Legislator Jurisprudence & Législation
2300457 Généré par l'IA

Residence Permit Implicit Refusal Annulment Due to Lack of Motivation

Numéro de cause 2300457
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

The administrative tribunal considered a request by an individual, whose initial application for a residence permit, submitted in September 2021, resulted in an implicit refusal by the prefectural authority after four months, for provisional legal aid, annulment of the implicit refusal, an injunction to issue a permit, and recovery of legal costs. The court rejected the request for provisional legal aid due to lack of urgency and no prior formal application, but annulled the implicit rejection decision solely because the administration failed to provide the grounds for its decision within the one-month period following the applicant's request made in December 2022, thus finding the implicit decision legally flawed due to lack of motivation, and consequently ordered the prefect to re-examine the application within two months, but denied the request for an immediate work authorization receipt and legal costs.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 911-2 du code de justice administrative, article R.431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 2; Residence Permit Implicit Refusal Annulment Due to Lack of Motivation: The court rejected the request for provisional legal aid due to lack of urgency and no prior formal application, but annulled the implicit rejection decision solely because the administration failed to provide the grounds for its decision within the one-month period following the applicant's request made in December 2022, thus finding the implicit decision legally flawed due to lack of motivation, and consequently ordered the prefect to re-examine the application within two months, but denied the request for an immediate work authorization receipt and legal costs.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorisations de séjour assistance judiciaire provisoire demande adressée à l'autorité annulation de la naturalisation facilitée frais administratifs retrait de l'autorisation

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 761-1 du code de justice administrative
Cited in the dispositive (Art. 4 rejects the claim for costs based on this article and Art. 37 of the 1991 law).
article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
- la préfète de la Gironde a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
D'une part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet.
article L. 911-2 du code de justice administrative
Cited to justify the injunction ordering the Prefect to re-examine the request within a specified time frame (Art. 3 of the dispositive).
article R.431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Au vu du titre de séjour sollicité et au regard des dispositions de l'article R.431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M.
Article 2
This article represents the operative part of the decision, explicitly ordering the annulment of the administrative decision.
Article 20 de la loi du 10 juillet 1991
Cited in the reasoning (para 2) for the decision regarding provisional legal aid, but not explicitly in the final orders (Art. 1 only rejects the request, Art. 4 rejects the surplus).
Article 61 du décret du 28 décembre 2020
Cited in the reasoning (para 2) for the decision regarding provisional legal aid, but not explicitly in the final orders (Art. 1 only rejects the request, Art. 4 rejects the surplus).
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 2

This article represents the operative part of the decision, explicitly ordering the annulment of the administrative decision.

Article L. 911-2 du code de justice administrative

Cited to justify the injunction ordering the Prefect to re-examine the request within a specified time frame (Art. 3 of the dispositive).

Article 20 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in the reasoning (para 2) for the decision regarding provisional legal aid, but not explicitly in the final orders (Art. 1 only rejects the request, Art. 4 rejects the surplus).

Article 61 du décret du 28 décembre 2020

Cited in the reasoning (para 2) for the decision regarding provisional legal aid, but not explicitly in the final orders (Art. 1 only rejects the request, Art. 4 rejects the surplus).

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in the dispositive (Art. 4 rejects the claim for costs based on this article and Art. 37 of the 1991 law).

Article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in the dispositive (Art. 4 rejects the claim for costs based on this article and Art. L. 761-1 of the CJA).

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Autef, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision par laquelle la préfète de la Gironde a implicitement refusé de faire droit à sa demande de titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour portant mention " salarié " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 80 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 80 euros par jour de retard et de lui remettre dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'un défaut de motivation dès lors que la préfecture ne lui a pas communiqué les motifs de sa décision implicite ;

- la préfète de la Gironde a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la préfète de la Gironde n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle.

La requête a été communiquée au préfet de la Gironde qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant burkinabé, a sollicité un titre de séjour sur fondement de dispositions de l'article L. 435-1 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, réceptionnée par les services de la préfecture de la Gironde le 27 septembre 2021. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de la décision par laquelle la préfète de la Gironde a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. ".

3. M. A n'a pas déposé de demande d'aide juridictionnelle. En l'absence d'urgence, il n'y a pas lieu de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. D'une part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. ".

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".

6. Il ressort des pièces du dossier qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par la préfète de la Gironde pendant plus de quatre mois sur la demande de titre de séjour de M. A, réceptionnée le 27 septembre 2021. Le requérant a sollicité la communication des motifs de la décision par un courrier reçu par les services de la préfecture de la Gironde le 9 décembre 2022. Il n'est pas contesté par la préfète de la Gironde, qui n'a pas produit d'observations en défense, que ces motifs n'ont pas été communiqués à l'intéressé dans le délai d'un mois prévu par les dispositions précitées de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir que la décision implicite est entachée d'un défaut de motivation.

7. Il résulte de ce qui précède, et pour ce seul motif, que la décision implicite rejetant la demande de titre de séjour de M. A doit être annulée.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

8. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. () ".

9. Le présent jugement implique seulement, eu égard au motif d'annulation retenu ci-dessus, que la préfète de la Gironde procède au réexamen de la demande de l'intéressé dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte. Au vu du titre de séjour sollicité et au regard des dispositions de l'article R.431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne peut se voir délivrer un récépissé l'autorisant à travailler.

Sur les frais liés à l'instance :

10. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. A n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La décision par laquelle la préfète de la Gironde a implicitement refusé de délivrer un titre de séjour à M. A est annulée.

Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Gironde de procéder au réexamen de la demande de M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé de demande de titre de séjour non assorti d'une autorisation de travailler.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Munoz-Pauziès, présidente,

Mme Lahitte, conseillère,

M. Bongrain, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mai 2023

La présidente-rapporteure,

F. C

L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,

A. LAHITTE

La greffière,

C. SCHIANO

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2300457