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2313835 Généré par l'IA

Foreign National Residency Permit Appointment Delay

Numéro de cause 2313835
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An applicant, a foreign national who entered the country in 2014 and has four school-aged children, sought an expedited order compelling the police prefect to schedule an appointment within eight days for the submission of her application for a residency permit based on private and family life, arguing she could not secure a booking online. The administrative court rejected the request for an injunction, reasoning that although the administration must grant a reasonable time to process residency applications, the applicant failed to establish an emergency situation justifying immediate judicial intervention under administrative justice code provisions, as she had waited many years to apply and the administration indicated her request was already being processed.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 521-3 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de Mme C est rejetée; Foreign National Residency Permit Appointment Delay: The administrative court rejected the request for an injunction, reasoning that although the administration must grant a reasonable time to process residency applications, the applicant failed to establish an emergency situation justifying immediate judicial intervention under administrative justice code provisions, as she had waited many years to apply and the administration indicated her request was already being processed.

Mots-clés

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ressortissants étrangers requête en nomination autorisation de police demande d'asile tardive autorisation de séjour échue retards de procédure

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

This is the operative order rejecting the main request.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This provision was cited in the dispositive regarding the rejection of the costs claim.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juin 2023, Mme A C , représentée par Me Tavares de Pinho, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous afin de pouvoir déposer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail, l'ensemble dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le préfet de police, à qui la requête a été régulièrement communiquée, n'a pas produit d'écritures en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante de nationalité Ouzbèke, qui déclare être arrivé en France en 2014, a souhaité solliciter la délivrance d'un titre de séjour au titre de l'admission exceptionnelle au séjour et a sollicité par courrier du 22 septembre 2022, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". N'étant pas parvenu à obtenir un rendez-vous au service des étrangers de la préfecture de police sur son site Internet, Mme C demande au juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour procéder au dépôt de sa demande de titre de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

Sur les conclusions présentées aux fins d'injonction :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.

4. Lorsque le rendez-vous ne peut être obtenu qu'en se connectant au site internet de la préfecture, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que, si l'étranger établit qu'il n'a pu obtenir une date de rendez-vous, malgré plusieurs tentatives n'ayant pas été effectuées la même semaine, il peut demander au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui communiquer, dans un délai qu'il fixe, une date de rendez-vous. Si la situation de l'étranger le justifie, le juge peut préciser le délai maximal dans lequel ce rendez-vous doit avoir lieu. Il fixe un délai bref en cas d'urgence particulière.

5. En l'espèce, Mme C fait valoir qu'elle est entrée en France en 2014 et est mère de quatre enfants scolarisés mais n'apporte aucun élément sur les raisons qui ne l'ont pas conduite, jusqu'alors, à solliciter la délivrance d'un titre de séjour. La préfecture de police a, par ailleurs, indiqué par courriel du 20 décembre 2022, à 10h32, que la demande de la requérante est bien en cours de traitement.

6. Il résulte ainsi de l'instruction que, sauf à ce qu'elle n'ait pas informé le juge des référés d'une telle démarche antérieure, Mme C ne peut se prévaloir devant le juge des référés d'une situation d'urgence qu'elle a elle-même créée en ne procédant pas à une demande d'admission au séjour depuis la date de son entrée en France, en 2014, et ne peut se prévaloir, à ce stade, d'une urgence à voir ordonner à la préfecture de lui délivrer un rendez-vous en vue de l'enregistrement de sa demande, en cours d'instruction et qui devrait aboutir dans un délai raisonnable.

7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme C présentées aux fins d'injonction doivent être rejetées, comme doivent être rejetées ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au ministre de l'Intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 21 juin 2023.

Le juge des référés,

I. B

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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