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2212189 Généré par l'IA

Refugee v. Prefect: Compelling Issuance of Residence Permit Appointment

Numéro de cause 2212189
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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An individual, recognized as a refugee in 2019, sought an urgent order compelling the prefect to schedule an appointment for the registration of their residence permit application and the issuance of a work-authorizing receipt, arguing that repeated, unsuccessful attempts to secure an appointment demonstrated a failure by the administration to examine their status within a reasonable time. The Administrative Court granted the request provisionally, reasoning that the established refugee status constituted a particular circumstance justifying urgency under the relevant provisions, and therefore ordered the prefect to schedule the appointment within ten days and issue the receipt immediately upon the applicant's appearance.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Art. L. 521-3 du code de justice administrative, Art. L. 761-1 du code de justice administrative; Refugee v. Prefect: Compelling Issuance of Residence Permit Appointment: The Administrative Court granted the request provisionally, reasoning that the established refugee status constituted a particular circumstance justifying urgency under the relevant provisions, and therefore ordered the prefect to schedule the appointment within ten days and issue the receipt immediately upon the applicant's appearance.

Mots-clés

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statut de réfugié autorisations de séjour requête en nomination positions administratives urgence avérée détention aux fins d'expulsion

Dispositions légales citées

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article L. 521-3 du code de justice administrative
Par une requête, enregistrée le 19 décembre 2022, Madame C A, représentée par Me Tavares de Pinho, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, après l'avoir admise à l'aide juridictionnelle provisoire :
article L. 761-1 du code de justice administrative
2°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
article L. 511-2 du code de justice administrative
Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
6 Aux termes par ailleurs de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel la qualité de réfugié a été reconnue en application du livre V se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans ".
Art. L. 521-3 du code de justice administrative
This provision is the basis for the judge's order to enjoin the prefect to schedule an appointment and issue a receipt.
Art. L. 761-1 du code de justice administrative
This provision is cited for ordering the State to pay a sum to the applicant's lawyer for costs.
Art. 37 de la loi du 10 juillet 1991
This provision is cited, alongside Art. L. 761-1 CJA, for ordering the payment of costs to the lawyer, conditional upon renouncing state aid.
Article 1er
The decision grants provisional legal aid based on the text of the law cited in the reasoning (Art. 20 of the law of July 10, 1991), even if the specific legal basis cited in the dispositive is just the article number referring to the decision itself.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. L. 521-3 du code de justice administrative

This provision is the basis for the judge's order to enjoin the prefect to schedule an appointment and issue a receipt.

Art. L. 761-1 du code de justice administrative

This provision is cited for ordering the State to pay a sum to the applicant's lawyer for costs.

Art. 37 de la loi du 10 juillet 1991

This provision is cited, alongside Art. L. 761-1 CJA, for ordering the payment of costs to the lawyer, conditional upon renouncing state aid.

Article 1er

The decision grants provisional legal aid based on the text of the law cited in the reasoning (Art. 20 of the law of July 10, 1991), even if the specific legal basis cited in the dispositive is just the article number referring to the decision itself.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 décembre 2022, Madame C A, représentée par Me Tavares de Pinho, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, après l'avoir admise à l'aide juridictionnelle provisoire :

1°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne d'enregistrer sa demande et de lui fixer une date de rendez-vous afin de lui remettre un récépissé portant autorisation de travail durant l'instruction de sa demande de titre de séjour en qualité de réfugié, dans un délai de huit jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que, de nationalité malienne, elle a été reconnue réfugiée le 28 juin 2019 par le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, qu'elle n'a eu de cesse depuis cette date d'essayer d'obtenir un rendez-vous pour obtenir un récépissé justifiant de son droit au séjour, qu'elle a relancé la préfecture à plusieurs reprises, sans succès, que la condition d'urgence est satisfaite car elle a été reconnue réfugiée et est aujourd'hui majeure, et que la mesure sollicitée ne fait obstacle à aucune décision administrative et est utile, eu égard à sa situation.

La requête a été transmise le 20 décembre 2022 au préfet de Seine-et-Marne qui n'a produit aucun mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 modifié pris pour son application ;

- le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1 Madame C A, ressortissante malienne née le 29 octobre 2004 a été reconnue refugiée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 28 juin 2019. Elle a déposé sur le site dédié de la préfecture de

Seine-et-Marne une demande de rendez-vous en vue de se voir délivrer une carte de résident en qualité de réfugiée. N'ayant aucune réponse, par sa requête enregistrée le 19 décembre 2022, elle demande donc au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne d'enregistrer sa demande et de lui fixer une date de rendez-vous afin de lui remettre un récépissé portant autorisation de travail durant l'instruction de sa demande de titre de séjour en qualité de réfugiée.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2 Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

3 Aux termes de l'article 61 du décret du 20 décembre 2020 : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre le requérant, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

4 Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

5 Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable. Lorsque le rendez-vous ne peut être demandé qu'après avoir procédé en ligne à des formalités préalables, il résulte de ce qui vient d'être dit que si l'étranger établit n'avoir pu les accomplir, notamment lorsque le site ne permet pas de sélectionner la catégorie de titre à laquelle la demande doit être rattachée, ce dysfonctionnement ayant été constaté à l'occasion de plusieurs tentatives n'ayant pas été effectuées la même semaine, il peut demander au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui communiquer, dans un délai qu'il fixe, une date de rendez-vous. Il appartient alors au juge des référés d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du dysfonctionnement sur la situation concrète de l'intéressé. La condition d'urgence est ainsi en principe constatée dans le cas d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui d'obtenir rapidement ce rendez-vous. Si la situation de l'étranger le justifie, le juge peut préciser le délai maximal dans lequel celui-ci doit avoir lieu. Il fixe un délai bref en cas d'urgence particulière.

6 Aux termes par ailleurs de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel la qualité de réfugié a été reconnue en application du livre V se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans ". Aux termes de l'article R. 431-12 du même code : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. () ". Enfin l'article R. 431-14 du même code précise : " Est autorisé à exercer une activité professionnelle le titulaire du récépissé de demande de première délivrance des titres de séjour suivants : (), 12° La carte de résident prévue à l'article L. 423-6, L. 423-11,

L. 423-12, L. 423-16, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 ".

7 Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la requérante a été reconnue réfugiée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du

28 juin 2019. Elle justifie donc de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour elle d'obtenir rapidement un rendez-vous pour déposer sa demande de carte de résident.

8 Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de convoquer Madame A aux fins qu'elle puisse déposer sa demande de carte de résident en qualité de réfugiée et que cette convocation intervienne dans un délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance, un récépissé, portant autorisation de travail, justifiant de la régularité de son séjour, devant lui être remis le jour même de la convocation.

Sur les frais du litige :

9 Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Aux termes de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " () Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, partielle ou totale, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'État, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. Si l'avocat du bénéficiaire de l'aide recouvre cette somme, il renonce à percevoir la part contributive de l'État. S'il n'en recouvre qu'une partie, la fraction recouvrée vient en déduction de la part contributive de l'État. Si, à l'issue du délai de douze mois à compter du jour où la décision est passée en force de chose jugée, l'avocat n'a pas demandé le versement de tout ou partie de la part contributive de l'État, il est réputé avoir renoncé à celle-ci () ".

10 Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfet de Seine-et-Marne) une somme de 1.500 euros qui sera versée à Me Tavares de Pinho, conseil de Madame A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à l'intéressée, cette somme lui sera versée directement.

O R D O N N E :

Article 1er : Madame A est admise à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de Seine-et-Marne de convoquer Madame A aux fins qu'elle puisse déposer sa demande de carte de résident en qualité de réfugiée, cette convocation devant intervenir dans un délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance, et de lui remettre, le jour même de la convocation, un récépissé, portant autorisation de travail, justifiant de la régularité de son séjour.

Article 3 : L'Etat (préfet de Seine-et-Marne) versera une somme de 1 500 euros à

Me Tavares de Pinho, conseil de Madame A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à l'intéressée, cette somme lui sera versée directement.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame C A, à

Me Tavares de Pinho, et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,