Legislator Jurisprudence & Législation
2309416 Généré par l'IA

Residence Permit Application Examination Delay and Implicit Rejection Challenge

Numéro de cause 2309416
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An applicant sought an urgent order compelling the prefect to examine his application for a residence permit, alleging difficulties in securing an appointment, an impact on his family life, and the risk of expulsion, grounding his request in Article L. 521-3 of the administrative justice code due to urgency. The court rejected the request because the applicant's initial application for exceptional admission to stay had resulted in an implicit rejection after the administration remained silent for the statutory four-month period, meaning the relief sought would effectively require the judge to obstruct the execution of an existing administrative decision (the implicit refusal), which is prohibited under Article L. 521-3 unless a grave peril is to be averted, a condition not met here.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée; Residence Permit Application Examination Delay and Implicit Rejection Challenge: 521-3 of the administrative justice code due to urgency. The court rejected the request because the applicant's initial application for exceptional admission to stay had resulted in an implicit rejection after the administration remained silent for the statutory four-month period, meaning the relief sought would effectively require the judge to obstruct the execution of an existing administrative decision (the implicit refusal), which is prohibited under Article L. 521-3 unless a grave peril is to be averted, a condition not met here.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorisations de séjour recours contre des décisions administratives demande d'asile tardive requête en nomination motifs légaux motif d'expulsion

Dispositions légales citées

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article L. 521-3 du code de justice administrative
The request for urgent measures was based on this article, which was ultimately rejected.
article L. 761-1 du code de justice administrative
The request for costs based on this article was rejected as a consequence of rejecting the main request.
article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
D'autre part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ".
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée
This order rejects the entire request.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

This order rejects the entire request.

Article L. 521-3 du code de justice administrative

The request for urgent measures was based on this article, which was ultimately rejected.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

The request for costs based on this article was rejected as a consequence of rejecting the main request.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 septembre 2023, M. B A, représenté par

Me Mbaye, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article

L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner au préfet de Seine-et-Marne d'examiner sa situation administrative en urgence, à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de

l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il rencontre des difficultés pour obtenir un rendez-vous qui permettrait l'examen de sa demande de titre de séjour, alors qu'il remplit les conditions pour en obtenir la délivrance, sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- sa situation porte atteinte aux stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales puisqu'il vit avec sa fiancée et future épouse ;

- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors qu'il est le père d'un enfant né en France et est exposé au risque d'une mesure d'éloignement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3 précité, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Selon l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite mentionnée à l'article R. 311-12 naît au terme d'un délai de quatre mois. () ".

4. Il résulte de l'instruction que M. A, ressortissant congolais né le 28 janvier 1990 à Kinshasa (République démocratique du Congo), a présenté en dernier lieu une demande d'admission exceptionnelle au séjour, enregistrée le 16 mars 2023 sur le site Démarches simplifiées. Toutefois, il résulte des dispositions précitées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour présentée par M. A est née du silence gardé pendant quatre mois par le préfet de Seine-et-Marne. Dans ces conditions, le requérant demande au juge des référés d'ordonner des mesures de nature à faire obstacle à l'exécution de la décision de refus précitée.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative doivent être rejetées, ainsi, par voie de conséquence, que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.

La juge des référés,

Signé : C. Letort

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2309416