Legislator Jurisprudence & Législation
2312978 Généré par l'IA

Moot Application for Compulsion to Schedule Residency Appointment; Award of Legal Costs

Numéro de cause 2312978
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off

Synthèse Legislator

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A foreign national, having reached the age of majority, sought an urgent order to compel the prefecture to schedule an appointment for her to file for a residency permit, claiming an inability to secure a booking despite repeated attempts. The administrative judge determined that the request for an order to compel an appointment under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code was moot because the prefecture subsequently scheduled the applicant for an appointment, which was not contested as having been missed or resulting in a failure to issue a receipt, but nevertheless ordered the State to pay the applicant €1,500 for legal costs pursuant to Article L. 761-1 of the code.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Article 2, Article 1er; Moot Application for Compulsion to Schedule Residency Appointment; Award of Legal Costs: The administrative judge determined that the request for an order to compel an appointment under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code was moot because the prefecture subsequently scheduled the applicant for an appointment, which was not contested as having been missed or resulting in a failure to issue a receipt, but nevertheless ordered the State to pay the applicant €1,500 for legal costs pursuant to Article L. 761-1 of the code.

Mots-clés

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requête en nomination majorité frais administratifs ressortissants étrangers commandement de payer état requis

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 2

This article imposes costs upon the State based on the cited provision.

article L. 761-1 du code de justice administrative

This provision is cited as the legal basis for ordering the State to pay 1,500 euros in costs.

Article 1er

This article states that there is no longer a need to rule on the requests based on the cited provision.

article L. 521-3 du code de justice administrative

This provision was the basis of the initial request for interim relief, but the court ultimately ruled there was no longer a need to rule on it.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 décembre 2023, Madame A B, représentée par Me Pierrot, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer dans le délai d'un mois

un rendez-vous, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, afin qu'elle puisse déposer sa demande de délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler, sous réserve de la complétude de son dossier, à cette occasion ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761 -1 du code de justice administrative.

Elle soutient que, de nationalité marocaine, elle est entrée en France le 30 août 2021 à l'âge de 16 ans, qu'elle vit auprès de sa mère et de ses demi-frères et sœurs, qu'elle a souhaité déposer à sa majorité une demande de titre de séjour mais qu'il est impossible d'obtenir un rendez-vous en préfecture du Val-de-Marne, que la condition d'urgence est donc satisfaite et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune mesure administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 décembre 2023, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer, l'intéressée étant convoquée pour le 21 décembre 2023 pour déposer sa demande de titre de séjour.

Par un mémoire en réplique enregistré le 8 décembre 2023, Madame B, représentée par Me Pierrot, prend acte de cette convocation et maintient ses demandes au titre des frais irrépétibles.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Madame A B, ressortissante marocaine née le 23 août 2005 à Agadir, entrée en France le 30 août 2021 selon ses dires pour rejoindre sa mère, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, a souhaité à sa majorité déposer une demande de titre de séjour en préfecture du Val-de-Marne. Devant l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous sur la plateforme de la préfecture, malgré plusieurs tentatives et relances des services, elle demande, par une requête enregistrée le 5 décembre 2023, au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui octroyer un rendez-vous pour qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour. Postérieurement à sa requête, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée pour le 21 décembre 2023.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a convoqué Madame B pour le 21 décembre 2023 à 9 heures pour qu'elle puisse déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. L'intéressée ne soutenant pas, deux mois plus tard, que ce rendez-vous n'a pas été honoré ni qu'un récépissé de demande de titre de séjour ne lui a pas été remis à cette occasion, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Sur les frais du litige :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 1 500 euros à verser à Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Madame B présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : L'Etat (préfète du Val-de-Marne) versera une somme de 1.500 euros à Madame B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,