Legislator Jurisprudence & Législation
2308764 Généré par l'IA

Physician's Administrative Appointment Dispute and Costs Award

Numéro de cause 2308764
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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A foreign national, a Tunisian physician whose prior residence permit expired, sought an urgent order compelling the local authority to schedule an appointment for her to file for a change of status to a salaried worker after her prior administrative attempts to secure a meeting proved unsuccessful. The court determined that since the authority subsequently convened the applicant for the necessary appointment shortly after the request for emergency relief was filed, and there was no subsequent contention that the appointment was missed or that a temporary authorization was not issued, there was no longer any need to rule on the initial application for an order based on urgency; however, the court ordered the State to pay the applicant €1,500 for the costs of the proceedings.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative; Physician's Administrative Appointment Dispute and Costs Award: The court determined that since the authority subsequently convened the applicant for the necessary appointment shortly after the request for emergency relief was filed, and there was no subsequent contention that the appointment was missed or that a temporary authorization was not issued, there was no longer any need to rule on the initial application for an order based on urgency; however, the court ordered the State to pay the applicant €1,500 for the costs of the proceedings.

Mots-clés

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requête en nomination frais administratifs commandement de payer demande adressée à l'autorité ressortissants étrangers action d'état

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Madame B présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

This provision dictates that no further action is necessary regarding the request based on Article L. 521-3 of the Code of Administrative Justice.

Article L. 521-3 du code de justice administrative

This provision was the substantive ground upon which the applicant initially based their request for an urgent order.

Article 2 : L'Etat (préfète du Val-de-Marne) versera une somme de 1.500 euros à Madame B, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

This article of the Code of Administrative Justice was applied to order the State to pay legal costs to the applicant.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This provision was cited in the final order to rule on the allocation of legal costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 août 2023, Madame A B, représentée par Me Shebabo, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, afin qu'elle puisse déposer une demande de délivrance de récépissé, de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) la somme de 1.500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que, de nationalité tunisienne, elle est entrée en France le 5 mars 2021, munie d'un visa, et exerce comme médecin réanimateur, qu'elle a été nommée médecin stagiaire le 26 mars 2021 et travaille au centre hospitalier intercommunal d'Alençon/Mamers (Orne), qu'elle a travaillé sous couvert d'un titre de séjour comme étudiante, que son titre de séjour délivré dans l'Orne ne correspondant pas à sa situation, elle a déposé le 15 juin 2023 en préfecture du Val-de-Marne une demande de titre de séjour comme salarié et sollicité un rendez-vous pour déposer son dossier, qu'elle n'a reçu aucune réponse, que la condition d'urgence est satisfaite car elle doit pouvoir continuer à exercer ses fonctions de médecin et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 août 2023, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer, l'intéressée étant convoquée le 30 août 2023 pour le dépôt de son titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Madame A B, ressortissante tunisienne née le 2 juin 1984 à Bizerte, entrée en France le 5 mars 2021 munie d'un visa en qualité de stagiaire délivré par les autorités consulaires françaises à Tunis, a bénéficié d'un titre de séjour en cette qualité délivré par le préfet de l'Orne et valable jusqu'au 28 février 2023. À la suite d'un déménagement, elle a déposé le 4 février 2023 en préfecture du Val-de-Marne une demande de rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour avec un changement de statut vers celui de salarié. Cette demande a été classée " sans suite " avec comme motivation " ANEF ". Toutefois, le dépôt de sa demande sur la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France s'est révélé impossible. Elle a renouvelé sa demande auprès de la préfecture du Val-de-Marne le 15 juin 2023 et n'a reçu aucune réponse, malgré plusieurs relances du service. Par sa requête enregistrée le 22 août 2023, elle demande donc au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour le dépôt de sa demande de jugement de statut. Postérieurement à sa demande, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée le 30 août 2023 en vue du dépôt de sa demande de changement de statut.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, Madame B a été convoquée le 30 août 2023 par la préfète du Val-de-Marne en vue du dépôt de sa demande de changement de statut. L'intéressée ne soutenant pas, plus de trois mois plus tard, que ce rendez-vous n'a pas été honoré ni qu'il ne lui a pas été remis à cette occasion une autorisation provisoire de séjour, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Sur les frais du litige :

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 1500 euros qui sera versée à Madame A B, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Madame B présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : L'Etat (préfète du Val-de-Marne) versera une somme de 1.500 euros à

Madame B, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le

concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,