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2304387 Généré par l'IA

Administrative Justice Code: Refusal of Interim Relief for Failure to Demonstrate Particular Urgency in Long-Term Stay Application Appointment Scheduling

Numéro de cause 2304387
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national sought an order under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code to compel the prefect to register her application for exceptional long-term stay, alleging urgency due to the inability to secure an appointment despite multiple attempts since April 2022. The court rejected the request because, although it acknowledged the administrative difficulty in obtaining an appointment, the applicant failed to demonstrate a *particular* urgency justifying deviation from the standard processing queue based on the filing date of her application via the online platform, thus finding that the condition of urgency required for an interim relief order was not met.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de Mme C épouse A est rejetée; Administrative Justice Code: Refusal of Interim Relief for Failure to Demonstrate Particular Urgency in Long-Term Stay Application Appointment Scheduling: 521-3 of the Administrative Justice Code to compel the prefect to register her application for exceptional long-term stay, alleging urgency due to the inability to secure an appointment despite multiple attempts since April 2022. The court rejected the request because, although it acknowledged the administrative difficulty in obtaining an appointment, the applicant failed to demonstrate a *particular* urgency justifying deviation from the standard processing queue based on the filing date of her application via the online platform, thus finding that the condition of urgency required for an interim relief order was not met.

Mots-clés

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référé requête en nomination date de dépôt demande d'asile tardive internement administratif retard injustifié

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de Mme C épouse A est rejetée.

This is the dispositive order rejecting the claimant's request.

article L. 521-3 du code de justice administrative

This article provided the legal basis invoked by the applicant for the interim relief sought, which was examined and ultimately found not to be fully met.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er juin 2023, Mme B C épouse A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'enjoindre au préfet de l'Essonne d'enregistrer sa demande d'admission au séjour, dans un délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle se trouve dans l'impossibilité de faire enregistrer sa demande alors qu'elle a, à plusieurs reprises, sollicité un rendez-vous et justifie de liens personnels et familiaux intenses ;

- la mesure est utile en ce qu'elle constitue le seul moyen de permettre l'examen de sa demande de titre de séjour ;

- elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ;

- elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse.

La requête a été communiqué au préfet de l'Essonne, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C épouse A, ressortissante turque, née le 8 décembre 1980 à Adiyaman, a déposé, le 4 avril 2022, par le bais de la plateforme dématérialisée " démarches-simplifiées.fr ", une demande de rendez-vous auprès de la préfecture de l'Essonne en vue de l'instruction de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Elle soutient qu'aucun rendez-vous ne lui a été fixé, malgré les nombreux courriels de relance adressés aux services de la préfecture depuis le 20 juillet 2022. Elle demande en conséquence au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de l'Essonne d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, dans un délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. En premier lieu, eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.

4. Lorsque le rendez-vous ne peut être obtenu qu'en se connectant au site internet de la préfecture, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que, si l'étranger établit qu'il n'a pu obtenir une date de rendez-vous, il peut demander au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui communiquer, dans un délai qu'il fixe, une date de rendez-vous. Si la situation de l'étranger le justifie, le juge peut préciser le délai maximal dans lequel ce rendez-vous doit avoir lieu. Il fixe un délai bref en cas d'urgence particulière.

5. Eu égard aux difficultés rencontrées par les ressortissants étrangers pour déposer leur demande de titre de séjour en l'absence de plages horaires libres pour la prise de rendez-vous en préfecture, la préfecture de l'Essonne a mis en place une nouvelle procédure à compter du 15 novembre 2021, qui permet aux ressortissants étrangers souhaitant demander leur admission exceptionnelle au séjour de déposer un dossier succinct en créant un compte " démarches simplifiées " sur le site de la préfecture, qui leur propose ensuite un rendez-vous pour déposer l'ensemble de leur dossier, suivant la date de dépôt des demandes. Le préfet précise, à cet égard, qu'en raison de l'afflux de demandes, le délai moyen de traitement des dossiers s'est allongé.

6. En l'espèce, il résulte de l'instruction que le 4 avril 2022, Mme B C épouse A a pu déposer son dossier de demande d'admission exceptionnelle au séjour par l'intermédiaire de la plateforme " démarches simplifiées ". Toutefois, l'intéressée, qui a demandé la régularisation de sa situation en avril 2022 alors qu'elle est arrivée en France en 2017, n'établit pas se trouver dans une situation d'urgence particulière justifiant que l'ordre d'examen des demandes en fonction de leur date de dépôt sur la plateforme " démarches simplifiées " ne soit pas respecté et qu'un rendez-vous lui soit fixé prioritairement par rapport à d'autres ressortissants étrangers ayant également demandé leur admission exceptionnelle au séjour selon la même procédure et déposé leur demande sur la plateforme " démarches simplifiées " avant la sienne.

7. Il résulte de ce qui précède que l'une des conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étant pas satisfaite, la requête de Mme C épouse A ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de Mme C épouse A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 6 juillet 2023,

Le juge des référés,

Signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.