Enforcement of Administrative Judgment and Imposition of Penalty Payment
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA petitioner sought judicial enforcement, including the imposition of a penalty payment, because the administrative authority had failed to execute a prior judgment from October 17, 2023, which had annulled a decision rejecting the petitioner's residence permit application and ordered the authority to re-examine the request within two months and issue a temporary work authorization within fifteen days. The administrative tribunal found that the authority had not taken the necessary steps to execute the prior ruling and, pursuant to the Code of Administrative Justice, imposed a daily penalty of 100 euros against the authority if it failed to justify the execution of the prior judgment within fifteen days of notification of the new decision, continuing until the judgment is fully satisfied.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 911-4 du code de justice administrative, Article 1er; Enforcement of Administrative Judgment and Imposition of Penalty Payment: The administrative tribunal found that the authority had not taken the necessary steps to execute the prior ruling and, pursuant to the Code of Administrative Justice, imposed a daily penalty of 100 euros against the authority if it failed to justify the execution of the prior judgment within fifteen days of notification of the new decision, continuing until the judgment is fully satisfied.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article imposes a penalty (astreinte) against the Préfet for non-execution of the previous judgment.
This provision was cited as the legal basis for defining the execution measures, specifically imposing the penalty (astreinte).
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2303206 du 17 octobre 2023, le tribunal administratif de Nice a annulé la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 14 juin 2023 rejetant la demande de titre que lui a présentée Mme A B et a enjoint à la même autorité administrative de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour de Mme B, dans le délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision et de lui délivrer, dans l'attente de sa décision, un récépissé l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 28 octobre 2023, Mme A B, représentée par Me Darmon, demande au tribunal :
- d'assurer l'exécution du jugement du 6 décembre 2022 en prononçant une astreinte.
Elle soutient que le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas exécuté le jugement.
Par une ordonnance en date du 24 mai 2024, la présidente du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique du 3 septembre 2024, le rapport de M. Pascal, président-rapporteur.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 911-4 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par le jugement n° 2303206 du 17 octobre 2023, le tribunal administratif de Nice a annulé la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 14 juin 2023 rejetant la demande de titre que lui a présentée Mme B et a enjoint à la même autorité administrative de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour de Mme B, dans le délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision et de lui délivrer, dans l'attente de sa décision, un récépissé l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente décision.
3. Il résulte de l'instruction qu'à la date de la présente décision, le préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a pas présenté d'observations en défense, n'a pas pris les mesures propres à assurer l'exécution du jugement du 17 octobre 2023.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes, à défaut pour ce dernier de justifier de l'exécution du jugement du 17 octobre 2023 dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, une astreinte de 100 euros par jour jusqu'à la date à laquelle ledit jugement aura reçu exécution.
D E C I D E :
Article 1er : Une astreinte est prononcée à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes s'il ne justifie pas avoir, dans les quinze jours suivant la notification du présent jugement, exécuté le jugement et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 100 euros par jour, à compter de l'expiration du délai de quinze jours suivant la notification du présent jugement.
Article 2 : Le préfet des Alpes-Maritimes communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter le jugement mentionné à l'article 1er.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pascal, président,
Mme Duroux, première conseillère,
Mme Sandjo, conseillère,
assistés de Mme Bianchi, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.
Le président-rapporteur
signé
F. Pascal L'assesseure la plus ancienne,
signé
G. Duroux
La greffière,
signé
L. Bianchi
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier