Legislator Jurisprudence & Législation
2308166 Généré par l'IA

Sri Lankan National v. Local Authority (Silence on Residence Permit Renewal)

Numéro de cause 2308166
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A Sri Lankan national, whose initial residence permit expired in 2019 and whose subsequent renewal application, submitted in December 2022 and followed by a temporary receipt expiring in March 2023, resulted in no administrative decision, sought judicial relief to compel the local authority to process the pending application. The court determined that, under relevant regulations, the authority's silence for the four-month statutory period following the December 2022 submission constituted an implicit rejection by April 2023, thereby rendering the applicant's request for an order under the urgency procedure (L. 521-3 CJA) moot because it could no longer serve a useful purpose without hindering the already-issued administrative decision, leading to the rejection of the petition.

Regeste Legislator

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article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 521-3 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er; Sri Lankan National v. Local Authority (Silence on Residence Permit Renewal): The court determined that, under relevant regulations, the authority's silence for the four-month statutory period following the December 2022 submission constituted an implicit rejection by April 2023, thereby rendering the applicant's request for an order under the urgency procedure (L. 521-3 CJA) moot because it could no longer serve a useful purpose without hindering the already-issued administrative decision, leading to the rejection of the petition.

Mots-clés

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autorisation de séjour échue autorisation de séjour asile de ressortissant srilankais autorité administrative péremption du délai légal assignation à résidence

Dispositions légales citées

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article L. 511-2 du code de justice administrative
Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
article L. 521-3 du code de justice administrative
This article was the basis for the applicant's request, although the court ultimately found it not useful due to the existence of an implicit rejection.
article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ".
Article 1er
This article explicitly rejects the applicant's request in the final order.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article explicitly rejects the applicant's request in the final order.

article L. 521-3 du code de justice administrative

This article was the basis for the applicant's request, although the court ultimately found it not useful due to the existence of an implicit rejection.

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Texte complet

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Madame A C B, ressortissante srilankaise née le 3 septembre 1987 à Siyambalanduya (province d'Uva), entrée en France le 5 décembre 2011, a bénéficié d'un titre de séjour délivré par le préfet de police de Paris qui était valable jusqu'au 12 novembre 2019. Elle en a demandé le renouvellement et s'est vue remettre un récépissé de demande de carte de séjour le 13 décembre 2022 par la préfète du Val-de-Marne, valable jusqu'au 12 mars 2023, qui n'a pas été renouvelé. Elle travaille comme chez de partie dans un restaurant de la rue Jean Mermoz à Paris (75008). Par sa requête enregistrée le 3 août 2023, elle a demandé au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de traiter sa demande de titre de séjour.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que Madame B a déposé sa demande de titre de séjour le 13 décembre 2022. Le défaut de réponse de la préfète du Val-de-Marne dans le délai de quatre mois après cette date, comme de demandes complémentaires, ne peut être analysé que comme révélant une décision implicite de rejet opposée par la préfète à sa demande à la date du 14 avril 2023.

5. Eu égard à l'intervention de cette décision implicite de rejet, la demande formée par Madame B sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne revêt plus aucun caractère d'utilité et est, au surplus, de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative.

6. Dans ces conditions, la requête de Madame B ne pourra qu'être rejetée, l'intéressée demeurant fondée, si elle l'estime utile, de contester la légalité de cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir devant le présent tribunal, assorti le cas échéant d'une demande en référé-suspension.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Madame B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame A C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer

Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,