Schengen Information System Deletion Mootness and Legal Costs
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA national of Kosovo sought an emergency court order compelling the Ministry of the Interior to delete their entry in the Schengen Information System, arguing the Ministry had failed to act on their request and that urgency existed. The court found that the requested measures had been implemented, as the individual's records in both the wanted persons file and the Schengen Information System were deleted after the application was filed, rendering the initial request for an injunction moot; consequently, the court ordered the State to pay the applicant a sum for legal costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 521-3 du code de justice administrative, Article 2, Article 1er; Schengen Information System Deletion Mootness and Legal Costs: The court found that the requested measures had been implemented, as the individual's records in both the wanted persons file and the Schengen Information System were deleted after the application was filed, rendering the initial request for an injunction moot; consequently, the court ordered the State to pay the applicant a sum for legal costs.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article orders the State to pay a sum to M. A based on the cited legal provision.
Cited in Article 2 of the dispositive for ordering costs payment.
This article declares that there is no longer a need to rule on the substance of the request.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 juin 2023, puis par un mémoire enregistré le 10 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Charles, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre au ministère de l'intérieur et des outre-mer de supprimer sa mention au système d'information Schengen, dans un délai d'une semaine à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que sa demande de suppression n'a pas été prise en compte par le ministère de l'Intérieur et des outre-mer et qu'elle justifie ainsi d'une urgence à voir le juge des référés ordonner les mesures demandées, utiles et qui ne font pas obstacle à une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2023, la ministère de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Il fait valoir que la demande de suppression de la mention du requérant au système d'information Schengen a été satisfaite.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Véronique Hermann Jager pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant de nationalité kosovare, né le 23 janvier 1993, demande au juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi sur le fondement des dispositions de l'article
L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à l'effacement de sa mention au système d'information Schengen.
2. Il résulte de l'instruction que, le 28 juin 2023, soit postérieurement à l'introduction de sa requête, les deux fiches dont le requérant faisait l'objet dans le fichier des personnes recherchées et dans le système d'information Schengen ont été supprimées. Dès lors, la présente demande a perdu son objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. A d'une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A.
Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 500 (cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie sera adressée au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 24 juillet 2024
Le juge des référés,
V. Hermann Jager
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2314865