Attorney General's Investigative Authority for Drug Trafficking and Organized Crime
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThis case concerns the prosecution's authority to conduct investigations, particularly in cases involving organized crime and drug trafficking. The court determined that while federal law grants the Attorney General the power to order investigations for offenses committed abroad or in multiple cantons, this authority is contingent on a constitutional basis for "special high surveillance rights." The court found that such a constitutional basis exists for drug trafficking but not for organized crime or money laundering, as these offenses are primarily regulated by the Penal Code, which falls under cantonal jurisdiction. While federal law can intervene in cantonal procedural matters when necessary for uniform application of federal law, the court cautioned that this could undermine cantonal sovereignty. The court also addressed the use of informants ("repentis") and undercover agents, noting that existing laws allow for leniency in sentencing for cooperation and that the use of anonymous witnesses and protected agent identities is permissible under certain conditions, though a clearer federal regulation would be desirable. However, the court concluded that fully implementing these measures, particularly a mandatory leniency system for informants, could conflict with fundamental principles of penal law based on guilt.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 66 StGB, Art. 66 CPS, Art. 260ter StGB, Art. 260ter men, Art. 260ter einen, Art. 260ter CP; Attorney General's Investigative Authority for Drug Trafficking and Organized Crime: The court determined that while federal law grants the Attorney General the power to order investigations for offenses committed abroad or in multiple cantons, this authority is contingent on a constitutional basis for "special high surveillance rights." The court found that such a constitutional basis exists for drug trafficking but not for organized crime or money laundering, as these offenses are primarily regulated by the Penal Code, which falls under cantonal jurisdiction. While federal law can intervene in cantonal procedural matters when necessary for uniform application of federal law, the court cautioned that this could undermine cantonal sovereignty. The court also addressed the use of informants ("repentis") and undercover agents, noting that existing laws allow for leniency in sentencing for cooperation and that the use of anonymous witnesses and protected agent identities is permissible under certain conditions, though a clearer federal regulation would be desirable. However, the court concluded that fully implementing these measures, particularly a mandatory leniency system for informants, could conflict with fundamental principles of penal law based on guilt.
Schlagwörter
KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
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KI-generiertCited as the basis for the possibility of a judge to mitigate the penalty for an offender who endeavors to prevent the further criminal activity of an organization.
Cited in relation to the judge's discretion to mitigate penalties for offenders who cooperate in preventing further criminal activity.
Volltext
Postulat CAJ-CN (94.005) 1488 N 27 septembre 1994
ner des investigations. Cette compétence découle de l'arti- Antrag Rechsteiner
cle 29 alinéa 4 de la loi fédérale sur les stupéfiants en relation Ablehnung der Motion
avec l'article 259 de la procédure pénale fédérale. En vertu de
cette seconde disposition, le procureur général de la Confédé- Proposition Rechsteiner
ration peut, en cas d'infraction à des lois fédérales qui attri- Rejeter la motion
buent à la Confédération un droit spécial de haute surveil-
lance, ordonner des recherches, si les actes punissables ont
été commis totalement ou partiellement à l'étranger ou dans
plus d'un canton. Cependant, il n'est pas possible de créer un
droit spécial de haute surveillance par une loi fédérale. Ce #ST# 94.3316
droit devrait avoir sa base légale dans la Constitution fédérale.
Alors que s'agissant du trafic illégal de stupéfiants le droit spé- Postulat RK-NR (94.005)
cial de haute surveillance de la Confédération découle de la Verwendung von »Reumütigen» im Kampf
Constitution fédérale (art 69 et 69bis est), une telle base gegen das organisierte Verbrechen
constitutionnelle fait défaut dans le domaine du crime orga-
nisé. Les normes réprimant le crime organisé et le blanchis- Postulat CAJ-CN (94.005)
sage d'argent - qui se trouvent dans le Code pénal propre- Utilisation de «repentis» dans la lutte
ment dit et non dans une loi fédérale spéciale - se fondent sur contre le crime organisé
l'article 64bis alinéa 2 de la Constitution fédérale qui attribue
l'organisation judiciaire, la procédure et l'administration de la
justice «dans la même mesure que par le passé» aux cantons.
Le législateur fédéral peut toutefois s'ingérer dans la souverai-
neté cantonale en matière de procédure, dans la mesure où Wortlaut des Postulates vom 15. August 1994
cela est nécessaire à assurer une unité dans l'application du Der Bundesrat wird eingeladen, folgende Frage zu prüfen und
droit fédéral. Si l'application des dispositions pénales répri- den eidgenössischen Räten Bericht zu erstatten:
mant le crime organisé était remise en question par le fait que Die Zentralstellen oder die kantonalen Strafverfolgungsbehör-
la Confédération ne dispose pas de compétences pour mener den sollen auf «Reumütige» zurückgreifen können, das heisst
des investigations et si le crime organisé s'en prenait directe- die Strafverfolgungsbehörde kann Personen für begangene
ment aux intérêts de la Confédération en menaçant la Suisse Gesetzesübertretungen Strafmilderung gewähren, wenn
dans son ensemble, il est possible de fonder une compétence diese dafür aussagen und bei der Ermittlung mitarbeiten.
fédérale en la matière sur le droit constitutionnel en vigueur Die Bestimmungen des Strafgesetzbuches über die Strafmil-
(art. 85 ch. 7 et 114 est). Il faut reconnaître cependant que la derung nach freiem Ermessen (Art. 66 StGB) müssten ent-
souveraineté cantonale en matière de procédure garantie par sprechend angepasst werden.
l'article 64bis de la Constitution fédérale pourrait ainsi être vi-
dée de sa substance. Texte du postulat du 15 août 1994
2. On peut appliquer les mêmes principes à la compétence ré- Le Conseil fédéral est invité à examiner la question suivante et
glant l'infiltration d'agents dans les organisations criminelles. à soumettre un rapport aux Chambres fédérales:
Le Département fédéral de justice et police a chargé le groupe Les offices centraux ou les autorités de poursuite cantonales
de travail ayant pour mandat de réaliser la motion 93.3205, Sur- peuvent recourir à des «repentis», c'est-à-dire à des person-
veillance téléphonique, de la Commission de gestion du nes auxquelles l'autorité de poursuite peut proposer une atté-
Conseil national, d'examiner notamment la question d'une ré- nuation de la peine pour les infractions qu'elles ont commises
glementation fédérale unifiée sur l'introduction de l'agent infil- en contrepartie de leur témoignage et de leur collaboration
tré. Un projet va être soumis cette année encore à la procédure dans l'enquête pénale, les dispositions du Code pénal sur l'at-
de consultation. Toutefois, le Conseil fédéral est d'avis que pré- ténuation libre de la peine (art. 66 CPS) devant être adaptées à
cisément les domaines concernés par la motion se heurtent aux cet effet.
limites de la règle constitutionnelle en vigueur en matière de ré-
partition des compétences. Il convient donc d'examiner s'il Schriftliche Begründung
n'est pas plus judicieux d'inclure ces innovations dans le cadre Die Urheber verzichten auf eine Begründung und wünschen
d'une unification totale ou partielle de la procédure pénale en eine schriftliche Antwort.
relation avec une modification de l'article 64bis de la Constitu-
tion fédérale. Une commission d'experts chargée par le Dépar- Développement par écrit
tement fédéral de justice et police d'examiner l'unification de la Les auteurs renoncent au développement et demandent
procédure pénale a déjà commencé ses travaux. une réponse écrite.
3. Lors de l'interrogatoire judiciaire d'agents infiltrés, il est pos-
sible, en vertu du droit en vigueur, de protéger l'identité de ces Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
agents. La Cour européenne des droits de l'homme a jugé, vom 14. September 1994
dans l'arrêt Ludi, que l'interrogatoire d'un témoin anonyme Bekanntlich ist am vergangenen 1. August der neue Straftat-
était conforme à la Convention européenne des droits de bestand der kriminellen Organisation (Art. 260ter StGB) in
l'homme. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, il est per- Kraft getreten. Die Bestimmung sieht in Ziffer 2 für den Richter
mis de recourir à des moyens techniques permettant à l'agent die Möglichkeit vor, die Strafe nach freiem Ermessen zu mil-
infiltré de ne pas être vu et de ne pas être reconnu par sa voix dern (Art. 66 StGB), wenn der Täter sich bemüht, die weitere
afin de préserver son anonymat (ATF118 Ia327ss.). Le verbrecherische Tätigkeit der Organisation zu verhindern.
Conseil fédéral est d'avis qu'il serait souhaitable de disposer Dem Richter wird somit die Gewährung einer substantiellen
d'une réglementation claire concernant ces dépositions de té- Strafreduktion ermöglicht, obwohl sich der Täter bereits an ei-
moignages. Toutefois, une réglementation fédérale complète ner kriminellen Organisation beteiligt oder diese in ihrer ver-
entrerait à nouveau en conflit avec la souveraineté cantonale brecherischen Aktivität unterstützt hat. Wesentlich ist nun,
en matière de procédure. dass nicht nur Handlungen des Täters berücksichtigt werden
können, die eine direkte Vereitelung künftiger Straftaten der
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Organisation bezwecken, wie beispielsweise die Warnung ei-
Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzu- nes anvisierten Tatopfers, sondern ebenso einschlägige Mit-
wandeln. teilungen an die Strafverfolgungsbehörden während des lau-
fenden Verfahrens (vgl. dazu die Botschaft des Bundesrates
Déclaration écrite du Conseil fédéral vom 30. Juni 1993, BB11993111 277ff.). Dabei ist nicht erforder-
Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en pos- lich, dass die Kooperation des Täters mit der Strafverfolgungs-
tulat. behörde zur Zerschlagung der kriminellen Organisation füh-
27. September 1994 N 1489 Postulat RK-NR (94.005)
ren muss, da nach dem Wortlaut der Bestimmung das Bemü- Sie haben sicher bemerkt, dass der Bundesrat mit Datum
hen ausreicht und ein Erfolg nicht verlangt wird. Es kann so- vom 14. September 1994 zu dieser Motion Stellung genom-
mit - ohne der künftigen Rechtsprechung zu Artikel 260ter men hat und Ihnen vorschlägt, sie in ein Postulat umzuwan-
StGB vorgreifen zu wollen -festgestellt werden, dass das An- deln. Aufgrund der Diskussion in der Kommission - wir hat-
liegen des Postulates durch das geltende Recht vollumfäng- ten diese Antwort noch nicht vor uns-würde ich sagen, dass
lich abgedeckt wird. die Kommission an dieser Motion festhält, weil sie damit den
Ergänzend ist darauf hinzuweisen, dass eine vollausgebaute Willen dokumentieren will, dem Staat im Kampf gegen das
Kronzeugenregelung, welche beispielsweise für den Reumüti- organisierte Verbrechen die bestmöglichen Instrumente in
gen zwingend eine teilweise oder gänzliche Strafbefreiung die Hand zu geben.
vorsehen würde, mit den Grundlagen unseres Schuldstraf- Die Verwendung von «Reumütigen» im Kampf gegen das or-
rechts in erheblichem Konflikt stünde. Der Ständerat hat denn ganisierte Verbrechen unterbreiten wir Ihnen im Rahmen ei-
auch bei der Beratung von Artikel 260ter einen Antrag Morni- nes Postulates. Aus der Stellungnahme des Bundesrates se-
roli, welcher in diese Richtung zielte, mit grossem Mehr abge- hen Sie, dass er der Meinung ist, das Postulat sei erfüllt, dies
lehnt (vgl. AB 1993 S 982ff). durch die Ziffer 2 des Artikels 260ter, welchen wir in diesem
Haus verabschiedet haben. Es heisst dort: «Der Richter kann
Rapport écrit du Conseil fédéral die Strafe nach freiem Ermessen mildern, wenn der Täter sich
du 14 septembre 1994 bemüht, die weitere verbrecherische Tätigkeit der Organisa-
La nouvelle norme pénale réprimant l'organisation criminelle tion zu verhindern.» Wir haben diese Stellungnahme des Bun-
(art. 260ter CP) est, comme on le sait, entrée en vigueur le desrates nicht vor uns gehabt. Ich muss Ihnen aber sagen:
1er août 1994. Cette disposition prévoit, au chiffre 2, que le Aus der Diskussion der Kommission schliesse ich, dass wir an
juge peut librement atténuer la peine (art 66 CP) lorsque l'au- diesem Postulat festhalten wollen, weil uns diese Umschrei-
teur se sera efforcé d'empêcher la poursuite de l'activité crimi- bung in Artikel 260ter Ziffer 2, was die Möglichkeit des Einbe-
nelle de l'organisation. Le juge est donc autorisé à accorder zuges von «Reumütigen» betrifft, zu wenig weit geht.
une réduction substantielle de la peine, même si l'auteur a
déjà fait partie d'une organisation criminelle ou s'il a soutenu Poncet Charles (L, GE), rapporteur: II ne faudrait pas que
l'activité criminelle d'une telle organisation. Ce qui importe en nous ayons l'illusion qu'en votant le texte que nous avons ap-
l'occurrence, c'est que l'on ne prendra pas seulement en prouvé aujourd'hui, nous avons résolu le problème du crime
considération les actes de l'auteur qui visent directement à organisé. La lutte contre le crime organisé suppose, ne nous le
faire échec à de futures infractions de l'organisation, comme le dissimulons pas, l'adoption rapide dans notre droit d'un cer-
fait de prévenir la future victime d'une infraction, mais égale- tain nombre de moyens nouveaux.
ment toutes les informations pertinentes qu'il aura livrées aux De ce point de vue, je dois dire que le rapport écrit que le
autorités de poursuite pénale durant la procédure (cf. à ce su- Conseil fédéral vient de nous communiquer concernant la mo-
jet le message du Conseil fédéral du 30 juin 1993, FF 1993 tion et le postulat de votre commission est extrêmement déce-
III 269 ss.). Il n'est pas nécessaire que la coopération de l'au- vant. Il s'agit d'une analyse purement juridique qui perd de vue
teur avec les autorités chargées de la poursuite pénale en- que la science juridique n'est pas un but en soi, mais qu'elle
traîne le démantèlement de l'organisation, étant donné que le est seulement et qu'elle doit demeurer un moyen au service
texte légal mentionne l'effort et n'exige pas un résultat. Sans d'une politique. Il est donc inutile que le Conseil fédéral nous
vouloir anticiper sur la future jurisprudence relative à l'arti- dise qu'une base constitutionnelle est insuffisante, nous le sa-
cle 260ter CP, on peut constater que le droit en vigueur satisfait vons, ceci dit avec tout le respect dû aux «juristes de la Cou-
pleinement à la requête découlant du postulat. ronne». La question n'est pas de savoir si la base constitution-
Il convient d'ajouter qu'une réglementation complète applica- nelle est insuffisante, la question est qu'il faut créer une base
ble aux témoignages de «repentis» («Kronzeugenregelung») constitutionnelle nouvelle pour des moyens nouveaux dans
dont le but serait par exemple de prévoir obligatoirement une ce domaine délicat et relativement urgent. Quand je dis relati-
exemption de peine totale ou partielle en faveur d'un «repenti», vement urgent, je veux dire que la maison n'est pas encore en
créerait un conflit non négligeable avec les principes généraux train de brûler, mais que l'incendie commence déjà à se décla-
du droit pénal fondé sur la culpabilité. Par ailleurs, lors des dé- rer, et nous sommes là à nous demander s'il faut appeler les
bats aux Chambres sur l'article 260ter CP, le Conseil des Etats pompiers ou si, au contraire, commander un nouveau modèle
a rejeté une proposition Morniroli qui tendait vers le même but d'extincteur à mousse carbonique ne serait pas suffisant
(cf. BO1993E982SS.). Monsieur le Conseillerfédéral, si vous me permettez cette sug-
gestion, réveillons-nous et occupons-nous du problème.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Que faut-il faire? Premièrement, il faut que le nouvel Office cen-
Der Bundesrat beantragt, das Postulat als erfüllt abzu- tral de lutte contre le crime organisé dispose de moyens d'en-
schreiben. quête directe. Cela ne signifie pas qu'il se substitue aux poli-
ces cantonales, mais cela signifie que, comme l'Office central
Déclaration écrite du Conseil fédéral de lutte contre le trafic illicite des stupéfiants, il puisse non seu-
Le Conseil fédéral propose de classer le postulat, étant donné lement coordonner les efforts cantonaux, mais intervenir lui-
que l'objectif de ce dernier est réalisé. même sur le terrain, en étroite collaboration bien sûr avec les
autorités cantonales. Il n'y a pas d'Etat fédéral dans lequel, en
Stamm Judith (C, LU), Berichterstatterin: Wie Sie sehen, matière de crime organisé, il n'y ait pas une compétence d'en-
schlagen wir Ihnen die Überweisung einer Motion und eines quête directe pour l'autorité fédérale chargée de ces problè-
Postulates vor. Dieser Vorschlag wurde von Herrn Poncet in mes. Pourquoi faudrait-il que la Suisse soit une exception à cet
die Kommission eingebracht und von der Kommission über- égard?
nommen. Deuxièmement, il faut que ces organisations criminelles puis-
Bei der Motion geht es darum, dass wir den Bundesrat auffor- sent être infiltrées par des agents qui recueillent des moyens
dern, die Zentralstelle gegen das organisierte Verbrechen de preuve, ceux-ci pouvant ensuite être utilisés lors de procès
möglichst rasch mit Ermittlungskompetenzen auszustatten, et de procédures pénales. Je ne partage pas de ce point de
die sie allein oder in Zusammenarbeit mit den Kantonen ha- vue là l'opinion selon laquelle cette utilisation d'agents infiltrés
ben soll. Sie erinnern sich: Das würde die Verfassungsgrund- supposerait d'abord l'unification de la procédure pénale en
lage beschlagen, die geklärt werden müsste. Suisse, pour deux raisons: premièrement, parce que pour uni-
Die Zentralstelle soll V-Leute in die Kreise des organisierten fier les procédures pénales en Suisse, à supposer que cela
Verbrechens einschleusen können, und die Beweismittel, die soit souhaitable, il faudra encore 25 ans au moins et, deuxiè-
die V-Leute sammeln, sollen verwertet werden können. Das ist mement, parce qu'avec les codes de procédure pénale canto-
heute nicht der Fall, denn Sie haben in Artikel 3 des Gesetzes naux, pour autant que les moyens nécessaires soient mis à
genau umschrieben, welche Informationen diese Zentralstelle disposition par le texte fédéral, l'utilisation de tels moyens de
heute nutzen kann. preuve est parfaitement possible.
Postulat CAJ-CN (94.005) 1490 N 27 septembre 1994
Troisième et dernier point: il faut que les offices centraux ou ein eindeutiges Diktat Ob Sie uns einen solchen Auftrag ertei-
leurs équivalents cantonaux puissent recourir aux témoigna- len wollen, ist Ihre Sache. Wir waren der Meinung, wir sollten
ges de membres de ces organisations criminelles, à qui on of- zunächst mit den Kantonen, vor allem mit den Justiz- und Poli-
fre-je ne crains pas d'employer l'expression - une transac- zeidirektoren, diese Sache einvernehmlich zu lösen versu-
tion consistant à dire: «Monsieur, ou Madame, nous utilisons chen. Das ist der einzige Grund, weshalb wir uns für das Po-
vos connaissances de cette organisation criminelle, nous utili- stulat und nicht für die Motion ausgesprochen haben.
sons votre témoignage, nous utilisons votre disponibilité à té- Zum Postulat der Kommission betreffend einer «Reumüti-
moigner contre ceux dont vous avez été le complice et, en gen»-Regelung: Wenn Sie den Text Ihres Postulates lesen,
contrepartie, nous vous accorderons une peine modérée ou dann sagen Sie ausdrücklich auch, es solle eine Lösung ge-
diminuée. Nous vous mettrons à disposition, si nécessaire, troffen werden, wonach für Reumütige eine Strafmilderung ge-
une nouvelle identité, un nouveau passeport, et vous pourrez währt werden könne. Das haben wir bereits im materiellrechtli-
ensuite aller vous faire oublier ailleurs, compte tenu des ser- chen Teil getan, nämlich in Artikel 260ter Ziffer 2 des Strafge-
vices que vous aurez rendus tardivement à la Confédération.» setzbuches.
Ne nous faisons aucune illusion: sans des moyens de ce Zur Begründung, weshalb wir die weitergehende Lösung klar
genre, quels que soient les scrupules juridiques qu'ils peuvent ablehnen möchten: Unter «Reumütigen»-Regelung kann man
parfois susciter, la lutte contre le crime organisé est une auch eine Lösung verstehen, wie sie beispielsweise heute Ita-
illusion. lien oder auch Peru in Südamerika kennen, wonach ein akti-
C'est la raison pour laquelle la commission vous recommande ves Mitwirken eines an der organisierten Kriminalität Beteilig-
de transmettre la première intervention sous la forme contrai- ten zwingend - zwingend! - zur Strafbefreiung führt. Eine sol-
gnante d'une motion. Quant à la seconde, nous nous sommes che zwingende Strafbefreiung eines Reumütigen ist unseres
déjà ralliés à la formule moins contraignante du postulat, ce Erachtens mit unserem Schuldstrafrecht nicht vereinbar.
qui ne signifie pas que nous n'attendions pas du Conseil fédé- Das ist die einzige offene Frage: Möchten Sie wirklich eine sol-
ral qu'il fasse rapidement les propositions nécessaires dans che «Reumütigen-Lösung», die nach italienischem und perua-
ce domaine, y compris pour la modification de la base consti- nischem Modell zwingend zu einer Strafbefreiung führt? Eine
tutionnelle, si nécessaire. solche Lösung lehnt der Bundesrat als rechtsstaatlich unbe-
friedigend ab. Das mag für Länder wie Italien oder Peru, die
Rechsteiner Paul (S, SG): Nachdem seit gestern die Stellung- sich in eigentlichen Notstandsituationen gegenüber dem or-
nahme des Bundesrates zur Motion und zum Postulat der ganisierten Verbrechen befinden, angemessen sein. Soweit
Kommission vorliegt, kann ich meine Anträge zugunsten der sind wir glücklicherweise in der Schweiz noch nicht
Anträge des Bundesrates zurückziehen. Der Bundesrat hält in
bezug auf das Postulat «Verwendung von 'Reumütigen' im Motion 94.3315
Kampf gegen das organisierte Verbrechen» fest - entgegen
Herrn Poncet, der sich in dieser Frage echauffiert hat -, dass Abstimmung - Vote
diese Frage mit der materiellen Strafbestimmung bereits gere- Für Überweisung der Motion 83 Stimmen
gelt ist. Dieses Postulat ist als erfüllt abzuschreiben, der Bun- Dagegen 46 Stimmen
desrat wird das sicher auch noch selber erklären.
Zur Frage der V-Leutemuss ergänzt werden, dass diese Rege- Postulat 94.3316
lung aufgrund eines Postulates der CVP-Fraktion bereits ge-
prüft wird. In dem Sinne rennt der Vorstoss der Kommission - Abstimmung - Vote
das Abstimmungsverhältnis lautete in der Kommission, soweit Für Überweisung des Postulates 85 Stimmen
ich mich erinnere, 14 zu 8 Stimmen - offene Türen ein. Die bin- Dagegen 52 Stimmen
dende Form der Motion ist insbesondere auch deshalb nicht
angebracht, weil dieses Rechtsinstitut der V-Leute rechtsstaat-
lich ausserordentlich problematisch ist, so dass auch schwer-
wiegende Gründe gegen die Institutionalisierung dieses Insti-
tutes sprechen. Das wird alles diskutiert und ausgetragen wer-
den können, sobald der Bundesrat die Ergebnisse seiner ei-
genen Arbeiten vorlegt
Aber es ist sicher nicht richtig, bereits heute eine Motion zu
überweisen. Der Bundesrat ist bereits an der Arbeit, und wir
werden uns dann damit beschäftigen können. Ich möchte nur
an dieser Stelle schon anmerken, dass aus rechtsstaatlicher
Sicht Bedenken gegen dieses neue Institut bestehen.
Koller Arnold, Bundesrat: Ich kann Herrn Poncet beruhigen.
Er muss uns nicht wecken - wir sind schon lange wach. Wir
waren bekanntlich das erste Land in Europa, das Geldwäsche-
reistrafnormen eingeführt hat, Ihnen dann ein zweites Paket
präsentiert hat und jetzt die nötigen Vollzugshilfen zu den Kan-
tonen anbietet.
Vielleicht sind wir auch etwas politischer als Sie meinen, Herr
Poncet Wenn sie unsere Antwort gelesen haben, können Sie
ersehen, dass wir glücklicherweise überhaupt nicht weit von-
einander entfernt sind. Alle Ihre Anliegen sind heute bei uns in
Bearbeitung. Der einzige Grund, weshalb wir die Motion in ein
Postulat umgewandelt haben möchten, war ein eminent politi-
scher, nämlich ein föderalistischer. Wir haben aufgrund ge-
machter Untersuchungen vorderhand keine Verfassungskom-
petenz für eine solche Ermittlungstätigkeit dieser neuen Zen-
tralstelle. Das bedeutet also, dass wir mit grösster Wahrschein-
lichkeit die Verfassung ändern müssen. Das möchten wir in
unserem föderalistischen Staat natürlich in enger Zusammen-
arbeit mit den Kantonen tun. Wenn wir die Motion angenom-
men hätten, hätten wir im Gespräch mit den Kantonen über-
haupt keine Verhandlungsmöglichkeit mehr, sondern es wäre
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Postulat RK-NR (94.005) Verwendung von "Reumütigen" im Kampf gegen das
organisierte Verbrechen
Postulat CAJ-CN (94.005) Utilisation de "repentis" dans la lutte contre le crime organisé
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1994
Année
Anno
Band III
Volume
Volume
Session Herbstsession
Session Session d'automne
Sessione Sessione autunnale
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 07
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 94.3316
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 27.09.1994 - 08:00
Date
Data
Seite 1488-1490
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