Litigant v. Chamber of Commerce and Industry (Supreme Administrative Court Appeal Admissibility)
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA litigant sought damages from a Chamber of Commerce and Industry (CCI) for moral harassment and professional illness, with the administrative tribunal initially awarding a small sum for harassment while rejecting the illness claim, which was then overturned by the administrative court of appeal, which annulled the harassment award and rejected all claims against the CCI. The Supreme Administrative Court declined to admit the litigant's appeal, reasoning that none of the arguments presented—including allegations of procedural irregularity due to the court's failure to communicate a late filing and insufficient reasoning regarding the harassment facts—were serious enough to warrant further review under the rules governing the admissibility of cassation appeals.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L.761-1 du code de justice administrative, article L. 822-1 du code de justice administrative, Article 1er; Litigant v. Chamber of Commerce and Industry (Supreme Administrative Court Appeal Admissibility): The Supreme Administrative Court declined to admit the litigant's appeal, reasoning that none of the arguments presented—including allegations of procedural irregularity due to the court's failure to communicate a late filing and insufficient reasoning regarding the harassment facts—were serious enough to warrant further review under the rules governing the admissibility of cassation appeals.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article states the final decision to reject the appeal (pourvoi non admis).
Cited as the procedural basis defining the criteria for the non-admission of the appeal.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Mme D C a demandé au tribunal administratif de Rennes de condamner la chambre de commerce et d'industrie (CCI) Métropolitaine Bretagne Ouest ou, à défaut, la CCI de Bretagne à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation du préjudice moral causé par le harcèlement moral qu'elle estime avoir subi, ainsi que, après avoir ordonné une expertise, la somme de 100 000 euros en réparation des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux subis du fait de sa maladie professionnelle. Par un jugement n° 1801906 du 3 décembre 2020, le tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande de Mme C aux fins d'expertise et d'indemnisation des préjudices résultant de sa maladie professionnelle comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître, et a condamné la CCI de Bretagne à lui verser la somme de 6 000 euros en réparation du préjudice résultant du harcèlement moral subi.
Par un arrêt n° 21NT00330 du 25 mars 2022, la cour administrative d'appel de Nantes a, sur appel de la CCI de Bretagne, annulé le jugement du tribunal administratif de Rennes en tant qu'il l'avait condamnée à verser à Mme C la somme de 6 000 euros en réparation du préjudice résultant du harcèlement moral que celle-ci alléguait avoir subi, rejeté la demande de Mme C tendant à la condamnation de la CCI de Bretagne à lui verser une indemnité en réparation de ce préjudice et rejeté les conclusions présentées par Mme C par voie d'appel incident.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 mai et 17 août 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme C demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de la CCI de Bretagne la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 ;
- l'arrêté du 25 juillet 1997 relatif au statut du personnel de l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, des chambres régionales de commerce et d'industrie et des groupements interconsulaires ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Elise Adevah-Poeuf, maître des requêtes,
- les conclusions de M. A B de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Fabiani, Luc-Thaler, Pinatel, avocat de Mme C ;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, Mme C soutient que la cour administrative d'appel de Nantes :
- l'a entaché d'irrégularité faute de lui avoir communiqué un mémoire produit par la CCI de Bretagne postérieurement à la clôture de l'instruction et d'avoir rouvert celle-ci, en méconnaissance des articles R. 611-1 et R. 613-3 du code de justice administrative ;
- l'a insuffisamment motivé et a commis une erreur de droit en ne tenant pas compte de l'ensemble des faits qu'elle avait invoqués au titre du harcèlement moral.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
Article 1er : Le pourvoi de Mme C n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme D C.
Copie en sera adressée à la chambre de commerce et d'industrie de Bretagne.