Legislator Jurisprudence & Législation
2222044 Généré par l'IA

State Liability for Failure to Rehouse Priority Applicant

Numéro de cause 2222044
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)

Synthèse Legislator

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The administrative court partially granted a request for damages against the State due to its failure to rehouse an individual recognized as a priority applicant by the mediation commission in February 2018, a failure that continued past the six-month deadline, constituting a fault engaging the State's liability from August 22, 2018. Considering the prior judgment covered the period until September 15, 2021, the court awarded the claimant €700 for continued non-pecuniary damages and related moral prejudice sustained since September 16, 2021, based on the enduring poor living conditions and the duration of the State's inaction, and additionally ordered the State to pay the claimant's counsel €800 under the administrative justice code.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er; State Liability for Failure to Rehouse Priority Applicant: Considering the prior judgment covered the period until September 15, 2021, the court awarded the claimant €700 for continued non-pecuniary damages and related moral prejudice sustained since September 16, 2021, based on the enduring poor living conditions and the duration of the State's inaction, and additionally ordered the State to pay the claimant's counsel €800 under the administrative justice code.

Mots-clés

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responsabilité de l'État état requis indemnité pour tort moral faute de l'avocat délais de recours commandement de payer

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 761-1 du code de justice administrative
Cited in Article 2 of the dispositive to order the State to pay a sum regarding legal fees (costs).
Article 1er
This article forms the main substantive order, condemning the State to pay damages (though it doesn't explicitly cite the substantive law used for the liability finding, which is found in the reasoning, e.g., L. 300-1 CCH).
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article forms the main substantive order, condemning the State to pay damages (though it doesn't explicitly cite the substantive law used for the liability finding, which is found in the reasoning, e.g., L. 300-1 CCH).

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in Article 2 of the dispositive to order the State to pay a sum regarding legal fees (costs).

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 octobre 2022, M. B A, représenté par Me Hubert, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 14 000 euros augmentée des intérêts au taux légal en réparation des préjudices résultant de son absence de relogement ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la responsabilité de l'Etat est engagée pour faute au motif qu'il n'a reçu aucune offre de relogement alors qu'il a été reconnu prioritaire par une décision de la commission de médiation ;

- il subit des troubles dans ses conditions d'existence, du fait de la carence fautive de l'Etat à le reloger.

La requête a été communiquée au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, qui n'a pas produit d'observations.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- les observations de Me Hubert pour le requérant.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur la responsabilité :

1. Aux termes de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant () est garanti par l'État à toute personne qui () n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. () ".

2. Lorsqu'une personne a été reconnue comme prioritaire et devant être logée ou relogée d'urgence par une décision d'une commission de médiation en application des dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité à l'égard du seul demandeur, au titre des troubles dans les conditions d'existence résultant du maintien de la situation qui a motivé la décision de la commission, que l'intéressé ait ou non fait usage du recours en injonction contre l'État prévu par l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Ces troubles doivent être appréciés en fonction des conditions de logement qui ont perduré du fait de la carence de l'État, de la durée de cette carence et du nombre de personnes composant le foyer du demandeur pendant la période de responsabilité de l'État, qui court à compter de l'expiration du délai de trois ou six mois à compter de la décision de la commission de médiation que les dispositions de l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation impartissent au préfet pour provoquer une offre de logement.

3. D'une part, M. A, qui a présenté une demande de logement social sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, a été reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence par une décision du 22 février 2018 de la commission de médiation du département de Paris au motif qu'il est en attente d'un logement social depuis un délai supérieur au seuil fixé par arrêté. Le préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris n'a pas proposé à M. A un relogement dans le délai de six mois imparti par le code de la construction et de l'habitation à compter de l'édiction de la décision de la commission de médiation. Cette carence est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat à compter du 22 août 2018 à l'égard de M. A.

4. D'autre part, par un premier jugement du 15 septembre 2021, le tribunal a condamné l'État à réparer les préjudices subis par M. A du 22 août 2018 au 15 septembre 2021. Par suite, le préjudice réparé par le présent jugement court à compter du 16 septembre 2021.

Sur les préjudices :

5. Il n'est pas contesté que la situation du requérant depuis le précédent jugement n'a pas évolué. Compte tenu des conditions de logement qui perdurent du fait de la carence de l'État, de la durée de cette carence et de l'état de santé du requérant, il sera fait une juste appréciation des troubles de toute nature subis par lui dans ses conditions d'existence depuis le 16 septembre 2021 y compris de son préjudice moral, en lui allouant une somme de 700 euros, tous intérêts compris à la date de lecture du présent jugement.

6. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 800 euros.

D E C I D E :

Article 1er : L'État est condamné à verser à M. A une somme de 700 euros tous intérêts compris à la date de lecture du présent jugement.

Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement et à Me Hubert.

Copie en sera adressée au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.

Le président,

J.C. C

La greffière,

J. IANNIZZI

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./4-1