Prefect of Haute-Corse v. Solaro Municipal Order on Land Division
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe prefect of Haute-Corse sought the summary suspension of a municipal order from Solaro, which did not oppose a prior declaration by the commune to divide a parcel of land for the creation of a building plot, arguing that the project violated provisions of the Urban Planning Code as specified by the regional development plan. The Administrative Tribunal, applying the standard that suspension is warranted if any alleged ground raises a serious doubt as to the legality of the challenged act, found that the prefect's argument created such a serious doubt concerning the legality of the mayor's decision, and therefore ordered the suspension of the August 9, 2023 order.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 121-8 du code de l'urbanisme, article L. 554-1 du code de justice administrative, Article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales; Prefect of Haute-Corse v. Solaro Municipal Order on Land Division: The Administrative Tribunal, applying the standard that suspension is warranted if any alleged ground raises a serious doubt as to the legality of the challenged act, found that the prefect's argument created such a serious doubt concerning the legality of the mayor's decision, and therefore ordered the suspension of the August 9, 2023 order.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe court based its decision to suspend the execution of the mayor's decision on this article, which governs the suspension requested by the State representative.
This article was cited as the basis by which the provision of the Code général des collectivités territoriales (L. 2131-6) applies to the administrative judge.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par un déféré, enregistré le 2 novembre 2023, le préfet de la Haute-Corse demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 9 août 2023 par lequel le maire de la commune de Solaro n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par cette commune en vue de diviser, pour créer un lot à bâtir, la parcelle cadastrée section B n° 1630 située lieudit Linari.
Il soutient que le projet méconnaît les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme précisées par le règlement du plan d'aménagement et de développement durable de Corse.
Le déféré a été communiqué à la commune de Solaro qui n'a pas produit de mémoire.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2301371 tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 août 2023 du maire de Solaro.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir présenté son rapport et entendu au cours de l'audience publique les observations de la représentante du préfet de la Haute-Corse.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de la Haute-Corse demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 9 août 2023 par lequel le maire de Solaro n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par cette commune en vue de diviser, pour créer un lot à bâtir, la parcelle cadastrée section B n° 1630 située lieudit Linari.
2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / () / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. () "
3. En l'état de l'instruction, le moyen soulevé par le préfet de la Haute-Corse est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 9 août 2023 du maire de Solaro.
ORDONNE
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 9 août 2023 du maire de Solaro est suspendue.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de la Haute-Corse et à la commune de Solaro.
Copie en sera transmise au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Fait à Bastia, le 16 novembre 2023.
Le juge des référés,
Signé
T. VANHULLEBUS
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
H. MANNONI