Legislator Jurisprudence & Législation
462654 ECLI:FR:CECHS:2023:462654.20230106 Généré par l'IA

Captain v. Army Regiment Commander (Disciplinary Sanction Annulment)

Numéro de cause 462654
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An army captain sought the annulment of a disciplinary sanction—seven days of arrest with a six-month suspension—imposed by his regiment commander for mismanagement during an exercise, which included failing to ensure troops respected restrictions on entering a civilian-occupied zone, ignoring repeated fire safety instructions, and disregarding prior infraction notices. The court rejected the appeal, reasoning that the officer admitted to the core facts concerning the incursion onto restricted ground without ensuring compliance with safety directives, and failed to seriously contest the materiality or fault inherent in the other established violations, thus affirming that the facts justified the imposed penalty and that no abuse of power was demonstrated.

Regeste Legislator

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article R. 351-2 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. D est rejetée; Captain v. Army Regiment Commander (Disciplinary Sanction Annulment): The court rejected the appeal, reasoning that the officer admitted to the core facts concerning the incursion onto restricted ground without ensuring compliance with safety directives, and failed to seriously contest the materiality or fault inherent in the other established violations, thus affirming that the facts justified the imposed penalty and that no abuse of power was demonstrated.

Mots-clés

Généré par l'IA
droit disciplinaire militaire abus de pouvoir insoumission à une décision de l'autorité motifs valables annulation du congé ordres de marche militaires

Dispositions légales citées

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article R. 351-2 du code de justice administrative
codedejusticeadministrative
Article 1er : La requête de M. D est rejetée
This article constitutes the final order rejecting the applicant's claim.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

This article constitutes the final order rejecting the applicant's claim.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2100974 du 24 mars 2022, enregistrée le 25 mars 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 30 avril 2021 au greffe de ce tribunal, présenté par M. B D. Par cette requête, M. D demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 1er avril 2021 du chef de corps du 1er régiment d'infanterie lui infligeant la sanction de sept jours d'arrêts, assortis de six mois de sursis.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la défense ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Alexis Goin, auditeur,

- les conclusions de M. A C de Vendeuil, rapporteur public ;

Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier que M. D, capitaine dans l'armée de terre, a participé à l'organisation d'un exercice au mois de janvier 2021 au camp de Mourmelon. Par la décision attaquée du 1er avril 2021, le chef de corps du 1er régiment d'infanterie lui a infligé la sanction de sept jours d'arrêts, assortis de six mois de sursis, en raison des manquements qui lui étaient reprochés dans la conduite de cet exercice.

2. En premier lieu, d'une part, il résulte des propres écritures de M. D, que, lors d'une manœuvre tactique, des éléments de son régiment ont pénétré sur un site alors occupé par des civils et dans lequel les actions de combat n'étaient pas permises, le requérant ne soutenant pas à cet égard qu'il aurait signalé cette restriction aux militaires participant à la manœuvre et veillé à son respect. D'autre part, M. D ne conteste pas sérieusement le caractère fautif, ni au demeurant la matérialité, des faits mentionnés dans le bulletin de sanction, tenant à ce qu'il n'a pas suivi les consignes, relatives notamment à la sécurité contre l'incendie, qui lui ont été répétées à plusieurs reprises, ni n'a fait évoluer son comportement à la suite d'une fiche d'infraction établie par le chef de corps du 51ème régiment d'infanterie. Enfin, s'il conteste le caractère fautif de faits tenant au respect des règles sanitaires et de mesures environnementales, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces éléments auraient motivé la sanction qui lui a finalement été infligée. Par suite, M. D n'est pas fondé à soutenir que les faits justifiant la sanction qui lui a été infligée ne sont pas constitutifs d'une faute.

3. En second lieu, le détournement de pouvoir allégué par M. D n'est pas établi.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B D et au ministre des armées.

Délibéré à l'issue de la séance du 7 décembre 2022 où siégeaient : M. Olivier Japiot, président de chambre, présidant ; M. Benoît Bohnert, conseiller d'Etat et M. Alexis Goin, auditeur-rapporteur.

Rendu le 6 janvier 2023.

Le président :

Signé : M. Olivier Japiot

Le rapporteur :

Signé : M. Alexis Goin

La secrétaire :

Signé : Mme Pierrette Kimfunia