Legislator Jurisprudence & Législation
2207866 Généré par l'IA

Malian National v. Prefect Regarding Implicit Rejection of Residence Permit

Numéro de cause 2207866
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An individual from Mali challenged the implicit rejection of their request for a residence permit by the prefect, arguing the lack of a response after four months constituted a legally flawed decision because the administration failed to provide the required statement of reasons upon timely request. The Tribunal found that since the refusal to grant a residence permit requires explicit motivation, the failure of the administration to communicate those motives within one month of the request renders the resulting implicit decision of rejection illegal, leading the court to annul the implicit rejection and order the prefect to re-examine the application within three months while immediately issuing a temporary residence permit.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 911-2 du code de justice administrative, Article 1er, Article 2; Malian National v. Prefect Regarding Implicit Rejection of Residence Permit: The Tribunal found that since the refusal to grant a residence permit requires explicit motivation, the failure of the administration to communicate those motives within one month of the request renders the resulting implicit decision of rejection illegal, leading the court to annul the implicit rejection and order the prefect to re-examine the application within three months while immediately issuing a temporary residence permit.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorisations de séjour motivation administration de la justice décision motivée qualité pour recourir contre permis demande d'asile tardive

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 761-1 du code de justice administrative
This article regarding legal costs was cited in the dispositive (Article 3) when the court rejected the request for payment of costs against the State.
article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
article L. 911-2 du code de justice administrative
This procedural provision was cited in the reasoning (point 6) as the basis for ordering the administration to re-examine the request and issue a provisional permit, which is the core of Article 2 of the dispositive.
Article 1er
The court explicitly annulled the implicit rejection decision of the petitioner's request for a residence permit in the first article of the dispositive.
Article 2
The court ordered the Prefect to re-examine the request and issue a provisional residence permit, as specified in the second article of the dispositive, based on Article L. 911-2 of the Code of Administrative Justice mentioned in the reasoning.
Article 3
The court rejected the claims for costs made under Article L. 761-1 of the Code of Administrative Justice in the third article of the dispositive.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

The court explicitly annulled the implicit rejection decision of the petitioner's request for a residence permit in the first article of the dispositive.

Article 2

The court ordered the Prefect to re-examine the request and issue a provisional residence permit, as specified in the second article of the dispositive, based on Article L. 911-2 of the Code of Administrative Justice mentioned in the reasoning.

Article L. 911-2 du code de justice administrative

This procedural provision was cited in the reasoning (point 6) as the basis for ordering the administration to re-examine the request and issue a provisional permit, which is the core of Article 2 of the dispositive.

Article 3

The court rejected the claims for costs made under Article L. 761-1 of the Code of Administrative Justice in the third article of the dispositive.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article regarding legal costs was cited in the dispositive (Article 3) when the court rejected the request for payment of costs against the State.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 mai 2022, M. D A, représenté par Me Patureau, demande au Tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros par application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La clôture de l'instruction a été fixée au 26 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique du 14 février 2023.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant malien, a présenté, par courrier reçu le 27 septembre 2021, une demande de délivrance d'un titre de séjour. Il demande l'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande.

2. Aux termes de l'article R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".

3. La décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à un étranger constitue une mesure de police qui est au nombre de celles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, en application des dispositions précitées de l'article L. 232-4 du même code, il est loisible à l'étranger auquel est opposé implicitement, après quatre mois, un rejet de sa demande de titre de séjour de demander, dans le délai du recours contentieux, les motifs de cette décision implicite de rejet. En l'absence de communication de ces motifs dans le délai d'un mois, la décision implicite se trouve entachée d'illégalité.

4. Il ressort des pièces du dossier que M. A a demandé, par un courrier reçu le 17 février 2022, la communication des motifs de la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour. L'administration n'a cependant pas communiqué, dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 précité, les motifs de la décision implicite de rejet. Il s'ensuit que la décision implicite attaquée est entachée d'un défaut de motivation.

5. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de délivrance d'un titre de séjour.

6. Le présent jugement implique seulement que le préfet de la Seine-Saint-Denis réexamine la demande de M. A. Il y a lieu de faire application de l'article L. 911-2 du code de justice administrative et de lui enjoindre d'y procéder dans le délai de trois mois suivant la notification du présent jugement et de le munir sans délai d'une autorisation provisoire de séjour.

7. Il n'y a enfin pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de M. A est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder au réexamen de la demande de M. A dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de le munir sans délai d'une autorisation provisoire de séjour.

Article 3 : Les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 14 février 2023 à laquelle siégeaient :

M. Tukov, président,

Mme Van Maele, première conseillère,

M. Thébault, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2023.

Le président-rapporteur,

C. B

L'assesseure la plus ancienne,

S. Van Maele La greffière,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.