Legislator Jurisprudence & Législation
2300229 Généré par l'IA

Residence Permit Renewal Delay and Right to Work Injunction

Numéro de cause 2300229
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An individual whose request for renewal of a residence permit had expired sought an urgent order against the prefect to compel the issuance of a certificate of application extension authorizing work, alleging a manifest and illegal violation of fundamental freedoms, including the right to work and freedom of movement. The court found that the claims for an injunction had become moot because the prefect had committed to issuing the receipt and the applicant attended the prefecture to collect it following the hearing, thus precluding a decision on the merits of the emergency relief claim, while the claims for damages and legal costs under the relevant articles were rejected as inappropriate for this specific summary proceeding.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté; Residence Permit Renewal Delay and Right to Work Injunction: The court found that the claims for an injunction had become moot because the prefect had committed to issuing the receipt and the applicant attended the prefecture to collect it following the hearing, thus precluding a decision on the merits of the emergency relief claim, while the claims for damages and legal costs under the relevant articles were rejected as inappropriate for this specific summary proceeding.

Mots-clés

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renouvellement de l'autorisation de séjour autorisations de travail autorisation de séjour droit au travail droits de libre circulation certificat de circulation

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

This provision mandates not ruling on the conclusions seeking an injunction based on the urgency procedure, as the matter has become moot.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

This general rejection order covers the remaining claims, including the request for damages.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

This article specifies the notification procedure for the decision.

Article L. 521-2 du code de justice administrative

Cited in Article 1 as the legal basis for the substance of the claims that the court decided not to rule upon.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Although the judge decided not to rule on the costs claim, the article was cited in the initial request and is addressed in the disposition when rejecting the surplus of conclusions.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2023, M. C B demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de prendre toutes mesures nécessaires de nature à régulariser sa situation, de lui délivrer une " attestation de prolongation de séjour en attendant une décision définitive ", sous astreinte, et d'ordonner l'instruction de sa demande de renouvellement dans les plus brefs délais ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 400 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 65 euros par jour de retard depuis l'expiration de son titre de séjour.

Il soutient que le préfet a commis une atteinte manifestement illégale et contraire aux libertés fondamentales que constituent la liberté d'aller et venir, le droit de mener une vie de famille normale et le droit au travail en ne lui délivrant pas de récépissé à la suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour ; il ne peut voyager et retrouver sa famille en Côte d'Ivoire ;

Par un mémoire en défense enregistré le 24 janvier 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que cette situation est due à un dysfonctionnement de la plate-forme " démarches simplifiées " et qu'un récépissé va être remis à M. B, qui a été convoqué la veille à cette fin mais qui ne s'est pas rendu à la préfecture.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Marti, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 25 janvier 2023 à 10h00 :

- le rapport de M. Marti, juge des référés ;

- les observations de M. B ;

- et les observations de Mme A, représentant le préfet de Meurthe-et-Moselle ;

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, à 10h20.

Le préfet de Meurthe-et-Moselle a présenté une note en délibéré enregistrée le 25 janvier 2023 à 11h54 qui n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant ivoirien entré en France en septembre 2017 en qualité d'étudiant, a obtenu depuis 2019 la délivrance de titres de séjour en qualité de salarié et a sollicité le 27 septembre 2022 le renouvellement de son titre de séjour expirant le 31 décembre 2022. Il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour l'autorisant à travailler et de l'indemniser de son préjudice.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures "

Sur les conclusions à fin d'injonction :

3. Il résulte de l'instruction que le préfet de Meurthe-et-Moselle s'est engagé à délivrer un récépissé de sa demande l'autorisant à travailler à M. B, et que ce dernier s'est rendu en préfecture à l'issue de l'audience pour se voir remettre ce document. Dans ces conditions, les conclusions de M. B tendant à ce que le juge des référés fasse usage des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative en enjoignant au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.

Sur la demande d'indemnisation :

4.Il n'appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative de condamner l'administration à indemniser le préjudice que fait valoir le requérant. Les conclusions tendant à une telle condamnation ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

5Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de Meurthe-et-Moselle.

Fait à Nancy, le 26 janvier 2023.

Le juge des référés,

D. Marti

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°2300229