Legislator Jurisprudence & Législation
2202404 Généré par l'IA

Mayor v. Municipality on Expert Appointment for Dangerous Building Inspection

Numéro de cause 2202404
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

The Mayor of a municipality requested the administrative court to appoint an expert, pursuant to the Construction and Housing Code, to examine a specific building alleged to pose a danger to public safety. Citing the legal provisions allowing the competent authority to seek expert designation prior to issuing a safety order, the court reasoned that the claim regarding the building's collapse risk warranted the appointment of an expert to verify the facts, assess the state of the building and adjacent structures, and propose necessary measures to end the danger, ordering the designated architect to conduct the inspection within twenty-four hours of the order and report the findings promptly.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article R. 556-1 du code de justice administrative, article R. 531-1 du code de justice administrative, article R. 531-2 du code de justice administrative, article R. 621-3 du code de justice administrative, Article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation; Mayor v. Municipality on Expert Appointment for Dangerous Building Inspection: Citing the legal provisions allowing the competent authority to seek expert designation prior to issuing a safety order, the court reasoned that the claim regarding the building's collapse risk warranted the appointment of an expert to verify the facts, assess the state of the building and adjacent structures, and propose necessary measures to end the danger, ordering the designated architect to conduct the inspection within twenty-four hours of the order and report the findings promptly.

Mots-clés

Généré par l'IA
désignation d'un expert contrôle des travaux autorité administrative requête en nomination bâtiment public sécurité des bâtiments

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation

This article forms the legal basis cited by the applicant for requesting the appointment of an expert.

Article R. 556-1 du code de justice administrative

This article governs the procedure applicable to the request for expert designation made under Article L. 511-9 CCH.

Article R. 531-1 du code de justice administrative

This article specifies the simplified procedure (référé) applicable to requests for fact-finding by an expert without prior administrative decision.

Article R. 531-2 du code de justice administrative

This provision is cited in the dispositive (Article 2) to define the conditions under which the expert must perform their mission.

Article R. 621-3 du code de justice administrative

This provision dictates the procedure for the expert's swearing-in, as stated in Article 3 of the order.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2022, le maire de la commune de Chartres (28) demande au juge des référés de nommer un expert, en application des dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation aux fins d'examiner l'état de l'immeuble situé 3-5-7-9 rue Félibien à Chartres, cadastré section AY n° 26.

Il soutient que le bâtiment en cause situé 3-5-7-9 rue Félibien à Chartres, dont M. C E et Mme B A sont propriétaires, présente un péril pour la sécurité publique.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation : " Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. " Selon l'article R. 511-2 de ce code : " Lorsque l'autorité compétente demande à la juridiction administrative la désignation d'un expert en vertu de l'article L. 511-9, il est fait application des dispositions du chapitre 1er du titre III du livre V du code de justice administrative et de l'article R. 556-1 du même code. ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 556-1 du code de justice administrative : " Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l'article L. 129-3 du code de la construction et de l'habitation ou de l'article L. 511-9 du même code, d'une demande tendant à la désignation d'un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l'article

R. 531-1. ".

3. Enfin, aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. Il peut, à cet effet, désigner une personne figurant sur l'un des tableaux établis en application de l'article R. 221-9. Il peut, le cas échéant, désigner toute autre personne de son choix. Avis en est donné immédiatement aux défendeurs éventuels. ".

4. Le maire de la commune de Chartres fait valoir que le bâtiment situé 3-5-7-9 rue Félibien, cadastré section AY n° 26, dont M. C E et Mme B A sont propriétaires, présente un péril pour la sécurité publique compte-tenu des risques d'effondrement. Par suite, il y a lieu de procéder à la désignation d'un expert.

O R D O N N E :

Article 1er : M. F D, architecte, demeurant 89 rue de Chartres à Morancez (28630), est désigné en qualité d'expert en vue de procéder aux constatations suivantes :

- dans les vingt-quatre heures suivant l'intervention de la présente ordonnance, se rendre sur les lieux, examiner le bâtiment, dresser constat de l'état des bâtiments mitoyens ;

- donner son avis sur l'état du bâtiment et sur la gravité du péril qu'il représente ;

- le cas échéant, proposer les mesures provisoires de nature à faire cesser le risque de péril pour la sécurité publique.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles énumérés à l'article R. 531-2 du code de justice administrative.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : Le constat aura lieu en présence d'un représentant de la commune de Chartres, de M. C E et Mme B A, les propriétaires.

/

Article 5 : L'expert avertira le maire de la commune et les propriétaires par tous moyens utiles des jours et heures de la visite de l'immeuble prévue à l'article 1er.

Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans les plus brefs délais. Des copies seront notifiées par l'expert au maire et aux propriétaires. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par le demandeur et les personnes intéressées.

Article 7 : Les frais et honoraires de l'expert seront mis à la charge de la personne ou des personnes désignées par l'ordonnance par laquelle le président du tribunal procédera à leur liquidation et taxation.

Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Chartres, à M. C E et à Mme B A, les propriétaires, et à M. F D, l'expert.

Fait à Orléans, le 11 juillet 2022.

Le juge des référés,

Guy QUILLÉVÉRÉ

La République mande et ordonne à la préfète de l'Eure-et-Loir en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.RC