Legislator Jurisprudence & Législation
2400971 Généré par l'IA

Foreign National Residence Permit Renewal Implicit Rejection Annulment Due to Lack of Motivation

Numéro de cause 2400971
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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An individual, a foreign national whose family member is an EU citizen, sought judicial review to annul the implicit rejection of their application to renew their residence permit, arguing the administrative silence was improperly motivated; the court ruled that because the applicant had formally requested the reasons for the implicit rejection within the statutory time frame and the administrative authority failed to provide the grounds within the subsequent one-month period, the implicit rejection decision was tainted by a defect in motivation, leading to its annulment and an order for the competent prefect to re-examine the situation within two months.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er, Article 2, Article 3; Foreign National Residence Permit Renewal Implicit Rejection Annulment Due to Lack of Motivation: Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 27 novembre 2023, envoyé en recommandé ce même jour et réceptionné le 28 novembre suivant, M. C a demandé au préfet de police de lui communiquer les motifs de sa décision implicite de rejet. Le préfet de police, qui n'a pas produit de mémoire en défense, ne conteste pas ne pas avoir répondu à cette demande dans le délai imparti par les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Dans ces conditions, M. C est fondé à soutenir que la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour est entachée d'un défaut de motivation.

Mots-clés

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renouvellement de l'autorisation de séjour autorisation de séjour ressortissants étrangers annulation de la naturalisation facilitée décision étrangère contrôle juridictionnel

Dispositions légales citées

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article L. 761-1 du code de justice administrative
This article is cited in the dispositive (Article 3) for ordering the payment of legal costs.
article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Article 1er
The court annulled the implicit rejection decision, which is the core ruling.
Article 2
This article contains the injunction ordering the Prefect to re-examine the situation.
Article 3
This article orders the State to pay the sum to M. C based on the cited provision.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

The court annulled the implicit rejection decision, which is the core ruling.

Article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration

This article was cited as the legal basis for the annulment concerning the lack of motivation for the implicit rejection.

Article 2

This article contains the injunction ordering the Prefect to re-examine the situation.

Article 3

This article orders the State to pay the sum to M. C based on the cited provision.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article is cited in the dispositive (Article 3) for ordering the payment of legal costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 janvier 2024, M. A C représenté par Me Degrâces, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer la carte de séjour temporaire portant la mention " membre de famille citoyen de l'Union européenne " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un vice de motivation eu égard aux dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Le préfet de police, à qui la requête a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.

Par ordonnance du 6 mars 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 20 mars 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Kanté, première conseillère.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien, né le 23 novembre 1979, a sollicité, le 25 juillet 2023, en ligne sur la plateforme dématérialisée " Administration numérique pour les étrangers en France " le renouvellement de son titre de séjour " membre de famille d'une citoyenne de l'UE " délivré le 6 avril 2018 et valable jusqu'au 5 avril 2023. Le 25 novembre 2023, le silence gardé par l'administration sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet. M. C demande l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".

3. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 27 novembre 2023, envoyé en recommandé ce même jour et réceptionné le 28 novembre suivant, M. C a demandé au préfet de police de lui communiquer les motifs de sa décision implicite de rejet. Le préfet de police, qui n'a pas produit de mémoire en défense, ne conteste pas ne pas avoir répondu à cette demande dans le délai imparti par les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Dans ces conditions, M. C est fondé à soutenir que la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour est entachée d'un défaut de motivation.

4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner l'autres moyen de la requête, que M. C est fondé à demander l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de procéder au renouvellement de son titre de séjour.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

5. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement n'implique pas nécessairement que le préfet de police délivre à M. C un titre de séjour mais seulement qu'il réexamine sa situation. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au préfet de police ou au préfet territorialement compétent de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. C de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de M. C est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de police ou au préfet territorialement compétent de procéder au réexamen de la situation de M. C dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à M. C la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 25 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Ho Si Fat, président,

Mme Kanté, première conseillère,

M. Gandolfi, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mai 2024.

La rapporteure,

C. KantéLe président,

F. Ho Si Fat

La greffière,

V. Lagrède

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.