Legislator Jurisprudence & Législation
464560 ECLI:FR:CECHS:2022:464560.20220718 Généré par l'IA

Council of State Declines Referral of Repeated Constitutional Question on Public Service Law

Numéro de cause 464560
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A local authority requested the referral of a priority question of constitutionality to the Constitutional Council regarding Article 47 of the 2019 public service transformation law, alleging it disproportionately infringed upon the free administration of local authorities and contractual freedom without adequate justification in the public interest. The Council of State declined to make the referral because it had already referred the identical question, raised by several other municipalities, to the Constitutional Council under a prior decision, citing the administrative justice code provision that prevents the Council of State from submitting a question already being reviewed by the Constitutional Council for the same reasons.

Regeste Legislator

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article R. 771-18 du code de justice administrative, Article 1er; Council of State Declines Referral of Repeated Constitutional Question on Public Service Law: The Council of State declined to make the referral because it had already referred the identical question, raised by several other municipalities, to the Constitutional Council under a prior decision, citing the administrative justice code provision that prevents the Council of State from submitting a question already being reviewed by the Constitutional Council for the same reasons.

Mots-clés

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service public constitutionnalité état requérant administration de la justice collectivité locale État social

Dispositions légales citées

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article R. 771-18 du code de justice administrative
This procedural article was the basis for the decision not to refer the QPC because the Council of State was already examining the same question.
Article 1er
The court explicitly ordered that there is no need to refer the question of constitutional priority raised by the municipality of Gennevilliers.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

The court explicitly ordered that there is no need to refer the question of constitutional priority raised by the municipality of Gennevilliers.

Article R. 771-18 du code de justice administrative

This procedural article was the basis for the decision not to refer the QPC because the Council of State was already examining the same question.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par un mémoire distinct, enregistré le 31 mai 2022, la commune de Gennevilliers demande au Conseil d'Etat, en application de l'article 23-5 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 et à l'appui de sa requête contre la décision du 11 mai 2022 par laquelle le Premier ministre a implicitement rejeté la demande du maire de Gennevilliers tendant à l'abrogation de l'article 1er du décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, de renvoyer au Conseil constitutionnel la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des dispositions de l'article 47 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la Constitution ;

- l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 ;

- la décision nos 462193, 462194, 462195, 462196 du Conseil d'Etat statuant au contentieux du 1er juin 2022 ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Cécile Isidoro, conseillère d'Etat,

- les conclusions de Mme Marie-Gabrielle Merloz, rapporteure publique ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article 23-5 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel : " Le moyen tiré de ce qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution peut être soulevé () à l'occasion d'une instance devant le Conseil d'Etat () ". Il résulte des dispositions de ce même article que le Conseil constitutionnel est saisi de la question prioritaire de constitutionnalité à la triple condition que la disposition contestée soit applicable au litige ou à la procédure, qu'elle n'ait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel, sauf changement des circonstances, et que la question soit nouvelle ou présente un caractère sérieux.

2. Aux termes de l'article R. 771-18 du code de justice administrative : " Le Conseil d'Etat n'est pas tenu de renvoyer au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité mettant en cause, par les mêmes motifs, une disposition législative dont le Conseil constitutionnel est déjà saisi. En cas d'absence de transmission pour cette raison, il diffère sa décision jusqu'à l'intervention de la décision du Conseil constitutionnel ".

3. La commune de Gennevilliers demande au Conseil d'Etat de renvoyer au Conseil constitutionnel la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des dispositions de l'article 47 de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, dont elle soutient qu'elles portent à la libre administration des collectivités territoriales et à la liberté contractuelle une atteinte disproportionnée que ne justifie aucun motif d'intérêt général.

4. Par sa décision nos 462193, 462194, 462195, 462196 du 1er juin 2022, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a renvoyé au Conseil constitutionnel la même question prioritaire de constitutionnalité, posée par les communes de Bonneuil-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Ivry-sur-Seine et Vitry-sur-Seine et enregistrée au greffe du Conseil constitutionnel sous le n° 2022-1006 QPC. Par suite, en application de l'article R. 771-18 du code de justice administrative, il n'y a pas lieu de renvoyer la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par la commune de Gennevilliers.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de renvoyer la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par la commune de Gennevilliers.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Gennevilliers, au ministre de l'intérieur et des outre-mer, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au ministre de la transformation et de la fonction publiques.

Copie en sera adressée au Conseil constitutionnel et à la Première ministre.

Délibéré à l'issue de la séance du 23 juin 2022 où siégeaient : M. Christian Fournier, conseiller d'Etat, présidant ; M. Stéphane Verclytte, conseiller d'Etat et Mme Cécile Isidoro, conseillère d'Etat-rapporteure.

Rendu le 18 juillet 2022.

Le président :

Signé : M. Christian Fournier

La rapporteure :

Signé : Mme Cécile Isidoro

La secrétaire :

Signé : Mme Nathalie Martinez-Casanova