence permit as a relative of an EU citizen, was unable to complete the necessary online application because the required category was unavailable on the platform, and subsequent attempts to submit his application directly to the police prefecture were unsuccessful. The administrative judge granted the applicant's request under the emergency procedure, finding that the significant delay in having his situation addressed, coupled with the threat of removal, established a particular urgency justifying an order compelling the police prefect to summon the applicant within fifteen days to allow him to submit his complete application for a residence permit and receive a receipt authorizing him to work, while rejecting the request for a daily penalty and awarding a reduced sum for legal costs to the applicant.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er, Article 2, Article 3; Father of EU Minor Compels Prefecture to Accept Residence Permit Application: The administrative judge granted the applicant's request under the emergency procedure, finding that the significant delay in having his situation addressed, coupled with the threat of removal, established a particular urgency justifying an order compelling the police prefect to summon the applicant within fifteen days to allow him to submit his complete application for a residence permit and receive a receipt authorizing him to work, while rejecting the request for a daily penalty and awarding a reduced sum for legal costs to the applicant.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorisations de séjour autorisation de police éloignement frais administratifs statut juridique européen citation à comparaître

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 521-3 du code de justice administrative
A B, représenté par Me Deneuve, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
article L. 761-1 du code de justice administrative
This provision is cited as the legal basis for awarding costs to the applicant in Article 2 of the dispositive.
article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
D'autre part, l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise.
Article 1er
This order explicitly enforces the core obligation requested by the applicant, based on the general power for interim measures under urgency.
Article 2
This article awards costs to the applicant based on the cited provision of the Code of Administrative Justice.
Article 3
This article rejects the remaining claims of the request.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

This order explicitly enforces the core obligation requested by the applicant, based on the general power for interim measures under urgency.

Article 2

This article awards costs to the applicant based on the cited provision of the Code of Administrative Justice.

Article 3

This article rejects the remaining claims of the request.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This provision is cited as the legal basis for awarding costs to the applicant in Article 2 of the dispositive.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Deneuve, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de police de le convoquer afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour en qualité de père d'un enfant mineur citoyen de l'Union européenne et de lui délivrer un récépissé de titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- la mesure demandée est utile ;

- la demande ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Le préfet de police, à qui la procédure a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Jeanne Ménéménis pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "

2. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aux fins d'enjoindre à l'administration de prendre toute mesure utile dans un sens déterminé, il doit veiller à ce que cette demande présente un caractère d'urgence et d'utilité, qu'elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

3. D'autre part, l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ". Selon l'article R. 432-15-1 de ce code : " Le dépôt d'une demande présentée au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 donne lieu à la délivrance immédiate d'une attestation dématérialisée de dépôt en ligne. Ce document ne justifie pas de la régularité du séjour de son titulaire. Lorsque l'instruction d'une demande complète et déposée dans le respect des délais mentionnés à l'article R. 431-5 se poursuit au-delà de la date de validité du document de séjour détenu, le préfet est tenu de mettre à la disposition du demandeur via le téléservice mentionné au premier alinéa une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande dont la durée de validité ne peut être supérieure à trois mois. Ce document, accompagné du document de séjour expiré, lui permet de justifier de la régularité de son séjour pendant la durée qu'il précise. Lorsque l'instruction se prolonge, en raison de circonstances particulières, au-delà de la date d'expiration de l'attestation, celle-ci est renouvelée aussi longtemps que le préfet n'a pas statué sur la demande. () ".

4. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.

5. Lorsque le rendez-vous ne peut être demandé qu'après avoir procédé en ligne à des formalités préalables, il résulte de ce qui vient d'être dit que si l'étranger établit n'avoir pu les accomplir, notamment lorsque le site ne permet pas de sélectionner la catégorie de titre à laquelle la demande doit être rattachée, ce dysfonctionnement ayant été constaté à l'occasion de plusieurs tentatives n'ayant pas été effectuées la même semaine, il peut demander au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui communiquer, dans un délai qu'il fixe, une date de rendez-vous. Il appartient alors au juge des référés d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du dysfonctionnement sur la situation concrète de l'intéressé. La condition d'urgence est ainsi en principe constatée dans le cas d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui d'obtenir rapidement ce rendez-vous. Si la situation de l'étranger le justifie, le juge peut préciser le délai maximal dans lequel celui-ci doit avoir lieu. Il fixe un délai bref en cas d'urgence particulière.

6. Il résulte de l'instruction que M. B, ressortissant sénégalais, né le 1er janvier 1983, est le père d'une enfant de nationalité portugaise née le 5 octobre 2022. Il attend avec sa compagne, de nationalité portugaise, un second enfant. Le requérant a entamé des démarches depuis le 5 juin 2023 afin de présenter une demande de titre de séjour en cette qualité, et s'est heurté à l'absence de catégorie correspondant à sa situation sur la plateforme " Administration Numérique des Etrangers en France " (ANEF), vers laquelle les services de la préfecture l'ont orienté. En outre, il justifie avoir cherché en vain, auprès des services de la préfecture, une solution lui permettant de présenter sa demande de titre de séjour en qualité d'ascendant d'un citoyen de l'Union européenne. Le préfet de police, qui n'a pas produit de mémoire en défense, ne conteste pas la réalité des faits dont M. B se prévaut. Par suite, et au regard de l'urgence particulière qui s'attache, d'une part, au délai anormalement long dans lequel le requérant est resté sans solution, et d'autre part à la menace d'un éloignement, il y a lieu d'enjoindre au préfet de police de convoquer M. B afin de lui permettre de déposer sa demande de délivrance d'un titre de séjour en qualité de père d'un enfant mineur citoyen de l'Union européenne, et à cette occasion, dès lors que cette demande serait complète, de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance. En revanche, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée par la requête.

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme de 800 euros à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint au préfet de police de convoquer M. B afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour et de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 30 juillet 2024.

La juge des référés,

J. Ménéménis

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.