Legislator Jurisprudence & Législation
2406206 Généré par l'IA

Minister of the Interior v. Applicant (Family Reunification Visa Appointment)

Numéro de cause 2406206
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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Individuals sought an urgent order compelling the Minister of the Interior to ensure the French consulate in Tehran would schedule a long-stay family reunification visa appointment for one of the applicants, under penalty of a daily fine. The court found that these claims were rendered moot because the Minister, subsequent to the filing, confirmed via email that instructions were given to the consulate to schedule the appointment as soon as possible, leading to a decision of no necessity to rule on the primary request; however, considering the applicant benefited from full legal aid, the court ordered the State to pay the applicant's counsel a sum of 500 euros, conditional upon the counsel waiving the portion of fees covered by state legal aid.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, articles L.761-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er; Minister of the Interior v. Applicant (Family Reunification Visa Appointment): The court found that these claims were rendered moot because the Minister, subsequent to the filing, confirmed via email that instructions were given to the consulate to schedule the appointment as soon as possible, leading to a decision of no necessity to rule on the primary request; however, considering the applicant benefited from full legal aid, the court ordered the State to pay the applicant's counsel a sum of 500 euros, conditional upon the counsel waiving the portion of fees covered by state legal aid.

Mots-clés

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regroupement familial ministre de l'intérieur requête en nomination visa désignation d'un conseil juridique assistance judiciaire gratuite

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

The court ordered not to rule on the merits of the request, which was based on Article L. 521-3 of the code de justice administrative.

Article L. 521-3 du code de justice administrative

This provision formed the legal basis for the initial request on which the court ultimately ruled there was no need to rule.

deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in Article 2 of the dispositive for ordering the payment of costs to the lawyer.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in Article 2 of the dispositive for ordering the payment of costs to the lawyer.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 avril 2024, Mme D et M. A, représentés par Me Guilbaud, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire convoquer Mme D par l'autorité consulaire française à Téhéran (Iran) en vue de l'enregistrement de sa demande de visa de long séjour sollicité au titre de la réunification familiale, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au profit de leur conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et s'en remet à la sagesse du tribunal s'agissant de celles tendant à la mise à la charge de l'Etat des frais d'instance.

Il fait valoir que, par courriel du 2 mai 2024, il a donné instruction aux autorités consulaires françaises à Téhéran d'accorder le rendez-vous sollicité par Mme D, dans les meilleurs délais.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 avril 2024.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Robert-Nutte, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience puis informées, le 3 mai 2024, de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience du 6 mai 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, le ministre de l'intérieur et des outre-mer fait valoir que, par courriel du 2 mai 2024, il a donné instruction aux autorités consulaires françaises à Téhéran, d'accorder un rendez-vous à la requérante dans les meilleurs délais. Par suite, les conclusions présentées par Mme D et M. A sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Guilbaud d'une somme de 500 euros (cinq cents euros).

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme D et M. A présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : L'Etat versera à Me Guilbaud, avocate de Mme D et M. A, la somme de 500 euros (cinq cents euros) au titre des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D, M. C A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Guilbaud.

Fait à Nantes, le 25 juillet 2024.

La juge des référés,

O. ROBERT-NUTTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,