Legislator Jurisprudence & Législation
2300598 Généré par l'IA

Prefect v. Mayor: Suspension of Construction Permit for Villa Renovation and Extension

Numéro de cause 2300598
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

The prefect challenged a construction permit issued by the mayor for the renovation, a 97 m² extension, and the construction of a pool for a villa, arguing the project violated local urban planning regulations (PLU Article N1) and state provisions regarding extensions (Urban Planning Code Article L. 121-16). The court found that the arguments raised by the prefect concerning the inconsistency of the proposed works with the PLU and the serious doubt regarding the legality of the extension under the relevant state code were sufficient, in the current state of the investigation, to warrant a serious doubt as to the legality of the entire permit, thus ordering the immediate suspension of the mayor's decision granting the permit.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 121-16 du code de l'urbanisme, article L. 554-1 du code de justice administrative, Article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales; Prefect v. Mayor: Suspension of Construction Permit for Villa Renovation and Extension: 121-16). The court found that the arguments raised by the prefect concerning the inconsistency of the proposed works with the PLU and the serious doubt regarding the legality of the extension under the relevant state code were sufficient, in the current state of the investigation, to warrant a serious doubt as to the legality of the entire permit, thus ordering the immediate suspension of the mayor's decision granting the permit.

Mots-clés

Généré par l'IA
suspension de l'instruction urbanisme autorisations de travail modification du permis de construire publication des plans amende pour infraction aux règles de bâtir

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales

This provision is the legal basis invoked by the Prefect for requesting the suspension, and the decision grants the suspension based on the conditions defined within this article (suspension granted due to serious doubt about legality).

Article L. 554-1 du code de justice administrative

This article is cited as the provision to which Article L. 2131-6 of the CGCT refers concerning the suspension request procedure.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 25 mai 2023, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 16 janvier 2023 par lequel le maire de la commune de Pietrosella a accordé à la SCI Evangelista un permis de construire pour la rénovation d'une villa et de ses deux dépendances, pour une extension de 97 m² ainsi que pour la construction d'une piscine, sur un terrain cadastré section AA n° 20 situé lieudit Marellici.

Il soutient que :

- le permis méconnaît les dispositions de l'article N1 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- l'extension autorisée méconnaît les dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme, précisées par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2023, la SCI Evangelista, représentée par Me Giorsetti, conclut à ce que la suspension susceptible d'être ordonnée soit limitée à l'extension et à la construction d'une piscine, et au rejet du surplus des conclusions du déféré.

Elle soutient que :

- les moyens soulevés par le préfet de la Corse-du-Sud ne sont pas susceptibles d'entraîner une annulation totale du permis de construire attaqué ;

- l'extension et la piscine sont divisibles des autres travaux autorisés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2023, la commune de Pietrosella, représentée par la SCP CGCB et associés, conclut aux mêmes fins que la SCI Evangelista, par les mêmes moyens.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2300597 tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 janvier 2023 du maire de Pietrosella.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir présenté son rapport et entendu au cours de l'audience publique les observations de Me Giorsetti, représentant la SCI Evangelista et substituant la SCP CGCB et associés, avocate de la commune de Pietrosella.

Considérant ce qui suit :

1. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 16 janvier 2023 par lequel le maire de Pietrosella a accordé à la SCI Evangelista un permis de construire pour la rénovation d'une villa et de ses deux dépendances, pour une extension de 97 m² ainsi que pour la construction d'une piscine, sur un terrain cadastré section AA n° 20 situé lieudit Marellici.

2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / () / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. () "

3. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de ce que les travaux projetés ne sont pas au nombre de ceux qu'autorisent les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme applicables à la zone N est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par ailleurs, le moyen tiré de ce que le permis de construire autorise une extension de la villa existante en méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme est également de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de ce permis en tant qu'il autorise cette extension. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 16 janvier 2023 du maire de Pietrosella accordant un permis de construire à la SCI Evangelista.

ORDONNE

Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 16 janvier 2023 du maire de Pietrosella accordant à la SCI Evangelista un permis de construire est suspendue.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Pietrosella et à la SCI Evangelista.

Copie en sera transmise au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au procureur de la République près le tribunal judiciaire d'Ajaccio.

Fait à Bastia, le 14 juin 2023.

Le juge des référés,

signé

T. VANHULLEBUS

La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

A.AUDOUIN