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2222127 Généré par l'IA

Residence Certificate Renewal Appointment Dispute

Numéro de cause 2222127
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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A petitioner sought an emergency order compelling the police prefect to schedule an appointment for the renewal of his residence certificate, along with provisional legal aid and costs, but the court granted the provisional legal aid while dismissing the primary request because the prefect had already convened the petitioner for the appointment during the pendency of the proceeding. The court reasoned that since the underlying purpose of the emergency application was satisfied, no further action was necessary on that claim, but it ordered the State to pay the petitioner's lawyer €1000 for legal costs, subject to final determination of the legal aid status, pursuant to the provisions governing legal aid or general administrative justice costs.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article R. 522-12 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article 37 de la loi du 10 juillet 1991; Residence Certificate Renewal Appointment Dispute: The court reasoned that since the underlying purpose of the emergency application was satisfied, no further action was necessary on that claim, but it ordered the State to pay the petitioner's lawyer €1000 for legal costs, subject to final determination of the legal aid status, pursuant to the provisions governing legal aid or general administrative justice costs.

Mots-clés

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assistance judiciaire provisoire requête en nomination statut de séjour préfet de police commandement de payer statut juridique

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

The court granted provisional legal aid.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

The court decided not to rule on the request made under this provision because the underlying claim had become moot.

Article 3 : Il est mis à la charge de l'Etat une somme de 1000 euros au titre des frais de l'instance dans les conditions définies au point 6.

The court ordered the State to pay costs, relying on the framework established in point 6 which cites Article 37 of the 1991 Law and Article L. 761-1 CJA as potential bases.

article 37 de la loi du 10 juillet 1991

This provision was cited in the dispositive (Article 3) as the primary basis for ordering the State to pay the costs to the lawyer, contingent on provisional legal aid.

article L. 761-1 du code de justice administrative

This provision was cited in the dispositive (Article 3, via point 6) as the subsidiary basis for ordering the State to pay the costs if definitive legal aid is refused.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Marc Atger, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour qu'il puisse déposer sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien et se voir délivrer un récépissé dans les 15 jours sous astreinte de 100 euros par jours de retard à compter de la notification de l'ordonnance ;

3°) de rendre exécutoire l'ordonnance aussitôt qu'elle aura été rendue en application du deuxième alinéa de l'article R. 522-12 du code de justice administrative ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou subsidiairement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2022, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur la demande de référé et au rejet des conclusions relatives aux frais de l'instance.

Il expose que le 25 octobre 2022 il a convoqué l'intéressé le 28 novembre 2022 en vue de l'enregistrement de sa demande de titre de séjour.

Par un mémoire en réplique, enregistré le 7 novembre 2022, M. B, représenté par Me Atger, conclut au non-lieu à statuer sur sa requête sauf en ce qui concerne les frais de procédure.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique modifiée ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique modifié ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Gros, vice-président de section, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : "Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président " et aux termes de l'article 62 du décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'admission provisoire est demandée sans forme () au président de la juridiction saisie ".

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision "

4. Il résulte de l'instruction que le préfet de police a, par courrier du 25 octobre 2022, convoqué le requérant le 28 novembre 2022 en vue de l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Ainsi la demande de M. B ayant été satisfaite en cours d'instance, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative :

5. Selon l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 modifiée : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, partielle ou totale, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'Etat, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "

6. M. B ayant ainsi été provisoirement admis à l'aide juridictionnelle, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Atger, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Atger de la somme de 1000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B à titre définitif, la somme de 1000 euros lui sera versée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 3 : Il est mis à la charge de l'Etat une somme de 1000 euros au titre des frais de l'instance dans les conditions définies au point 6.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de police.

Fait à Paris, le 5 décembre 2022.

Le juge des référés,

L. GROS

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.