State Payment Enforcement Dismissed After Late Payment Rendered Issue Moot
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn individual requested the administrative court to compel the State to execute a May 4, 2023, judgment ordering the State to pay a sum of 15.38 euros, asserting non-compliance with the payment obligation. The court noted that although the State had significantly delayed the payment beyond the statutory two-month deadline, the applicant confirmed receiving the 15.38 euros after filing the execution request, rendering the initial demand for enforcement measures without object, leading the tribunal to decide there was no longer cause to rule on the matter.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle R. 611-7 du code de justice administrative, article L. 911-4 du code de justice administrative, article L. 911-9 du code de justice administrative, Article 1er; State Payment Enforcement Dismissed After Late Payment Rendered Issue Moot: The court noted that although the State had significantly delayed the payment beyond the statutory two-month deadline, the applicant confirmed receiving the 15.38 euros after filing the execution request, rendering the initial demand for enforcement measures without object, leading the tribunal to decide there was no longer cause to rule on the matter.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in the dispositive to rule that there is no longer cause to proceed with the execution request because the payment was made.
Cited in the reasoning section to justify informing the parties that the ruling might be based on a ground raised ex officio (lack of object, which led to Article 1).
Cited in the reasoning section regarding the power to ensure the execution of a judgment.
Cited in the reasoning section regarding the time limit for ordering payment of a sum of money due by the State.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 18 octobre 2023, Mme A B demande au tribunal d'enjoindre à l'Etat de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2200132 du 4 mai 2023 par lequel le tribunal a condamné l'Etat à lui verser une somme de 15,38 euros.
Elle soutient que l'Etat n'a pas exécuté le jugement du tribunal administratif.
Par une ordonnance en date du 12 décembre 2023, le président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
La demande a été régulièrement communiquée à la rectrice de l'académie de Martinique, qui n'a pas produit de mémoire malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 19 février 2024.
Par un mémoire, enregistré le 4 avril 2024, Mme B a informé le tribunal de ce que la somme de 15,38 euros lui avait été versée par la rectrice de l'académie de Martinique.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution de Mme B, dans la mesure où la somme de 15,38 euros lui a été versée.
Vu :
- le jugement n° 2200132 du 4 mai 2023 du tribunal administratif de la Martinique ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 80-539 du 16 juillet 1980 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Monnier-Besombes,
- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. (). Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ". Et aux termes de l'article 1er de la loi du 16 juillet 1980 reproduit à l'article L. 911-9 du code de justice administrative : " I. - Lorsqu'une décision juridictionnelle passée en force de chose jugée a condamné l'Etat au paiement d'une somme d'argent dont le montant est fixé par la décision elle-même, cette somme doit être ordonnancée dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de justice. () ".
2. Par un jugement du 4 mai 2023, le tribunal administratif de la Martinique a condamné l'Etat à verser la somme de 15,38 euros à Mme B. Le rectorat de l'académie de Martinique, qui disposait d'un délai de deux mois à compter de la notification du jugement pour procéder au mandatement de cette somme, n'a toutefois fini par verser la somme de 15,38 euros à l'intéressée que très tardivement, postérieurement à l'introduction de la demande d'exécution. Dès lors, la demande de Mme B tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution de son jugement du 4 mai 2023, est devenue sans objet.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de Mme B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la rectrice de l'académie de Martinique.
Délibéré après l'audience du 25 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. de Palmaert, premier conseiller,
Mme Monnier-Besombes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2024.
La rapporteure,
A. Monnier-BesombesLe président,
J.-M. Laso
Le greffier,
J.-H. Minin
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.