Municipality v. Estate: Urgent Expert Appointment for Dangerous Building
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA municipality sought the designation of an expert under the Construction and Housing Code based on concerns that a building belonging to an estate constituted a danger to public safety, necessitating urgent provisional measures. The administrative tribunal granted the request, citing the applicable provisions of the Construction and Housing Code and the Code of Administrative Justice, and appointed an expert to immediately examine the building, assess its condition and any associated dangers, including to adjoining properties, and propose necessary remedial measures, all to be conducted contradictorily with the estate representatives and within a very short timeframe, as dictated by the urgency provisions of the law.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle R. 556-1 du code de justice administrative, article R. 531-1 du code de justice administrative, Article 1er, Article 2, Article 3, Article 4; Municipality v. Estate: Urgent Expert Appointment for Dangerous Building: The administrative tribunal granted the request, citing the applicable provisions of the Construction and Housing Code and the Code of Administrative Justice, and appointed an expert to immediately examine the building, assess its condition and any associated dangers, including to adjoining properties, and propose necessary remedial measures, all to be conducted contradictorily with the estate representatives and within a very short timeframe, as dictated by the urgency provisions of the law.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article details the appointment of the expert and outlines the scope of their mission, which is the central ruling of the decision.
This article specifies the procedural conditions and deadlines (24 hours) under which the expert must perform their mission, referencing procedural rules for the expert's action.
This article sets the deadline and format for the expert's report submission, referencing the required time frame established by substantive law.
This article orders the notification of the decision to the involved parties.
This article is the substantive basis cited for the request and the court's power to designate an expert prior to a safety order.
This article mandates the application of specific rules of the Code of Administrative Justice when the authority requests expert designation under Article L. 511-9.
This article specifies that the decision to designate an expert requested by the mayor must follow the summary procedure (référé) provided in Article R. 531-1.
This article governs the procedure (summary request without a lawyer) used by the judge to designate the expert for fact-finding.
These articles are referenced as the general framework conditions applicable to the expert's mission execution.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2023, la commune de La Meilleray-de-Bretagne (44520), représentée par son maire en exercice, doit être regardée comme demandant au juge des référés de désigner un expert en application des dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation aux fins d'examiner l'état du bâtiment situé 52 rue des Frères Templé à La Meilleray-de-Bretagne (44520), parcelle cadastrée C 1302, appartenant à la succession E représentée par Mme A E demeurant 7a rue de Rocheim à Strasbourg (67000), et dont la gestion de la succession est assurée par l'office notarial de Me Didier Pincemin domicilié 15 rue des Champs Gautier à Plemet (22210).
Elle soutient qu'en raison des désordres l'affectant l'immeuble en cause représente un danger pour la sécurité publique et l'urgence exige que des mesures provisoires soient prises.
Vu les pièces produites et jointes au dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation tel qu'il a été modifié par l'ordonnance n°2020-1144 du 16 septembre 2020 et par le décret n°2020-1711 du 24 décembre 2020, dans ses dispositions applicables au 1er janvier 2021 ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nantes a désigné Mme C, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Tout d'abord, en vertu de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, " Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. /Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. ". Selon l'article R. 511-2 de ce code : " Lorsque l'autorité compétente demande à la juridiction administrative la désignation d'un expert en vertu de l'article L. 511-9, il est fait application des dispositions du chapitre Ier du titre III du livre V du code de justice administrative et de l'article R. 556-1 du même code. ".
2. Ensuite, aux termes de l'article R. 556-1 du code de justice administrative : " Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, d'une demande tendant à la désignation d'un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1. ".
3. Enfin, aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. ".
4. La commune de La Meilleray-de-Bretagne soutient que l'immeuble dont la succession Chaillou est propriétaire, situé 52 rue des Frères Templé à La Meilleray-de-Bretagne (44520), parcelle cadastrée C 1302, présente un danger pour la sécurité publique. Par suite, il y a lieu de procéder à la désignation d'un expert. Le constat de l'état de l'immeuble auquel ce dernier procèdera devra être effectué au contradictoire de la commune de La Meilleray-de-Bretagne, de Mme A E, de l'office notarial de Me Didier Pincemin à charge pour ces derniers d'informer les éventuels autres héritiers de la succession de la présente procédure.
5. Le constat de l'état de l'immeuble pourra également, s'il y a lieu, être effectué au contradictoire des propriétaires mitoyens, susceptibles d'être affectés par les mesures à mettre en œuvre.
O R D O N N E
Article 1er : M. D B, demeurant 6 rue Deurbroucq à Nantes (44000), est désigné en qualité d'expert.
Il aura pour mission :
1°de prendre connaissance des pièces du dossier, de se rendre sur les lieux : 52 rue des Frères Templé à La Meilleray-de-Bretagne (44520), parcelle cadastrée C 1302, et d'examiner le bâtiment en cause ;
2°de dresser un constat de l'état de ce bâtiment, notamment des désordres l'affectant et, le cas échéant, de l'état des bâtiments mitoyens ;
3°de préciser si les risques présentés par ce bâtiment affectent les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers ;
4°de proposer les mesures de nature à mettre fin au danger, telles que la réparation ou toute autre mesure propre à remédier à la situation y compris, le cas échéant pour préserver la solidité des bâtiments contigus, la démolition de tout ou partie du bâtiment en cause, la cessation de la mise à disposition du bâtiment à des fins d'habitation ou l'interdiction d'habiter, d'utiliser ou d'accéder aux lieux, à titre temporaire ou définitif ;
5°de donner son avis sur le caractère imminent ou manifeste du danger présenté par ce bâtiment dont la mention, si tel est le cas, devra figurer au rapport, et dans l'affirmative, de proposer les mesures d'urgence indispensables pour le faire cesser ;
6°s'il y a lieu, de faire toutes autres constatations nécessaires, d'entendre les observations de tous intéressés et d'annexer à son rapport tous documents utiles.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-3 à R. 621-14 du code de justice administrative. Toutefois, compte tenu de l'urgence et afin de tenir compte du délai de vingt-quatre heures indiqué à l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, il convoquera les parties par tous moyens afin de dresser son constat dans ce délai. Si l'expert ne peut accomplir sa mission dans ce délai de vingt-quatre heures, il en informera les parties et effectuera sa mission dans les délais les plus brefs possibles en tenant compte de l'urgence.
Article 3 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée d'un rapport de constat pour le bâtiment en cause établi au contradictoire des parties respectivement concernées, lequel devra être déposé dans le délai prévu à l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, et en tout état de cause avant le 10 février 2023, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de La Meilleray-de-Bretagne, à Mme A E, à l'office notarial de Me Didier Pincemin et à M. B, expert.
Une copie de la requête et des pièces sera adressée à Mme A E et à l'office notarial de Me Didier Pincemin.
Fait à Nantes, le 23 janvier 2023
La juge des référés,
F. C
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2300988