Legislator Jurisprudence & Législation
2206285 Généré par l'IA

Residence Order Annulment for Lack of Prerequisite Obligation to Leave Order

Numéro de cause 2206285
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An individual sought the annulment of a 45-day residence order issued by the administrative authority, arguing that the order was improperly based on a prior obligation to leave the territory that had either not been issued or not validly notified. The court reasoned that because the administrative authority failed to produce evidence of the prerequisite obligation to leave the territory decision, the residence order, which explicitly relied on that provision, was legally unsupported and therefore must be annulled, also ordering the state to pay associated legal costs.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article R. 776-26 du code de justice administrative; Residence Order Annulment for Lack of Prerequisite Obligation to Leave Order: The court reasoned that because the administrative authority failed to produce evidence of the prerequisite obligation to leave the territory decision, the residence order, which explicitly relied on that provision, was legally unsupported and therefore must be annulled, also ordering the state to pay associated legal costs.

Mots-clés

Généré par l'IA
obligation de paiement frais administratifs ordre d'évacuation recours en annulation en droit de l'Union révocation de l'autorisation de séjour séjour illégal

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 761-1 du code de justice administrative
Cited in the dispositive (Article 2) to order the State to pay costs to the applicant.
article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
- elle n'est pas motivée, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'obligation de quitter le territoire français régulièrement notifiée.
article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
C pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
article R. 776-26 du code de justice administrative
En l'absence de la préfète de la Gironde ou de son représentant, l'instruction a été close après ces observations, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er : L'arrêté de la préfète de la Gironde du 28 novembre 2022 est annulé.

This is the operative part of the decision, annulling the challenged administrative act, based on the findings in the reasoning (though the specific legal ground, Art. L. 731-1 CESEDA, is not repeated here, the annulment itself is the final order).

Article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Although not explicitly repeated in the dispositive (Article 1), the entire basis for the annulment stems from the finding that the administrative decision violated this article (see point 3 of the reasoning).

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in the dispositive (Article 2) to order the State to pay costs to the applicant.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 novembre 2022, M. A B, représenté par Me Cazau, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 novembre 2022 par lequel la préfète de la Gironde l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- l'arrêté est signé par une autorité incompétente ;

- elle n'est pas motivée, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, faute notamment de mentionner que l'obligation de quitter le territoire français n'a pas été notifiée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'obligation de quitter le territoire français régulièrement notifiée.

La requête a été communiquée à la préfète de la Gironde, qui n'a pas produit d'observation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique du 2 décembre 2022.

En l'absence de la préfète de la Gironde ou de son représentant, l'instruction a été close après ces observations, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant algérien, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 novembre 2022 par lequel la préfète de la Gironde l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours.

2. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".

3. Si la décision attaquée vise une décision d'obligation de quitter le territoire français édictée le 18 octobre 2022 par la préfète de la Gironde à l'égard de M. B, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une telle décision ait été adoptée, la préfecture n'ayant pas produit cette pièce ni formulé la moindre observation en défense. Au demeurant, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée qu'elle trouverait un autre fondement que le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, M. B est fondé à soutenir que la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point précédent.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 28 novembre 2022 doit être annulé.

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'État, partie perdante, le versement à M. B d'une somme de 850 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté de la préfète de la Gironde du 28 novembre 2022 est annulé.

Article 2 : L'État versera à M. B une somme de 850 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié M. B et à la préfète de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.

Le magistrat désigné,

L. CLa greffière,

H. MALO

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,