Swiss Meat Producers' Ruinous Price Crisis
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court addressed an urgent interpellation concerning the ruinous price situation for Swiss meat producers, who were facing catastrophic financial consequences due to falling market prices and static production costs. The court acknowledged the severe crisis, particularly on the pork market, where prices had fallen to 1960s levels while production costs remained high. The government indicated that while direct price intervention was not feasible, measures like reducing import duties on fodder and maintaining export support were being implemented or considered to alleviate the burden on producers. The discussion highlighted the complex interplay of market liberalization, changing consumption habits, and the need for production to adapt to demand.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 66 al. 1 LTF; Swiss Meat Producers' Ruinous Price Crisis: The court acknowledged the severe crisis, particularly on the pork market, where prices had fallen to 1960s levels while production costs remained high. The government indicated that while direct price intervention was not feasible, measures like reducing import duties on fodder and maintaining export support were being implemented or considered to alleviate the burden on producers. The discussion highlighted the complex interplay of market liberalization, changing consumption habits, and the need for production to adapt to demand.
Schlagwörter
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertUsed to determine the costs of the proceedings.
Volltext
4. Oktober 1995 1019 Dringliche Interpellation Frick
Cela me fait dire - puisque vous voulez à tout prix que je entre l'Italie et la Suisse, ainsi qu'avec l'Espagne et le Portu-
passe aux aveux, Monsieur Bühler - que le niveau actuelle- gal. Ces conditions de transformation ne pourront être aban-
ment atteint ne représente certainement pas le plafond des données qu'au moment où nous aurons réalisé, si jamais
plafonds de la capacité d'accueil jusqu'à laquelle nous pou- nous le réalisons un jour, la libre circulation des personnes
vons aller. Je pense qu'il faut admettre, à certaines conditions avec l'ensemble de l'Union européenne. Cela est une condi-
et pour certains étrangers - pas n'importe lesquels -, qu'il y tion qui demeure évidente.
a encore de la place dans nos coeurs et dans nos esprits. Enfin, je pense que nous devons nous rendre compte que
J'aimerais insister sur ce que c'est que ce régime nouveau de cette politique des étrangers, indépendamment du fait qu'elle
séjour de courte durée que nous souhaiterions introduire intéresse vivement la population, n'est pas simple à expli-
dans la nouvelle législation, mais le Conseil fédéral n'a en- quer. C'est la raison pour laquelle, dans le sens du souhait
core pris aucune décision dans ce domaine. Il est différent du d'information que M. Bühler a exprimé, je pense que si nous
régime saisonnier dans la mesure où il permet davantage de parvenons à la fin de la consultation sur le rapport Arbenz, à
flexibilité. Il va dans le bon sens. Il est lié à un contrat de tra- la fin de ce mois, comme il est prévu, il sera opportun pour le
vail, naturellement, mais ce contrat de travail qui, pour le sai- Conseil fédéral de ne pas attendre de dépouiller l'ensemble
sonnier, est très précisément défini, l'est d'une manière plus des réflexions pour s'exprimer ensuite sur la politique qu'il va
souple, plus ouverte dans la réforme du séjour de courte du- choisir, mais qu'il puisse déjà, dans cette phase de réception
rée. J'insiste: contrat de travail il doit y avoir, mais dans le sé- des informations et de la consultation, faire de l'information à
jour de courte durée il est plus souple et plus adapté. Il n'y a l'ensemble de la population sur ce qui est ressenti dans les
pas, dans le nouveau régime de courte durée, l'obligation de milieux de l'économie et dans les milieux de la vie publique
quitter la Suisse pour trois mois par année civile, ce qui est le suisse.
cas pour le séjour des saisonniers. Ce statut prépare donc à De toute façon, il est bien clair que le rythme que certains
davantage de libéralisation. auteurs d'initiatives voudront donner eux-mêmes au traite-
Qu'est-ce que j'observe actuellement? J'observe qu'on ap- ment du problème des étrangers, nous ne le commanderons
pelle saisonnier, faute d'un autre contrat, un travailleur étran- pas et que nous avons tout intérêt, dès lors, en matière d'in-
ger qui n'occupe en réalité pas une fonction saisonnière. formation, à prendre les devants et à donner les informations
Bien qu'il puisse y avoir de véritables saisonniers dans le gé- qui s'imposent. Encore faut-il que nous ayons partiellement
nie civil et le bâtiment, et surtout dans l'hôtellerie, le tourisme, mieux articulé notre politique en général.
et la restauration. Faute d'un régime adapté qui, précisé-
ment, pourrait être celui de courte durée, on est obligé de
créer en quelque sorte des faux saisonniers. Il faut tâcher de
dépasser ce stade et se rendre compte honnêtement qu'il y
aura toujours des activités saisonnières, authentiquement #ST# 95.3374
saisonnières dans notre économie - j'en ai cité deux exem-
ples - et que l'on a, à part cela, des activités qui ne sont pas Dringliche Interpellation Frick
liées strictement à la saison ou au temps qu'il fait, mais aussi Ruinöse Preissituation für die
à des variations pour lesquelles il est opportun de disposer Schweizer Fleischproduzenten
de ce régime de courte durée qui n'est pas lié à une activité
effectivement saisonnière, et qui est donc plus souple et qui Interpellation urgente Frick
constitue un tout petit pas dans la voie des libéralisations Producteurs suisses de viande.
auxquelles il faudra bel et bien procéder. Effondrement du marché
Je m'empresse de le dire - car M. Brandii exprimait une cer-
taine inquiétude -, ce nouveau statut du séjour de courte du-
rée, s'il est introduit, ne devrait pas l'être pour créer une sorte
de captation des forces de travail étrangères par les régions Wortlaut der Interpellation vom 19. September 1995
de plaine, par les régions hyperindustrielles, qui gagneraient Der Absatz der Schweizer Fleischproduktion ist auf einem
ainsi des facilités de recrutement au seul détriment des ré- Tiefstand angelangt. Sowohl was die abgesetzten Fleisch-
gions plus ingrates, notamment des régions de montagne. Il mengen betrifft, als auch was die Fleischpreise betrifft. So
est bien évident que si l'on maintient le régime saisonnier en- sind zum Beispiel die Preise, welche die Produzenten für
core pour une année, par exemple, ou que si l'on introduit ce Schweinefleisch erhalten, auf das Niveau der sechziger
séjour de courte durée dans les six mois qui viennent, dans Jahre gesunken. Umgekehrt sind die Produktionskosten in
l'un et l'autre cas on continuera à tenir largement compte de den letzten Jahren kaum gesunken und insbesondere die
la situation des régions de montagne, comme nous l'avons Futtermittelpreise (Getreide- und Eiweissfutter) fast unverän-
fait jusqu'à maintenant. Nous le ferons non seulement dans dert hoch.
la politique régionale que nous conduisons, qui est une poli- In sehr vielen Fällen decken die Fleischpreise die Produk-
tique favorable aux régions de montagne à juste titre, mais tionskosten bei weitem nicht mehr. Die Situation für viele
aussi dans l'attribution des contingents qui, jusqu'à mainte- Landwirte ist deprimierend. Die finanziellen Folgen sind kata-
nant, s'agissant des saisonniers, favorisait à juste titre les ré- strophal, und viele Landwirte stehen als Fleischproduzenten
gions de montagne. Qu'il suffise que je vous rappelle que les vordem Ruin.
Grisons disposaient et disposent actuellement du contingent Die Liberalisierung des Handels zeitigt damit viel grössere
de saisonniers le plus élevé de Suisse, actuellement 18 500 und schnellere Auswirkungen, als wir alle erwarteten. Sie
saisonniers; Berne, autre canton partiellement alpin, 13 500 werden verstärkt durch andere Faktoren, wie Änderung der
saisonniers; le Valais, partiellement alpin, 12800 saison- Konsumgewohnheiten, Rückgang des Tourismus und ande-
niers. Ce sont là des données reflétant une économie, ce ne res mehr. Handlungsbedarf ist dringend angezeigt, um die
sont pas des données que nous pouvons artificiellement, de negativen Folgen abzufedern.
Berne, en quelque sorte unilatéralement modifier. Wir fragen daher den Bundesrat an:
J'aimerais insister, à ce point de ma réflexion, sur les remar- 1. Teilt der Bundesrat die Auffassung, dass aufgrund der
ques qu'a faites Mme Weber Monika, et sur le fait, en particu- heutigen Verkaufspreise für Nutz- und Schlachttiere (insbe-
lier, que nous devons orienter d'une manière générale notre sondere Rindvieh und Schwein) und der wirtschaftlichen
politique des étrangers vers davantage d'intégration euro- Situation ein Handlungsbedarf zugunsten der Landwirtschaft
péenne, que cela nous prépare à petits pas là où nous pou- besteht, um die negativen Folgen abzufedern?
vons le faire avec un minimum de chance de réussite, à des 2. Ist der Bundesrat bereit, Massnahmen zu ergreifen, um die
modifications et à des accélérations qu'il s'agira de savoir en- Härten für die Fleischproduzenten zu mildern und abzufe-
clencher le moment venu. dern?
Quant à la transformation des permis saisonniers en permis 3. Welche Möglichkeiten bestehen insbesondere, um die
annuels, je rappelle à M. Brandii que c'est réglé dans l'accord Futterimporte zu verbilligen oder die Fleischpreise an der
Interpellation urgente Frick 1020 4 octobre 1995
Grenze zu stützen? Ist er bereit, andere Massnahmen zu tref- Wie stark die Preise gefallen sind, das habe ich selber erlebt,
fen, welche rasch greifen und Wirkung zeigen? als ich vor zehn Tagen, aufs Wochenende, selber Schweins-
koteletten kaufen ging. Ich musste noch etwa 1 Franken pro
Texte de l'interpellation du 19 septembre 1995 100 Gramm bezahlen. Ich bin dann an der Kasse am Katzen-
L'écoulement de la viande et de produits carnés suisses sur futter vorbeigekommen und habe jene Preise gesehen. Kat-
le marché est au plus bas, tant sur le plan quantitatif qu'en ce zenfutter kostet pro 100 Gramm rund Fr. 1.30; es besteht
qui concerne les prix. Ainsi, les prix que les producteurs ob- also die groteske Situation, dass die Katzen heute teurer es-
tiennent pour la viande de porc sont tombés au niveau des sen als die Menschen. Da kann vieles nicht mehr stimmen.
années soixante. En revanche, le coût de la production n'a Die Frage nach der Ursache für den Preiszerfall ist schon
guère baissé ces dernières années; notamment les prix du schwieriger zu beantworten. Tatsache ist, dass sich die
fourrage (fourrage à base de céréales et concentrés azotés) Schweizer Preise für Vieh und Schlachttiere an die EU-
n'ont presque pas baissé. Preise angeglichen haben, was mehrere Ursachen hat. Nie-
Dans de nombreux cas, le prix de la viande ne couvre plus, mand kann sie genau quantifizieren. Ein Grund ist sicher die
et de loin, le coût de la production. La situation est dépri- Änderung der Konsumgewohnheiten, vielleicht auch das
mante pour de nombreux agriculteurs. Les conséquences fi- Ausbleiben von Touristen. Ein sehr wichtiger Grund sind die
nancières sont catastrophiques et de nombreux producteurs Importzunahmen aus dem Ausland. Wenn die Importe zu-
de viande sont au bord de la ruine. nehmen, dann gleichen sich die Preise an. Das wird sich in
La libéralisation des échanges a des effets beaucoup plus den nächsten Monaten sicher nicht ändern, weil die Schweiz
considérables et plus rapides que nous ne l'avions prévu. ja verpflichtet ist, zusätzliches Fleisch aus dem Ausland zu
Ses effets sont amplifiés par d'autres facteurs tels que la mo- importieren. Die Folgen sind, dass die Fleischproduzenten -
dification des habitudes de consommation, la crise du tou- kleine Bauern und grössere Produzentenbetriebe - vor dem
risme, etc. Il est urgent d'agir pour parer à ces inconvénients. Ruin stehen und nicht weitermachen können. Die Produktion
Nous demandons au Conseil fédéral de répondre aux ques- ist defizitär. Wenn der Züchter das Jungschwein kauft und es
tions suivantes: mästet, ist der Verkaufspreis für das Schwein tiefer als der
1. Est-il aussi d'avis qu'il est nécessaire d'agir en faveur des Preis für den Einkauf des Jungtieres plus die Kosten für das
agriculteurs afin de parer aux répercussions de la situation Futter. Er erhält nichts für den Stall, nichts für die Arbeit,
économique actuelle et du niveau des prix de vente des ani- nichts für den Tierarzt usw. Diese Situation müssen wir jetzt
maux de rente et de boucherie (notamment des bovins et des angehen. Ich danke dem Büro und dem Bundesrat, dass sie
porcs)? bereit waren, diese Interpellation dringlich zu behandeln.
2. Est-il disposé à prendre des mesures afin d'atténuer et Die niedrigen Preise, zu denen die Tiere verkauft werden,
d'amortir les rigueurs que la situation impose aux produc- sind nur die Auswirkung dieser Situation. Warum aber die
teurs de viande? Bauern mit diesen Preisen überhaupt nichts mehr verdienen
3. Que peut-on notamment faire pour abaisser le prix des können, dieser Frage müssen wir nachgehen.
fourrages importés ou pour soutenir le prix de la viande par Wahrscheinlich besteht auch eine Überproduktion, die Im-
des mesures à la frontière? Le gouvernement est-il prêt à porte spielen eine Rolle, aber ein ganz entscheidender Fak-
prendre d'autres mesures qui produisent rapidement des tor, und darauf möchte ich eingehen, sind die Futterpreise.
effets? Auf der Ertragsseite - was der Produzent für Fleisch erhält -
haben wir EU-Preise 1995, aber auf der Aufwandseite - die
Mitunterzeichner- Cosignataires: Bieri, Bisig, Bloetzer, Car- Produktionskosten - sind Schweizer Preise 1995. Das Futter
nat, Danioth, Delalay, Maissen, Martin Jacques, Meier Josi, macht rund 60 Prozent der Endkosten aus. Dabei ist fol-
Piller, Reymond, Rhyner, Schallberger, Schmid Carlo, Seiler gende Tatsache zu beachten: Das Futter kostet in der EU
Bernhard, Simmen, Uhlmann, Zimmerli (18) rund 25 Franken und in der Schweiz 75 bis 95 Franken pro
100 Kilogramm. Am Zoll wird ein Preiszuschlag von rund
Frick Bruno (C, SZ): Wie singt doch der Schweinemäster im 53 Franken pro 100 Kilogramm erhoben. Das führt dazu,
«Zigeunerbaron»? «Mein idealer Lebenszweck ist Borsten- dass die Bauern auf der Ertragsseite die tiefen Erlöse der EU
vieh, ist Schweinespeck!» Würde das Libretto heute ge- haben, aber auf der Kostenseite die hohen Schweizer Preise
schrieben, diese zwei Zeilen würden heissen: «Ach, wie inklusive Zoll.
stehe ich im Dreck, dank Rindermast und Schweinespeck!» Ich möchte Sie bitten, das zu verstehen. Beim Verkaufspreis
Das ist die Situation heute. Sie fragen mich vielleicht, warum haben wir für die Bauern Marktwirtschaft eingeführt, aber
ich mich, obwohl ich kein Bauer und kein Landwirtschaftsver- bei den Futterpreisen, bei den Gestehungskosten, haben
treter bin, dieses Themas angenommen habe. Ich kann wir zu einem grossen Teil immer noch Planwirtschaft. Bei-
Ihnen sagen, dass ich weder von einem Verband noch von des zusammen geht nicht. Sie können nicht auf der Auf-
einer Konsumentenorganisation oder einem Grossverteiler wandseite Linksverkehr haben und auf der Ertragsseite
motiviert worden bin. Ich habe aber in den letzten drei, vier Rechtsverkehr - das auf der gleichen Strasse - und dann
Wochen viel Kontakt mit Bauern gehabt, die an mich gelangt glauben, es gäbe keinen Zusammenstoss. So geht es nicht!
sind, und ich habe erkennen müssen, dass die heutige Preis- Wir müssen den Bauern nur die gleichen Spiesse geben, wie
situation ruinös ist. Viele Züchter, viele Mäster - sei es nun sie die Produzenten in der EU haben. Dann werden die Bau-
ein Kleinbauer mit wenigen Schweinen, sei es ein Grossbe- ern das Problem schon selber lösen; denn unsere Bauern
trieb - stehen kurz vor dem Ruin. Da ist es unsere Aufgabe sind konkurrenzfähig, sowohl was die Qualität als auch was
zu handeln, das Nötige zu tun. Die Not ist da, wir müssen das die Produktionsbedingungen betrifft.
Augenmerk darauf richten und dürfen diese grossen Pro- Nun wäre es die vordergründig einfachste Lösung, einfach
bleme nicht übergehen. die Futterpreise freizugeben. Ich gebe zu, dass das Problem
Die Situation ist Ihnen aus der Presse zur Genüge bekannt. schwieriger ist. Wer auf der einen Seite Marktwirtschaft und
Die Preise sind in den letzten Jahren kontinuierlich gefallen. auf der ändern Seite Planwirtschaft betreibt, wird das Ganze
Für Schweine ist der Preis heute nominal der gleiche wie im nie ganz zueinanderbringen. Wenn wir einfach die Futter-
Jahre 1955, vor 40 Jahren, nämlich ab Stall Fr. 3.20 pro Kilo- preise nach unten korrigieren, dann führt dies dazu, dass wir
gramm. Real erhält der Bauer noch etwa einen Drittel von die Futtermittelhersteller in der Schweiz, also die Bauern, die
dem, was er vor 40 Jahren erhalten hat, wenn wir die Kauf- Futtermittel produzieren, in den Ruin treiben. So einfach dür-
kraft messen. Entsprechend ist das bäuerliche Einkommen in fen wir uns die Lösung nicht machen. Herr Bundesrat
den letzten Jahren um sicher 30 Prozent gesunken. Auf die Delamuraz, Sie sind keineswegs in einer beneidenswerten
Konsumentenpreise hat dieser Preissturz ebenfalls seine Lage. Wir haben das Problem gesamthaft anzugehen.
Auswirkungen gehabt, aber weit weniger, denn die Handels- Ich habe Ihnen nun die Situation an der «Schweinefront» ge-
spanne - was die Metzger, die Grossverteiler einstreichen - schildert, wenn Sie so wollen. Sie wird an der «Rinderfront»
ist in Franken fast gleich geblieben. Den Schaden tragen ganz ähnlich sein, aber mit anderen Nuancen. Das können
heute allein die Produzenten, die Bauern. meine Kollegen aus der Landwirtschaft besser darstellen.
4. Oktober 1995 1021 Dringliche Interpellation Frick
Ich möchte Sie aber bitten, Herr Bundesrat, nun meine Fra- de porc de plus de 15 000 tonnes, c'est-à-dire 6 pour cent, et
gen zu beantworten. Ich habe Sie gefragt, ob der Bundesrat que cette tendance à la baisse dans les deux marchés n'a fait
die Auffassung teilt, dass aufgrund der heutigen Verkaufs- que continuer, voire s'accentuer cette année.
preise und der wirtschaftlichen Situation ein Handlungsbe- Pendant que ce besoin de consommation diminuait considé-
darf zugunsten der Landwirtschaft besteht, um die Folgen rablement dans notre pays, la production, elle, restait à son
abzufedern. Wir können nicht den Markt in der Landwirt- niveau antérieur. Il n'est pas étonnant, la démonstration est
schaft rückgängig machen, aber wir können abfedern. quasi arithmétique, que si la production ne peut pas s'adap-
Des weiteren frage ich Sie, ob Sie bereit sind, die Massnah- ter à la consommation, il en résulte inévitablement un surplus
men zu treffen, um diese Härten zu mildern oder abzufedern. sur le marché qu'il est extrêmement difficile de gérer.
Ich frage Sie auch, welche Massnahmen Sie konkret ergrei- Je l'ai dit, l'Organisation mondiale du commerce et les obliga-
fen wollen: tions qu'elle représente pour nous constitueraient une charge
1. Die erste Möglichkeit sind die Futterpreise. Das habe ich supplémentaire d'importations qui représenterait moins de
bereits ausgeführt, und es freut mich, dass ich gestern in der 0,5 pour cent de la totalité de la viande consommée en
Zeitung lesen konnte, dass der Bundesrat die Futterpreise Suisse. Nous voyons bien que l'excédent dont il s'agit n'est
aus dem Ausland bereits gesenkt habe. Es kann an sich pas artificiellement créé par l'ouverture de la frontière qui
nichts Schöneres passieren, als dass der Bundesrat eine In- n'est pas réalisée, mais tout simplement par l'excédent struc-
terpellation durch Taten beantwortet, bevor er sie im Rat be- turel par rapport au marché.
handelt. Doch weiss ich nicht, um wieviel Sie die Futterpreise A l'intérieur du pays, seuls les moyens du fonds de compen-
senken und wie sich das auswirken wird. Sicher muss es ein sation de la Coopérative suisse pour l'approvisionnement en
erheblicher Schritt sein, wenn er wirken soll. bétail de boucherie et en viande pourraient être utilisés pour
2. Ich bitte Sie, zur zweiten Möglichkeit Stellung zu nehmen, prendre des mesures de protection efficaces à la frontière s'il
Herr Bundesrat, nämlich zu den Stillegungsaktionen. Wie était nécessaire de le faire. Or, il n'est pas nécessaire de le
stellen Sie sich zu einer raschen, wirkungsvollen Stillegungs- faire; ces mesures, qui seraient par exemple le stockage des
aktion zur Beseitigung einer Überproduktion? viandes par la Confédération, ne se justifient pas en l'état ac-
3. Wie stellen Sie sich zur Abnahmeverpflichtung an der tuel des choses. Alors, une intervention directe de la Confé-
Grenze, so dass auch Schweizer Tiere übernehmen muss, dération pour soutenir ce marché ne serait rien d'autre qu'un
wer aus dem Ausland importiert? soutien d'attaque aux symptômes de ce mal, et non pas aux
4. Wie stellen Sie sich zu zusätzlichen Abgaben für Fleisch sources du mal. Une telle mesure de la Confédération ne se
an der Grenze, um den Schweizer Markt wieder einigermas- justifie donc pas, d'autant plus - je n'ai pas besoin d'y insister
sen ins Lot zu bringen? longuement - que les moyens financiers feraient défaut.
Ich sehe Ihrer Antwort mit grösster Spannung und grösstem Il s'agit donc bel et bien de travailler d'arrache-pied pour
Interesse entgegen, Herr Bundesrat Delamuraz. adapter l'offre à la demande, comme le prévoit avec clair-
voyance l'ordonnance sur le bétail de boucherie, qui situe le
Delamuraz Jean-Pascal, conseiller fédéral: Un conseiller na- degré d'autosuffisance pour le gros bétail entre 85 et 90 pour
tional, il y a de nombreuses années, s'est rendu célèbre dans cent, ce qui n'est pas bas, et pour les porcs à 95 pour cent.
l'histoire de la Confédération en déclarant que la Suisse était On a donc été, s'agissant du degré d'autosuffisance, plus loin
le seul pays au monde où on mangeait autant de viande dans ces deux produits agricoles qu'avec n'importe quel
qu'ailleurs. Cette formule profondément mystérieuse, que autre produit. Il faut vraiment que l'offre s'adapte à la de-
l'auteur a emportée dans sa tombe, pourrait être reprise, je mande, comme on le dit. Et sur ce point capital, la balle est
crois, pour caractériser la situation d'aujourd'hui, parce que dans le camp de la production, la production qui doit prendre
celle-ci est bel et bien une de celles que la souplesse de la les mesures qui s'imposent pour rétablir une situation dont
production et l'adaptation de la production au marché de- elle est la première victime. L'équilibre du marché passe par
vraient éviter à l'avenir. ces prestations.
En effet, nous pouvons nous lamenter du caractère rigide du Je vous l'accorde, j'ai encore en répondre à votre première et
marché laitier, beurrier et fromager et regretter que les struc- à votre deuxième question, Monsieur Frick, deux commen-
tures presque immobilistes de ce secteur nous conduisent à taires à faire.
des impasses, comme nous le constatons dans ces marchés 1. Souplesse de l'adaptation de la production. Je sais bien
actuellement. Cela justifie d'ailleurs plus que largement la que vous ne pouvez pas orienter une production agricole
nouvelle politique agricole, première et deuxième étape ac- d'une manière très différente, ou, quantitativement, fortement
tuellement en cours, mais pas encore pleinement obtenues. la diminuer du jour au lendemain.
En revanche, le marché de la viande est parmi toute la pro- Mais ce n'est pas non plus du jour au lendemain que la con-
duction agricole - vous en conviendrez avec moi - un des sommation de viande dans ce pays a diminué. Or, je constate
plus proches du marché. Il n'est pas asservi par des normes que l'offre est restée la même. Cela tient sans doute au fait
contraignantes de la Confédération quant à des contingents, que l'on ne peut pas passer allègrement d'une production
quant à des règles aussi rigides que celles qui marquent le animale à une production végétale qui tombe sous le coup
marché laitier, beurrier et fromager. Non, le marché de la d'autres limitations, d'autres rationnements et d'autres con-
viande est un de ceux qui est le plus orienté précisément vers tingentements, c'est vrai. Il n'empêche que davantage de
les besoins et les fluctuations de la consommation; et voilà souplesse quant à la quantité de viande offerte sur le marché
que ce marché plus souple que les autres montre actuelle- s'imposerait, car même si les goûts du consommateur ont été
ment des excès sensibles, pour ne pas dire, considérables, sensiblement changés pour toutes sortes de bonnes ou mau-
aussi bien en ce qui concerne la viande de porc que la viande vaises raisons, régimes diététiques, propagande souvent
de boeuf. Cela ne tient pas à des mystères. Cela ne tient pas hostile à la production de viande en Suisse, réaction de cer-
- j'y reviendrai tout à l'heure - à des décisions qu'aurait pri- taines organisations de protection des animaux ou de certai-
ses le Conseil fédéral d'ouvrir brusquement notre pays à l'in- nes organisations de protection des consommateurs - ce qui
vasion de viandes étrangères. Notre appartenance à l'Orga- ne revient pas tout à fait au même! -, même si on a toute une
nisation mondiale du commerce ne signifiera théoriquement série d'éléments qui expliquent cette baisse de la consom-
et à tout casser qu'une augmentation de 0,5 pour cent du vo- mation de viande, c'est une réalité avec laquelle la production
lume total de viande qui est mangée en Suisse. C'est donc doit compter d'une manière plus rapide et plus souple qu'elle
une notion infinitésimale. Non, si l'on observe la distorsion ne l'a fait jusqu'à maintenant. La balle est vraiment du côté
par rapport à une production de viande excessive en Suisse, de la production.
c'est tout simplement que la consommation diminue, vitesse 2. Je compte dans la consommation suisse de viande - cette
grand «V», dans notre pays. Je remarque simplement qu'en- remarque a toute son importance - uniquement ce que nous
tre 1993 et 1994 - le phénomène ne date pas d'aujourd'hui - enregistrons quant au nombre de carcasses de bétail abattu
la consommation de boeuf a diminué d'une année à l'autre en Suisse. Mais nous le savons bien, il y a un formidable tou-
d'environ 11 000 tonnes, c'est-à-dire 8,5 pour cent, et celle risme frontalier d'un volume de l'ordre de 1,5 milliard de
Interpellation urgente Frick 1022 4 octobre 1995
francs de produits achetés par les Suisses dans les régions Frick Bruno (C, SZ): Meine Befriedigung hält sich in Gren-
frontalières, sur tout le cordon frontalier de notre pays, et pas zen. Ich kann es so vergleichen: Ich habe bei Ihnen eine Ber-
seulement au Tessin, à Genève ou à Baie. Ce 1,5 milliard de ner Platte bestellt; ich habe gutes Sauerkraut und ein
francs qui comporte aussi bien des achats de produits laitiers Schweinswürstchen erhalten, aber das Kotelett und das
étrangers importés ainsi en Suisse sans que nous ayons «Rippli» fehlen noch. Darüber möchte ich noch kurz mit Ih-
l'ombre d'un contrôle, mais aussi de viande étrangère, contri- nen sprechen. Ich weiss auch, dass einige Kollegen etwas
bue encore à alourdir les données du problème. C'est pour- dazu sagen möchten. Deshalb beantrage ich Diskussion.
quoi nous disons, depuis le 7e rapport sur l'agriculture, il y a
quatre ans, que nous devons abaisser nos prix de production Präsident: Es ist Diskussion beantragt. - Sie sind damit ein-
tant qu'il est possible, pour rendre moins intéressant pour les verstanden.
consommateurs ce tourisme du samedi dans les laiteries et
les boucheries alsaciennes, pour éviter que nous perdions Bieri Peter (C, ZG): Ich möchte auch gerne kurz in diesen
ainsi une part de substance considérable dans notre produc- Operettengesang des Schweinehalters einstimmen. Die äus-
tion. serst prekäre Lage auf dem Fleischmarkt ist bereits einge-
Vous avouerez avec moi que ce ne serait pas par des mesu- hend geschildert worden. Ich will mich hier kurz fassen und
res artificielles que la Confédération devrait engager, si elle nur zwei neue Gedanken, die meiner Meinung nach bis jetzt
en avait de surcroît les moyens, que l'on peut réellement so- nicht eingebracht worden sind, mit einbeziehen.
lutionner le problème de fond à long terme. C'est la raison Der erste Gedanke: Der reine Verfechter der freien Marktwirt-
pour laquelle je dis, en réponse aux deux premières ques- schaft mag leichtfertig und oberflächlich betrachtet bemer-
tions de M. Frick, que nous sommes, hélas, en présence ken, dass Angebot und Nachfrage nicht mehr im Gleichge-
d'une dichotomie, d'une rupture du marché. Il faut y aller, à wicht seien und der Angebotsüberhang zu diesem Preissturz
cette harmonie du marché, par une restriction de l'offre et de führen musste. Im Grundprinzip mag das stimmen. Es ist
la production de viande dans notre pays. C'est la première ré- jedoch zu vermerken, dass auf dem Fleischmarkt mitunter
ponse à donner. Mechanismen wirksam werden, die das freie Angebots- und
3. Il y a une troisième question à l'interpellation Frick. Per- Nachfragespiel ganz wesentlich beeinflussen.
mettez-moi de vous le dire: comme le Conseil fédéral a jugé Da sind auf der Nachfrageseite zwei Abnehmer - sprich
qu'il avait le moyen de donner un coup de main pour éviter Grossverteiler -, welche 70 Prozent der Schlachttiere über-
les situations parfois catastrophiques dans lesquelles peu- nehmen. Dass dabei wohl kaum mehr von einer breiten
vent être placés certains producteurs, et devant l'impossibi- Nachfrage gesprochen werden kann, dürfte einleuchtend
lité de recourir, dans l'état actuel des choses, au fonds de sein. Ich will nun nicht dieser Situation die alleinige Schuld an
compensation de la Coopérative suisse pour l'approvisionne- der desolaten Marktlage in die Schuhe schieben, möchte
ment en bétail de boucherie et en viande, nous sommes in- aber doch zum Ausdruck bringen, dass diese oligopolistische
tervenus dans les droits de douane qui sont perçus sur les Situation auf der Nachfrageseite des Fleischmarktes wenig
denrées fourragères. Nous avons là une arme qui peut, dans marktfördernd ist. Erstaunlich ist zudem, dass die Entwick-
une certaine mesure, contribuer à améliorer la compétitivité lung der Handelsspannen nach wie vor nach oben zeigt; die
de la production de viande indigène, nachgelagerten Stufen konnten ihren Anteil am Konsumen-
et ça au nom de la solidarité que nous devons apporter à ce tenfranken erhöhen, während sinkende Produzentenpreise
secteur de l'agriculture suisse actuellement touché; nous nicht vollständig an den Konsumenten weitergegeben wur-
avons essayé de faire du bon travail. Le Conseil fédéral a en den.
effet réduit au 1er juillet 1994 les prix seuils de l'orge, de Wie zu vernehmen war, sollen zur Absatzförderung von
5 francs par quintal, et il a procédé à un autre abaissement Schweinefleisch in den nächsten Wochen breit angelegte
dans cette même catégorie, de 5 francs par quintal lui aussi, Verkaufsaktionen gestartet werden. Dabei ist aber zu beach-
au 1er juillet 1995. Il y a quatre jours, mon département a fait ten, dass eine Absatzzunahme bei einer Fleischart zur Kon-
un usage supplémentaire de sa marge de manoeuvre, et il a kurrenzierung einer anderen Fleischart führt. Ich möchte in
encore réduit les droits de douane sur les denrées fourra- diesem Zusammenhang auch auf die absolut kritische Situa-
gères, de manière à arriver en dessous du prix seuil indicatif tion auf dem Schaffleischmarkt aufmerksam machen, wobei
fixé par le Conseil fédéral. Nous pourrons, de surcroît, envi- hier insbesondere auch die Berggebiete betroffen sind. Wäh-
sager d'autres réductions annuelles des prix seuils dans les rend man bei der Schweinemast - oberflächlich betrachtet -
mois qui viennent. Mais, vous l'avez dit très bien vous-même, noch Argumente gegen bodenunabhängige Betriebe ins Feld
un tel exercice connaît malgré tout ses limites. führen könnte, wird das Schaffleisch in der Schweiz absolut
Il ne faut pas négliger en effet - vous le savez, dans l'agricul- extensiv und sehr ökologisch produziert - und dies bei einem
ture tout se tient - l'influence que les prix des denrées four- Selbstversorgungsgrad von kaum 50 Prozent.
ragères exercent sur la mise en valeur des fourrages qui sont Ein zweiter Gedanke: Sie haben darüber berichtet, wie der
produits en Suisse. Toute baisse des prix du fourrage im- Fleischkonsum in der letzten Zeit zurückgegangen ist. Man
porté, si elle est sensible, touche également la production kann diesen Konsum ja auch beeinflussen. Zugegebener-
suisse de céréales, et elle peut porter préjudice à l'équilibre massen hängt das zukünftige Potential des inländischen
entre les fourrages concentrés, l'orge, l'avoine, le maïs, et les Fleischmarktes auch vom Vertrauen des Konsumenten ab.
fourrages grossiers, c'est-à-dire l'herbage. Il est évident que In dieser Hinsicht haben leider verzerrte Bilder über die
le rétablissement de l'équilibre sur le marché du bétail de Transporte von Tieren mit zum Teil im Ausland gedrehten
boucherie ne peut pas se faire au prix de la création d'un Filmen das ihrige dazu beigetragen, dass der Fleischkonsum
autre déséquilibre que l'on rencontrerait dans le secteur de la bald eher als Freveltat betrachtet wird, als dass das Fleisch
production fourragère suisse. Donc, exercice vertueux et né- als ein Nahrungsmittel angesehen wird, das im Kreislauf der
cessaire que le Conseil fédéral a engagé, et qu'il pourra en- natürlichen Vorgänge veredelt wird. Man kann auch nicht
core un peu prolonger; il doit quand même connaître ses limi- einerseits mehr Markt verlangen, andererseits aus Kosten-
tes, on ne veut pas creuser un trou pour en remplir un autre gründen den südlichsten Grossschlachthof der Schweiz -
et travailler ainsi d'une manière désordonnée selon les sec- nämlich Luzern - schliessen, weil dieser anscheinend nicht
teurs de l'agriculture. C'est dire que nous sommes en pré- mehr wirtschaftlich geführt werden kann.
sence d'un problème où l'essentiel de l'effort d'adaptation à Hier verstricken wir uns in Widersprüche. Wir verunsichern
faire est de responsabiliser la production, que là où existent die Konsumenten, welche auf solche Mitteilungen und zum
les moyens d'aide de la Confédération, je les emploierai, Teil verfälschte Bilder - wie ich das geschildert habe - sehr
nous les engagerons tant qu'il est possible; mais il ne faut sensibel reagieren. Der Einbruch des Fleischkonsums ist
pas se faire de trop grandes illusions sur l'efficacité et sur la dann innerhalb kürzester Zeit sehr nachhaltig spürbar. Ich
justification de ces moyens supplétifs. meine, man musste auch bei den verantwortlichen Medien -
Voilà ce que j'avais à dire au nom de l'intérêt public dont nous hier handelt es sich zum Teil um staatliche Monopolunter-
sommes les porteurs. nehmen - das Notwendige dazu beitragen und einbringen,
4. Oktober 1995 1023 Dringliche Interpellation Frick
dass solche diffamierende Sendungen nicht ausgestrahlt publizieren dürfte, ohne zu sagen, dass diese ominösen und
werden können - schon gar nicht in Wiederholungen, wie das wirklich katastrophalen Viehtransporte nicht in der Schweiz,
zum Teil gemacht wurde. Die Bauern und die Bauernfamilien sondern im EU-Raum passiert sind. Wer bestimmte Sendun-
werden durchaus ihre Verantwortung wahrnehmen und im gen sieht, glaubt, da sei eine erstklassige Katastrophe in der
Bereiche des Tierschutzes das Ihrige zu tierschutzgerechten Schweiz passiert und sagt sich: Solches Fleisch essen wir
Transporten beitragen. Hier könnte man den Konsum we- nicht! Ich würde das Fleisch auch nicht essen. Aber das sind
sentlich beeinflussen. Man tat dies auch, aber leider auf der Bilder von Transporten gewesen - mit Ausnahme eines
negativen Seite. Ich wollte doch diese Bemerkung zur nega- Films, der einen Transport von Zernez nach Genf zeigte, wo
tiven Beeinflussung des Fleischkonsums an dieser Stelle keine Beanstandungen durch den Veterinär erfolgten -, die
machen. im EU-Raum passiert sind. Sie können mit solchen Veran-
Kein Handwerker, kein Bankfachmann, kein Akademiker und staltungen natürlich wirklich die ganze schweizerische Kon-
auch kein Beamter wäre damit einverstanden, dass seine Ar- sumentenszene hinters Licht führen. Aber ich weiss, es nützt
beit weniger wert wäre als vor 40 Jahren, und das bei den nichts, was ich hier sage, denn die Medienfreiheit geht über
heutigen Produktionspreisen, Löhnen und Zinsen. Die Ant- alles: «Fiat justifia, pereatmundus.» Ich bin trotzdem der Auf-
wort, eine rigorose Strukturbereinigung sei nötig, ist insofern fassung, man dürfe das einmal sagen: Auch in diesem Fall
in ihrer Gesamtheit falsch, als wir letzten Endes bei stets bil- war die Information einseitig und falsch.
ligeren Importen jede einheimische Produktion zur Strecke Ich bin auch der Auffassung, dass in bestimmten Bereichen
bringen könnten. Die Situation in der schweizerischen Land- die Marktabräumung bei Schweinen durch den Viehhandel
wirtschaft - das erlebe ich bei meiner täglichen Arbeit - ist eingeführt werden dürfte. Auf der anderen Seite hat Herr
äusserst beunruhigend. Die bäuerlichen Einkommen sind in Frick sein Hauptschwergewicht auf die Gestehungskosten
den letzten fünf Jahren um 30 Prozent gesunken. Vielen Be- gelegt. Ich danke Ihnen, Herr Bundesrat, dass Sie zusagen,
trieben mangelt es an finanzieller Liquidität und an Zukunfts- dass man bei den Importen von Futtermitteln die Preise her-
perspektiven. Ich meine, es ist zu einfach und verantwor- unterholen muss. Ich wäre dankbar, wenn Sie mir sagen
tungslos, diesen Umstand «cool» als Strukturbereinigung ab- könnten, was der schweizerische Viehproduzent erwarten
zuqualifizieren. kann, wo die Schwellenpreise für Gerste in den nächsten
Ich erwarte vom Bundesrat und seiner Landwirtschaftspolitik, drei, vier Jahren liegen werden. Das wäre eine Information,
dass er die einheimische Produktion in verantwortungsvollen die für den Landwirt eine Richtgrösse sein könnte.
und gut gewählten Schritten an die «Agrarpolitik 2002» her- In diesem Zusammenhang möchte ich dem Bundesrat atte-
anführen wird. stieren, dass er in einer nicht leichten Situation nach wie vor
sehr vieles für unsere Bauern tut; aber die Situation der Bau-
Schmid Carlo (C, AI): Als Regierungsmitglied eines Kantons, ern ist nicht leicht.
in dem noch fast 20 Prozent der erwerbstätigen Bevölkerung
in der Landwirtschaft, und zwar in einer intensiven, beschäf- Seiler Bernhard (V, SH): Ich möchte das, was hier gesagt
tigt sind, bin ich Kollege Frick dankbar für seine Interpellation worden ist, nicht wiederholen. Ich stehe zu allem, was im Zu-
und für die Möglichkeit, dazu kurz Stellung zu nehmen. sammenhang mit der schwierigen Situation der Schweine-
Ich bin ihm deswegen dankbar, weil die Situation im Land- halter gesagt worden ist. Ich möchte nur kurz auf drei Punkte
wirtschaftssektor bei den kleineren Bauern, aber auch bei hinweisen:
den Mästern tatsächlich dramatisch ist. Wir müssen uns vor 1. Im Vorfeld des Gatt und auch bei den Verhandlungen und
Augen halten: Jedermann weiss, auch in der Landwirtschaft, Behandlungen in den Räten ist immer wieder davon gespro-
dass der Bund nicht mehr die gleiche Art der Landwirtschafts- chen worden, dass bei dieser Runde ein Opfer gebracht wer-
politik betreibt wie in der Vergangenheit. Mit anderen Worten: den müsse, und es ist ganz klar gesagt worden, dass von den
Der Landwirt wird vom Bund nicht mehr sein Heil erwarten. Bauern ein Opfer zu bringen sei. Nun haben wir bereits das
Aber er erwartet von der Eidgenossenschaft, dass sie ihn erste Opfer. Es sind die Schweineproduzenten.
irgendwo noch ein wenig hält. Ich bin Herrn Bundesrat 2. Wir haben heute Preise wie noch nie in den letzten 40 Jah-
Delamuraz dankbar, dass er versichert hat, die Eidgenossen- ren. Wir haben EU-Preise bei den Produzenten, nicht aber in
schaft wolle helfen, soweit sie das finanziell noch kann. den Verkaufsläden. Das ist der Unterschied. Wir wissen,
Das Grundübel ist zweifellos die Disparität zwischen Angebot dass vielleicht ein Teil des Rückganges des Fleischkonsums
und Nachfrage. Ich bin der Auffassung, dass dies einer der auch darauf zurückzuführen ist, dass Schweizerinnen und
Hauptanknüpfungspunkte ist. Die Nachfrage geht zurück; Schweizer über die Grenze gehen und dort Fleisch einkau-
Herr Bundesrat, Sie haben die Zahlen genannt. Hier wäre ich fen, weil es tatsächlich billiger ist. Heute ist es hier immer
dankbar, wenn der Bund schauen könnte, dass wenigstens noch nicht billiger, trotz dieser tiefsten Preise, die wir haben.
nicht noch von Bundesseite der Fleischkonsum zum Teil in Selbst wenn, so behaupte ich, die Bauern ihre Schweine den
den Keller gedrückt wird. Mir kommen hie und da Hochglanz- Metzgern gratis abliefern würden, wäre das Fleisch in den
broschüren des SAG in die Finger. Wenn ich das lese, muss Läden immer noch teurer als im Ausland. Da stimmt doch
ich sagen, dass es schade ist um jeden Rappen, den wir auf einfach etwas nicht mehr, wenn selbst Tiefstpreise nicht dazu
der Landwirtschaftsseite ausgeben, wenn wir auf der ande- führen, dass unsere Konsumenten tatsächlich ebenso gün-
ren Seite mit Bundesgeldern Dinge drucken, bei denen man stig einkaufen können wie in der EU.
sich fragen muss: Wieso essen wir überhaupt noch Fleisch? 3. Ich habe auch kein Rezept, wie man das Problem lösen
Da weiss die eine Hand wirklich nicht mehr, was die andere könnte. Ich bin mir auch im klaren, dass es für den Bundesrat
tut. Ich wäre dankbar, wenn die Konsumenteninformation nicht einfach ist, eine Regelung zu finden. Ich möchte ihn
des BAG weniger anwaltschaftlich wäre und sich eher auf aber einfach davor warnen, beispielsweise das Problem der
das zurückzöge, was tatsächlich gesundheitsmässig gebo- Schweinehaltung so zu lösen, dass man die Futtermittel-
ten ist. preise herabsetzt, wie das Kollege Frick gesagt hat. Das
Ich bin auch der Auffassung, dass man auf der Produzenten- wäre sicher die einfachste Lösung, aber damit lösen wir kein
seite selber über die Bücher gehen muss. Tierschutz bei der Problem, sondern schaffen nur ein neues. Wenn wir die Fut-
Züchtung, bei der Haltung, beim Transport und bei der termittelpreise, die Preise für Brotgetreide und Futterge-
Schlachtung ist ein hohes Postulat; das ist nicht nur ein vor- treide, herabsetzen, dann trifft es einfach eine andere
übergehender Modetrend, das ist ein Gebot der Ethik. Hier Gruppe von Landwirten, die dann in die gleiche, sehr schwie-
wird man seitens der Landwirtschaft über die Bücher gehen rige finanzielle Lage wie die Schweineproduzenten kommen.
müssen und sich überall dort, wo man das noch nicht getan Davor möchte ich als Vertreter eines Ackerbaukantons klar
hat, wirklich anstrengen müssen, die entsprechenden Forde- waren. So darf es nicht gemacht werden.
rungen zu übernehmen und auch in die Tat umzusetzen. Ich bitte den Bundesrat, bei jeglicher Massnahme, die er vor-
Aber auf der anderen Seite bin ich auch der Auffassung, Herr sieht, die Gesamtheit der Betriebe respektive der Produzen-
Bundesrat, dass ein Konzessionsunternehmen wie das ten im Auge zu behalten. Wir haben nicht nur Schweine- und
Schweizer Fernsehen nicht einfach unkritisch Sendungen Getreideproduzenten, sondern auch noch Milchproduzenten
Interpellation urgente Frick 1024 4 octobre 1995
usw. Wir müssen Lösungen anstreben, die für alle einiger- möchte Ihnen sagen, dass es in diesen traditionellen Vieh-
massen tragbar sind. Ich bitte den Bundesrat, das zu beach- zuchtgebieten ein Sicherheitsnetz braucht.
ten. 1. Sie müssen sich überlegen: Dürfen Sie vom Bund her die
Mastremontenbeiträge wie vorgesehen oder diskutiert auf
Maissen Theo (C, GR): Die Situation, die Kollege Frick an- Ende 1995 abschaffen? Damit wird sich die Lage noch mehr
gesprochen hat, bezieht sich vor allem auf den Schweine- zuspitzen. Legen Sie doch nicht frühzeitig die Instrumente
markt. In der Interpellation wird aber der Nutz- und Schlacht- weg, die sich bewährt haben! Ziehen Sie deren Anwendung
viehmarkt generell angesprochen. Ich muss Ihnen sagen, weiter, und federn Sie diesen Übergang ab! Diese Mast-
dass in diesem Bereich, auch bezüglich des Rindviehs, eine remontenbeiträge sind als regionalpolitische Massnahme
sehr beunruhigende Situation herrscht; dies auch aufgrund WTO-konform. Man kann gegen sie nicht die gleichen Argu-
der neuesten Meldungen, zum Beispiel vom gestrigen Stie- mente vorbringen wie gegen die Ausmerzaktionen.
renmarkt und von der Rinderaktion in Chur. 2. Erhalten Sie in bezug auf den Nutzviehmarkt die Entla-
Wir müssen heute feststellen, dass die Gatt- respektive stungsaktionen aufrecht! Dieses Instrument hat sich bewährt.
WTO-Bestimmungen grössere negative Auswirkungen und Man hat sich den neuen Gegebenheiten angepasst. Es ist
vor allem stärkere und raschere negative Auswirkungen auf auch in diesem Fall falsch, in dieser schwierigen Situation In-
die Landwirtschaft haben als erwartet, selbstverständlich im strumente «wegzuschmeissen», die sich bewährt haben. An-
Verbund - wie das bereits angesprochen worden ist - mit dernfalls häufen wir Probleme an, die unlösbar sind. Auch die
anderen Trends, wie Nachfragerückgang usw. Wir müssen Entlastungsaktionen sind WTO-konform.
auch folgendes sehen: Wenn man von einem Einkommens- 3. Erfreulich ist, dass die Zusatzkontingente, die für den
rückgang in der Landwirtschaft in den letzten fünf Jahren von Nutzviehmarkt wichtig sind, beibehalten werden sollen. Ich
minus 30 Prozent hört, dann ist zu berücksichtigen, dass wir bin froh, dass das so ist, und hoffe, dass es dabei bleibt.
mit diesen minus 30 Prozent bereits von einem relativ nied- 4. Zum Viehexport: Wie es dieses Jahr gegangen ist, so geht
rigen Stand ausgegangen sind. es wirklich nicht! Wir müssen doch sehen, dass der Vieh-
Das, was sich heute abspielt, ist nicht mehr nur ein landwirt- export als wichtige Massnahme für den Nutzviehmarkt, vor
schaftliches Problem. Die schlechte Situation auf diesen allem auch für die Berggebiete, für den Alpenraum, notwen-
Märkten wirkt sich sowohl auf vor- wie nachgelagerte Bran- dig ist. Wenn man nun das WTO-Kontingent einfach nach
chen negativ aus. Wenn wir nicht etwas vorkehren, Herr Bun- dem Prinzip handhabt «Wer zuerst kommt, mahlt zuerst»,
desrat, bringt das möglicherweise einen effektiven Einbruch kommen alle Gebiete zu kurz, in denen die Bauern traditionell
im gesamten ländlichen Raum. Es ist denkbar, dass wir neue Alpwirtschaft betreiben - das heisst, dass sie im Sommer die
Migrationen auslösen, mit Konsequenzen und Soziallasten Alpen bewirtschaften, auch im Interesse des Tourismus und
nicht nur für die sich entleerenden Gebiete, sondern auch für unserer Wirtschaft -, weil im Herbst, wenn die Bauern mit
die Kernstädte. Darum meine ich, dass es ein Problem des dem Vieh ins Tal kommen, die Kontingente von anderen Ge-
Gesamtstaates ist. bieten bereits ausgeschöpft sind.
Wir haben gehört, dass die Schlachtviehpreise 1995 etwa Herr Bundesrat, so kann man es nicht machen. Ich bitte Sie,
gleich hoch sind wie 1980 oder sogar tiefer, also gleich hoch die Regelung des Exportes zu überprüfen, indem Sie bei die-
wie vor 15 Jahren, nur hat inzwischen die Teuerung rund sem Export allenfalls Rassenkontingente zuweisen. Es gibt
50 Prozent betragen. ein Exportkontingent für die ganze Schweiz. Dann ist es lo-
Ich möchte nun ein paar Dinge zum Nutzviehmarkt sagen: gisch, dass man auch innerhalb der Schweiz Regelungen
Hier ist die Nachfrage derart schlecht, dass praktisch die trifft, und zwar auf der Basis der letzten Jahre.
ganze Inlandnachfrage zusammengebrochen ist. Zudem ha- Sie haben nun sehr viel Agrartechnisches und Agrarpoliti-
ben wir jetzt, wo das Vieh von den Alpen auf die Märkte ge- sches gehört. Ich möchte aber die Problematik, in der wir in
trieben wird, die verheerende Situation, dass der Export auf der Landwirtschaft stehen, in den Gesamtzusammenhang
den 21. September zugemacht worden ist. Die Lage hat sich der Volkswirtschaft und unserer Gesellschaft stellen. Wir ha-
damit dramatisch zugespitzt. Der Preis auf dem freien Markt ben folgendes Problem, das sich heute abzeichnet und dem
ist beim Nutzvieh heute gegenüber dem letzten Jahr pro wir uns stellen müssen: Wir stehen in Gefahr, dass die sich
Stück durchschnittlich um 1000 Franken tiefer. Das macht in Gang befindende sogenannte Gesundschrumpfung in der
einen Preiseinbruch von 25 bis 30 Prozent aus. Landwirtschaft eine Eigendynamik entwickelt, die uns aus
Kurz ein paar Überlegungen zu den Gründen des Preiszer- dem Ruder läuft. Wir werden eine Übersteuerung mit irrepa-
falls beim Nutzvieh: Es ist einerseits die bereits geschilderte rablen Schäden für die Wirtschaft und Gesellschaft haben.
Misere beim Schlachtviehmarkt. Zwischen Schlachtvieh- und Damit Sie sehen, wie die Situation ist, möchte ich kurz an-
Nutzviehmarkt besteht immer ein direkter Zusammenhang. hand einiger Zahlen das Beispiel Graubünden schildern: Die
Zum zweiten bin ich überzeugt, dass die angekündigte wei- Situation ist schwierig und ernst. 1955 hatten wir in Graubün-
tere Milchpreissenkung um 10 Rappen einen stark negativen den 12000 landwirtschaftliche Betriebe. Diese Zahl ist in-
Einfluss auf die Nachfrage nach Nutzvieh hat, bedeuten doch folge der Strukturbereinigung in den letzten 35 Jahren bis
diese 10 Rappen minus beim Milchpreis für die betroffenen 1990 auf 5000 Betriebe zurückgegangen; wir hatten also in-
Landwirte eine Ertragseinbusse von rund 11 Prozent. Wenn nerhalb von dreieinhalb Jahrzehnten einen Rückgang um
man das umrechnet, dann ist das beim Rind, das dieser 7000 Betriebe. Wir wissen heute: Wenn wir den Kanton
Landwirt kaufen kann, ein Minus von 450 Franken pro Stück Graubünden flächendeckend bewirtschaften wolten - das ist
Rind. von der Umweltpolitik, vom Tourismus, von der Ökologie her
Das hat zur Folge, dass diese Landwirte natürlich vermehrt unser Ziel -, so brauchen wir 2000 bis 3000 Betriebe. Neh-
ausweichen und ihre Tiere selber remontieren. Damit haben men wir einen Mittelwert von 2500 Betrieben - also die Hälfte
wir einen Rückgang der Nachfrage auf dem Nutzviehmarkt. der Betriebe, die wir 1990 hatten - so brauchen wir, um diese
Ein dritter Punkt, der sich negativ ausgewirkt hat, vielleicht erhalten zu können, bei einem Generationenwechsel inner-
stärker als beim Bund angenommen, ist der Wegfall der Aus- halb von 25 Jahren jedes Jahr 100 neue Betriebsleiter, die
merzaktionen auf Ende 1994. Diese sind, weil es produk- diese Betriebe übernehmen. Tatsache ist, dass sich die Jahr-
tionsabhängige Leistungen sind, wegen den WTO-Bestim- gänge der Lehrlinge in der Landwirtschaft und der Schüler in
mungen weggefallen. Wir haben aber dadurch - das müssen den Landwirtschaftsschulen in den letzten Jahren im Kanton
wir sehen - weniger Selektion und damit auch eine Verschie- Graubünden halbiert haben. Das heisst, pro Jahrgang sind
bung des Angebotes. es noch rund 25 Lehrlinge respektive Landwirtschaftsschü-
Schliesslich zum letzten Punkt: Wir spüren die stärkere Kon- ler. Das ist ein Viertel der Anzahl, die wir brauchen würden,
kurrenz aus dem Talgebiet aus den bereits genannten Grün- um ein Minimum an Landwirtschaftsbetrieben zu erhalten.
den, aber auch weil die Marktsituation, d. h. der Stress, in der Warum gehen so viele Junge weg? Warum haben wir zu we-
Landwirtschaft zu einer progressiveren Braunviehzucht führt. nig Lehrlinge? Schuld ist die momentane Situation, in der man
Ich möchte nun nicht nur die Situation beleuchten - man wenig Hoffnung in die Agrarpolitik setzt. Das sind die Zeichen,
kann auch sagen: bejammern -, das liegt mir nicht. Ich die uns gesetzt sind und die wir ernst nehmen sollten.
4. Oktober 1995 1025 Dringliche Interpellation Frick
Diese Zahlen mögen für Sie nicht beunruhigend sein. Das muss mit Kollege Schmid Carlo ganz nüchtern feststellen,
macht auch im Moment nicht viel, aber die rückläufigen Zah- dass sich die Produktion in den nächsten Jahren wird zurück-
len der Lehrlinge und Schüler der Landwirtschaftsschulen entwickeln müssen. Es muss weniger produziert werden, da-
haben Langzeitwirkungen. Diese Bauern fehlen uns nicht mit das Angebot wieder mit der Nachfrage übereinstimmt.
heute, sondern in 10,15 oder 20 Jahren, und mit diesem Ver- Das ist der Schlüssel zu diesem Geheimnis. Damit wieder-
zögerungseffekt, mit dieser Langzeitwirkung haben wir dann- hole ich das, was Herr Bundesrat Delamuraz gesagt hat.
zumal eine Situation, die wir nicht mehr steuern können.
Ich schliesse mich der Aussage von Frau Weber Monika an: Schallberger Peter-Josef (C, NW): Die ausgezeichneten Vo-
«Gouverner, c'est prévoir», auch in diesem Punkt. Wir müs- ten der verschiedenen Vorredner und der Votantin mit den
sen heute handeln, damit wir in 15 oder 20 Jahren nicht vor leider zutreffenden Aussagen ermöglichen mir, mein Votum
unlösbaren Problemen stehen. massiv zu kürzen.
Ich bitte Sie deshalb, Herr Bundesrat: Treffen Sie die drin- Wenn ich mich an die Zeit vor rund 50 Jahren besinne, erin-
gend notwendigen Massnahmen in diesem Gesamtzusam- nere ich mich, wie mich damals in der Sekundärschule die
menhang. Das liegt für die Schweiz im volkswirtschaftlichen physikalischen Gesetze faszinierten. Besonders das Hebel-
Interesse, und das ist auch gesellschaftspolitisch wichtig. gesetz hatte es mir angetan. Die Möglichkeit, seine eigenen,
begrenzten Kräfte zu vervielfachen, wenn man mit dem län-
Weber Monika (U, ZH): Ich bin mit dem, was Herr Bundesrat geren Hebel geschickt zu hantieren versteht, ist doch wirklich
Delamuraz gesagt hat, eigentlich total einverstanden. Ich faszinierend. Heute staunen wir, was Kulturvölker in früheren
denke, dass der Markt nicht spielt und dass wir das zur Jahrhunderten und Jahrtausenden für sich und die Nachwelt
Kenntnis nehmen müssen. Ich würde aber wie alle meine dank der praktischen Anwendung des Hebelgesetzes an
Vorredner auch unterstreichen, dass der Fleischmarkt gene- Werten und Werken zu schaffen imstande waren.
rell in einer sehr schwierigen Situation ist. Ich sage also nicht Auch im gesellschaftlichen, wirtschaftlichen und politischen
nur Schweinemarkt, sondern Fleischmarkt ganz generell. Zusammenleben der Menschen gibt es im übertragenen
Es ist wichtig zu erkennen, dass wir es mit einem strukturel- Sinne ein Hebelgesetz. Wer sich am längeren Hebelarm be-
len Problem zu tun haben. Ein strukturelles Problem ist ein findet, hat das Sagen, der Schwächere am kurzen Hebel ist
Problem, das nicht nur vorübergehend ist, sondern noch abhängig vom Charakter und Gerechtigkeitssinn des Stärke-
lange andauern wird. Deshalb ist es auch wichtig, dass wir ren. Durchaus nicht immer wird die Stellung am längeren He-
hier in Ruhe eine Aussprache führen. bel rücksichtslos ausgenützt. Nicht jedes Verdingkind hatte
Die Preise für Schweine sind in den letzten Jahren sukzes- eine schlechte Jugend, nur sehr wenige Gläubiger sind Wu-
sive zurückgegangen. Wir hatten immer mehr ein Überange- cherer, kaum ein Arbeitgeber beutet seine Angestellten aus.
bot, und deshalb konnten sich die Preise auch nicht erholen. Beim Marktgeschehen gilt im übertragenen Sinn ebenfalls
Einerseits haben wir ein Überangebot, und auf der anderen ein ungeschriebenes Hebelgesetz, nämlich die Preisbildung
Seite muss man zugeben - das kommt in der heutigen Situa- nach Angebot und Nachfrage.
tion noch dazu -, dass durch die Gatt-Vereinbarungen eine Wir haben vor einigen Viertelstunden vom Kartellgesetz ge-
gewisse Marktöffnung stattfand. sprochen. Artikel 7 behandelt «Unzulässige Verhaltenswei-
Nun hat Herr Frick gesagt, er hoffe, dass sich der Markt in sen marktbeherrschender Unternehmen». Als eine solche
den nächsten paar Monaten wieder erholen werde. Dazu Verhaltensweise wird in Absatz 2 Buchstabe c «die Erzwin-
möchte ich sagen: Es handelt sich meines Erachtens nicht gung unangemessener Preise» genannt. Die Diskussion in
um ein Problem von einigen Monaten, sondern um ein Pro- der Kommission ergab, dass ein erzwungener Produzenten-
blem, das schon lange andauert und sich jetzt wahrscheinlich preis unangemessen sei, wenn er ein existenzsicherndes
noch drastisch verschlimmert. Wir haben damit zu rechnen, Einkommen der Produzenten verunmögliche. Von selten des
dass wir in den nächsten Jahren mit diesem Problem zu tun Bundesamtes wie auch der Kartellkommission wurde dies
haben werden. unmissverständlich bestätigt.
Wenn man sich nun fragt, was der eigentliche Grund dafür Ich finde es bedauerlich, dass solche Gesetzesbestimmun-
ist, so liegt er einerseits auf der Nachfrageseite. Herr Bun- gen überhaupt notwendig sind. Kürzlich las ich im Marktbe-
desrat Delamuraz hat das deutlich gesagt, und ich sage es richt den üblichen Kurzkommentar über die Tierproduktion.
noch im Klartext: Es sind die Konsumenten, die einfach we- Bei den Schlachtschweinen stand die treffende Feststellung:
niger Fleisch essen, und zwar seit Jahren. Es sind insbeson- «Preise unterhalb jeglichen Anstandes!» Anstand ist auch
dere die Konsumentinnen und die Hausfrauen, die weniger beim Marktgeschehen gefragt. Ich fordere die Exponenten
Fleisch einkaufen und auf Substitutionsprodukte auswei- der marktbeherrschenden Grossverteiler auf, ihren aner-
chen. Das müssen wir sehen, und wir können daraus nie- kannt guten Charakter, ihren persönlichen Anstand auch im
mandem einen Vorwurf machen. Wenn der Geschmack der Geschäftsleben und auch im Umgang mit den Tierlieferanten
Konsumenten so ist, müssen wir das akzeptieren. Aber diese anzuwenden. Immerhin hat die Migros auf den Schweine-
Veränderung wirkt sich natürlich auf die Produzenten sehr import verzichtet, das soll anerkannt sein. Die Produzenten
schlecht aus - übrigens nicht nur auf sie, aber ich möchte warten aber seit langem auf eine angemessene Anhebung
jetzt nur von ihnen sprechen. Ich denke, dass auch die junge des Preises.
Generation weniger Fleisch isst. Wenn Sie in Ihrer Familie Ich appelliere an die Grossverteiler, künftig ihre Stellung am
schauen, sehen Sie, dass Ihre Töchter - und vielleicht auch längeren Hebelarm nicht schamlos auszunützen. Ich appel-
Ihre Söhne, aber dort weiss ich es weniger genau - weniger liere an die vielgepriesene Solidarität unserer Mitbürger und
Fleisch essen. Das ist ein Faktum, das wir zur Kenntnis neh- Konsumenten mit der Landwirtschaft, und auch an die Soli-
men müssen. darität gewisser idealistischer Verbände. Die Landwirtschaft
Herr Bieri sagt, man sollte den Konsum beeinflussen. Das ist kann unsere Landschaft Schweiz, welche eine gegebene
schwierig. Er hat noch auf die Medien und auf gewisse Sen- Grosse ist, nicht ohne Produktion von Nahrungsmitteln pfle-
dungen hingewiesen. Da stimme ich mit ihm überein, aber im gen.
Grundsatz ist es nicht so einfach, die Konsumenten dazu zu
bringen, plötzlich etwas zu essen, wozu sie keine Lust mehr Uhlmann Hans (V, TG): Vorerst möchte ich Ihnen allen be-
haben. Ich denke auch, dass unser System so sein muss, stens für das grosse Verständnis danken, das Sie für das
dass man es den Konsumenten überlassen darf, was sie es- Problem der Fleischproduzenten im allgemeinen und der
sen wollen und was nicht. Es ist übrigens bei den Konsumen- Schweinefleischproduzenten im speziellen in diesem Saal
ten nicht mehr in erster Linie eine Preisfrage, sondern einfach bekundet haben. Das ist ausserordentlich wichtig.
ein Abstrahieren von diesem Produkt. Sie müssen sich vor Augen halten, dass sich die Fleischpro-
Als zweites müssen wir die Produktion anschauen. Diese duzenten in den letzten Jahren alle Mühe gegeben haben,
hinkt der Entwicklung immer ein bisschen hintennach; sie hat um ihre Betriebe auf Qualitätsproduktion umzustellen und die
sich in den letzten Jahren nicht an die veränderte Nachfrage Tierschutzvorschriften einzuhalten. In den einzelnen Betrie-
angepasst. So schmerzlich es tönt und so hart es ist, man ben wurden grosse Investitionen getätigt.
Interpellation urgente Frick 1026 4 octobre 1995
Nun haben wir die Situation - es wurde ja geschildert -, dass zu Stillegungsprämien, die vielleicht ein Mittel wären, um hier
plötzlich die Nachfrage zurückgeht. Selbst die Reduktion in Abhilfe zu schaffen? Herr Frick hat dies in der Begründung
der Produktion - die z. B. in der Schweineproduktion in die- seiner Interpellation bereits angesprochen.
sem Jahr nachweisbar an die 6000 Tonnen beträgt - vermag 2. Wie können wir die hohen Produktionskosten senken, ins-
nicht einmal mehr mit dem Nachfragerückgang Schritt zu hal- besondere beim Futtergetreide? Wie kann dort eine spürbare
ten. Es entspricht einem alten Gesetz, dass Nachfrage und Reduktion erwirkt werden, nachdem diese Preise einfach
Angebot weitgehend den Preis diktieren. hoch sind und teilweise auch künstlich hoch gehalten wer-
Warum haben wir diese Situation? Einerseits hat sich das den? Ich sehe nicht ein, warum nicht auch hier ein allfälliger
Konsumverhalten verändert. Gesagt wurde auch, dass man Einkommensrückgang mit Direktzahlungen abgefedert und
es mit einer Verlagerung zu anderen Fleischarten - Geflügel, aufgefangen werden könnte. Hier muss umgestellt werden,
Fisch usw. - zu tun habe. Das können wir nicht ohne weiteres auch diese Kosten müssen sinken, das würde den Produzen-
beeinflussen, das ist kaum möglich. Es wird wahrscheinlich ten helfen.
in den nächsten Jahren sehr schwer sein, den Fleischkon- 3. Wie kann es eine «Qualitätsoffensive» geben? Denn das
sum wieder zu steigern. Vertrauen der Konsumentinnen und Konsumenten wird nur
Allerdings bin ich etwas enttäuscht, vor allem deshalb, weil dann wieder grösser werden, wenn bedingungslos auf Qua-
uns vor den Abschlüssen der Gatt-Verträge besonders im lität gesetzt wird, auch bei der Schweinefleischproduktion.
Zusammenhang mit dem Sektor Schweinefleisch immer wie- Das ist ganz eindeutig. Es gibt jetzt entmutigte Landwirte, die
der gesagt wurde, in bezug auf die Importzulassungen sei es sich einfach dem tiefsten Niveau, dem EU-Niveau, anpassen
möglich, ein Paket zu schnüren, bei dem auch die Geflügel- wollen. Ich glaube, das wäre absolut die falsche Strategie. Es
fleischarten enthalten seien. Wir wissen ja, dass die Geflü- ist auch hier die Frage, welche Anreize, welche Investitions-
gelinlandproduktion kaum 50 Prozent beträgt. hilfen es gibt, um diese Qualität in der Produktion konsequent
Den Nachfragerückgang haben wir aber auch - es wurde und durchwegs sicherzustellen.
schon gesagt - auf spezielle Informationen oder tendenziöse Über diese drei «Schienen» wären, denke ich, auch vom
Fehlinformationen zurückzuführen. Es wäre eine verantwor- Bund her Möglichkeiten gegeben, einen Strukturwandel, der
tungsvolle Aufgabe aller Berichterstatter, besonders auch unaufhaltsam ist und dem man auch stattgeben muss, we-
der verantwortlichen Tierschützer, wenn man sich hier zu nigstens etwas abzumildern, für die Betroffenen erträglicher
den effektiven Situationen endlich einmal im Sinne der In- zu machen und erst noch in die richtige Richtung von mehr
landproduktion aussprechen würde. Wenn die Migros jetzt Umwelt- und Tierschutz zu lenken.
den Fleischimport gestoppt hat, ist das sicher verdienstvoll, In diesem Sinne unterstütze auch ich die verschiedenen An-
aber das genügt nicht. Einerseits wird die Produktion weiter regungen, die in dieser Debatte gemacht worden sind.
zurückzunehmen sein, andererseits muss aber mit aller Kraft
versucht werden, das Image mit Bezug auf den Fleischkon- Frick Bruno (C, SZ): Herr Bundesrat, ich danke Ihnen für die
sum wieder zu verbessern. sehr gründliche Analyse der Ursachen für die heutigen
Dass die Lage besonders im Schweinefleischsektor drama- Fleischpreise. Da gibt es wohl wenig beizufügen.
tisch ist, könnte ich Ihnen aufgrund von Briefen von Familien 1. Aber eine Frage interessiert unsere Bauern: Wie wird es
beweisen, die von der Schweinefleischproduktion leben müs- weitergehen? Darauf fehlt mir die Antwort. Das ist das Rippli,
sen. Dabei handelt es sich um Familien, die wohl wissen, das auf der Berner Platte fehlt.
dass der Schweinezyklus seit Jahren vorhanden war. Es hat Wie geht es weiter? Ich selber kann mir nicht vorstellen,
im Schweinepreissektor immer Hochs und Tiefs gegeben, dass die Schweizer Fleischpreise wieder stark steigen: Wir
aber was wir jetzt erleben ist weit mehr als der ordentliche öffnen die Grenzen, wir haben uns dazu verpflichtet. Unsere
Schweinezyklus. Schweinefleischproduzenten können doch auf die Dauer
So schreibt eine Familie - ich möchte das zitieren -: «Immer nicht viel höhere Preise erhalten als die Schweinefleischpro-
tiefer sinkende Schweinepreise treiben viele Betriebe in der duzenten im Ausland. Die Preise können sich in Nuancen
ganzen Schweiz an den Rand des Konkurses. Viele Fami- unterscheiden, aber sehr hoch werden unsere Preise nicht
lien, welche bis anhin akzeptiert und auf Besserung gehofft steigen. Unsere Bauern wünschen von Ihnen klare Aus-
haben, stehen vor unlösbaren Problemen. Seit langer Zeit kunft: Sehen Sie eine bessere Zukunft für die Preise oder
sind die Fleischpreise auf einem derart tiefen Niveau, dass es nicht?
nur noch mit weiterem Schuldenmachen weitergeht. Aber 2. Auf der Berner Platte hat mir auch der Schinken gefehlt.
wie lange noch?» Dann wird noch mit anderen Unterstüt- Ich möchte Ihnen für die einzige genannte Massnahme, für
zungsmassnahmen ein Vergleich gemacht, ich will das jetzt die Reduktion des Futterpreises, danken. Sie haben vor
nicht zitieren, aber es ist bedrückend, und ich meine: In die- zwei, drei Tagen bekanntgegeben, dass bereits der nächste
sem Saal und in weiten Kreisen ist die prekäre Situation er- Schritt eingeleitet ist. Das ist gut so. Aber unsere Bauern ha-
kannt. Doch sind nicht nur das Parlament und die Grossver- ben bezüglich des Futters nicht die gleichen Spiesse wie die
teiler, sondern auch die Konsumentinnen und Konsumenten ausländischen Produzenten. Wenn die Ausländer das Futter
und der Bundesrat gefordert. Der Bundesrat muss alle Mass- für 25 Franken beziehen und die Schweizer für 90 Franken,
nahmen treffen, um eine Besserung in diesem Sektor mög- und am Schluss erhalten die Schweizer für das Schlachtvieh
lichst bald zu realisieren. den gleichen Preis, dann geht das nicht mehr auf. Geben Sie
den Schweizer Bauern die gleich langen Spiesse, dann wer-
Onken Thomas (S, TG): In dieser Debatte haben sich bisher den Sie mit ihren Schweinen fertig. (Ich meine das bildlich,
nur Agrarexperten zu Wort gemeldet, was an sich richtig ist. nicht wörtlich.)
Wenn ich gleichwohl noch kurz etwas sage, so nur, um zu Jetzt ist es so, dass die Fleischproduzenten mit den hohen
unterstreichen, dass diese Sorgen, diese Not vieler bäuerli- Futterpreisen zum Beispiel die Futterproduzenten stützen.
cher Familien, von der hier die Rede war, auch von anderen Aber wenn die Schweineproduzenten eliminiert sind, werden
wahrgenommen wird. Wir stehen alle in einem Wahlkampf, im nächsten Schritt auch die Futterproduzenten eliminiert,
und ich führe diesen sehr bürgernah und stehe immer wieder weil niemand mehr Futter kaufen kann. Sie werden auch dran-
vor diesen Menschen, die mir in die Augen schauen und kommen, einfach ein bisschen später. Da fehlt die Klarheit, mit
diese Probleme, Sorgen und Nöte in aller Offenheit anspre- welchen Massnahmen wir in die Zukunft gehen wollen.
chen. 3. Sie haben meine Frage zu den Futterpreisen beantwortet.
Deshalb liegt mir daran, Herr Bundesrat, dass wir jetzt in Ih- Aber ich habe noch eine Frage zu den Stillegungsbeiträgen
rem abschliessenden Votum auch noch zu den konkreten gestellt. Da ist die Antwort noch ausstehend. Ich möchte Sie
Massnahmen kommen. Die Situation ist exakt beschrieben bitten, das nachzuholen.
worden; da braucht es keine weitere Analyse mehr. Wir müssen unseren Bauern deutlicher sagen, welches die
1. Wir haben einen Strukturwandel, der sehr hart sein wird. längerfristige Perspektive ist. Die blosse schrittweise Sen-
Wie kann er gemildert werden? Wie können soziale Härten kung des Futterpreises genügt nicht. Es braucht andere, zu-
abgefedert werden? Gibt es beispielsweise die Möglichkeit sätzliche Massnahmen. Ich wünsche mir mehr.
4. Oktober"! 995 1027 Dringliche Interpellation Frick
Delamuraz Jean-Pascal, conseiller fédéral: M. Seiler Bern- les vôtres, pas tellement dans les produits destinés à des
hard a posé la question du fonctionnement ou du contrôle usages industriels, mais dans ceux destinés à l'usage du
des cartels de distribution. J'y répondrai en même temps que consommateur individuel, est certainement un élément es-
je répondrai à M. Bieri et à M. Schallberger. Vous avez éga- sentiel.
lement, Monsieur Seiler, posé la question des marges des Cela ne me regarde pas, ça ne regarde pas l'Etat, mais je me
distributeurs. Comme vous le savez, ces marges ne sont pas permets de dire que, du côté de la production, on aurait inté-
discrétionnaires. Elles sont l'objet de la surveillance cons- rêt à trouver des ententes, des pactes; si on a de la peine à
tante du contrôle des prix. Il ne faut pas confondre les institu- les trouver, à essayer de les rechercher coûte que coûte,
tions: il y a la Commission des cartels qui prendra bientôt une avec vos autres partenaires, ceux de la distribution, ceux qui,
nouvelle forme; il y a Monsieur Prix, c'est-à-dire la sur- au bout de la chaîne, reçoivent vos produits, les consomma-
veillance des prix, et il y a le contrôle des prix, qui fonctionne teurs. Je ne saurais trop plaider, dans l'économie de marché
notamment dans le domaine des produits agricoles, et qui a où nous sommes, pour que des contacts directs s'établis-
sous sa juridiction et sous son autorité la définition des mar- sent, non pas pour créer des ententes cartellaires, mais pour
ges de distribution dans les magasins, auprès des grands et créer des conditions de longueur d'onde entre producteurs,
petits revendeurs. distributeurs et consommateurs.
Une certaine garantie existe donc pour que l'on n'ait pas des Ce serait en tout cas un moyen de me remonter contre ce
malheureux producteurs qui soient unilatéralement torpillés que vous avez appelé de scandaleuses publicités, Monsieur
par des prix à la production de plus en plus précaires, et Schmid, et qui, en effet actuellement, font souffler, mais alors
d'autre part des distributeurs qui en font à leur aise et qui d'une manière parfaitement excessive, un vent de discrédit
n'ont pas à s'adapter à cette situation parce qu'ils sont forts sur les conditions de production et de détention des animaux
sur le marché; en tout cas les moyens d'intervention du con- de rente.
trôle des prix existent et doivent nous apporter une première Je rappelle à ce propos le caractère passionnel que peuvent
réponse à la certitude que l'on ne peut pas faire tout et n'im- avoir de tels actes - on m'écrit, à moi personnellement,
porte quoi. 35 000 lettres -, s'agissant du transport des animaux, et on
Si l'on juge toutefois que cette intervention du contrôle des prend aussi dans les lettres qui me sont adressées des
prix est insuffisante et qu'elle ne permet pas de parvenir à exemples tirés de conditions de l'étranger qui n'ont rien à voir
nos fins, la Commission des cartels a ouvert officiellement avec les conditions suisses. Je crois en effet pouvoir affirmer
une enquête sur la puissance d'achat et sur l'abus de la puis- qu'aussi bien les règles législatives que l'application concrète
sance d'achat dans le commerce de détail des produits ali- sur le terrain sont les plus exigeantes et les plus rigoureuses
mentaires ainsi que dans le domaine du «near food» comme d'Europe. Tout cela crée une pensée générale hostile à nos
on dit en français. produits, à vos produits agricoles suisses, qui rend la pente
Différents trafics qui sont actuellement le fait des acheteurs difficile à remonter. Je ne saurais trop recommander aux ac-
doivent être examinés de plus près en relation avec la loi sur teurs et aux partenaires de tout ce marché de réaliser davan-
les cartels - jusqu'à maintenant la loi existante - et bientôt tage de pas à la rencontre les uns des autres, afin d'éviter
j'espère avec la nouvelle loi si le Conseil national peut mettre que l'Etat n'ait à se prononcer de quelque manière que ce
terme à la procédure demain, et vous, vendredi, dans les soit sur l'authenticité, l'honnêteté ou la malhonnêteté des
votes finals. procédures d'«informations» qui sont données.
La Commission des cartels en tout cas, même dans sa com- M. Seiler a encore évoqué le problème du prix des céréales
position actuelle, s'intéresse à un certain nombre de marchés fourragères, de même que M. Schmid. Une réduction des
spécifiques. Le premier d'entre eux, c'est naturellement le prix seuils de 5 francs par quintal par année, cela devrait faire
marché du porc, qui sera analysé en profondeur pour que l'on entre 35 et 40 francs pour l'orge en l'année 2000, pour autant
ait une réponse précise à cette question dont je mesure toute que cette politique puisse être conduite dans les limites de ce
la légitimité: comment nous, producteurs, pourrions être en que j'ai dit pour les autres secteurs de l'agriculture.
quelque sorte les victimes exclusives du marché? Pourquoi La relation entre bétail de boucherie et bétail de rente,
nous, producteurs, serions-nous les seuls à passer à la mou- question posée par MM. Frick et Maissen: le soutien des
linette, alors qu'il y a peut-être, dans la distribution, des mar- prix de bétail de rente a pour conséquence que les agricul-
ges confortables qui se maintiennent et qui n'ont plus rien à teurs de plaine achètent moins de bétail de rente aux pro-
voir avec véritablement le Marché? Ce Marché avec m ma- ducteurs de montagne. L'agriculture de montagne par
juscule dont on se réclame, il est bien clair qu'il doit être en ailleurs, et M. Schallberger le sait - quoiqu'il ne le dise pas
fonctionnement pour tous. Je prétends que la soupape N° 1 toujours -, est soutenue par des paiements directs spéci-
du contrôle des prix et la soupape N° 2, maintenant, de l'in- fiques. L'aide que procure la Confédération aux producteurs
tervention de la Commission des cartels sont de très bonnes fait l'objet de discussions dans beaucoup de secteurs. Or,
démarches qui devraient nous donner davantage de transpa- vraiment le producteur n'est pas oublié dans le soutien de la
rence sur la composition des prix au consommateur, et cela Confédération, au moins par la politique des paiements di-
est tout à fait nécessaire. rects. Le revenu est-il directement et pleinement atteint?
Toujours dans cette même direction, vous-même, Monsieur C'est un des éléments, dans la jungle de la politique agri-
Seiler, avez abordé au début - et ça a été repris vigoureuse- cole, qui nous avait amenés, au 7e rapport sur l'agriculture,
ment par M. Schmid Carlo - un domaine particulièrement ex- à dire qu'au moins, avec la politique des paiements directs
plosif qui est celui, Mesdames et Messieurs les producteurs, dont on ne voulait pas auparavant, nous aurons la possibi-
de votre présence sur le marché. Comment est-ce que vous lité d'atteindre celui que vous, représentants des intérêts
vous profilez sur le marché, comment est-ce que vous arri- paysans légitimes, c'est-à-dire les producteurs, souhaitez.
vez, au-delà et à travers les distributeurs et les groupements Sur ce point, l'agriculture de montagne est en bonne pos-
de consommateurs, à valoriser votre produit? Ce n'est pas ture, puisqu'elle tire plus de la moitié de son revenu du sou-
simple, mais je souhaiterais en tout cas que vous puissiez, du tien de l'Etat, pour répondre d'ailleurs aux conditions parfai-
côté de la production -je m'adresse ici aux producteurs - uti- tement ingrates dans lesquelles elle accomplit son devoir.
liser au maximum les nouveaux axes qui vont vous être don- Je dis enfin à M. Maissen, qui a évoqué ces questions, que
nés, notamment par la modification de la loi sur l'agriculture le soutien pour l'exportation de bétail sera maintenu.
dont vous aurez à discuter lors de la prochaine session, et qui MM. Frick et Uhlmann ont posé la question de savoir pour-
devraient permettre une valorisation supplémentaire des pro- quoi on n'agissait pas par le biais des contributions à la ré-
duits agricoles par l'introduction des labels, des appellations duction des effectifs ou à la cessation des exploitations. Vous
d'origine contrôlées qui seraient aussi valables, dans leur vous rappelez que ces contributions ont été instituées en
genre, pour les viandes indigènes délivrées sur les marchés 1993, dans le cadre de la protection des eaux. Elles ont été
de ce pays. versées pendant deux ans, il faut bien le dire, sans grand ef-
La question de vous valoriser, de vous aider à dire qui vous fet, en tout cas dans une mesure bien moindre que ce que
êtes, l'agriculture suisse, dans la qualité des produits qui sont l'on en avait attendu. Nous devons bien constater que si elles
Formation sportive. Aide financière 1028 4 octobre 1995
ont été supprimées à fin 1994, pour cette année, c'est uni- ken für Finanzhilfen an den Bau nationaler Anlagen für sport-
quement à cause des restrictions financières, et le Parlement liche Ausbildung.
avait estimé qu'il fallait faire cette réduction là plutôt Im Jahre 1992 beschloss das Parlament, dieses Geschäft an
qu'ailleurs dans les lignes du budget agricole. Je dois dire den Bundesrat zurückzuweisen mit dem Auftrag, die Vorlage
que même si elles étaient rétablies, ces contributions ne suf- zu konkretisieren und sie mit dem Legislatur- und Finanzplan
firaient certainement pas. Nous étions bien loin du compte, zu koordinieren.
par cet instrument politique, pour résoudre le problème des Der Nationalrat entschied mit 99 zu 8 Stimmen (AB 1992
excédents structurels dans le bétail de boucherie. On n'agit N 337), der Ständerat schloss sich diesem Entscheid opposi-
vraiment que sur une toute petite marge de cette offre du bé- tionslos an (AB 1992 S 325).
tail de boucherie et le problème essentiel est ailleurs. 2. Begründung der Rückweisung
Je vous ai dit, mais je crois qu'il n'est pas inutile de le répéter, Begründet wurde die Rückweisung vor allem mit folgenden
que le Conseil fédéral tient rigoureusement ses promesses Argumenten:
dans le cadre des accords de l'Organisation mondiale du com- Die Bedürfnisfrage sei allgemein zu wenig deutlich geklärt
merce (OMC). Je dois préciser un chiffre encore: pour ce qui und erwiesen, was in der angespannten Finanzlage des Bun-
est de l'importation de gros bétail, en dépit de nos accords des besonders ins Gewicht falle. Der Vorlage wurden ferner
avec l'OMC, elle aura, cette année, régressé de 12 000 à 8000 eine mangelnde sportspezifische Perspektive, eine zu stark
tonnes dans notre pays. Pour ce qui est de la viande de porc, bautenspezifische Ausrichtung und eine ungenügende Be-
l'OMC nous oblige à laisser ouverte la possibilité d'importer achtung der ökologischen Rahmenbedingungen vorgewor-
1800 tonnes supplémentaires en 1995. Ces importations ne fen. Der Rückweisungsantrag wurde von der parlamentari-
dépasseront guère 1000 tonnes. Donc, je le répète, par rap- schen Gruppe für Sport ausdrücklich unterstützt.
port à la production indigène totale de 240 000 tonnes de Nicht in Frage gestellt wurden in den Kommissionen und in
viande de porc, nous ne sommes pas du tout dans une zone beiden Räten die grosse Bedeutung des Sportes in unserer
fragile qui compromette la situation. Si la situation est grave, Gesellschaft und der innere Zusammenhang, der zwischen
ce n'est absolument pas à l'OMC qu'on doit cette gravité. Sport, Gesundheits- und Sozialpolitik besteht.
A M. Uhlmann, je dis très clairement qu'on a tenu compte de 3. Ausgangslage 1995
la possibilité de souplesse volaille/viande, et cette flexibilité Im Auftrag des EDI wurde im Sommer 1994 eine Arbeits-
s'inscrit, en tout cas pour la viande, dans les chiffres très «ge- gruppe «Nationales Sportanlagenkonzept» eingesetzt. Ihr
ring», très homéopathiques, auxquels on est finalement ar- gehören Vertreterinnen und Vertreter der Eidgenössischen
rivé. J'aimerais lui dire en tout cas que ce contingent à l'im- Sportschule Magglingen (ESSM), der Eidgenössischen
portation de viande peut être pris dans les éléments qui sont Sportkommission (ESK), der privatrechtlichen Partner im
à notre disposition. Schweizer Sport, der Hochschulen und der kantonalen und
Au total, je crois que, en plus des mesures directes qui ont städtischen Sportämter an. Aufgabe dieser Arbeitsgruppe ist
été prises et que nous continuerons de prendre en matière de es, bis Ende 1995 auf der Basis einer Inventarisierung der
droits de douane sur les céréales fourragères, il y a toute bestehenden Sportanlagen ein «Nationales Sportanlagen-
l'armada des mesures que j'ai citées qui peuvent jouer, dans konzept» zu formulieren sowie die weiteren Realisierungs-
un certain jeu, et qui continueront de jouer. C'est ça la ré- schritte zu planen. Die nötigen Daten über den Ist- und Soll-
ponse que vous devez donner aux paysans inquiets que Zustand sind erhoben worden und werden zurzeit ausgewer-
vous rencontrez: on fait vraiment, dans les limites de nos tet. Das daraus resultierende «Nationale Sportanlagenkon-
possibilités législatives et aussi financières, le maximum pour zept» (Soll-Zustand) soll Ende 1995 vorliegen, der Bot-
que la situation pénible dans laquelle se trouve ce marché schaftsentwurf dem Bundesrat in der ersten Hälfte 1996 ein-
soit une situation momentanée. Mais il est bien clair que nous gereicht werden. Entsprechende Kredite wären erstmals
ne pouvons pas attendre de ces seules mesures des mira- 1998/99 einzustellen.
cles et que, pour l'essentiel, encore une fois, c'est une
volonté ferme et profonde de restructuration qui devra, à la Erwägungen der Kommission
longue, permettre de retrouver la normalisation de ces mar- Die Kommission hat von den eingeleiteten Schritten Kenntnis
chés de la viande. genommen. Das Parlament war 1992 bei seinem Entscheid
Merci de votre longue attention et bon appétit: mangez du von kürzeren Fristen ausgegangen und schloss es nicht aus,
bifteck à midi! (Hilarité) sich bereits 1993 wieder mit der Vorlage befassen zu können
(AB 1992 N 336). Seit der Rückweisung an den Bundesrat
sind jedoch bereits mehr als drei Jahre vergangen, und die
Legislatur steht vor ihrem Abschluss. Es kann nicht mehr vor-
#ST# 91.046 ausgesetzt werden, dass die Bedingungen und Betrach-
tungsweisen mit denjenigen von 1992 identisch sind. Die
Anlagen Kommission hält es deshalb für angezeigt, das Geschäft
für sportliche Ausbildung. noch in dieser Legislatur abzuschreiben. Die geplante Vor-
Finanzhilfen lage soll in der neuen Legislatur unter den neuen Vorzeichen
und Gegebenheiten behandelt werden können.
Installations
destinées à la formation sportive.
Aide financière Wen Andreas (R, ZG) présente au nom de la Commission de
la science, de l'éducation et de la culture (Csec) le rapport
Abschreibung - Classement écrit suivant:
Siehe Jahrgang 1992, Seite 325 - Voir année 1992, page 325
Beschluss des Nationalrates vom 26. September 1995 1. Rétrospective
Décision du Conseil national du 26 septembre 1995 Par son message du 26 juin 1991 (FF III 1101) le Conseil
fédéral a demandé l'ouverture d'un crédit d'engagement de
30 millions de francs pour une aide financière à la construc-
tion d'installations destinées à la formation sportive.
«en Andreas (R, ZG) unterbreitet im Namen der Kommission En 1992, le Parlement a décidé de renvoyer le projet au Con-
für Wissenschaft, Bildung und Kultur (WBK) den folgenden seil fédéral avec pour mandat de mieux le définir et de le
schriftlichen Bericht: coordonner avec le programme de la législature et le plan
financier.
1. Rückblick Le Conseil national s'est prononcé en ce sens par 99 voix
Mit Botschaft vom 26. Juni 1991 (BBI IM 1085) beantragte der contre 8 (BO 1992 N 337), décision à laquelle le Conseil des
Bundesrat einen Verpflichtungskredit von 30 Millionen Fran- Etats s'est rallié sans opposition (BO 1992 E 325).
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Dringliche Interpellation Frick Ruinöse Preissituation für die Schweizer
Fleischproduzenten
Interpellation urgente Frick Producteurs suisses de viande. Effondrement du marché
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1995
Année
Anno
Band IV
Volume
Volume
Session Herbstsession
Session Session d'automne
Sessione Sessione autunnale
Rat Ständerat
Conseil Conseil des Etats
Consiglio Consiglio degli Stati
Sitzung 11
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 95.3374
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 04.10.1995 - 08:30
Date
Data
Seite 1019-1028
Page
Pagina
Ref. No 20 026 389
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