Legislator Jurisprudence & Législation
2300497 Généré par l'IA

Denial of Summary Suspension of Departure Order Due to Self-Induced Urgency

Numéro de cause 2300497
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A request for the summary suspension of an order compelling immediate departure from the territory and imposing a two-year reentry ban was denied because the applicant failed to demonstrate the requisite urgency. Although the applicant claimed manifest error in assessing his integration, evidenced by his long residence and employment, and violation of fundamental rights due to having children born in the territory, the court found that the applicant himself created the situation of urgency by waiting 32 days after being notified of the immediately enforceable order to file the summary proceedings without explanation, thus precluding the finding of an urgency that was not self-induced as required by law.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 521-2 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. B est rejetée, L. 521-1 du code de justice administrative, L. 521-2 du code de justice administrative; Denial of Summary Suspension of Departure Order Due to Self-Induced Urgency: Although the applicant claimed manifest error in assessing his integration, evidenced by his long residence and employment, and violation of fundamental rights due to having children born in the territory, the court found that the applicant himself created the situation of urgency by waiting 32 days after being notified of the immediately enforceable order to file the summary proceedings without explanation, thus precluding the finding of an urgency that was not self-induced as required by law.

Mots-clés

Généré par l'IA
décision préfectorale de renvoi insoumission à une décision de l'autorité droit de séjour sortie illégale inexactitude manifeste demande d'asile tardive

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 761-1 du code de justice administrative
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
article L. 521-1 du code de justice administrative
Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par le requérant au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions en application de l'article L.761-1 du même code.
article L. 521-2 du code de justice administrative
Dès lors, s'étant placé lui-même dans cette situation sans aucune explication de sa part, dans ces conditions, il ne peut être regardé comme justifiant d'une situation d'urgence, qu'il a lui-même créée, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Article 1er : La requête de M. B est rejetée
This order explicitly rejects the applicant's request based on the findings.
L. 521-1 du code de justice administrative
This provision was cited in the reasoning as the basis for the general jurisdiction of the judge of summary proceedings concerning suspension of administrative decisions, which grounds the court's analysis leading to the rejection.
L. 521-2 du code de justice administrative
This provision was cited in the reasoning to reject the claim for urgency due to the applicant's own delay in filing the request.
L.761-1 du même code
This provision concerning costs was mentioned in the dispositive as being rejected as a consequence of rejecting the main request.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

This order explicitly rejects the applicant's request based on the findings.

L. 521-1 du code de justice administrative

This provision was cited in the reasoning as the basis for the general jurisdiction of the judge of summary proceedings concerning suspension of administrative decisions, which grounds the court's analysis leading to the rejection.

L. 521-2 du code de justice administrative

This provision was cited in the reasoning to reject the claim for urgency due to the applicant's own delay in filing the request.

L.761-1 du même code

This provision concerning costs was mentioned in the dispositive as being rejected as a consequence of rejecting the main request.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 avril 2023, M. A B, représenté par Me Vérité Djimi, demande au juge des référés :

1°) de suspendre l'arrêté du 28 mars 2023 par lequel le préfet de la Guadeloupe l'a obligé à quitter le territoire sans délai et lui a interdit de retourner sur le territoire pendant deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guadeloupe de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence est constituée dans la mesure où l'obligation de quitter le territoire est exécutable immédiatement ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'étude de son cas dans la mesure où il est en Guadeloupe depuis 2004, qu'il y travaille depuis 2 ans et, que par conséquent, il y est parfaitement inséré ;

- l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est méconnu pour les mêmes raisons et parce qu'il est père de deux enfants nés en Guadeloupe dont l'un est français.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2300496, enregistrée le 29 avril 2023, par laquelle M. B demande l'annulation de la décision du 28 mars 2023.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

2. M. B, né le 8 avril 1983 en Haïti et soutenant être entré en France en 2004, demande la suspension de l'arrêté du 28 mars 2023 par lequel le préfet de la Guadeloupe l'a obligé à quitter le territoire sans délai et lui a interdit de retourner sur le territoire pendant deux ans, décisions dont il a demandé l'annulation par requête séparée enregistrée sous le n° 2300496.

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre.

4. M. B fait valoir l'urgence qu'il y aurait à suspendre l'arrêté en litige. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'obligation de quitter le territoire français qu'il conteste n'est assortie d'aucun délai de départ volontaire, alors que sa demande devant le juge des référés du tribunal de céans a été enregistrée 32 jours après la date de la notification de l'arrêté en litige. Dès lors, s'étant placé lui-même dans cette situation sans aucune explication de sa part, dans ces conditions, il ne peut être regardé comme justifiant d'une situation d'urgence, qu'il a lui-même créée, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par le requérant au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions en application de l'article L.761-1 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Basse-Terre, le 4 mai 2023.

Le juge des référés,

Signé :

S. GOUÈS

La République mande et ordonne au préfet de Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme

L'adjointe à la greffière en chef

Signé :

A. Cétol