Legislator Jurisprudence & Législation
2314391 Généré par l'IA

Driving Permit Invalidation Suspension Rejected Due to Lack of Urgency

Numéro de cause 2314391
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A litigant sought an urgent order to suspend the invalidation of their driving permit and compel the administration to reassess their situation, arguing that the invalidation prevented recruitment for a desired job and that the decision was illegal because their permit had been exchanged in another EU country, potentially limiting the penalty to a national driving prohibition. However, the administrative judge rejected the request, finding that the litigant failed to sufficiently establish the urgency required for a summary judgment, as the evidence provided—a single, unspecific email—was insufficient to prove that holding a valid license was immediately and seriously necessary for a specific job opportunity.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de Mme B est rejetée; Driving Permit Invalidation Suspension Rejected Due to Lack of Urgency: However, the administrative judge rejected the request, finding that the litigant failed to sufficiently establish the urgency required for a summary judgment, as the evidence provided—a single, unspecific email—was insufficient to prove that holding a valid license was immediately and seriously necessary for a specific job opportunity.

Mots-clés

Généré par l'IA
retrait de permis de conduire défaut d'urgence violation des charges d'autorisation conduite malgré une incapacité autorisation provisoire endossement tardif

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

This is the primary operative order rejecting the merits of the request.

Article L. 522-3 du code de justice administrative

This article was used to justify the rejection of the request because the urgency condition was not met.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article governed the rejection of the costs application included in the dispositive.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 juin 2023, M. A B, représenté par Me Houver, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision portant invalidation de son permis de conduire ;

2°) d'enjoindre à l'administration de réexaminer sa situation dans un délai de trois mois ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence est constituée dès lors qu'il ne peut pas être recruté sur l'emploi qu'il convoite faute de détenir un permis de conduire en cours de validité ;

- il existe un moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : celle-ci est illégale car elle a été prise alors que son permis de conduire avait été échangé en Allemagne et qu'ainsi seule une interdiction de circulation sur le territoire national peut lui être infligée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Amat pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. "

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre.

3. Pour justifier l'urgence à suspendre l'exécution de la décision attaquée, M. B se borne à faire valoir que la détention du permis de conduire lui est nécessaire pour exercer une activité professionnelle de réparateur auprès de la société Dafy Moto à Mulhouse. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction qu'il aurait été embauché par cette société ni que la détention du permis de conduire serait nécessaire à l'activité de réparateur, le seul courriel peu circonstancié versé aux débats signé par une personne physique étant insuffisant à cet égard. Dans ces circonstances, la condition d'urgence exigée par les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme satisfaite en l'espèce.

4. Il résulte de ce qui précède que, par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête de M. B ne peut qu'être rejetée, y compris en ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Paris, le 20 juin 2023.

La juge des référés,

N. AMAT

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance

N°2314391