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2206766 Généré par l'IA

Housing Assistance Overpayment Debt Remission Appeal

Numéro de cause 2206766
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

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An individual sought the annulment of a partial debt remission decision regarding an overpayment of housing assistance, requesting a total waiver of the debt stemming from a period where they incorrectly declared unemployment while operating as a self-employed person. The administrative court determined that while the misrepresentation constituted a false declaration, the paying agency did not contest the claimant's good faith, making them eligible for a discretionary total or partial remission based on their precarious financial situation, which the court then assessed and found justified granting an additional remission of €435.58 beyond what the agency had allowed, thus partially annulling the initial decision and ordering the further remission.

Regeste Legislator

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article R. 222-13 du code de justice administrative, Article 1, Article 2, Article 3; Housing Assistance Overpayment Debt Remission Appeal: The administrative court determined that while the misrepresentation constituted a false declaration, the paying agency did not contest the claimant's good faith, making them eligible for a discretionary total or partial remission based on their precarious financial situation, which the court then assessed and found justified granting an additional remission of €435.58 beyond what the agency had allowed, thus partially annulling the initial decision and ordering the further remission.

Mots-clés

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remise partielle aide financière perception indue d'indemnités de chômage chômage partiel décision partielle prétention en poursuite

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1.

This article orders the annulment of the challenged decision of the Caisse d'Allocations Familiales de la Moselle.

Article 2.

This article orders the granting of a partial debt waiver of 435.58 euros to M. B.

Article 3.

This article orders the notification of the judgment to the parties.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 octobre 2022, M. B doit être regardé comme demandant au Tribunal d'annuler la décision du 7 septembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Moselle lui a octroyé une remise partielle de sa dette d'aide au logement en laissant à sa charge la somme de 935,58 euros.

M. B soutient que la caisse d'allocations familiales de la Moselle a commis une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense en registré le 19 octobre 2022 la caisse d'allocations familiales de la Moselle conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitat ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Simon en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Simon a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. La caisse d'allocations familiales de la Moselle a mis à la charge de M. B une dette, d'un montant total de 2 436,14 euros, résultant d'un trop-perçu d'aide au logement pour la période de juillet 2020 à mai 2022. Par une décision en date du 7 septembre 2022, la caisse d'allocations familiales de la Moselle a accordé au requérant une remise partielle, laissant à sa charge la somme de 935,58 euros. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette décision et la remise gracieuse totale de sa dette.

2. Aux termes de l'article L 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement ainsi que les primes accordées aux bénéficiaires de ces aides afin qu'ils déménagent pour s'assurer des conditions de logement plus adaptées sont régies par le présent livre. Les aides personnelles au logement comprennent : 1° L'aide personnalisée au logement ; 2° Les allocations de logement :

a) L'allocation de logement familiale ;

b) L'allocation de logement sociale. ". Aux termes de l'article L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine () ". L'article R. 822-4 du même code, dans sa version applicable au présent litige, dispose que : " I. - Les ressources prises en compte s'entendent du total des revenus nets catégoriels retenus pour l'établissement de l'impôt sur le revenu selon le barème progressif, des revenus taxés à un taux proportionnel ou soumis à un prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu ainsi que des revenus perçus hors de France ou versés par une organisation internationale. () ".

L'article R. 822-15 de ce code, applicable à la date du présent litige, prévoit que : " Il n'est tenu compte ni des revenus d'activité professionnelle, ni des indemnités de chômage perçus par le bénéficiaire durant l'année civile de référence, lorsque celui-ci ou son conjoint est en chômage total depuis au moins deux mois consécutifs à la date d'effet de la demande ou pendant au moins deux consécutifs au cours de la période de paiement et s'il se trouve dans l'une des situations suivantes : () 3° Il perçoit l'allocation de solidarité spécifique prévue par les articles L. 5423-1 à L. 5423-3 du code du travail. / Les droits sont examinés sur cette nouvelle base à compter du premier jour du mois civil suivant celui au cours duquel sont intervenus le changement de situation, la cessation du versement ou la diminution du montant de l'allocation d'assurance, ou l'admission à l'allocation de solidarité spécifique. ".

Enfin, aux termes de l'article R. 825-3 dudit code : " Lorsqu'il est saisi d'une demande de remise gracieuse de dette relative à un trop-perçu au titre d'une aide personnelle au logement (), sans que soit contesté le bien-fondé de la dette, l'organisme payeur en accuse réception par tout moyen permettant de lui conférer date certaine, dans les quinze jours suivant la réception de la demande. / Le directeur de l'organisme payeur statue sur la demande de remise gracieuse après avis de la commission de recours amiable mentionnée à l'article R. 825-2. ".

3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une ou l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire. Pour l'examen de ces deux dernières conditions, le juge est ainsi conduit à substituer sa propre appréciation à celle de l'administration. Par ailleurs, il résulte de la combinaison des dispositions précitées que si l'autorité compétente a la faculté de procéder à la remise ou à la réduction de la dette de l'allocataire en cas de précarité financière du débiteur de bonne foi d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement, cette faculté ne peut s'exercer dans le cas où l'indu est imputable à une manœuvre frauduleuse ou à une fausse déclaration. Au nombre des fausses déclarations figurent les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l'allocataire dans l'exercice de son obligation déclarative de l'ensemble des ressources de toutes les personnes composant le foyer.

4. Il résulte de l'instruction que la dette d'aide personnalisée au logement mise à la charge de M. B par la caisse d'allocations familiales de la Moselle et dont l'intéressé sollicite la remise gracieuse totale, provient de ce que celui-ci a déclaré être au chômage sans indemnité pendant la période litigieuse alors qu'il était autoentrepreneur. Il ne pouvait donc bénéficier de la neutralisation totale de ses ressources. La caisse ne remet pas en cause sa bonne foi. Il peut donc prétendre à une remise gracieuse totale ou partielle en fonction de sa situation de précarité. Par les documents produits le requérant démontre être dans une situation financière qui justifie que lui soit remis une part supplémentaire de sa dette d'aide au logement.

5. En conséquence il y a lieu d'annuler la décision du 7 septembre 2022 de la caisse d'allocations familiales de la Moselle et remettre gracieusement à M B la somme de 435,58 euros à valoir sur sa dette d'aide au logement restant due.

D E C I D E :

Article 1. La décision du 7 septembre 2022 de la caisse d'allocations familiales de la Moselle est annulée.

Article 2. Il est remis gracieusement à M. B la somme de 435,58 euros à valoir sur sa dette d'aide au logement restant due.

Article 3. Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la Caisse d'allocations familiales de la Moselle.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juin 2023.

Le magistrat désigné,

H. SIMONLa greffière,

F. DOGUI

La République mande et ordonne au Ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE

STRASBOURG