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2211911 Généré par l'IA

Foreign National v. Prefect: Residence Permit Issuance Refused Under Emergency Summary Proceeding

Numéro de cause 2211911
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national, whose subsidiary protection status had been withdrawn and who was appealing that decision, requested an urgent order compelling the prefect to issue a residence permit after her renewal application made in June 2022 received no response. The administrative tribunal rejected the request made under the emergency summary proceeding because this procedural basis bars the judge from obstructing the execution of any administrative decision, and the lack of response to the renewal application, having exceeded the statutory period, constituted an implicit rejection decision, which must first be challenged through an administrative appeal rather than an emergency measure.

Regeste Legislator

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article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 521-3 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er; Foreign National v. Prefect: Residence Permit Issuance Refused Under Emergency Summary Proceeding: The administrative tribunal rejected the request made under the emergency summary proceeding because this procedural basis bars the judge from obstructing the execution of any administrative decision, and the lack of response to the renewal application, having exceeded the statutory period, constituted an implicit rejection decision, which must first be challenged through an administrative appeal rather than an emergency measure.

Mots-clés

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autorisations de séjour décision étrangère demande de statut de protection positions administratives décisions incidentes protection subsidiaire

Dispositions légales citées

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article L. 511-2 du code de justice administrative
Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
article L. 521-3 du code de justice administrative
This provision was the legal basis upon which the applicant founded their request, and its scope determined the court's analysis regarding the nature of the order that could be issued.
article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet.
article R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
L'absence de réponse dans le délai de quatre mois mentionné à l'article R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a fait naître une décision implicite de rejet, quand bien même Madame C bénéficierait encore de la protection subsidiaire au sens du 3°) de l'article L.
article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Article 1er
This article represents the final order rejecting the applicant's request.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article represents the final order rejecting the applicant's request.

Article L. 521-3 du code de justice administrative

This provision was the legal basis upon which the applicant founded their request, and its scope determined the court's analysis regarding the nature of the order that could be issued.

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Texte complet

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 2 septembre 2015, la Cour nationale du droit d'asile (Division 10) a accordé à Madame A C, ressortissante somalienne née à Juba en 1977, le bénéfice de la protection subsidiaire. Elle a donc été titulaire de cartes de séjour pluriannuelles dont a dernière était valable jusqu'au 1er septembre 2019. En février 2019, elle a été mise en examen avec son compagnon et incarcérée pour des faits de violence commis sur sa fille mineure, placée depuis à l'aide sociale à l'enfance. Sa détention provisoire a pris fin le 24 août 2020. Le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides lui a retiré le bénéfice de la protection subsidiaire par une décision contre laquelle elle a formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile le 18 mai 2022. Le 14 juin 2022, elle a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour devant le préfet de Seine-et-Marne et n'a reçu aucune réponse. Par une requête enregistrée le 11 décembre 2022, elle demande donc au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. " et aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. Par dérogation au premier alinéa, ce délai est de quatre-vingt-dix jours lorsque l'étranger sollicite la délivrance d'un titre de séjour mentionné aux articles R. 421-23, R. 421-43, R. 421-47, R. 421-54, R. 421-54, R. 421-60, R. 422-5, R. 422-12, R. 426-14 et R. 426-17. Par dérogation au premier alinéa ce délai est de soixante jours lorsque l'étranger sollicite la délivrance du titre de séjour mentionné à l'article R. 421-26. ".

4. Il ressort des pièces du dossier que Madame C a déposé le 14juin 2022 une demande de renouvellement de son titre de séjour. L'absence de réponse dans le délai de quatre mois mentionné à l'article R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a fait naître une décision implicite de rejet, quand bien même Madame C bénéficierait encore de la protection subsidiaire au sens du 3°) de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne pouvant faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, la requête de Madame C présentée sur ce fondement ne pourra qu'être rejetée, l'intéressée demeurant fondé, si elle l'estime utile, d'en contester la légalité par un recours en excès de pouvoir devant le présent tribunal.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Madame C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame A C et au préfet de Seine-et-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2211911