Legislator Jurisprudence & Législation
2310250 Généré par l'IA

Suspension of Implicit Rejection of Residence Permit Renewal Pending Review of Legality and Family Life Rights

Numéro de cause 2310250
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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The applicant sought the suspension of the implicit rejection of her request for a residence permit renewal, arguing urgency and serious doubt regarding the legality of the decision, specifically citing the signatory's alleged incompetence, the lack of motivation following a request for reasons, and a violation of her right to private and family life as the mother of two children, one of whom is a French national. The court found that the arguments concerning the failure to communicate reasons and the potential disregard of provisions granting residency rights to parents of French children were sufficient to establish a serious doubt concerning legality, and that the urgency condition was met due to the immediate and serious impact of a denied permit renewal, leading to the suspension of the rejection and an order for the prefect to issue a provisional authorization to stay pending the main judgment.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article 371-2 du code civil; Suspension of Implicit Rejection of Residence Permit Renewal Pending Review of Legality and Family Life Rights: The court found that the arguments concerning the failure to communicate reasons and the potential disregard of provisions granting residency rights to parents of French children were sufficient to establish a serious doubt concerning legality, and that the urgency condition was met due to the immediate and serious impact of a denied permit renewal, leading to the suspension of the rejection and an order for the prefect to issue a provisional authorization to stay pending the main judgment.

Mots-clés

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renouvellement de l'autorisation de séjour autorisation de séjour autorisation provisoire violation des charges d'autorisation droit de fonder une famille révocation de l'autorisation d'établissement

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : L'exécution de la décision implicite du 31 décembre 2022 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A est suspendue.

This article orders the suspension of the challenged decision.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer la demande de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, valable jusqu'à la date du jugement au fond, ce dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

This article grants the subsidiary request for an order to issue a provisional residence permit.

Article 3 : L'État versera la somme de 800 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

This article orders the payment of costs based on Article L. 761-1 of the Code of Administrative Justice.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

This article provides the legal basis for granting the request for suspension (the main ground for the decision).

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article is cited in the dispositive order concerning the allocation of costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er novembre 2023, Mme B A, représentée par Me Djae, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision implicite du 31 décembre 2022 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ou un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition tenant à l'urgence est satisfaite ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige dès lors que :

- le signataire de la décision était incompétent ;

- la décision n'est pas motivée en l'absence de réponse à la demande de communication des motifs ;

- la décision porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale dès lors qu'elle est mère de deux enfants dont elle a la charge, l'une étant de nationalité française ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2310249 tendant à l'annulation de la décision en litige.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Gonneau, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 21 novembre 2023 tenue en présence de Mme Romelli, greffière d'audience, M. Gonneau a lu son rapport et a entendu les observations de Me Karamani substituant Me Djae, représentant Mme A, qui a conclu aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier, reçu par les services de la préfecture des Bouches-du-Rhône le 31 août 2022, Mme A, de nationalité comorienne, a demandé le renouvellement de sa carte de séjour temporaire valable jusqu'au 21 novembre 2022. Mme A demande la suspension de la décision implicite du 31 décembre 2022 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

4. En l'état de l'instruction les moyens tirés de l'absence de communication des motifs de la décision et de la méconnaissance des dispositions précitées sont propres à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.

5. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Cette condition d'urgence est, en principe, constatée dans le cas d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Par suite, Mme A demandant la suspension du refus de renouvellement du titre de séjour qui lui a été opposé et le préfet des Bouches-du-Rhône ne faisant état d'aucune circonstance particulière de nature à faire échec à cette présomption, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.

6. Il résulte de ce qui précède que l'exécution de la décision implicite du 31 décembre 2022 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A doit être suspendue.

7. La présente décision implique que le préfet des Bouches-du-Rhône réexamine la demande de Mme A et lui délivre une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler jusqu'à la date du jugement au fond, ce dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

8. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'État la somme de 800 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de la décision implicite du 31 décembre 2022 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer la demande de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, valable jusqu'à la date du jugement au fond, ce dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : L'État versera la somme de 800 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.

Le juge des référés,

signé

P-Y. GONNEAU

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef ;

La greffière,