Legislator Jurisprudence & Législation
2205184 Généré par l'IA

Rejection of Emergency Application to Compel Release of Police Surveillance Footage and Imposition of Fine for Abuse of Process

Numéro de cause 2205184
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An individual sought emergency measures, including the suspension of a municipal police chief's implicit refusal to release video surveillance recordings from a specific date and location, citing irreversible harm to their right of access under the security code and right to a fair trial due to a pending criminal complaint. The court rejected the request for suspension because the condition of urgency was not met, as the request for review was filed more than one month after the incident, exceeding the one-month retention period for video footage established by the security code unless specific judicial investigations were underway, which was not shown to be the case. Furthermore, due to the applicant's repeated submission of similar, previously rejected emergency requests, the court deemed the current application abusive and imposed a 500 euro fine.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 521-3 du code de justice administrative, article R. 741-12 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. M'Hamdi est rejetée; Rejection of Emergency Application to Compel Release of Police Surveillance Footage and Imposition of Fine for Abuse of Process: The court rejected the request for suspension because the condition of urgency was not met, as the request for review was filed more than one month after the incident, exceeding the one-month retention period for video footage established by the security code unless specific judicial investigations were underway, which was not shown to be the case. Furthermore, due to the applicant's repeated submission of similar, previously rejected emergency requests, the court deemed the current application abusive and imposed a 500 euro fine.

Mots-clés

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suspension de l'instruction abus de procédure commandant de police dénonciation pénale contrôle juridictionnel mesures de sécurité

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de M. M'Hamdi est rejetée.

This order rejects the main request, although it doesn't cite the specific substantive ground for the rejection (which relates to the lack of urgency under Art. L. 521-1 CJA mentioned in the reasoning, but not in the operative part).

Article R. 741-12 du code de justice administrative

This provision was applied to order the applicant to pay a fine for abusive proceedings.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

While the reasoning discusses this article as the basis for the suspension request, the operative part (Article 1) only states the rejection of the request without citing this procedural basis for the decision itself, so it is excluded based on strict application of the rule.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 juin 2022, M. A M'Hamdi, représenté par Me M'Hamdi, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite par laquelle le directeur de la police municipale de la ville d'Aix-en-Provence a refusé de lui transmettre les enregistrements vidéos qu'il a sollicités ;

2°) d'enjoindre au maire de la ville d'Aix-en-Provence de faire droit à sa demande d'accès et de copie des enregistrements vidéos sous astreinte de cent euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au maire de la ville d'Aix-en-Provence, ainsi qu'à son directeur de la protection des données et au centre de supervision de conserver les enregistrements sollicités jusqu'à ce qu'il soit statué au fond par une décision définitive des différentes juridictions administratives et jusqu'à l'issue de la procédure d'enquête du parquet et, le cas échéant, d'une information judiciaire ;

4°) de mettre à la charge de la ville d'Aix-en-Provence la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée dès lors qu'il existe un risque que les enregistrements soient détruits, ce qui porte atteinte de manière irréversible à son droit d'accès et de copie reconnu par l'article L. 253-5 du code de la sécurité intérieure ainsi qu'à son droit à un procès équitable et à son droit à un recours effectif garantis par les articles 1er, 3, 5, 6, 8, 9, 13 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la mesure où il a déposé une plainte pénale ;

- compte tenu de la demande d'accès et de copie des enregistrements qu'il a formulée et de la demande de référé conservatoire qu'il a présentée au tribunal, ces enregistrements n'ont pas encore été détruits ;

- sa demande formulée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative présente un caractère utile ;

- il existe un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée au regard des dispositions l'article 253-5 du code de la sécurité intérieure dès lors que l'accès aux enregistrements vidéos est de droit.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 21 juin 2022 sous le n° 2205122 par laquelle M. M'Hamdi demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision " et aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 de ce code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Aux termes de l'article L. 251-2 du code de la sécurité intérieure, l'enregistrement d'images prises sur la voie publique par le moyen de la vidéoprotection est réservé à une série de finalités limitativement définies, notamment pour assurer la protection des bâtiments et installations publics et de leurs abords, la sauvegarde des installations utiles à la défense nationale ou encore la prévention d'actes de terrorisme. Selon l'article L. 252-5 du code de la sécurité intérieure, hormis le cas d'une enquête de flagrant délit, d'une enquête préliminaire ou d'une information judiciaire, la durée de conservation des images ne saurait excéder un mois. En application de l'article L. 253-5 du code de la sécurité intérieure, le responsable du système de vidéoprotection doit faire droit à une demande d'accès par une personne intéressée aux enregistrements la concernant. Un refus d'accès peut toutefois être opposé, sur le fondement de l'article L. 253-5 du code précité, pour un motif tenant à la sûreté de l'Etat, à la défense, à la sécurité publique, au déroulement de procédures engagées devant les juridictions ou d'opérations préliminaires à de telles procédures ou au droit des tiers.

3. Par la présente requête, M. M'Hamdi demande au juge des référés d'ordonner la suspension de la décision implicite par laquelle le directeur de la police municipale d'Aix-en-Provence a rejeté sa demande du 13 avril 2022 de transmission d'enregistrements de vidéo-surveillance le filmant à l'angle de l'avenue Victor Hugo et du boulevard du Roi René ainsi qu'avenue Victor Hugo le 16 mars 2022 entre 10 heures 25 et 10 heures 45.

4. En l'espèce, et dès lors qu'il ne ressort pas des pièces fournies à l'appui de la requête de M. M'Hamdi que dans le cadre d'une enquête de flagrant délit, d'une enquête préliminaire ou d'une information judiciaire, la ville d'Aix-en-Provence a été saisie d'une réquisition de la part des services de police municipale et du procureur de la République auprès duquel M. M'Hamdi a déposé une plainte, le délai de conservation prévu par les dispositions précitées de l'article L. 252-5 du code de la sécurité intérieure est venu à échéance le 17 avril 2022. Ainsi, eu égard à la période de plus d'un mois qui s'est écoulée entre la date des faits en cause et la date à laquelle la requête a été enregistrée, la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. M'Hamdi doit être rejetée dans toutes ses conclusions.

Sur l'amende pour recours abusif :

6. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".

7. Dans les circonstances de l'espèce, et compte tenu de la multiplication des recours en référé présentés à des fins similaires, par M. M'Hamdi, rejetés pour les mêmes motifs, et du comportement de l'intéressé qui saisit de manière compulsive et répétée le tribunal administratif de Marseille, les présentes requêtes revêtent un caractère abusif. Il y a donc lieu d'infliger à M. M'Hamdi une amende pour recours abusif d'un montant de 500 euros.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. M'Hamdi est rejetée.

Article 2 : M. B est condamné à verser une amende pour requête abusive d'un montant de 500 euros en application des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur général des finances publiques des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement de l'amende.

Fait à Marseille, le 30 septembre 2022.

La présidente du tribunal,

Signé

P. Rousselle

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en cheffe,

La greffière