Foreign National v. Prefect: Refusal of Order to Schedule Residency Permit Examination Following Implicit Rejection
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA foreign national sought an urgent order compelling the prefect to schedule an appointment to examine their residency permit application, filed eighteen months prior, and to issue a receipt, arguing that the administrative delay violated their right to a timely examination and left them in an irregular status despite fulfilling criteria for a "salarié" permit. The court rejected the request brought under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code because the initial application, submitted over four months earlier, was legally deemed rejected by administrative silence (Article R. 432-2 of the Code on Entry and Stay of Foreigners and Asylum Law), meaning an order compelling the prefect to examine the original application would obstruct the execution of that implicit rejection decision, consequently rendering the request for a receipt also moot.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 521-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête présentée par Mme B est rejetée; Foreign National v. Prefect: Refusal of Order to Schedule Residency Permit Examination Following Implicit Rejection: The court rejected the request brought under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code because the initial application, submitted over four months earlier, was legally deemed rejected by administrative silence (Article R. 432-2 of the Code on Entry and Stay of Foreigners and Asylum Law), meaning an order compelling the prefect to examine the original application would obstruct the execution of that implicit rejection decision, consequently rendering the request for a receipt also moot.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the operative order dismissing the applicant's main request.
This article mandates the notification of the decision.
This provision was cited in the rejected request for costs (point 6 states the related conclusions were rejected as a consequence).
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 mars 2024, Mme A C, représentée par Me Feltesse, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous, à notifier à son conseil, pour procéder à l'examen de sa demande de titre de séjour, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de
50 euros par jour de retard, et à cette occasion de lui délivrer un récépissé ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que l'absence d'instruction de sa demande depuis un an et demi, laissée à l'abandon, porte atteinte à son droit de voir l'administration examiner sa demande dans un délai raisonnable ;
- elle est maintenue en situation irrégulière alors qu'elle remplit les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour mention " salarié " ;
- la mesure sollicitée est utile.
La requête a été communiquée le 4 mars 2024 au préfet de Seine-et-Marne, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
" En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
2. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aux fins d'enjoindre à l'administration de prendre toute mesure utile dans un sens déterminé, il doit veiller à ce que cette demande présente un caractère d'urgence et d'utilité, qu'elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Selon l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".
4. Il résulte de l'instruction que Mme B, ressortissante capverdienne née le 14 août 1994 au lieu-dit de Lagoa, Santo Amaro (Cap Vert), entrée en France le 11 avril 2019 sous couvert d'un visa court séjour, a le 13 octobre 2022 déposé une demande de titre de séjour au regard d'une régularisation par le travail. Mme B demande qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui donner un rendez-vous pour procéder à l'examen de sa demande de titre, et qu'à cette occasion un récépissé lui soit délivré.
5. Toutefois, d'une part, il ressort des dispositions précitées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'à la date de la présente ordonnance, la demande présentée par Mme B le 13 octobre 2022 doit être regardée comme ayant fait l'objet une décision implicite de rejet, née du silence gardé par les services de la préfecture de Seine-et-Marne pendant quatre mois, susceptible le cas échéant d'une requête fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions de la requérante tendant à enjoindre au préfet de la convoquer pour l'examen de sa demande de titre sont de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite. D'autre part, et par voie de conséquence, les conclusions à fin de délivrance d'un récépissé sont dépourvues d'utilité.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme B sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative doivent être rejetées, ainsi, par voie de conséquence, que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.
La juge des référés,
Signé : C. Letort
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,