Legislator Jurisprudence & Législation
2302724 Généré par l'IA

Petitioner Fails to Compel Driving License Exchange Due to Incomplete Application

Numéro de cause 2302724
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A petitioner sought an order compelling the prefect to exchange her Romanian driving license for a French one within ten days, arguing that the delay since her April 2022 application and the risk of criminal penalties for driving without a license established urgency under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code. The court rejected the request because the required exchange could not be completed without an attestation from the Romanian authorities, which had not been provided despite French authorities' repeated requests via the EU network and email; therefore, the requested measure was not currently "useful" as the application was incomplete under the terms of the February 1999 decree, and further, the petitioner was not in urgent need to drive as an attestation of loss from Romanian authorities already permitted driving in France.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de Mme B est rejetée, L. 521-3 du code de justice administrative, L. 761-1 du code de justice administrative; Petitioner Fails to Compel Driving License Exchange Due to Incomplete Application: 521-3 of the Administrative Justice Code. The court rejected the request because the required exchange could not be completed without an attestation from the Romanian authorities, which had not been provided despite French authorities' repeated requests via the EU network and email; therefore, the requested measure was not currently "useful" as the application was incomplete under the terms of the February 1999 decree, and further, the petitioner was not in urgent need to drive as an attestation of loss from Romanian authorities already permitted driving in France.

Mots-clés

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retrait de permis de conduire demande adressée à l'autorité autorisation de séjour échue preuve de l'apatridie production tardive de pièces examen de l'aptitude à la conduite

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

This is the dispositive order rejecting the main request.

L. 521-3 du code de justice administrative

This provision was cited in the preliminary request and serves as the jurisdictional basis for the contested measure (injonction), even though the request was ultimately rejected.

L. 761-1 du code de justice administrative

Although the request for costs was not explicitly granted or denied in the dispositive orders, this article was cited in the initial conclusions of the requesting party (which are part of the case record) and would typically govern costs, but since the dispositive does not explicitly mention costs (e.g., 'la demande de condamnation aux dépens est rejetée'), it is excluded based on the strict rule: provisions must be cited in the numbered orders.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 juillet 2023, Mme C B, représentée par Me Benoît, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de Loire-Atlantique de prendre toute mesure utile afin qu'il soit procédé à l'échange de son permis de conduire roumain contre un permis de conduire français dans le délai de dix jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- titulaire d'un permis de conduire roumain valable du 16 juin 2013 au 16 juin 2022, elle a présenté une demande d'échange, complète, contre un permis de conduire français le 2 avril 2022 ; sa mise en demeure du 29 décembre 2022 est demeurée sans effet ;

- l'urgence est caractérisée, la conduite sans permis étant constitutive d'un délit pénal.

Par un mémoire enregistré le 19 juillet 2023, le préfet de Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'arrêté du 8 février 1999 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats appartenant à l'Union européenne et à l'Espace économique européen ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Il résulte de ces dispositions que le juge des référés peut prescrire toutes mesures ayant un caractère provisoire ou conservatoire, à condition que ces mesures soient utiles, justifiées par l'urgence, ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

2. Il résulte de l'instruction que Mme B, ressortissante roumaine, a sollicité le 2 avril 2022 l'échange de son permis de conduire roumain, à la suite de la perte de ce dernier. Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 8 février 1999 susvisé : " A la suite, notamment, de la perte ou du vol d'un permis de conduire délivré par un Etat membre de l'Union européenne ou un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen d'une personne ayant acquis sa résidence normale en France, un permis de conduire français équivalent ne peut être délivré qu'au vu des informations obtenues auprès des autorités compétentes de l'Etat membre de délivrance au moyen du réseau des permis de conduire de l'Union européenne " RESPER " et, le cas échéant, sur la base des informations recueillies lors de l'enregistrement du permis de conduire dans le système national des permis de conduire (SNPC) en application de l'article 3 du présent arrêté. En cas d'impossibilité d'utiliser le réseau des permis de conduire de l'Union européenne " RESPER ", l'autorité administrative compétente peut demander une attestation aux autorités compétentes de l'Etat de délivrance par messagerie électronique, à défaut, par la voie diplomatique ".

3. Il résulte de l'instruction que les autorités françaises, en raison de l'impossibilité d'utiliser le réseau des permis de conduire de l'Union européenne, ont saisi les autorités roumaines le 6 juillet 2022, puis le 15 novembre 2022, en vue d'obtenir une attestation en faveur de la requérante et qu'à la date du présent jugement, les autorités roumaines n'ont pas répondu à cette saisine. Ainsi la demande d'échange présentée par la requérante ne peut être regardée comme complète et il ne résulte par suite pas de l'instruction que la mesure demandée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative présente un caractère utile au sens de ces dispositions, dès lors qu'il n'appartient pas aux autorités françaises de procéder à l'échange d'un permis de conduire étranger perdu en l'absence de l'attestation prévue à l'article 6 de l'arrêté du 8 février 1999.

4. Au demeurant, le préfet de Loire-Atlantique fait valoir sans être contredit sur ce point que l'attestation de perte établie par les autorités roumaines le 13 janvier 2022 permet à son titulaire de conduire sur le territoire français et que, par suite, l'urgence justifiant l'injonction demandée par la requérante n'est pas établie.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de Loire-Atlantique.

Fait à Orléans le 29 août 2023.

Le juge des référés,

Jean-Luc A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.