Legislator Jurisprudence & Législation
2102300 Généré par l'IA

Enforcement of Administrative Judgment Against Prefect

Numéro de cause 2102300
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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The petitioner sought enforcement of a prior administrative tribunal judgment from January 24, 2020, which had annulled the implicit rejection of her residence permit application and ordered the prefect to re-examine it within one month, granting a provisional stay in the interim. The court found that the prefect had failed to execute the prior judgment despite no change in the facts or law, and in accordance with judicial review provisions, it ordered the prefect to execute the prior judgment within fifteen days or face a penalty of 100 euros per week until compliance, and further ordered the State to pay the petitioner 500 euros for legal costs.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 921-6 du code de justice administrative, article L. 911-4 du code de justice administrative, Article 1er; Enforcement of Administrative Judgment Against Prefect: The court found that the prefect had failed to execute the prior judgment despite no change in the facts or law, and in accordance with judicial review provisions, it ordered the prefect to execute the prior judgment within fifteen days or face a penalty of 100 euros per week until compliance, and further ordered the State to pay the petitioner 500 euros for legal costs.

Mots-clés

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exécution administrative contrôle juridictionnel autorisations de séjour commandement de payer titre exécutoire européen expulsion d'un logement

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

The court orders a penalty (astreinte) against the Prefect for non-execution of the previous judgment.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

The State is ordered to pay a sum of 500 euros to Ms. A for costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 1801977 du 24 janvier 2020, le tribunal administratif de Nice a, en premier lieu, annulé la décision par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a implicitement rejeté la demande de titre de séjour de Mme B A et, en second lieu, enjoint à cette même autorité de procéder au réexamen de cette demande, dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce jugement et, dans l'attente, de lui accorder une autorisation provisoire de séjour.

Par un mémoire enregistré le 25 mai 2021, Mme B A, représentée par

Me Ciccolini, demande au tribunal :

1°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1801977 du 24 janvier 2020 du tribunal administratif de Nice sans délai et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance n° 2102300 du 4 mai 2021, la présidente du tribunal administratif a décidé de l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement du tribunal administratif n° 1801977 du 24 janvier 2020.

Le préfet des Alpes-Maritimes, à qui l'ordonnance du 4 mai 2021 a été notifiée, n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le jugement n° 1801977 du 27 janvier 2020.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 mars 2023 :

- le rapport de Mme Chevalier, conseillère,

- et les conclusions de M. Ringeval, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".

2. Par jugement n° 1801977 du 24 janvier 2020 notifié le 28 janvier 2020 au préfet des Alpes-Maritimes, le tribunal administratif de Nice a enjoint à cette autorité administrative de procéder au réexamen de la demande d'admission au séjour présentée par Mme A dans le délai d'un mois à compter de la notification de ce jugement et, dans l'attente, de munir Mme A d'une autorisation provisoire de séjour.

3. Il résulte de l'instruction qu'à la date de la présente décision, le préfet des Alpes-Maritimes, qui n'invoque aucun changement dans les conditions de fait et de droit relatives à la situation de Mme A, n'a pas pris les mesures propres à assurer l'exécution du jugement n° 1801977 du 24 janvier 2020.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes, à défaut pour ce dernier de justifier de l'exécution du jugement n° 1801977 du 24 janvier 2020 dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, une astreinte de 100 euros par semaine jusqu'à la date à laquelle le jugement n° 1801977 aura reçu exécution.

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 500 euros au profit Mme A.

D E C I D E :

Article 1er : Une astreinte est prononcée à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes s'il ne justifie pas avoir, dans les quinze jours suivant la notification du présent jugement, exécuté le jugement du tribunal administratif n° 1801977 du 24 janvier 2020 et jusqu'à la date de cette exécution.

Le taux de cette astreinte est fixé à 100 (cent) euros par semaine, à compter de l'expiration du délai de quinze jours suivant la notification du présent jugement.

Article 2 : Le préfet des Alpes-Maritimes communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter le jugement mentionné à l'article 1.

Article 3 : L'Etat versera à Mme A une somme de 500 (cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 8 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Emmanuelli, président,

Mme Chevalier, conseillère,

Mme Bergantz, conseillère,

assistés de M. Cremieux, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2023.

La rapporteure,

Signé

C. CHEVALIER

Le président,

Signé

O. EMMANUELLILe greffier,

Signé

D. CREMIEUX

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Le greffier