Modification of Eviction Suspension Order Regarding Legal Aid Costs
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA party sought to modify a prior administrative order that had suspended an eviction decision from an immigration reception center, specifically requesting that the administrative office be ordered to pay €1,500 to her counsel, citing her assistance during the prior hearing and subsequent provisional legal aid admission. The court, applying the provision allowing modification based on new facts, found that the applicant had indeed been assisted by counsel at the hearing and was provisionally admitted to legal aid, therefore amending the original order to require the administrative office to pay €1,000 to the lawyer, conditional upon the lawyer waiving the state's contribution portion of the legal aid grant.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-4 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 521-2 du code de justice administrative, Art. L. 761-1 du code de justice administrative; Modification of Eviction Suspension Order Regarding Legal Aid Costs: The court, applying the provision allowing modification based on new facts, found that the applicant had indeed been assisted by counsel at the hearing and was provisionally admitted to legal aid, therefore amending the original order to require the administrative office to pay €1,000 to the lawyer, conditional upon the lawyer waiving the state's contribution portion of the legal aid grant.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in the operative part of the decision for ordering the payment of costs to the counsel.
Cited in the operative part of the decision for ordering the payment of costs to the counsel.
The legal basis upon which the applicant requested the modification of the previous order, which justified the judge's action.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 décembre 2022, Madame B A, représentée par Me Victor, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative de modifier les termes de l'ordonnance du 22 novembre 2022 en condamnant l'Office français de l'immigration et de l'intégration à verser à Me Victor, son conseil, une somme de 1.500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que, par son ordonnance du 22 novembre 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Melun, après avoir fait droit à ses demandes tendant à la suspension de l'exécution de la décision en date du 6 septembre 2022 par laquelle la directrice territoriale de Créteil de l'Office français de l'immigration et de l'intégration avait prononcé sa sortie du centre d'hébergement situé 76 rue du Four à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), géré par l'association Coallia, avait considéré qu'elle avait présenté sa requête sans l'assistance d'un avocat et avait rejeté ses demandes présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, que, toutefois, Me Elodie Victor l'avait assistée au cours de l'audience du
17 novembre 2022 et avait sollicité son admission à l'aide juridictionnelle provisoire, et qu'il convient donc de corriger l'ordonnance en cause en ce sens et de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 modifié pris pour son application ;
- l'ordonnance du juge des référés du présent tribunal en date du 22 novembre 2022 (requête n° 2210898) ;
- la décision du bureau d'aide juridictionnelle du présent tribunal du
21 décembre 2022 (dossier n° 2022/4337) ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1 Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".
2 Par une ordonnance du 22 novembre 2022, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a fait droit à la demande présentée par Madame B A et tendant à la suspension de l'exécution de la décision en date du 6 septembre 2022 par laquelle la directrice territoriale de Créteil de l'Office français de l'immigration et de l'intégration avait prononcé sa sortie du centre d'hébergement situé 76 rue du Four à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), géré par l'association Coallia et a rejeté, au paragraphe 16 de l'ordonnance, ses conclusions tendant à la mise à la charge de l'Office d'une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en relevant qu'elle avait formé sa requête sans l'assistance d'un avocat.
3 Il ressort toutefois des pièces du dossier que Madame A a été assistée lors de l'audience du 17 novembre 2022 par Me Elodie Victor, qui s'était constituée la veille et avait sollicité son admission provisoire à l'aide juridictionnelle au cours de l'audience. Une décision d'admission définitive à l'aide juridictionnelle a ainsi été prononcée par le bureau d'aide juridictionnelle du présent tribunal le 21 décembre 2022.
4 Dans ces conditions, il y a lieu de modifier l'article 3 du dispositif de l'ordonnance du 22 novembre 2022 en admettant Madame A à l'aide juridictionnelle provisoire et en mettant à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de
1.000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à Me Victor sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : L'article 3 de l'ordonnance du 22 novembre 2022 (requête n° 2210898) est remplacé par les dispositions suivantes :
" Madame A est admise à l'aide juridictionnelle provisoire. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1.000 euros qui sera versée à Me Victor, conseil de Madame A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à l'intéressé, cette somme lui sera versée directement ".
Article 2 : : La présente ordonnance sera notifiée à Madame B A, à
Me Elodie Victor et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,