Legislator Jurisprudence & Législation
461575 ECLI:FR:CECHS:2023:461575.20230320 Généré par l'IA

Refusal of Nationality Acquisition Due to Lack of Assimilation

Numéro de cause 461575
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A request was made to annul a decree refusing the acquisition of French nationality by marriage, based on the applicant's failure to demonstrate assimilation into French society, as required by the Civil Code. The court upheld the decree, finding that evidence from interviews revealed the applicant displayed a notable ignorance of the essential values and principles of French society, thereby justifying the executive branch's decision, under the relevant law, to oppose the naturalization declaration due to a lack of assimilation.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article 21-2 du code civil, article 21-4 du code civil, Article 1er; Refusal of Nationality Acquisition Due to Lack of Assimilation: The court upheld the decree, finding that evidence from interviews revealed the applicant displayed a notable ignorance of the essential values and principles of French society, thereby justifying the executive branch's decision, under the relevant law, to oppose the naturalization declaration due to a lack of assimilation.

Mots-clés

Généré par l'IA
nationalité annulation de la naturalisation naturalisation facilitée opposition au mariage citoyenneté de l'Union interdiction de l'expulsion des nationaux

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 21-4 du code civil

This article provides the legal basis for the Government to oppose the acquisition of French nationality for reasons of lack of assimilation, which was the basis for rejecting the request.

Article 1er

This article contains the operative order rejecting the applicant's request.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme C A demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir le décret du 3 janvier 2022 lui refusant l'acquisition de la nationalité française.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme B de Margerie, conseillère d'Etat,

- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article 21-2 du code civil, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " L'étranger ou apatride qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de quatre ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu'à la date de cette déclaration la communauté de vie tant affective que matérielle n'ait pas cessé entre les époux depuis le mariage et que le conjoint français ait conservé sa nationalité ". Aux termes de l'article 21-4 du même code : " Le Gouvernement peut s'opposer par décret en Conseil d'Etat, pour indignité ou défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai de deux ans à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l'article 26 ".

2. Mme A, ressortissante israélo-américaine, a souscrit le 28 octobre 2019, une déclaration d'acquisition de la nationalité française à raison de son mariage avec un ressortissant français. Par le décret attaqué, le Premier ministre s'est opposé à l'acquisition de la nationalité française au motif que l'intéressée ne pouvait être regardée comme assimilée à la communauté française.

3. Il ressort des éléments versés au dossier, notamment des propos qu'elle a tenus au cours des entretiens menés par les fonctionnaires de la préfecture de l'Essonne chargés de l'instruction de son dossier, que Mme A adopte un mode de vie caractérisé par une méconnaissance et une ignorance des valeurs et principes essentiels de la société française. Dans ces conditions, le Premier ministre n'a pas fait une inexacte application de l'article 21-4 du code civil en estimant que Mme A ne pouvait être considérée comme assimilée à la société française et en s'opposant, par suite, à ce qu'elle acquière la nationalité française.

4. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation pour excès de pouvoir du décret du 3 janvier 2022 lui refusant l'acquisition de la nationalité française.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme C A et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.