Parliamentary Group's Budgetary Basis Motion
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe liberal parliamentary group proposed that all federal budget expenditures must have a legal or constitutional basis, and any expenses lacking such a foundation should be eliminated. The Federal Council agreed to the request for increased transparency by ensuring that legal and constitutional bases for expenditures are indicated in future budget proposals, but rejected the absolute elimination of expenses lacking immediate justification, citing administrative efficiency and the need for continued participation in certain international organizations. The Council suggested that the motion be converted into a postulate to allow for further examination of the issue.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 15 Absatz, Art. 72 LHID, Art. 42quinquies al. 4 est, Art. 72 StHG, Art. 42quinquies Abs. 4 BV, Art. 12 al. 3 LHID; Parliamentary Group's Budgetary Basis Motion: The Federal Council agreed to the request for increased transparency by ensuring that legal and constitutional bases for expenditures are indicated in future budget proposals, but rejected the absolute elimination of expenses lacking immediate justification, citing administrative efficiency and the need for continued participation in certain international organizations. The Council suggested that the motion be converted into a postulate to allow for further examination of the issue.
Schlagwörter
KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
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KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertCited as the basis for the motion, requiring the Federal Council to indicate legal or constitutional bases for each budget item.
Volltext
2. Februar 1995 N 317 Motion der liberalen Fraktion
Von dieser einheitlichen Frist sind die eidgenössischen Räte vement servi au propre usage de l'aliénateur, dans la mesure
auch nicht abgewichen, als sie bei der Grundstückgewinn- où le produit ainsi obtenu est affecté, dans un délai approprié,
steuer in Artikel 15 Absatz 3 des StHG-Entwurfs (jetzt Art. 12 à l'acquisition ou à la construction en Suisse d'une habitation
Abs. 3 StHG) in Ergänzung der vom Bundesrat beantragten servant au même usage.»
Aufschubtatbestände einen neuen Buchstaben e folgenden La présente motion demande que le délai d'adaptation de huit
Inhalts einfügten: «Die Besteuerung wird aufgeschoben bei ans prévu à l'article 72 LHID soit ramené, uniquement pour
Veräusserung einer dauernd und ausschliesslich selbstge- l'objet visé par la motion, à trois ans (1 er janvier 1996) à comp-
nutzten Wohnliegenschaft (Einfamilienhaus oder Eigentums- ter de l'entrée en vigueur de la LHID. Même si la présente mo-
wohnung), soweit der dabei erzielte Erlös innert angemesse- tion était acceptée et que le Conseil fédéral - après consulta-
ner Frist zum Erwerb oder zum Bau einer gleichgenutzten Er- tion des cantons (ceux-ci disposent en effet, comme le stipule
satzliegenschaft in der Schweiz verwendet wird.» l'art 42quinquies al. 4 est, d'un droit de participation lorsque
Mit der vorliegenden Motion wird nun verlangt, die achtjährige des modifications sont apportées à la législation d'harmonisa-
Anpassungsfrist von Artikel 72 StHG sei für diesen einzelnen tion de la Confédération) - soumette cette année encore le
Punkt auf nur drei Jahre (1. Januar 1996) ab Inkrafttreten des message afférent aux Chambres, la modification de la loi ne
StHG herabzusetzen. Selbst angenommen, der Bundesrat pourrait entrer en vigueur, au mieux (délibérations parlemen-
wäre - nach Konsultation der Kantone (diese haben bei Ände- taires rapides, pas de référendum) qu'au 1er janvier 1995. Les
rungen der Harmonisierungsgesetzgebung des Bundes ein législateurs cantonaux n'auraient alors qu'une seule année
Mitwirkungsrecht, vgl. Art. 42quinquies Abs. 4 BV) - in der pour adapter leurs lois fiscales à cette modification. Mais il ne
Lage, die entsprechende Botschaft noch dieses Jahr an die faut pas oublier que, dans les rapports entre les cantons, la
eidgenössischen Räte zu geben, könnte die Gesetzesände- fixation des modalités de cette imposition différée soulève,
rung im besten Fall (rasche parlamentarische Beratung, kein comme l'ont montré des études préliminaires d'un groupe de
Referendum) erst auf 1. Januar 1995 in Kraft treten. Die kanto- travail de la Conférence des fonctionnaires fiscaux d'Etat, de
nalen Gesetzgeber hätten dann noch ein einziges Jahr, um nombreuses questions qui ne seraient pas faciles à résoudre.
ihre Steuergesetze an diese Änderung anzupassen. Dabei C'est pourquoi, pour des raisons de temps, nous considé-
wirft die Festlegung der Modalitäten dieses Steueraufschubes rons la motion comme inacceptable du point du vue constitu-
im interkantonalen Verhältnis zahlreiche, nicht leicht zu lö- tionnel et pratiquement irréalisable. En revanche, il serait
sende Fragen auf, wie Vorstudien einer Arbeitsgruppe der peut-être judicieux d'examiner avec les cantons une réduc-
Konferenz Staatlicher Steuerbeamter gezeigt haben. tion générale du délai d'adaptation prévu par la LHID et no-
Wir halten deshalb die Motion aus zeitlichen Gründen als ver- tamment le passage à l'imposition annuelle postnumerando.
fassungsmässig unzulässig und praktisch undurchführbar. Dans ce cas, nous serions prêts à accepter la motion sous
Hingegen könnte es sinnvoll sein, mit den Kantonen gegebe- forme de postulat
nenfalls eine generelle Verkürzung der im StHG bestehenden II va de soi que les cantons sont toujours libres d'introduire
Anpassungsfrist zu prüfen, inklusive beispielsweise den Über- l'imposition différée dont il est question dans leur législation
gang zur einjährigen Veranlagung mit Gegenwartsbemes- fiscale avant l'an 2001 et de la réaliser aussi au niveau intercan-
sung. In diesem Sinn wären wir bereit, die Motion als Postulat tonal avant cette date, par exemple en concluant des accords
entgegenzunehmen. de réciprocité ou un concordat.
Daneben ist es den Kantonen ohnehin unbenommen, den in
Frage stehenden Steueraufschub in ihrem eigenen Steuerge- Schriftliche Erklärung des Bundesrates
setz vor dem Jahre 2001 einzuführen und diesen Aufschub Der Bundesrät beantragt, die Motion in ein Postulat umzu-
auch interkantonal vor diesem Zeitpunkt auf freiwilliger Basis, wandeln.
z. B. durch den Abschluss von Gegenrechtsvereinbarungen
oder eines Konkordates, zu verwirklichen. Déclaration écrite du Conseil fédéral
Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en pos-
Rapport écrit du Conseil fédéral tulat.
du 1er septembre 1993
Selon l'article 42quinquies alinéa 3 de la constitution, un délai Le président: Les motionnaires acceptent la transformation
«convenable» doit être imparti aux cantons pour adapter leurs en postulat.
législations fiscales à la législation de base de la Confédéra-
tion dans le domaine de l'harmonisation fiscale. A l'article 72 Überwiesen als Postulat- Transmis comme postulat
de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'harmonisation
des impôts directs des cantons et des communes (LHID), les
Chambres fédérales ont fixé ce délai, d'une manière uniforme,
à huit ans à compter de l'entrée en vigueur de la loi, en suivant
ainsi le projet du Conseil fédéral. Dans son avant-projet, la
commission d'experts préconisait tout d'abord de fixer
comme règle deux délais, l'un de quatre et l'autre de huit ans #ST# 93.3580
pour certaines parties de la loi (entre autres pour l'impôt sur les
gains immobiliers). Cette règle ne parvint toutefois pas à s'im- Motion der liberalen Fraktion
poser dans la procédure de consultation de 1978. Plus tard, il Begründung der Ausgabenrubriken.
ne fut plus question que d'un délai uniforme. La commission Restriktivere Praxis
d'experts proposait six ans et la Conférence des directeurs
cantonaux des finances dix ans (cf. message du 25 mai 1983 Motion du groupe libéral
sur l'harmonisation fiscale, FF 1983 III, 158, remarques Justification des rubriques du budget.
concernant l'art 73 du projet de LHID). Du moment que la Plus de rigueur
LHID est entrée en vigueur le 1 er janvier 1993, le délai d'adap-
tation de huit ans pour les cantons court jusqu'au 1er janvier
2001.
Les chambres fédérales ne se sont pas non plus départies de
ce délai uniforme lorsque, pour l'impôt sur les gains immobi- Wortlaut der Motion vom 8. Dezember 1993
liers, elles ont ajouté à l'article 15 alinéas du projet de LHID Gestützt auf Artikel 32 des Geschäftsreglements des Natio-
(maintenant art. 12 al. 3 LHID), en complément des états de nalrates fordert die liberale Fraktion den Bundesrat auf, im
fait motivant l'imposition différée, qui avaient été proposés par Voranschlag 1995 die gesetzlichen oder verfassungsmässi-
le Conseil fédéral, une nouvelle lettre e dont le contenu est le gen Grundlagen für jede einzelne Rubrik anzugeben und alle
suivant: «L'imposition est différée en cas d'aliénation de l'habi- Ausgaben zu streichen, die einer derartigen Grundlage ent-
tation (maison ou appartement) ayant durablement et exclusi- behren.
Motion du groupe libéral 318 N 2 février 1995
Texte de la motion du 8 décembre 1993 Bei erstmals beantragten Ausgaben wird der Grundsatz des
Conformément à l'article 32 du Règlement du Conseil natio- Gesetzesvorbehalts in der Regel beachtet Die Konkretisie-
nal, le groupe libéral demande au Conseil fédéral d'indiquer rung des Legalitätsprinzips kann im Einzelfall allerdings
dans le budget 1995 la base légale ou constitutionnelle de schwierig sein. Die Praxis zeigt, dass gewisse Bundesbei-
chaque rubrique et de supprimer toutes les dépenses n'ayant träge auf Basis eines Bundesratsbeschlusses gewährt wer-
pas une telle base. den. Dabei wird allerdings auf die Bundesverfassung - wie
beispielsweise die Wahrnehmung der Aussenpolitik - oder
Sprecherin-Porte-parole: Sandoz auf eine ungeschriebene Verfassungskompetenz (z. B. für
Teile des Kulturbereichs) Bezug genommen. Einzelne Bei-
Schriftliche Begründung träge basieren indessen lediglich auf Budgetbeschlüssen. Es
Bei einer eingehenderen Überprüfung des Voranschlages handelt sich dabei um einmalige ausserordentliche Beitrags-
lässt sich feststellen, dass mehrere Rubriken Ausgaben ent- leistungen oder um sogenannte Bagatellsubventionen an In-
halten, die weder eine gesetzliche noch eine verfassungsmäs- stitutionen, wofür aus verwaltungsökonomischen Gründen
sige Grundlage haben. So beispielsweise die Rubrik auf eine Vorlage an das Parlament verzichtet wurde. Zu die-
201.3600.157 (S. 421: BRBvom 18.9.1989 betreffend die Aus- ser Kategorie zählen auch die jährlich wiederkehrenden Mit-
richtung eines jährlichen Beitrages an die Europaunion gliederbeiträge an nationale und internationale Organisatio-
Schweiz; dieser Bundesratsbeschluss hat keine gesetzliche nen, die u. a dem Bund eine bestimmte Dienstleistung (fach-
oder verfassungsmässige Basis). Dasselbe gilt für die Rubri- technische Informationen und Weiterbildung) erbringen. Das
ken 306.3600.005 (S. 429: Unterstützung der kulturellen Er- Gesamtausgabenvolumen dieser vorerwähnten Beitragslei-
wachsenenbildung), 306.3600.103 (S. 429: Förderung der stungen beziffert sich auf rund 4 Millionen Franken im Voran-
Kinder- und Jugendliteratur), 306.3600.106 (S. 429: Nationale schlag 1994.
Informations- und Aussprachezentren) usw. Zwei dieser drei Mit dem Budgetbeschluss (ein einfacher Bundesbeschluss)
Rubriken stützen sich auf Departementsweisungen, die keine erhalten Bundesrat und Verwaltung immerhin die Legitimation
Gesetzeskraft haben, wenn sie sich nicht auf eine Verfas- der Bundesversammlung, die im Voranschlag eingestellten
sungsbestimmung oder auf ein Gesetz stützen können. Kredite für den bestimmten Zweck, in der fixierten Betrags-
In dieser Zeit, in welcher der Bund versucht, ein 7-Milliarden- höhe und innerhalb des Budgetjahres zu beanspruchen. In
Defizit in den Griff zu bekommen und es zu verkleinern, insbe- bezug auf Beiträge, die ursprünglich als einmalige Ausgaben
sondere indem er die Lasten auf die Kantone abwälzt oder gar gedacht waren, jedoch einen wiederkehrenden Charakter er-
indem er die Schulden, die er bei den Kantonen und den Ge- halten sollen, ist der Bundesrat allerdings jeweils bereit, die
meinden hat, nicht bezahlt, ist es eine absolute Notwendigkeit, Rechtsgrundlage zu schaffen (vgl. BB11993111105; insbeson-
bei der Erstellung des Budgets eine harte Haltung einzuneh- dere 1115).
men und auf Ausgaben, die zwar geschätzt würden, aber Dem Vorschlag der Motionäre, im Voranschlag 1995 die ge-
keine gesetzliche oder verfassungsmässige Grundlage ha- setzlichen oder verfassungsmässigen Grundlagen für jede
ben, zu verzichten. einzelne Ausgabenrubrik anzugeben, kann mit Ausnahme der
Ausgabenrubriken im engeren Verwaltungsbereich (Vorha-
Développement par écrit ben der sogenannten Bedarfsverwaltung) Rechnung getra-
L'étude un peu systématique du budget permet de constater gen werden. Der Bundesrat hat im Rahmen seiner jährlichen
que plusieurs rubriques comportent des dépenses sans base Budgetweisungen bereits bisher die Dienststellen angewie-
légale ou constitutionnelle. Ainsi, par exemple, la rubrique sen, bei der Budgeteingabe die rechtlichen Grundlagen für
201.3600.157 (p. 421: Union européenne) repose sur un ar- den anbegehrten Kredit anzugeben. Er wird dafür besorgt
rêté du Conseil fédéral sans base légale ou constitutionnelle. Il sein, dass in den Begründungen zum Voranschlag 1995 die
en va de même pour les rubriques 306.3600.005 (p. 429: Sou- gesetzlichen oder verfassungsmässigen Grundlagen für alle
tien de la formation culturelle des adultes), 306.3600.103 Ausgabenbereiche aufgeführt werden.
(p. 429: Encouragement de la littérature pour enfants et la jeu- Der zweite Antrag der Motionäre, nämlich alle Ausgaben zu
nesse), 306.3600.106 (p. 429: Centres nationaux d'informa- streichen, die einer derartigen Grundlage entbehren, kann in
tion et de discussion), etc. Deux de ces trois rubriques repo- dieser absoluten Form nicht umgesetzt werden. Weil das Bud-
sent sur des directives du département qui n'ont pas de valeur getprinzip der Vollständigkeit den Bundesrat dazu verpflichtet,
légale si elles ne peuvent se fonder sur une base constitution- alle vorhersehbaren Ausgaben ins Budget aufzunehmen, wer-
nelle ou légale. den einzelne Finanzhilfen - namentlich im Bereich der Kultur-
A un moment où la Confédération cherche à maîtriser im Budget aufgeführt, auch wenn eine Rechtsgrundlage dafür
7 milliards de francs de déficit et diminue ce dernier notam- noch fehlt. Diese Mittel bleiben indessen gesperrt, bis die
ment en reportant les charges sur les cantons, voire en ne rechtliche Basis in Kraft tritt Auf der anderen Seite würde die
payant pas ses dettes aux cantons et aux communes, il est in- Streichung von Mitgliederbeiträgen oder Beiträgen an natio-
dispensable de faire preuve de rigueur dans le budget et de nale und internationale Organisationen den Bund zwingen,
renoncer à toute dépense - même sympathique - qui n'est auf nützliche Dienstleistungen zu verzichten.
pas clairement fondée sur la loi ou la constitution.
Rapport écrit du Conseil fédéral
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates du 28 février 1994
vom 28. Februar 1994 Les finances fédérales doivent notamment être gérées en
Der Bundeshaushalt ist insbesondere nach dem Grundsatz s'inspirant des principes de la légalité (art 2 al. 1 er de la loi fé-
der Gesetzmässigkeit zu führen (Art 2 Abs. 1 Finanzhaushalt- dérale sur les finances de la Confédération). Cela signifie que
gesetz). Dies bedeutet, dass der Bund prinzipiell nur Ausga- la Confédération ne peut en principe effectuer des dépenses
ben tätigen kann, wenn eine verfassungsrechtliche oder ge- que si elles se fondent sur une base constitutionnelle ou légale
setzliche Grundlage (Verfassungsartikel, Bundesgesetz, all- (art est, loi fédérale, arrêté fédéral de portée générale, traité).
gemeinverbindlicher Bundesbeschluss, Staatsvertrag) be- Dans le domaine administratif au sens restreint, cette autorisa-
steht. Im engeren Verwaltungsbereich resultiert diese Ermäch- tion résulte du mandat de prestations (projet de l'administra-
tigung aus dem Leistungsauftrag (Vorhaben der sogenannten tion fondée sur les besoins). S'agissant des transferts, par
Bedarfsverwaltung). Im Transferbereich dagegen muss contre, chaque dépense doit en principe s'appuyer, du point
grundsätzlich jede Ausgabe durch eine Gesetzesbestimmung de vue formel, sur une disposition légale. Dans le domaine
in formellem Sinn abgesichert sein. Im bundeseigenen Be- propre de la Confédération, on se contente souvent d'une
reich gibt man sich häufig mit einer verfassungsrechtlichen base constitutionnelle. Les arrêtés portant sur le financement
Grundlage zufrieden. Beispielsweise stützen sich Finanzie- d'acquisitions en matière d'armements, par exemple, se fon-
rungsbeschlüsse über die Rüstungsbeschaffung direkt auf Ar- dent directement sur l'article 20 alinéa 2 de la constitution, qui
tikel 20 Absatz 2 der Bundesverfassung: «Der gesamte Militär- stipule: «L'instruction militaire dans son ensemble appartient à
unterricht und ebenso die Bewaffnung ist Sache des Bundes.» la Confédération; il en est de même de l'armement»
2. Februar 1995 319 Motion der Fraktion der Freiheits-Partei
Le principe de cette réserve légale est en règle générale ob- Tout d'abord, l'argument de la compétence tacite de la Confé-
servé lorsqu'il s'agit de dépenses proposées pour la première dération. Vous savez que c'est un nouveau hochet politique
fois. Il est toutefois difficile de le concrétiser dans certains cas qu'ont découvert quelques personnes en mal d'interprétation
particuliers. La pratique révèle que certaines subventions sont de la constitution. En fait, notre système fédéraliste et l'article 3
accordées sur la base d'un arrêté du Conseil fédéral. On se ré- fort clair de la constitution ne se concilient pas avec une com-
fère alors à la Constitution fédérale - comme par exemple aux pétence tacite de la Confédération. C'est une notion socio-
intérêts de la politique étrangère - ou à une compétence cons- politico-évolutive, mais ce n'est pas une notion compatible
titutionnelle non écrite (p. ex pour certaines parties du do- avec la souveraineté cantonale. La preuve que notre constitu-
maine culturel). Plusieurs subventions se fondent cependant tion ou que notre ordre juridique ne connaît pas cette notion,
uniquement sur des arrêtés budgétaires. Il s'agit en l'occur- c'est que, si vous lisez bien la réponse du Conseil fédéral,
rence de prestations extraordinaires et uniques ou de subven- cette compétence tacite est invoquée notamment en matière
tions minimes à des institutions, où l'on a renoncé à présenter culturelle.
un projet au Parlement afin de réduire les frais administratifs. Or, il se trouve qu'en matière culturelle, les cantons, interpellés
On compte également dans cette catégorie les cotisations an- par un article sur la culture, ont refusé cette compétence à la
nuelles de membres à des organisations nationales et interna- Confédération. Dire qu'il y avait une compétence tacite et
tionales qui fournissent notamment une certaine prestation à constater qu'ensuite, quand on pose quand même la question
la Confédération (informations techniques et formation conti- aux cantons et au peuple, elle est refusée, c'est la preuve tan-
nue). Ces contributions se chiffrent à quelque 4 millions de gible qu'une telle compétence est inconnue de notre ordre ju-
francs au total selon le budget 1994. ridique. Par conséquent, il s'agissait peut-être une fois de le
Toujours est-il qu'avec l'arrêté sur le budget (un arrêté simple) dire. On a, hier déjà, évoqué du côté du Conseil fédéral une
le Conseil fédéral et l'administration sont légitimés par l'As- notion de compétence tacite; c'est, encore une fois, un jouet
semblée fédérale à utiliser les crédits inscrits au budget pour socio-politique, mais c'est un mensonge de l'ordre juridique
un but précis, à raison du montant fixé et pendant l'exercice fédéraliste constitutionnel.
prévu. Pour ce qui est des contributions conçues à l'origine En ce qui concerne l'autre argument du Conseil fédéral, argu-
comme dépenses uniques, mais auxquelles il est prévu de ment selon lequel certaines dépenses qui, comme telles, ne
conférer un caractère périodique, le Conseil fédéral est toute- sont pas très importantes, n'ont pas besoin d'être justifiées
fois prêt à assainir la situation juridique dans chaque cas (cf. parce que ce serait trop long d'expliquer les services rendus
FF 1993111045). par une association ou une autre, à qui la Confédération verse
Il peut être satisfait à la première proposition des motionnaires un petit montant, cette explication souffre malheureusement
d'indiquer dans le budget 1995, à l'exception des articles d'un certain manque de clarté. Il y a comme un petit relent de
concernant le domaine administratif proprement dit (projets favoritisme à l'égard d'une association ou d'une autre, et il faut
de l'administration fondés sur les besoins), les bases légales reconnaître que ce manque de clarté n'est pas très favorable
ou constitutionnelles pour chaque article de dépenses. Lors au développement de la confiance que le peuple peut avoir
des instructions budgétaires que le Conseil fédéral émet cha- dans les autorités. Au nom de la transparence, je crois qu'on
que année, il a d'ores et déjà invité les services concernés à in- ne peut pas accepter une telle justification.
diquer dans leurs demandes budgétaires les bases légales ou Néanmoins, la motion du groupe libéral était déposée en fonc-
constitutionnelles pour le crédit sollicité. Il veillera à ce que cel- tion déjà du budget 1995. La lenteur de la procédure parle-
les-ci figurent pour tous les secteurs de dépenses dans les ex- mentaire, qui n'est pas imputable au Conseil fédéral, a pour
posés des motifs en regard du budget 1995. conséquence qu'on pourrait maintenant, pour des raisons pu-
Quant à la deuxième proposition des motionnaires, à savoir rement formelles, dire que cette motion est dépassée, bien
de biffer toutes les dépenses pour lesquelles une telle base que son intérêt à long terme soit évident.
fait défaut, elle ne peut être réalisée sans plus avec le budget C'est à cause de cela que le groupe libéral accepte la transfor-
1995. D'une part, des préparatifs sont en cours pour la créa- mation de la motion en postulat, en précisant toutefois qu'il se
tion d'une base légale concernant certaines aides financiè- réjouit de vérifier l'esprit du Conseil fédéral lors du prochain
res, notamment dans le domaine de la culture. D'autre part, budget, et qu'il espère que la preuve de cet esprit d'ouverture
la suppression de certaines cotisations de membres ou de sera faite par un traitement rapide du postulat Duvoisin
contributions aux frais d'organisations nationales ou interna- 94.3432, qui traite précisément de la politique culturelle de la
tionales nous obligerait à renoncer à des prestations de ser- Confédération.
vice utiles. Le Conseil fédéral étudiera cependant la question
pour l'avenir. Überwiesen als Postulat - Transmis comme postulat
Erklärung des Bundesrates
Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzu-
wandeln.
Déclaration écrite du Conseil fédéral #ST# 94.3401
Le Conseil fédéral propose de transfomer la motion en pos-
tulat. Motion
der Fraktion der Freiheits-Partei
Sandoz Suzette (L, VD): La motion du groupe libéral deman- Sanierung der Bundesfinanzen
dait que, pour le budget 1995 déjà, chaque poste ait une justifi-
cation constitutionnelle ou légale ou que soient biffés du bud- Motion
get les postes qui ne pouvaient pas avoir une telle justification. du groupe du Parti de la liberté
Dans sa réponse, le Conseil fédéral donne en grande partie Finances fédérales. Assainissement
raison au groupe libéral, disant qu'en effet, les dépenses doi-
vent être justifiées. Il explique fort bien que, dans certains cas,
l'obligation de faire une dépense résulte tout simplement
d'une tâche fédérale constitutionnelle. Il explique aussi que
certaines dépenses n'ont pas à être directement justifiées, soit Wortlaut der Motion vom 5. Oktober 1994
parce qu'elles reposent sur une compétence tacite de la Zur Sanierung der Bundesfinanzen wird der Bundesrat aufge-
Confédération, soit parce qu'elles sont des prestations pour fordert, der Bundesversammlung die künftigen Budgets nach
des services rendus par des associations ou que ce seraient den folgenden Richtlinien vorzulegen:
des cotisations de membre de la Confédération dans l'une ou 1. Grundlage für die Budgetierung der kommenden Jahre ist
l'autre des associations. Je voudrais m'arrêter un instant avec jeweils die Rechnung des Jahres mit dem letzten positiven Ab-
vous sur ces deux arguments qui méritent, je crois, réflexion. schluss, d. h. 1988.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion der liberalen Fraktion Begründung der Ausgabenrubriken. Restriktivere Praxis
Motion du groupe libéral Justification des rubriques du budget. Plus de rigueur
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1995
Année
Anno
Band I
Volume
Volume
Session Januarsession
Session Session de janvier
Sessione Sessione di gennaio
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 11
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 93.3580
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 02.02.1995 - 15:00
Date
Data
Seite 317-319
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Pagina
Ref. No 20 025 299
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