Legislator Jurisprudence & Législation
2218276 Généré par l'IA

Challenge to Extended Detention for Asylum Evasion Dismissed

Numéro de cause 2218276
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An individual detained pending deportation challenged the administrative decision to extend his detention following a last-minute asylum application, arguing procedural flaws, insufficient motivation, and a manifest error of assessment. The court dismissed the challenge because, under the governing law, annulment of a decision to maintain detention for asylum processing can only be sought by contesting the administrative authority's finding that the asylum application was solely intended to thwart removal; since the petitioner failed to dispute this specific finding or provide evidence for a prior asylum claim, and the authority reasonably concluded the timing of the application suggested an attempt to evade removal given the petitioner's lengthy irregular stay and prior evasion of an order to leave, the grounds for external legality and the merits of the asylum claim were deemed irrelevant or unfounded, leading to the rejection of the entire claim.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 776-15 du code de justice administrative, article L. 754-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er : La requête de M. C est rejetée; Challenge to Extended Detention for Asylum Evasion Dismissed: The court dismissed the challenge because, under the governing law, annulment of a decision to maintain detention for asylum processing can only be sought by contesting the administrative authority's finding that the asylum application was solely intended to thwart removal; since the petitioner failed to dispute this specific finding or provide evidence for a prior asylum claim, and the authority reasonably concluded the timing of the application suggested an attempt to evade removal given the petitioner's lengthy irregular stay and prior evasion of an order to leave, the grounds for external legality and the merits of the asylum claim were deemed irrelevant or unfounded, leading to the rejection of the entire claim.

Mots-clés

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détention aux fins d'expulsion loi sur l'asile éloignement détention excessive moyens de preuve sans pertinence recours contre des décisions administratives

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

This order directly rejects the appellant's request, making it the final disposition.

Article L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

This article defines the scope of review for challenging the administrative decision to maintain detention pending asylum application, which the court applied in its reasoning to dismiss certain pleas.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This provision was cited by the appellant in his request (point 2 of the initial petition) regarding the award of costs, although the final decision (Article 1) only rejected the main claim and did not explicitly order costs based on this article in the dispositive.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 août 2022, M. A C, retenu au centre de rétention administrative de Paris demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 août 2022 par lequel le préfet de police a décidé son maintien en rétention administrative ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- Cette décision ne respecte pas les garanties procédurales dès lors que la notification de cette décision s'est faite sans l'assistance d'un interprète ;

- Elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen de la situation individuelle de l'intéressé ;

- Elle viole le principe du contradictoire ;

- Il n'a pas bénéficié de la procédure d'information sur la procédure de demande d'asile ;

- Cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- La convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- Le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- Le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- Le rapport de M. B ;

- Les observations orales de Me Thiam, représentant M. C, assistée d'un interprète, qui conclut aux mêmes fins que sa requête, par les mêmes moyens ;

- Et les observations orales de Me Blondel représentant le préfet de police, qui conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens invoqués par le requérant sont infondés.

Considérant ce qui suit :

1. M. C est un ressortissant pakistanais, né le 1er janvier 1985, qui a fait l'objet le 7 octobre 2021, d'un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français et qui a été placé en rétention administrative le 24 août 2022. À la suite d'une demande d'asile qu'il a présentée au cours de sa rétention, le préfet de police a décidé par arrêté du 29 août 2022, son maintien en son maintien en rétention administrative. M. C demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 754-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'un étranger placé ou maintenu en rétention présente une demande d'asile, l'autorité administrative peut procéder, pendant la rétention, à la détermination de l'État responsable de l'examen de cette demande conformément à l'article L. 571-1 et, le cas échéant, à l'exécution d'office du transfert dans les conditions prévues à l'article L. 751-13 ". Aux termes de l'article L. 754-3 de ce même code : " () si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ () ". Enfin, aux termes de l'article L. 754-4 de ce même code : L'étranger peut demander au président du tribunal administratif l'annulation de la décision de maintien en rétention dans les quarante-huit heures suivant sa notification pour contester les motifs retenus par l'autorité administrative pour estimer que sa demande d'asile a été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement () ".

3. En premier lieu, il résulte des termes mêmes des dispositions précitées que l'annulation d'une décision par laquelle l'autorité administrative maintient en rétention un étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile ne peut être utilement demandée que dans la mesure de la contestation des motifs retenus par l'autorité administrative pour estimer que sa demande d'asile a été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement. Il en résulte que les moyens relevant de la légalité externe de l'arrêté du 29 août 2022 ainsi que, en tout état de cause, celui tiré de l'irrégularité de sa notification, ne peuvent qu'être écartés comme inopérants. En tout état de cause, la décision a été signée par une autorité compétente, est suffisamment motivée et le requérant a reçu toutes les informations relatives à sa situation et nécessaire au respect du principe du contradictoire. Il en résulte que les moyens relevant de la légalité externe de l'arrêté du 29 août 2022 ne peuvent qu'être écartés.

4. En second lieu, pour maintenir M. C en rétention administrative à la suite de sa demande d'asile présentée le 29 août 2022, le préfet de police a relevé que l'intéressé est entré en France il y a sept ans selon ses déclarations, y a séjourné de façon irrégulière, n'a entrepris aucune démarche pour formuler une demande d'asile et qu'il présente une telle demande qu'après son placement en rétention administrative en vue de son éloignement. Le préfet ajoute que l'intéressé s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. Si le conseil du requérant fait valoir à la barre que M. C a introduit une demande d'asile qui a été rejetée par la CNDA en 2018, il ne l'établit par aucune pièce du dossier. Compte tenu de ces circonstances, le préfet de police est fondé à estimer que M. C n'a présenté sa demande d'asile que dans le seul but de faire échec à l'exécution de son éloignement.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de police.

Jugement rendu en audience publique le 14 septembre 2022.

Le magistrat désigné,La greffière

D. B A. HEERALALL

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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