Legislator Jurisprudence & Législation
2212117 Généré par l'IA

Moot Injunction Request Regarding Expired Residency Permit Renewal, Award of Legal Costs

Numéro de cause 2212117
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A foreign national whose residency permit expired in September 2022 sought an urgent order to compel the prefect to grant an appointment and process the renewal application, which had been requested without response since July 2022. The court determined that the initial request for an injunction under article L. 521-3 of the administrative justice code was moot because the applicant was subsequently summoned by the prefect in January 2023 to file the renewal application, which would result in a receipt authorizing presence and work, thereby satisfying the underlying need for urgent relief regarding the permit processing. Nevertheless, the court ordered the State to pay the applicant €1,500 for legal costs incurred under article L. 761-1 of the administrative justice code.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers; Moot Injunction Request Regarding Expired Residency Permit Renewal, Award of Legal Costs: The court determined that the initial request for an injunction under article L. 521-3 of the administrative justice code was moot because the applicant was subsequently summoned by the prefect in January 2023 to file the renewal application, which would result in a receipt authorizing presence and work, thereby satisfying the underlying need for urgent relief regarding the permit processing. Nevertheless, the court ordered the State to pay the applicant €1,500 for legal costs incurred under article L. 761-1 of the administrative justice code.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorisation de séjour échue autorisations de travail ressortissants étrangers état requérant citation à comparaître renouvellement de l'autorisation

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in the operative part to award costs of 1,500 euros to M. A against the State.

Article L. 521-3 du code de justice administrative

Cited in Article 1 of the operative part to declare that there is no longer reason to rule on the claims based on this article.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 décembre 2022, M. C A, représenté par Me Keita, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui donner un rendez-vous dans un délai maximum de quinze jours à compter de la décision à intervenir sous astreinte au-delà de ce délai, de 50 euros par jour de retard et d'instruire sa demande de renouvellement titre de séjour dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que, de nationalité malienne, il a bénéficié de titres de séjour depuis 2008 dont le dernier est arrivé à expiration le 20 septembre 2022, qu'il en a demandé le renouvellement le 1er juillet 2022, qu'aucun récépissé ne lui a été remis, que la condition d'urgence est satisfaite car il s'agit d'une demande de renouvellement de son titre de séjour et que la mesure sollicitée ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 décembre 2022, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer, l'intéressé ayant été convoqué pour le 3 janvier 2023 pour déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, ressortissant malien né le 18 août 1979 à Bakamabougou (Région de Kayes), entré en France selon ses dires en 2008, a bénéficié de titres de séjour délivrés par la préfète du Val-de-Marne dont le dernier, pluriannuelle, comme salarié, est arrivé à échéance le 20 septembre 2022. Il a sollicité un rendez-vous en vue de demander son renouvellement le 1er juillet 2022, sans aucune réponse de l'administration. Par sa requête enregistrée le 16 décembre 2022, il demande donc au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui donner un rendez-vous et d'instruire sa demande de renouvellement titre de séjour. Postérieurement à sa requête, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé pour le

3 janvier 2023 à 15 heures pour qu'il puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Aux termes d'autre part de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. () " et de l'article R. 431-15 du même code : " Le récépissé de demande de renouvellement d'une carte de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle autorise son titulaire à exercer une activité professionnelle."

4. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé le 3 janvier 2023 à 15 heures pour qu'il puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour. Ce dépôt n'ayant pu donner lieu qu'à la remise à M. A d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour portant autorisation de travail, et l'intéressé ne soutenant pas, près de trois mois plus tard, que cela n'a pas été le cas, il n'y a dans ces conditions plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête présentée sur le fondement de l'article

L. 521-3 du code de justice administrative.

Sur les frais du litige :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 1 500 euros qui sera versée à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A présentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2: L'État (préfète du Val-de-Marne) versera une somme de 1 500 euros à

M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,