State Representative v. Mayor (Land Division Permit Suspension)
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe administrative court considered a request by the State representative to suspend the mayor's decision not to oppose a prior declaration for the division of a parcel of land into three lots for construction purposes. The State representative argued that the project required a development permit because a single road was planned for the three lots, that it violated urban planning codes, and critically, that the land was located within areas defined as natural, forestry, and pastoral spaces by the regional development plan (PADDUC), where construction is prohibited, and the project did not fall within the limited exceptions for agricultural strategic areas. The court found that the argument concerning the project's incompatibility with the PADDUC's restrictions on construction within designated strategic agricultural spaces was sufficient to raise a serious doubt regarding the legality of the challenged administrative act, leading to the suspension of the mayor's decision.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle R. 421-19 du code de l'urbanisme, article L. 122-5 du code de l'urbanisme, article L. 554-1 du code de justice administrative, Article 1er, article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales; State Representative v. Mayor (Land Division Permit Suspension): The State representative argued that the project required a development permit because a single road was planned for the three lots, that it violated urban planning codes, and critically, that the land was located within areas defined as natural, forestry, and pastoral spaces by the regional development plan (PADDUC), where construction is prohibited, and the project did not fall within the limited exceptions for agricultural strategic areas. The court found that the argument concerning the project's incompatibility with the PADDUC's restrictions on construction within designated strategic agricultural spaces was sufficient to raise a serious doubt regarding the legality of the challenged administrative act, leading to the suspension of the mayor's decision.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article is the dispositive order suspending the execution of the Mayor's decision.
This provision served as the legal basis cited by the Prefect for requesting the suspension of the act.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par un déféré, enregistré le 11 mars 2024, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 9 novembre 2023 par lequel le maire de la commune de Sarrola-Carcopino n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par M. A B pour la division en trois lots, en vue de construire, d'un terrain cadastré section D n° 1930 situé lieudit Ribarotti.
Il soutient que :
- le projet nécessite un permis d'aménager en application des dispositions de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme dès lors que la collectivité de Corse a émis un avis favorable à la réalisation d'une voie unique pour les trois lots ;
- le permis méconnaît les dispositions de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme ;
- le terrain se situe au sein d'espaces naturels, sylvicoles et pastoraux définis par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC) inconstructibles ;
- le projet n'est pas au nombre des seules constructions autorisées dans un espace stratégique agricole délimité par le PADDUC.
Le déféré a été communiqué à la commune de Sarrola-Carcopino et à M. B qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2400259 tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 novembre 2023 du maire de Sarrola-Carcopino.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir présenté son rapport au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 9 novembre 2023 par lequel le maire de Sarrola-Carcopino n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par M. A B pour la division en trois lots, en vue de construire, d'un terrain cadastré section D n° 1930 situé lieudit Ribarotti.
2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / () / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. () "
3. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de ce que le projet n'est pas au nombre des seules constructions autorisées dans un espace stratégique agricole délimité par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 9 novembre 2023 de non-opposition du maire de Sarrola-Carcopino à la déclaration préalable déposée par M. B.
ORDONNE
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 9 novembre 2023 de non-opposition du maire de Sarrola-Carcopino à la déclaration préalable déposée par M. B est suspendue.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Sarrola-Carcopino et à M. A B.
Copie en sera transmise au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Fait à Bastia, le 26 mars 2024.
Le juge des référés,
Signé
T. VANHULLEBUS
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. ALFONSI