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2215178 Généré par l'IA

Municipality v. Property Owner (Urgent Expert Designation for Structural Safety)

Numéro de cause 2215178
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

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The municipality sought the urgent designation of an expert under the Construction and Housing Code to examine a property due to significant facade cracks and internal damage suggesting a danger to public safety. The administrative court granted the request, reasoning that the municipality's assertion of a threat to public safety, based on structural concerns in the building, justified the immediate appointment of an expert to ascertain the facts, determine if imminent danger exists, and propose necessary remedial measures, including the possibility of evacuation or demolition, with the examination to be conducted urgently and under adversarial proceedings involving the property owner and potentially adjacent owners.

Regeste Legislator

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article R. 556-1 du code de justice administrative, article R. 531-1 du code de justice administrative, Article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, Article R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, articles R. 621-3 à R. 621-14 du code de justice administrative; Municipality v. Property Owner (Urgent Expert Designation for Structural Safety): The administrative court granted the request, reasoning that the municipality's assertion of a threat to public safety, based on structural concerns in the building, justified the immediate appointment of an expert to ascertain the facts, determine if imminent danger exists, and propose necessary remedial measures, including the possibility of evacuation or demolition, with the examination to be conducted urgently and under adversarial proceedings involving the property owner and potentially adjacent owners.

Mots-clés

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désignation d'un expert propriété immobilière sécurité des bâtiments ordre de démolition menace pour la sécurité publique péril imminent

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation

This article authorizes the competent authority to request the designation of an expert to examine buildings prior to issuing a safety order, which is the basis for the judge's action.

Article R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation

This article specifies that when an expert is requested under Article L. 511-9, the provisions of Chapter I of Title III of Book V of the Code of Administrative Justice and Article R. 556-1 of the same code apply.

Article R. 556-1 du code de justice administrative

This article mandates that when the administrative judge is seized by the mayor based on Article L. 511-9, the decision is made under the summary procedure (référé) provided for in Article R. 531-1.

Article R. 531-1 du code de justice administrative

This article governs the summary procedure allowing the summary judge to appoint an expert upon simple request to ascertain facts if nothing else is requested.

articles R. 621-3 à R. 621-14 du code de justice administrative

These articles govern the expert's mission conditions, which the judge ordered the appointed expert to follow.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 novembre 2022, la commune de Saint-Nazaire, représentée par son maire en exercice, doit être regardée comme demandant au juge des référés de désigner un expert en application des dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation aux fins d'examiner l'état du bâtiment situé 2 rue Edouard Branly à Saint-Nazaire (44600), parcelle cadastrée section CM 521, appartenant à la SCI Gamelo représentée par M. D domiciliée 90 quai de Polangis à Joinville-Le-Pont (94340).

Elle soutient qu'en raison des fissures importantes constatées en façade et au niveau du pignon pouvant fragiliser la solidité du bâtiment, ainsi qu'à l'intérieur du logement du rez-de-chaussée, l'immeuble en cause représente un danger pour la sécurité publique.

Vu les pièces produites et jointes au dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation tel qu'il a été modifié par l'ordonnance n°2020-1144 du 16 septembre 2020 et par le décret n°2020-1711 du 24 décembre 2020, dans ses dispositions applicables au 1er janvier 2021 ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nantes a désigné Mme B, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Tout d'abord, en vertu de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, " Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. /Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. ". Selon l'article R. 511-2 de ce code : " Lorsque l'autorité compétente demande à la juridiction administrative la désignation d'un expert en vertu de l'article L. 511-9, il est fait application des dispositions du chapitre Ier du titre III du livre V du code de justice administrative et de l'article R. 556-1 du même code. ".

2. Ensuite, aux termes de l'article R. 556-1 du code de justice administrative : " Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, d'une demande tendant à la désignation d'un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1. ".

3. Enfin, aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. ".

4. La commune de Saint-Nazaire soutient que l'immeuble dont la SCI Gamelo est propriétaire, situé 2 rue Edouard Branly à Saint-Nazaire (44600), parcelle cadastrée CM 521, présente un danger pour la sécurité publique. Par suite, il y a lieu de procéder à la désignation d'un expert. Le constat de l'état de l'immeuble auquel ce dernier procèdera devra être effectué au contradictoire de la commune de Saint-Nazaire, de la SCI Gamelo représenté par M. D, et s'il y a lieu, également au contradictoire des propriétaires mitoyens, susceptibles d'être affectés par les mesures à mettre en œuvre.

O R D O N N E

Article 1er : M. C A, demeurant 12 allée du Pêcheur au Pouliguen (44510), est désigné en qualité d'expert.

Il aura pour mission :

1°de prendre connaissance des pièces du dossier, de se rendre sur les lieux : 2 rue Edouard Branly à Saint-Nazaire (44600), parcelle cadastrée CM 521, et d'examiner le bâtiment en cause ;

2°de dresser un constat de l'état de ce bâtiment, notamment des désordres l'affectant et, le cas échéant, de l'état des bâtiments mitoyens ;

3°de préciser si les risques présentés par ce bâtiment affectent les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers ;

4°de proposer les mesures de nature à mettre fin au danger, telles que la réparation ou toute autre mesure propre à remédier à la situation y compris, le cas échéant pour préserver la solidité des bâtiments contigus, la démolition de tout ou partie du bâtiment en cause, la cessation de la mise à disposition du bâtiment à des fins d'habitation ou l'interdiction d'habiter, d'utiliser ou d'accéder aux lieux, à titre temporaire ou définitif ;

5°de donner son avis sur le caractère imminent ou manifeste du danger présenté par ce bâtiment dont la mention, si tel est le cas, devra figurer au rapport, et dans l'affirmative, de proposer les mesures d'urgence indispensables pour le faire cesser ;

6°s'il y a lieu, de faire toutes autres constatations nécessaires, d'entendre les observations de tous intéressés et d'annexer à son rapport tous documents utiles.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-3 à R. 621-14 du code de justice administrative. Toutefois, compte tenu de l'urgence et afin de tenir compte du délai de vingt-quatre heures indiqué à l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, il convoquera les parties par tous moyens afin de dresser son constat dans ce délai. Si l'expert ne peut accomplir sa mission dans ce délai de vingt-quatre heures, il en informera les parties et effectuera sa mission dans les délais les plus brefs possibles en tenant compte de l'urgence.

Article 3 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée d'un rapport de constat pour le bâtiment en cause établi au contradictoire des parties respectivement concernées, lequel devra être déposé dans le délai prévu à l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, et en tout état de cause avant le 2 décembre 2022, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Saint-Nazaire, à la SCI Gamelo représenté par M. D, et à M. A, expert.

Une copie de la requête et des pièces sera adressée à M. A.

Fait à Nantes, le 18 novembre 202La juge des référés,

F. B

Pour expédition conforme,

Le greffier,

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2215178