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2311381 Généré par l'IA

Mootness of Emergency Order Request After Visa Issuance

Numéro de cause 2311381
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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Applicants sought an order under Article L. 521-3 of the administrative justice code to compel the consular authority to summon one of the applicants within eight days, arguing a delay in processing their case, while the Ministry of the Interior countered that the delay was justified by an exceptional workload due to the crisis in a neighboring country and that security checks were necessary before issuing a visa. The court determined that the request for an injunction was rendered moot because, after the filing of the application, the Ministry issued the applicant both a laissez-passer and an entry visa, making a decision on the merits of the emergency order unnecessary, and consequently, the claim for legal costs was also rejected.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Art. L. 521-3 du code de justice administrative, Art. L. 761-1 du code de justice administrative; Mootness of Emergency Order Request After Visa Issuance: 521-3 of the administrative justice code to compel the consular authority to summon one of the applicants within eight days, arguing a delay in processing their case, while the Ministry of the Interior countered that the delay was justified by an exceptional workload due to the crisis in a neighboring country and that security checks were necessary before issuing a visa. The court determined that the request for an injunction was rendered moot because, after the filing of the application, the Ministry issued the applicant both a laissez-passer and an entry visa, making a decision on the merits of the emergency order unnecessary, and consequently, the claim for legal costs was also rejected.

Mots-clés

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octroi du visa citation à comparaître demande d'asile tardive autorité administrative production de créance procédure préjudicielle d'urgence

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. L. 521-3 du code de justice administrative

The court did not rule on the merits of the request based on this article because the objective of the request had become moot.

Art. L. 761-1 du code de justice administrative

The court explicitly rejected the request to order the State to pay costs based on this article.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er août 2023, Mme D et M. C, représentés par Me Blanchot, demandent au juge des référés :

1°) sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à l'autorité consulaire de convoquer Mme D, dans un délai de 8 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 août 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut à ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et au rejet de celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que le poste consulaire françaises à Kampala a convoqué Mme B. Il souligne que le délai de convocation doit être apprécié à l'aune de l'accroissement exceptionnel de l'activité consulaire à Kampala, suite à l'arrivée de personnes déplacées en raison de la crise au Soudan.

Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2023, Mme D et M. C demandent qu'il soit enjoint à l'autorité administrative de convoquer Mme D dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard et portent leur demande relative aux frais d'instance à la somme de 2 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 septembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer fait valoir que l'autorité consulaire est tenue de procéder à des contrôles sécuritaires avant délivrance d'un visa.

Par une ordonnance du 21 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 septembre 2023 à 10h00.

Une pièce complémentaire, produite par le ministre de l'intérieur et des outre-mer, a été enregistrée le 27 septembre 2023 et a été communiquée. Le ministre verse à l'instance copie du laissez-passer et du visa délivrés à l'intéressée.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif a désigné M. A pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Postérieurement à l'introduction de la requête, le ministre de l'intérieur a délivré à Mme D un laissez-passer ainsi qu'un visa d'entrée en France. Ces documents, versés à l'instance, ne sont pas contestés par les requérants. Par suite, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.

Sur les frais d'instance :

2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D, à M. C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Nantes, le 2 octobre 2023

Le juge des référés,

Laurent A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,