Legislator Jurisprudence & Législation
2214315 Généré par l'IA

Annulment of Implicit Refusal for Lack of Motivation in Residency Permit Denial

Numéro de cause 2214315
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An applicant sought the annulment of an implicit rejection of their request for a residency permit, arguing the rejection was illegal due to a lack of motivation following a timely request for the reasons for the implicit refusal, which the police prefect failed to provide, a claim that was uncontested as the prefect filed no defense. The court ruled that because the administration failed to communicate the grounds for the implicit rejection within the statutory one-month period following the applicant's request, the implicit decision of refusal was tainted with illegality for lack of motivation, leading to the annulment of the rejection and an injunction for the prefect to re-examine the situation and issue a temporary permit pending a new decision.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 911-2 du code de justice administrative, Article 1er, Article 2; Annulment of Implicit Refusal for Lack of Motivation in Residency Permit Denial: The court ruled that because the administration failed to communicate the grounds for the implicit rejection within the statutory one-month period following the applicant's request, the implicit decision of refusal was tainted with illegality for lack of motivation, leading to the annulment of the rejection and an injunction for the prefect to re-examine the situation and issue a temporary permit pending a new decision.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorisation provisoire autorisation de séjour révocation de l'autorisation de séjour préfet de police motifs légaux décision motivée

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 761-1 du code de justice administrative
This article was cited in the dispositive regarding the award of costs to the petitioner.
article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
D'une part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ".
article L. 911-2 du code de justice administrative
This article was cited as the basis for issuing the injunction (Article 2).
Article 1er
The court explicitly annulled the implicit decision of the police prefect in the final order.
Article 2
The court ordered the police prefect to review the request and grant a provisional residence permit based on this article.
Article 3
The court ordered the State to pay costs to M. B based on this article.
Article 4
The court rejected the remaining claims in the final order.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

The court explicitly annulled the implicit decision of the police prefect in the final order.

Article 2

The court ordered the police prefect to review the request and grant a provisional residence permit based on this article.

Article L. 911-2 du code de justice administrative

This article was cited as the basis for issuing the injunction (Article 2).

Article 3

The court ordered the State to pay costs to M. B based on this article.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article was cited in the dispositive regarding the award of costs to the petitioner.

Article 4

The court rejected the remaining claims in the final order.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er juillet 2022, M. C B, représenté par Me Luciano, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet formée le 28 mai 2022 par laquelle le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation dès lors que le préfet de police n'a pas donné suite à sa demande de communication des motifs adressée dans les délais requis.

La requête a été communiquée au préfet de police qui n'a pas produit d'observations en défense.

Par une ordonnance du 30 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, ressortissant égyptien né le 27 mai 1992, a sollicité le 28 janvier 2022 la délivrance d'un titre de séjour mention " salarié " sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et s'est vu remettre ce même jour un récépissé attestant de l'enregistrement de sa demande. Par la présente requête, il conclut à l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. D'une part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". En vertu de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois () ". D'autre part, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que les services de la préfecture de police ont enregistré le 28 janvier 2022 la demande de titre de séjour présentée par M. B. En l'absence de réponse dans un délai de quatre mois, cette demande de titre de séjour a fait l'objet d'une décision implicite de rejet le 28 mai 2022. Par une lettre du 30 mai 2022, reçue le 2 juin 2022 par les services de la préfecture de police, l'intéressé a demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet de sa demande. Il soutient, sans être contredit par le préfet de police qui n'a pas produit de mémoire en défense, qu'il n'a pas reçu de réponse à cette demande. Dans ces conditions, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une décision expresse aurait confirmé ce refus implicite, M. B est fondé à soutenir que la décision implicite de refus de titre de séjour est entachée d'illégalité pour défaut de motivation.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

5. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique seulement, par application des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, que le préfet de police procède au réexamen de la situation administrative de M. B dans un délai qu'il convient de fixer à trois mois à compter de la notification de la présente décision et qu'il le munisse, dans l'attente d'une nouvelle décision, d'une autorisation provisoire de séjour.

Sur les frais liés au litige :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision implicite du préfet de police est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de police de procéder au réexamen de la demande de M. B dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de le munir dans cette attente d'une autorisation provisoire de séjour.

Article 3 : L'État versera à M. B une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Laloye, président,

Mme Roussier, première conseillère,

M. Théoleyre, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.

La rapporteure,

S. A

Le président,

P. LaloyeLa greffière,

K. Bak-Piot

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2214315/6-