Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 93-3270 KI-generiert

Swiss Government Reviews Project Alcazar Alliance Proposal

Geschäftsnummer VPB 93-3270
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum
Ausgang Gutgeheissen (Allowed)

Legislator-Zusammenfassung

KI-generiert

The Swiss government responded to urgent interpellations regarding a proposed merger of Swissair with KLM, SAS, and AUA, known as Project Alcazar. The government acknowledged the strategic importance of such alliances in the competitive aviation market and the need for Swissair to adapt to global trends. While emphasizing that business strategy is the purview of Swissair's management and shareholders, the government sought further information and alternatives to the proposed merger to ensure it aligns with national interests, particularly concerning employment, infrastructure, and Switzerland's role in international air transport, while also stressing the importance of maintaining Switzerland's independent economic identity.

Legislator-Regeste

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Art. 68 GRN, Art. 68 RCN, Art. 9 Abs. 1 Bst, Art. 103 LFG; Swiss Government Reviews Project Alcazar Alliance Proposal: The government acknowledged the strategic importance of such alliances in the competitive aviation market and the need for Swissair to adapt to global trends. While emphasizing that business strategy is the purview of Swissair's management and shareholders, the government sought further information and alternatives to the proposed merger to ensure it aligns with national interests, particularly concerning employment, infrastructure, and Switzerland's role in international air transport, while also stressing the importance of maintaining Switzerland's independent economic identity.

Schlagwörter

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Fusion Wirtschaftsinfrastruktur Luftverkehr Wirtschaftsbeziehungen Sachplan Infrastruktur der Luftfahrt E-Government

Zitierte Gesetzesbestimmungen

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Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

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Art. 103 LFG

This article is cited as the basis for Swissair's special legal status, which is relevant to the federal council's involvement in the company's strategic decisions.

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Volltext

16. Juni 1993 N 1277 Swissair. Dringliche Interpellationen

Nous répondons aux différentes questions comme il suit: #ST# 93.3270

1. Nous avons été continuellement informés tant par Swissair

que par notre représentant dans son conseil d'administration. Dringliche Interpellation

Les entretiens exploratoires entre les quatre compagnies der grünen Fraktion

concernées touchent à leur fin; l'option d'une fusion a aussi

été évoquée. Comme il est maintenant question d'engager Zusammenschluss der Swissair

des négociations formelles, nous estimons que le moment est mit KLM, SAS und AUA

venu de demander à Swissair des précisions, afin que nous Interpellation urgente

puissions nous prononcer en connaissance de cause. du groupe écologiste

2. Le marché actuel du transport aérien fixe le cadre dans Fusion de Swissair

lequel Swissair doit consolider sa position. Cela signifie qu'en

avec KLM, SAS et AUA

Europe occidentale les compagnies d'aviation devront doré-

navant travailler dans des conditions de concurrence identi-

ques au sein du marché intérieur et de l'EEE; elles devront tou-

tefois se soumettre à la surveillance d'une autorité supérieure.

Nous avons aussi demandé à Swissair de faire appel à un

Wortlaut der Interpellation vom 2. Juni 1993

conseiller d'entreprise indépendant et expérimenté, afin

qu'elle soit à même de nous présenter d'autres options que le 1. Erachtet der Bundesrat eine Einmischung des Bundes bei

projet Alcazar. En effet, il est nécessaire d'avoir une vue d'en- den Plänen für einen Zusammenschluss der Swissair mit der

semble de toutes les solutions envisageables avant de pren- KLM, SAS und AUA als notwendig? Wenn ja, warum?

dre des décisions capitales. Il ne nous appartient pas de défi- 2. Wie fand die bisherige Zusammenarbeit des Bundesrates

nir la politique d'entreprise de Swissair, ni d'élaborer d'autres mit dem Swissair-Management statt?

stratégies d'avenir. 3. Wie stellt sich der Bundesrat zu den Vorwürfen, die Ableh-

3. Pour l'aviation civile de notre pays, les conditions générales nung des EWR-Vertrages sei verantwortlich für die Notwendig-

se sont détériorées à la suite de notre refus d'adhérer à l'EEE. keit einer Fusion dieser Fluggesellschaft, wenn bekannt ist,

En outre, la position actuelle de Swissair est encore aggravée dass die entsprechenden ersten Kontaktgespräche schon vor

par la mise à l'écart de la Suisse. Ces deux inconvénients sont 10 Jahren aufgenommen wurden?

toutefois atténués par la déclaration commune formulée dans 4. Welche Alternativen statt dieser angestrebten Fusion sieht

l'Accord sur le transit, selon laquelle la Suisse et la CE veulent der Bundesrat, um bestehende Ueberkapazitäten im Luftver-

signer un accord non discriminatoire de trafic aérien pour le kehr abzubauen und kostendeckende Preise zu erreichen?

cas où l'Accord sur l'EEE avec la Suisse n'aboutirait pas. 5. Welche Folgen ergeben sich aus der obengenannten Fu-

Le 7 juin 1993, le Conseil des ministres de la CE a fixé la mar- sion im Zusammenhang mildem revidierten Luftfahrtgesetz?

che à suivre en chargeant la Commission d'élaborer le mandat

de négociations. Texte de l'interpellation du 2 juin 1993

4. Les effets du projet Alcazar sur le marché de l'emploi ne de- 1. Le Conseil fédéral estime-t-il nécessaire que la Confédéra-

vraient pas être aussi négatifs que la presse a bien voulu le pré- tion s'immisce dans les projets de fusion de Swissair avec

tendre à maintes reprises. Selon Swissair, le projet doit renfor- KLM, SAS et AUA? Si oui, pourquoi?

cer la position de la compagnie sur le plan mondial, tout en lui 2. Comment s'est déroulée jusqu'à présent la collaboration

permettant d'assurer des emplois à long terme. On ne peut entre le Conseil fédéral et la direction de Swissair?

pas encore dire si cette prévision se réalisera et quelle sera 3. Que pense le Conseil fédéral des reproches selon lesquels

son étendue. Le choix de la voie en solitaire pourrait sans ce serait le rejet de l'Accord sur l'EEE qui contraindrait Swiss-

doute entraîner des réductions de personnel plus massives. air à fusionner, alors qu'il est bien connu que les premiers

La question du plan social devrait à la rigueur être évaluée en contacts à ce propos remontent déjà à 10 ans en arrière?

temps opportun. Swissair est réputée pour être très ouverte 4. Selon le Conseil fédéral, quelles autres solutions permet-

aux questions sociales concernant son personnel. traient de résoudre le problème des surcapacités qui affecte le

5. Nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur la transport aérien et de fixer des tarifs couvrant les frais?

part que Swissair apporterait à la nouvelle société. La question 5. Quelles conséquences ladite fusion aura-t-elle, le cas

doit être évaluée sous un aspect relevant de la gestion d'entre- échéant, pour la révision de la loi sur la navigation aérienne?

prise. On peut admettre que la renommée de cette compagnie

dans le monde et ses bons résultats représenteront des va- Sprecherin-Porte-parole: Diener

leurs importantes lors de la concrétisation du projet Alcazar.

Par ailleurs, l'évaluation doit inclure également le contexte po- Schriftliche Begründung

litique (possibilités d'extension des aéroports, libéralisation en Die Urheber verzichten auf eine Begründung und wünschen

matière de procédure d'autorisation, etc.); elle n'est pas en- eine schriftliche Antwort

core achevée.

Une révision de la loi s'imposerait si un holding était créé. Développement par écrit

Quant à savoir si la première étape - la fondation d'une société Les auteurs renoncent au développement et demandent

de gestion - présuppose une modification légale, on ne une réponse écrite.

pourra le dire avec certitude que lorsque le résultat des négo-

ciations sera connu. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates

vom 14. Juni 1993

Die internationale Zivilluftfahrt befindet sich im Umbruch. Der

Wettbewerbsdruck wird im Zeichen der fortschreitenden Libe-

ralisierung und der aktuellen konjunkturellen Schwierigkeiten

zunehmend härter. Illustrativ hierfür ist die Tatsache, dass die

Luftfahrtgesellschaften 1991/92 - von wenigen Ausnahmen

abgesehen, die Swissair gehört zu diesen Ausnahmen -

grosse Defizite einflogen. Eine Trendwende ist zurzeit nicht

abzusehen. Um in diesem Wettbewerb bestehen zu können,

müssen sich die Fluggesellschaften restrukturieren, d. h., die

Erträge steigern, die Kosten senken.

Für Gesellschaften wie die Swissair kommt erschwerend

hinzu, dass zahlreiche Staaten ihre nationalen Fluggesell-

schaften mittels direkter oder indirekter Subventionen stützen,

was den freien Wettbewerb massiv verfälscht. Dazu kommt,

Swissair. Interpellations urgentes 1278 N 16 juin 1993

dass die Swissair von der europäischen Integration und vom Rahmenbedingungen für die schweizerische Luftfahrt ver-

damit verbundenen überalisierungsprozess einstweilen noch schlechtert Die heutige Stellung der Swissair wird durch das

ausgeschlossen ist Abseitsstehen der Schweiz noch schwieriger. Gemildert wird

Mittels strategischer Allianzen auf europäischer und interkonti- dieser negative Faktor allerdings durch die gegenseitige Er-

nentaler Ebene sowie harter Kostensenkungsprogramme hat klärung im Rahmen des Transitabkommens, wonach die

die Swissair diese Negativeffekte recht erfolgreich auffangen Schweiz und die EG ein nicht diskriminierendes Luftverkehrs-

können. Es stellt sich indes die Frage, ob dies genügt, um abkommen abschliessen wollen für den Fall, dass der EWR-

auch in Zukunft bestehen zu können. Die Swissair hat deshalb Vertrag mit der Schweiz nicht zustande kommt Am 7. Juni

nach neuen strategischen Kooperationsmöglichkeiten ge- 1993 hat der EG-Verkehrsministerrat in dieser Angelegenheit

sucht, um ihr langfristiges Ueberleben zu sichern. Im Vorder- das weitere Vorgehen festgelegt, indem er die EG-Kommis-

grund steht das Projekt Alcazar, welches den Zusammen- sion beauftragt hat, ein Verhandlungsmandat auszuarbeiten.

schluss der vier Fluggesellschaften Swissair, KLM, SAS und 4. Die heutige Situation im Luftverkehr steckt den Rahmen ab,

Austrian Airlines vorsieht, um eine stärkere Marktposition zu innerhalb dessen Alternativen möglich sind. Der Bundesrat

erreichen und Synergien zu ermöglichen. Verschiedene Ex- hat die Swissair ersucht, entsprechende Alternativen vorzule-

perten vertreten die Auffassung, dass im Wettbewerb künftig gen unter Beizug eines unternehmerisch erfahrenen und aus-

nur noch bestehen kann, wer sich entweder auf Marktnischen senstehenden Experten, der nicht bereits im Projekt Alcazar

beschränkt oder von der Grosse her ein kritisches Mass über- involviert ist. Es wird Aufgabe der Swissair sein, diese darzule-

steigt. gen und aus ihrer Sicht zu bewerten.

Nachdem der Bundesrat laufend durch das EVED informiert 5. Die laufende Revision des Luftfahrtgesetzes nimmt keinen

worden ist, hat er an seiner Sitzung vom 26. Mai 1993 eine Aus- Bezug auf das Projekt Alcazar. Das Luftfahrtgesetz müsste al-

sprache geführt. Im Lichte der staatspolitischen Dimension lenfalls im Hinblick auf Alcazar erneut einer Teilrevision unter-

des Projekts Alcazar, der Rolle des Bundes als Aktionär, als zogen werden, deren Umfang erst nach Vorliegen der Ver-

Konzessions- und Aufsichtsbehörde und der Rolle der Swiss- handlungsergebnisse abgeschätzt werden kann.

air, die gestützt auf 113 bilaterale Luftverkehrsabkommen als

bezeichnetes und somit bevorzugtes Unternehmen die vom Rapport écrit du Conseil fédéral

Bund ausgehandelten Verkehrsrechte beanspruchen kann, du 14 juin 1993

hat der Bundesrat die verantwortlichen Unternehmungsor- L'aviation civile internationale subit de profondes mutations.

gane der Swissair um weitere Abklärungen gebeten und Les progrès du processus de libéralisation et les difficultés

darum, die entsprechenden Informationen innert nützlicher économiques actuelles font que la concurrence devient de

Frist zu liefern. Es wird erwartet, dass diese Angaben noch vor plus en plus âpre dans le transport aérien. Ainsi, à quelques

der Sommerpause 1993 geliefert werden. exceptions près - dont Swissair -, les compagnies d'aviation

Der Bundesrat ist sich bewusst, dass die Aktien der Swissair ont enregistré des déficits considérables en 1991/92. Or, un

zu rund 80 Prozent in privaten Händen sind, die Swissair- renversement de tendance n'est pas en vue. Si les compa-

Organe nach unternehmerischen Grundsätzen handeln müs- gnies veulent survivre malgré une concurrence acharnée,

sen und sie hierfür den notwendigen Freiraum benötigen. Er elles devront se restructurer, c'est-à-dire accroître leurs reve-

verkennt auch nicht den ordnungspolitischen Rahmen einer nus et réduire leurs coûts.

freiheitlichen Wirtschaftsordnung sowie den politischen Trend Une entreprise comme Swissair pâtit en outre de deux in-

zu Liberalisierung, Deregulierung, Privatisierung und Revitali- convénients majeurs: d'une part, elle est encore exclue de l'in-

sierung, Elemente, welche staatlicher Einflussnahme und tégration européenne et des mesures de libéralisation qui en

staatlichen Interventionen Grenzen setzen. découlent, d'autre part, de nombreux Etats soutiennent finan-

Der Bundesrat beantwortet die einzelnen Fragen wie folgt: cièrement leurs compagnies nationales en leur accordant des

1. Das Projekt Alcazar, d. h. die Pläne für ein engeres Zusam- subventions directes ou indirectes, procédé qui fausse entiè-

mengehen der Swissair mit KLM, SAS und AUA, tangiert öf- rement la libre concurrence.

fentliche Interessen und besitzt eine staatspolitische Dimen- Swissair a pu compenser avec un certain succès ces inconvé-

sion. Die internationale Zivilluftfahrt ist ein wichtiger Standort- nients grâce à des alliances stratégiques conclues sur les

faktor für Industrie, Dienstleistungen sowie Tourismus. Von plans tant européen qu'intercontinental, et grâce à un impor-

ihm sind zahlreiche Arbeitsplätze abhängig, nicht nur in den tant programme de compression des coûts. Reste à savoir si

Flughafenregionen Zürich, Genf und Basel. Für die Schweiz de telles démarches suffiront à garantir sa survie. Par consé-

ist aber auch die Strahlkraft der Swissair für unsere eigenstän- quent, soucieuse d'assurer son avenir, notre compagnie na-

dige, innovative und qualitativ hochstehende Wirtschaft von tionale a recherché de nouvelles possibilités de coopération

grossier Bedeutung. stratégique. Au premier plan figure le projet Alcazar, qui pré-

Rechtlich nimmt die Swissair gemäss Artikel 103 des Luftfahrt- voit la fusion des quatre compagnies Swissair, KLM, SAS et

gesetzes (LFG) eine besondere Stellung ein. Sie bildet ein we- Austrian Airlines. Le but est de parvenir à renforcer les posi-

sentliches Instrument zur Sicherstellung des öffentlichen Luft- tions sur le marché et à obtenir des effets de synergie. Maints

verkehrs innerhalb sowie von und nach der Schweiz. Das experts sont d'avis que seules pourront survivre dans cette si-

EVED ist Konzessionsbehörde, und die Statuten der Swissair tuation de concurrence les compagnies qui se limitent à cer-

unterliegen der Genehmigung des Bundesrates. tains créneaux du marché ou qui, par leur importance, dépas-

2. Der Bundesrat ist von der Swissair direkt wie auch durch sent une taille dite critique.

seine Vertreter im Verwaltungsrat laufend informiert worden. Le DFTCE nous a constamment tenus au courant des projets

Die exploratorischen Gespräche zwischen den involvierten de Swissair, puis nous avons abordé la question lors de notre

Fluggesellschaften stehen vor dem Abschluss. Die Aufnahme séance du 26 mai 1993. Compte tenu de la portée du projet Al-

formeller Verhandlungen steht zur Diskussion. Damit war der cazar sur le plan de la politique générale, du rôle de la Confé-

Zeitpunkt gekommen, die Swissair um zusätzliche Informatio- dération (actionnaire, autorité concédante et organe de sur-

nen zu ersuchen, die für die Meinungsbildung notwendig veillance) ainsi que de celui de Swissair, qui bénéficie des

sind. droits de trafic négociés par la Confédération sous la forme de

3. Die Swissair ist in der Tat bereits vor Jahren Kooperationen 113 accords bilatéraux de trafic aérien, dans lesquels elle fi-

eingegangen, insbesondere auf technischem Gebiet (Flug- gure comme entreprise désignée et donc favorisée, nous

zeugbeschaffung, Unterhalt). In den vergangenen Jahren hat avons demandé aux organes dirigeants de Swissair de procé-

sich die Zusammenarbeit zwischen Fluggesellschaften im der à de nouvelles démarches. Ces renseignements doivent

Zuge der Deregulierung und Liberalisierung intensiviert. Die nous parvenir dans le meilleur délai; une réponse est attendue

Swissair hat ihre Kooperationen im Rahmen einer europäi- avant les vacances d'été 1993.

schen Gruppe «European Quality Alliance» mit AUA und SAS Nous sommes conscients que le 80 pour cent des actions de

sowie einer interkontinentalen Zusammenarbeit «Global Ex- la compagnie se trouve en mains privées et que les organes

cellence» mit Delta Air Lines und Singapore Airlines verstärkt dirigeants de Swissair doivent agir selon les principes d'une

Die Ablehnung des EWR-Beitritts durch die Schweiz hat die saine gestion; pour cela, ils doivent disposer d'une certaine

16. Juni 1993 N 1279 Swissair. Dringliche Interpellationen

marge de manoeuvre. Nous n'ignorons pas non plus que le Wichtigste Kriterien für die Gestaltung der Zukunft der Swissair

contexte structurel de l'ordre économique, ainsi que la ten- sind optimale unternehmerische Führung und motivierte Mit-

dance politique actuelle-libéralisation, déréglementation, pri- arbeiterinnen und Mitarbeiter. Auf unternehmerische Ent-

vatisation et revitalisation - sont des éléments qui limitent l'in- scheide wollen wir nicht direkt Einfluss nehmen. Die Politik

fluence de l'Etat et ses possibilités d'intervention. kann und muss aber den Weg ebnen, damit der Konkurrenz-

Nous répondons aux différentes questions comme il suit: kampf mit gleich langen Spiessen geführt werden kann und

1. Le projet Alcazar prévoit une étroite coopération entre damit allenfalls auch verhandelt werden kann. Dazu gehören

Swissair, KLM, SAS et AUA. Il touche certains intérêts publics insbesondere der Zutritt zum Markt - es geht vor allem um den

et revêt une dimension politique. L'aviation civile internatio- europäischen Markt -, der zeitgerechte Ausbau und der opti-

nale est un rouage déterminant pour l'industrie, les services et male Betrieb der Luftverkehrsinfrastruktur.

le tourisme. De nombreux emplois en dépendent, même bien Bei einer Zusammenarbeit und noch mehr bei Zusammen-

au-delà des régions aéroportuaires de Zurich, Genève et Baie. schlüssen werden die Unternehmen einerseits nach ihrer Sub-

Le rayonnement de Swissair revêt aussi une importance signi- stanz - das ist aber weniger wichtig -, andererseits nach ihren

ficative pour la Suisse et en particulier pour son économie ca- zukünftigen Ertragschancen bewertet. Die Entwicklungsmög-

ractérisée par son indépendance, son esprit d'innovation et sa lichkeiten und der zukünftige Ertrag schlagen bedeutend stär-

haute qualité. ker zu Buche. Die Zukunftschancen sind somit die eigentli-

En vertu de l'article 103 de la loi sur la navigation aérienne chen Verhandlungstrümpfe. Dazu kommt, dass die Swissair

(LNA), cette compagnie jouit d'une position juridique particu- nicht in den Zugzwang kommen darf, ein Abkommen um je-

lière. Elle constitue un instrument essentiel pour assurer le tra- den Preis abschliessen zu müssen.

fic aérien public touchant notre pays. Le DFTCE est l'autorité Bei der Luftverkehrsinfrastruktur und deren Benützung sind

concédante et les statuts de Swissair sont soumis à notre ap- gewisse Schwachstellen nicht zu übersehen. Restriktive Vor-

probation. schriften und das Fehlen einer Ueberholspurführen zu notori-

2. Swissair nous a toujours informés directement et nous som- schen Verspätungen in Zürich und damit zum Abbau der

mes aussi renseignés en permanence par notre représentant Standortgunst dieses Flughafens. Die Attraktivität der Swissair

au conseil d'administration. Les pourparlers exploratoires leidet ganz eindeutig darunter. Ich kann da aus Erfahrung re-

entre les compagnies concernées sont presque terminés. den: Gerade am letzten Sonntag, dem 13. Juni, haben einige

Comme il est maintenant question d'engager des négocia- Mitglieder des FC Nationalrat eine lange Zeit auf der Warte-

tions formelles, nous estimons que le moment est venu de de- schlaufe über dem Kanton Schaffhausen und dem benach-

mander à Swissair des précisions, afin que nous puissions barten süddeutschen Raum verbracht

nous prononcer en connaissance de cause. Zur Frage der Luftverkehrsinfrastruktur wird Herr Baumberger

3. En fait, il y a plusieurs années déjà que Swissair a reconnu la im Namen der CVP-Fraktion weitere Ausführungen machen.

nécessité de coopérer avec d'autres compagnies, notamment Im Jahre 1993 hat die Swissair kein einziges neues Lande-

dans le secteur technique (acquisition d'avions, entretien). recht in einem westeuropäischen Land erhalten. Der Präsident

Ces dernières années, cette collaboration s'est intensifiée à la des Verwaltungsrates der Swissair hat vor der CVP-Fraktion

suite de la déréglementation et de la libéralisation du trafic aé- die Ablehnung des EWR-Vertrages als klaren Nachteil für das

rien. Swissair a renforcé sa coopération avec AUA et SAS dans Unternehmen gewertet. Die Krokodilstränen gewisser Kreise

le cadre du groupe «Alliance européenne de la qualité», ainsi sind fehl am Platz; diese Auswirkungen waren zu erwarten.

que sur le plan intercontinental avec Delta Air Lines et Singa- Seit der Ablehnung des EWR-Vertrages werden entspre-

pore Airlines, dans le groupe «Global Excellence». chende Gesuche der Swissair angeblich mit viel Wohlwollen

Les conditions générales de notre aviation civile se sont dété- geprüft, jedoch zurückgestellt, bis die Regelungen mit Schwe-

riorées à la suite de notre refus d'adhérer à l'EEE. En outre, la den, Oesterreich und Finnland getroffen sind.

mise à l'écart de la Suisse a aggravé la position actuelle de Ich möchte das Beispiel der Destination Bologna anführen:

Swissair. Ces deux inconvénients sont toutefois atténués par So wird die Swissair im Konkurrenzkampf entscheidend zu-

la déclaration commune formulée dans l'Accord sur le transit, rückgebunden. Einmal besetzte Destinationen sind nachher

selon laquelle la Suisse et la CE entendent signer un accord sehr schwierig zurückzuholen. Ich erinnere daran, dass

non discriminatoire de trafic aérien si l'Accord sur l'EEE avec la 75 Prozent der Fluggäste der Swissair Ausländer sind. Die

Suisse ne devait pas aboutir. Le 7 juin 1993, le Conseil des mi- Schweiz muss alles unternehmen, um diese Benachteiligun-

nistres de la CE a fixé la marche à suivre en chargeant la Com- gen zu beseitigen oder wenigstens abzubauen. Dazu sind

mission de la CE d'élaborer le mandat de négociations. die Mittel der Aussenpolitik einzusetzen: Der Abschluss eines

4. Les solutions de rechange sont fonction de la situation dans Luftverkehrsabkommens mit der EG hat Priorität. Verkehrspo-

laquelle se trouve actuellement le transport aérien. Nous litisch sind klare Signale auszusenden, insbesondere bei der

avons demandé à Swissair de faire appel à un conseiller Frage der zügigen Realisierung des Alpentransits. Ebenfalls

d'entreprise indépendant et expérimenté, afin qu'elle soit à sind die wirtschafts- und sogar bildungspolitischen Möglich-

même de nous indiquer d'autres options que le projet Alcazar, keiten auszuschöpfen und als Verhandlungstrümpfe einzu-

dans lequel cette personne ne devrait pas être impliquée. Il setzen.

appartiendra ensuite à la compagnie de les présenter et de les Wir wissen, dass der bilaterale Weg beschwerlich ist; wir müs-

évaluer. sen ihn aber hartnäckig beschreiten und das Beste daraus

5. La refonte en cours de la loi sur la navigation aérienne ne machen. Das ist wichtig für die Swissair und für unser Land;

tient pas compte du projet Alcazar. Si celui-ci aboutit, la loi de- zugleich ist es eine wertvolle Erfahrung für künftige Verhand-

vra éventuellement faire l'objet d'une nouvelle révision par- lungen zur Wahrung unserer Interessen.

tielle, dont l'ampleur ne pourra être définie que lorsque le ré-

sultat des négociations sera connu. Oehler: Als der Bundesrat vor etwas mehr als zwei Wochen

der Geschäftsleitung und dem Verwaltungsrat der Swissair

Kühne: Die Verhandlungen der Swissair mit anderen Flugge- über den Vizekanzler über Radio und Fernsehen mitteilen

sellschaften über eine internationale Managementgesell- liess, was sie zu machen hätten bzw. welche Informationen er

schaft und allenfalls spätere, weiterreichende Formen der Zu- von ihnen erwarte - nämlich einen externen Berater und die

sammenarbeit haben grosse Konsequenzen. Ausarbeitung von Alternativen -, hatte, scheint mir, wenige

Die CVF-Fraktion will verschiedene Fragen geklärt haben: Ins- Stunden zuvor - an der Sitzung an jenem Montag - ein Aha-

besondere will sie gute Verbindungen für die Schweiz im zu- Erlebnis die Runde in der Landesregierung gemacht. Ich per-

künftigen Luftverkehr sicherstellen, die Zukunft der Swissair sönlich habe hierfür kein Verständnis, zumal der Bundesrat

eventuell auch in veränderter Form ermöglichen, Rahmenbe- beim richtigen Durchlesen bzw. bei der Beurteilung des Jah-

dingungen gestalten, die Verhandlungen aus einer starken resberichtes 1992 auf Seite 31 selber hätte nachlesen können,

Position gewährleisten, die Schweiz als bedeutenden Stand- was die Swissair beabsichtigt und welche Aufgaben sich die

ort erhalten und damit ein grosses und interessantes Arbeits- Geschäftsleitung und der Verwaltungsrat der Swissair übertra-

platzangebot sichern. gen bzw. anderen übergeben haben.

Swissair. Interpellations urgentes 1280 N 16juin1993

Ich habe für diese Mitteilung über Radio und Fernsehen um so Die Antwort ist gar nicht so schwierig. Der Bundesrat gibt sie in

weniger Verständnis, als der Generalsekretär des Eidgenössi- seiner Stellungnahme zur dringlichen Interpellation der grü-

schen Verkehrs- und Energiewirtschaftsdepartementes nicht nen Fraktion (93.3270) selber, und zwar sehr gut:

nur im Verwaltungsrat, sondern seit mehr als einem Jahr sogar «Das Projekt Alcazar, d. h. die Pläne für ein engeres Zusam-

im Ausschuss des Swissair-Verwaltungsrates sitzt Aus die- mengehen der Swissair mit KLM, SAS und AUA, tangiert öf-

sem Grunde glaube ich, dass der Vorwurf an unsere Adresse, fentliche Interessen und besitzt eine staatspolitische Dimen-

wonach wir Politiker uns in die Geschäfte der Swissair ein- sion. Die internationale Zivilluftfahrt ist ein wichtiger Standort-

mischten, fehl am Platz ist Adressat in dieser Angelegenheit faktor für Industrie, Dienstleistungen sowie Tourismus. Von

hätte an und für sich der Bundesrat sein müssen. ihm sind zahlreiche Arbeitsplätze abhängig, nicht nur in den

Ich bin der Meinung, dass es nun auch unsere Aufgabe ist, Flughafenregionen Zürich, Genf und Basel. Für die Schweiz

uns dieser Frage anzunehmen. Herr Kühne hat es dargelegt: ist aber auch die Strahlkraft der Swissair für unsere eigenstän-

Die Swissair ist auf verschiedenen Gebieten auf die Zustim- dige, innovative und qualitativ hochstehende Wirtschaft von

mung sowohl des Bundesrates als auch des Parlamentes an- grösster Bedeutung.

gewiesen. Aber die Vorwürfe, beispielsweise aus Gewerk- Rechtlich nimmt die Swissair gemäss Artikel 103 des Luftfahrt-

schaftskreisen aus dem Kanton Zürich, wonach eines der Pro- gesetzes (LFG) eine besondere Stellung ein. Sie bildet ein we-

jekte - Alcazar - Arbeitsplatzabbau im Kanton Zürich und bei sentliches Instrument zur Sicherstellung des öffentlichen Luft-

der Swissair generell mit sich bringen würde, sind an die verkehrs innerhalb sowie von und nach der Schweiz. Das

Adresse des Bundesrates, des Parlamentes und der Ge- EVED ist Konzessionsbehörde, und die Statuten der Swissair

schäftsleitungfehl am Platz. Vielmehr müssten die Zürcher sel- unterliegen der Genehmigung des Bundesrates.» (Ziff. 1)

ber einmal Ordnung vor der eigenen Türe schaffen: Unnütze Die Swissair hat praktisch eine Monopolkonzession des Bun-

Behinderungen für das Unternehmen und im Ausbau der In- des. Wenn nun das Projekt Alcazar so ausgeführt wird, wie es

frastruktur über Initiativen müssen aufhören. veröffentlicht wurde - die Unterlagen, die im Verwaltungsrat

Ich glaube, dass es nicht unsere Aufgabe sein darf, der Swiss- diskutiert wurden, die Lösungen, die von der Geschäftsleitung

air Leitlinien für die Gestaltung ihrer unternehmerischen Zu- vorgeschlagen wurden, sind ja in die Oeffentlichkeit gelangt-,

kunft zu geben. Wenn Sie den Jahresbericht durchgehen, stel- dann ist die Swissair nicht mehr ein eigenständiges schweize-

len Sie selber fest, dass letztlich kein Staat zu machen ist, risches Unternehmen, sondern wird zum Minoritätspartner ei-

wenn halbleere Flugzeuge in Europa, zu weniger als zwei Drit- ner zusammengeschlossenen europäischen Fluglinie. Sie

teln ausgelastete nach Nordamerika und zu 70 Prozent ausge- gibt ihre unternehmerische Selbständigkeit also praktisch auf.

lastete nach Südostasien fliegen. Daraus können wir den ein- Dann, Herr Kollege Oehler, müssten wir das Luftfahrtgesetz

fachen Schluss ziehen, dass irgendwann irgend etwas zu pas- ändern, und das wäre wahrscheinlich mit einem fakultativen

sieren hat, wenn dieses Unternehmen seine Zukunft erfolg- Referendum verbunden; darum ist die Sache hochpolitisch.

reich gestalten will. Und es ist doch letztlich unser Ziel, dass Zum Projekt Alcazar, wie es vorliegt: Es geht nicht um eine zu-

wir der Swissair Rahmenbedingungen schaffen und die Mög- sätzliche Kooperation, um eine Zusammenarbeit, wie sie be-

lichkeit geben, selber erfolgreich in die Zukunft zu gehen. reits mit Delta Air Lines eingegangen wurde; nein, es geht um

Im Text meiner Interpellation habe ich dem Bundesrat die einen Zusammenschluss zu einem Unternehmen, in dem die

Frage gestellt, ob es nicht möglich wäre, anstelle der Ihnen be- Swissair nach diesen Unterlagen noch 30 Prozent Anteil hätte.

kannten vier Unternehmungen eine andere Wahl des Zusam- Dieser Schritt würde in zwei Stufen erfolgen: Ab sofort würden

menschlusses zu treffen, beispielsweise mit einem japani- praktisch alle Kompetenzen - auch über die Aktiva - in einer

schen, mit einem chinesischen oder einem amerikanischen Managementgesellschaft konzentriert, in einem zweiten

Unternehmen. Ich begreife die Antwort des Bundesrates, zu- Schritt würde dann die sogenannte Fusion erfolgen.

mindest in diesem Fall. Er kann es nicht übernehmen, der Das muss einen nachdenklich stimmen, wenn man zur glei-

Swissair die Geschäftspartner auszusuchen. Ich glaube chen Zeit hört, wie die Bewertung vorgenommen wurde. Es

aber - das können Sie auch auf Seite 31 des Jahresberichtes gibt eine Studie von J. P. Anderson, die den Substanzwert der

1992 nachlesen -, dass die Swissair bereits Alternativen aus- Swissair - verglichen mit den anderen drei Partnern - mit

gearbeitet hat 49 Prozent bewertet Aber in dieser Zielsetzung hier wird von

Um so mehr überrascht es mich, dass offenbar von der Ge- 30 Prozent geredet!

schäftsleitung des Luftfahrtunternehmens Missstimmigkeiten Gott sei Dank hat der Präsident des Verwaltungsrates auch vor

an die Oeffentlichkeit herangetragen werden und dass Herr der SVP-Fraktion gesagt, dass all diese Dinge, die da stehen,

Bundespräsident Ogi seit einigen Tagen aus jener Geschäfts- ja noch gar nicht abgesegnet seien und dass es sich nur um

leitung von einem aussenstehenden Mitglied bereits eine Al- ein Diskussionspapier handle.

ternative vorliegen hat. Dies ist ein Vorschlag an den Verwaltungsrat, der ernst ge-

Unser Ziel muss es sein, dem Luftfahrtunternehmen ab Stand- nommen werden muss. In diesem Vorschlag ist beispiels-

ort Schweiz optimale Rahmenbedingungen und im Ausland weise auch enthalten, dass in bezug auf die Kosten eines sol-

optimale Landerechte einzuräumen. Ob das mit Kooperation chen Zusammenschlusses - sprich Fusion - der grossie Teil

oder mit Fusion geschieht, das kann und darf doch letztlich für den Sozialplan anfallen würde, nämlich rund 980 Millionen

nicht ein Entscheid dieses Parlamentes sein. Wir führen eine ECU oder nach heutigem Umrechnungskurs etwa 1,7 Milliar-

«Defizitpolitik» im Strassenverkehr, und wirführen sie weiter im den Schweizerfranken.

Schienenverkehr. Machen wir nicht den Fehler, dass wir uns in Da liegt - das müssen Sie zugeben - der Verdacht relativ

Luftfahrtpolitik und in Luftfahrtunternehmungspolitik üben und nahe, dass eine Unternehmung, in der die Swissair nur noch

diese «Defizitpolitik» auch in die Luft tragen! Unsere Wasser- die Minderheit hat, ausgerechnet in der Schweiz besonders

fahrtpolitik ist bereits am Ende. viel Personal abbauen würde: in einem Land, wo die Löhne

Erlauben wir es jenen Leuten, die das verstehen, diese Politik nicht die tiefsten und wo vielleicht die Bindungen an die Ge-

zu betreiben. Dann bin ich sicher, dass das Schweizerkreuz im werkschaften nicht die stärksten sind.

roten Feld auch in Zukunft die Schweiz im Ausland vertreten Was kann die Politik tun, was soll die Politik nicht tun? Herr

wird. Oehler hat es gesagt, und hier gebe ich ihm recht: Wir müssen

Mit Emotionen und mit Gefühl müsste man sagen: selbstän- die Rahmenbedingungen für die Swissair verbessern. Ich

dig; aber der Verstand und die kühle Rechnerei sagen mir per- denke an Landegebühren, Streckengebühren, ich denke an

sönlich: Selbständig ab Standort Schweiz die ganze Welt zu eine Reduktion der Benützungseinschränkungen auf den

befliegen und zu bedienen ist ein Ding der Unmöglichkeit. Flugplätzen, auch über die Kantone - hier können wir etwas

für die Swissair tun. Was wir nicht machen wollen, das ist, eine

Frey Walter: Wie kommt eine Partei dazu, sich in die Ge- zweite SBB zu schaffen. In den Kommerzbereich wollen wir

schicke eines unabhängigen Unternehmens einzumischen, uns als Politiker nicht einmischen. Aber ich danke dem Bun-

wie es die Swissair ist? Das wurde ich in der letzten Zeit oft ge- desrat, dass er, sobald das Papier vorlag -vorher konnte er ja

fragt - gerade weil ich als Unternehmer bekannt bin, der für gar nicht reagieren -, verlangte, es sei nach Alternativen zu

eine freiheitliche Marktordnung eintritt forschen.

16. Juni 1993 N 1281 Swissair. Dringliche Interpellationen

Wäre es nicht möglich, in diesem noch nicht freien Markt - fetta della sua attività in Ticino, dove opera dall'aeroporto di

denken Sie daran, dass noch viel zu viele Staatsgesellschaften Lugano-Agno. Oggi, a Crossair e all'aeroporto sono legati di-

wie z. B. Air France in diesem Markt operieren - andere Zu- rettamente centinaia di posti di lavoro, e indirettamente mig-

sammenarbeitsmodelle zu finden, die vielleicht nicht den Ver- liaia di posti nel terziario e nel secondario del Cantone.

lust der unternehmerischen Selbständigkeit der Swissair und Si pensi ai professionisti e agli imprenditori ticinesi che, grazie

damit auch der eigentlichen Luftfahrtpolitik des Bundesrates al collegamento aereo, si recano all'estero a cercare nuovi

und von uns allen zur Folge hätten? contatti e a creare opportunità di lavoro. Si pensi anche alle

Dass der Bundesrat so prompt reagiert hat, dass der Verwal- tante industrie che si sono recentemente insediate sul piano

tungsratspräsident uns versichert hat, dass das alles noch- del Vedeggio, nelle immediate vicinanze dell'aeroporto.

mals überdacht wird und dass nach Alternativen gesucht wird, Un declassamento di fatto dell'aeroporto di Lugano, a causa

freut mich. di Alcazar, avrebbe dunque gravi ripercussioni di ordine fi-

nanziario, turistico e di immagine per la regione di Lugano e

Ruf: Die SD/Lega-Fraktion ist nach wie vor beunruhigt dar- per l'intero Cantone.

über, in welcher Art und Weise die heikle Aufgabe der interna- L'attuale rete di collegamenti aerei da e per il Ticino è stata co-

tionalen Zusammenarbeit von der Swissair angepackt wurde. struita con tenacia, pazienza e perseveranza Se Crossair non

Die Swissair hat für unser Land eine enorm grosse wirtschaftli- dovesse riuscire a mantenere una sua autonomia operativa

che, touristische und auch ideelle Bedeutung. Man wird das nell'ambito del traffico regionale, tali sforzi potrebbero risul-

Gefühl nicht los, dass sich die meisten Verantwortlichen der tare, almeno in parte, vanificati.

Swissair dessen nicht vollumfänglich bewusst sind oder es zu- Uno spostamento dei centri decisionali all'estero potrebbe in-

mindest bis vor vier Wochen nicht gewesen sind. fatti far scomparire l'attuale sensibilità per le regioni più disco-

Der ideelle Stellenwert und die Symbolik, mit denen eine natio- ste. Potrebbero non più essere ammesse prestazioni - per

nale Fluggesellschaft in der Oeffentlichkeit gemessen werden, così dire - «politiche» non redditizie, che oggi vengono invece

wurden zuwenig berücksichtigt. Wenn nun die Swissair doch assicurate a minoranze periferiche come il Ticino.

den vorgezeichneten Weg in Richtung Fusion und weitge- Gestendo dall'estero il traffico aereo, sulla base della redditi-

hende Aufgabe ihrer Selbständigkeit gehen wird, dann sollten vità delle diverse rotte, si rischia dunque di penalizzare non

die Bundesbehörden nach unserer Meinung wenigstens dar- poco il traffico regionale. Conseguenza sarebbe un sempre

auf hinwirken, dass eine grösstmögliche Unabhängigkeit oder maggiore potenziamento delle grandi città europee a scapito

mindestens eine gewisse Selbständigkeit in Teilbereichen be- dei centri minori, più piccoli ma essenziali in ottica regionale.

stehen bleibt In diesem Sinne war das Vorgehen des Bundes- Chiedo dunque qui, anche a nome della deputazione ticinese,

rates aus unserer Sicht richtig. Im Interesse der Erhaltung che il Consiglio federale faccia tutto quanto è possibile per

möglichst vieler Arbeitsplätze auf unseren Flughäfen ist eine confermare e consolidare la presenza dell'aeroporto di Lu-

optimale Mitbestimmung auch der zuständigen Bundesbe- gano-Agno nella rete dei trasporti aerei nazionali e internazio-

hörden notwendig. nali.

Die SD/Lega-Fraktion macht sich Sorgen um die Erhaltung Sottolineo che la struttura aeroportuale rappresenta ormai, an-

der betroffenen Arbeitsplätze. Es ist also nicht alleine das che grazie a Crossair, uno strumento irrinunciabile e determi-

Schweizerkreuz, das auf den Flugzeugen prangt, um das wir nante per l'intera economia cantonale.

besorgt sind, sondern vor allem auch der grosse wirtschaftli- Il mio auspicio - e questo era uno degli scopi della mia inter-

che Faktor, den es zu berücksichtigen gilt. pellanza - è che il Consiglio federale aiuti il Ticino a sostenere,

Einmal mehr müssen wir leider zur Kenntnis nehmen, dass wir a difendere e a migliorare tutto quanto è stato sino ad oggi in-

in einer Welt der zunehmenden Macht- und Kräftekonzentra- trapreso assieme a Crossair. Si tratta, non da ultimo, di una

tion leben. Diese ungesunde Entwicklung kann wohl kaum questione di rispetto nei confronti delle minoranze e dei tenta-

verhindert werden. Hier sollte aber so gut wie möglich Gegen- tivi di queste di aprirsi, culturalmente ed economicamente,

steuer gegeben werden. Immerhin sind die Regionen Zürich verso l'esterno. L'aeroporto e i collegamenti aerei sono uno

und Genf bedeutende wirtschaftliche Zentren, und diese sind dei mezzi che consentono di concretizzare tali sforzi.

auf eine starke zivile Luftfahrt zwingend angewiesen.

Der Regio-Flughafen Basel-Mülhausen, aber auch der Flugha- Vollmer: Eine Vorbemerkung: Die SP-Fraktion ist überhaupt

fen Lugano-Agno werden eher stiefmütterlich behandelt. Für keine Anhängerin einer Alleingangsstrategie. Wenn wir hier

uns ist nach wie vor unklar, welche Auswirkungen das Projekt kritische Fragen stellen, dann stellen wir sie nicht, weil wir nicht

Alcazarauf dasTessin und die Region Basel hat. Man muss lei- sehen, dass sich in der Luftverkehrspolitik neue Situationen

der auch annehmen, dass sich die Swissair dazu nicht viele ergeben haben, die neue Antworten erfordern.

Gedanken gemacht hat, sonst hätte sie nicht erst nachträglich An die Adresse von Herrn Frey Walter und Herrn Ruf möchte

ein beratendes Expertengremium zusammengestellt, das alle ich sagen: Wer noch im letzten Herbst eine aktive Integrations-

heiklen Punkte aufzulisten hat. Die Tatsache der zu späten Ein- politik der Schweiz bekämpft hat, ist heute wenig legitimiert,

setzung von Beratern deutet ebenfalls darauf hin, dass inner- die Schwierigkeiten zu beklagen - Schwierigkeiten, die mit der

halb der Swissair-Führung schwerwiegende Fehler gemacht Perspektive der Swissair in einem Europa zu tun haben, in

wurden. dem wir gegenüber dem EWR wirtschaftlich isoliert sind.

Heute bleibt uns nur die Hoffnung, dass noch gerettet werden Das gilt es auch festzustellen, obwohl der EWR noch nicht in

kann, was zu retten ist Wir zählen darauf, dass der Bundesrat Kraft ist und obschon die schwierigen Entwicklungen im Be-

in diesem Sinne sein möglichstes tun wird. reich des Luftverkehrs längst eingesetzt hatten, bevor die Inte-

grationsbemühungen der Schweiz in diesem Ausmass sicht-

On. Borradori: Swissair è portatrice di valori che travalicano, bar wurden. Dennoch: Wir wissen, dass die Perspektiven, die

di gran lunga, l'importanza di una semplice compagnia com- Zukunftsaussichten, unserer Fluggesellschaft durch die

merciale. Swissair simbolizza l'efficienza, l'affidabilità e la pre- schwierige europäische Lage, die wir uns mit der Ablehnung

cisione della nostra Nazione. Swissair come marchio di qualità des EWR geschaffen haben, bedeutend schlechter geworden

dunque, come nostra ambasciatrice in tutto il mondo e come sind.

biglietto da visita delle nostre qualità migliori. Proprio per que- Niemand kann sich ernsthaft den Realitäten des sich verän-

sto significato simbolico e per l'alto grado di identificazione del dernden Luftverkehrsmarktes entziehen. Da ist seit Jahren

cittadino svizzero con la sua compagnia aerea di bandiera, eine Entwicklung im Gange, die letztlich zwar nichts mit der

l'opinione pubblica ha il diritto di sapere! Schaffung von echten Markt- und Wettbewerbsbedingungen

Il futuro destino di Swissair non può che allarmare in partico- zu tun hat, sondern vielmehr die rasche Bildung von wenigen

lare le minoranze. In Ticino, ad esempio, abbiamo costruito in ganz Grossen, quasi von «Halbmonopolen», begünstigt.

13 anni una rete di collegamenti aerei che rappresentano uno Doch es ist wenig überzeugend bis unredlich, wenn die Luft-

strumento irrinunciabile per la nostra economia e per la nostra verkehrsprotagonisten jetzt plötzlich die Probleme und Folgen

apertura culturale. der weltweiten Deregulierung bedauern. Sie selber waren es

Da anni Crossair, affiliata di Swissair, svolge un'importante doch - dazu gehört auch die Swissair-, die vorher ganz kräftig

Swissair. Interpellations urgentes 1282 N 16juin1993

an dieser Deregulierungsschraube gedreht haben. Ganz ab- nativen zu der von der Swissair anvisierten Fusion? Gibt es

gesehen davon, dass es peinlich anmutet, wenn jetzt auf der denn seiner Meinung nach überhaupt noch andere Fusions-

Ebene von Markenzeichen, von der Symbolik des Schweizer- partner? Oder gibt es allenfalls wirtschaftliche Interessen, die

kreuzes auf den Flugzeugheckflossen, argumentiert wird. Wir dahinterstehen könnten, denen besser gedient wäre, wenn

sind ja durch diese Politik schon genügend geschädigt, durch die Schweiz mit anderen Partnern zusammenspannen

eine Politik, die nur noch den Mythos pflegt. Doch damit las- würde? Welche Auswirkungen hat die Nichtbeteiligung am

sen sich offenbar zumindest höhere Verkaufsauflagen bei eini- EWR auf diese möglichen Fusionsverhandlungen? Wir wis-

gen Zeitungen erzielen, und - man kommt nicht ganz um den sen, dass in einer zweiten Stufe des vorgesehenen Projektes

Eindruck herum-davon lässt sich sogar der Bundesrat verun- Alcazar letztlich auch das Parlament zum Zuge kommen wird;

sichern. denn es wird in jedem Fall auch Aenderungen des Luftfahrtge-

Trotzdem sind ganz konkrete Fragen an die Politik gestellt setzes brauchen. Haben wir aber dannzumal nicht nur noch

Nach verschiedenen Vorrednern kann ich darauf verzichten, das abzusegnen, was uns heute nicht zum Entscheid vorge-

nochmals auf die doch eigentümliche Hektik des Bundesrates legt werden muss, was heute aber faktisch, unternehmenspo-

einzugehen, eines Bundesrates, welcher ja durch einen der litisch «eingefädelt» wird? Wir erwarten hier vom Bundesrat

höchsten Chefbeamten direkt im Verwaltungsratsausschuss noch konkretere Antworten, als er sie uns in der schriftlichen

vertreten ist und so von allem Anfang an mit einbezogen war. Antwort gegeben hat.

Eklatant widersprüchlich ist die Haltung des Bundesrates des- Zum Schluss: Die Interpellation der sozialdemokratischen

halb, weil er sozusagen à la carte einmal das öffentliche Inter- Fraktion ist keine Intervention gegen eine möglicherweise un-

esse und damit die Mitverantwortung in den Vordergrund stellt ausweichliche Fusion. Wir erwarten lediglich, dass die politi-

und ein andermal wieder auf die privatwirtschaftliche Struktur schen Behörden ihre sozialpolitische Verantwortung in die-

und den nötigen unternehmerischen Spielraum pocht sem Fusionsprozess wahrnehmen und mit dafür sorgen, dass

Anlässlich der Revision des Luftfahrtgesetzes schafft man so- die Fusionskosten letztlich nicht von den Beschäftigten in un-

gar einen neuen Subventionsartikel. Man bemüht sich intensiv serem Lande getragen werden müssen.

um ein neues Luftverkehrsabkommen mit der EG, wo man so-

gar bereit ist, allenfalls in anderen Bereichen Zugeständnisse Frey Walter: HerrVollmer, Sie haben mir die Legitimation ab-

zu machen. Oder denken wir an die immensen Infrastrukturlei- gesprochen, über diese Thematik zu sprechen, weil ich ein

stungen, welche von der Oeffentlichkeit zugunsten des Luft- EWR-Gegner sei - und ich bin es. Das zeigt, wie politisierend

verkehrs erbracht werden, auch wenn die Mittel dafür nicht di- Sie diese Sachfrage angehen. Denn bei Ihrem Intelligenzgrad

rekt in die Taschen der Swissair fliessen - ganz abgesehen und Ihrem Wissensstand mute ich es Ihnen zu, dass Ihnen be-

von den staatlichen Privilegien, die der Swissair gesetzlich zu- kannt ist, dass das Luftverkehrsabkommen mit der EG Teil des

gestanden werden! Andererseits hat der Bundesrat noch vor Transitvertrages ist, der extra abgeschlossen wurde für den

gut einem Jahr im Zusammenhang mit einer Interpellation Fall, dass der EWR nicht mit uns zustande kommen würde. Es

über Personalprobleme zum Ausdruck gebracht, dass er kei- ist Ihnen sicher auch bekannt, dass es unserem Bundespräsi-

nen Handlungsbedarf sieht, wenn es um Beschäftigungsfra- denten am 7. Juni 1993 gelungen ist, den Ministerrat zu über-

gen geht, denn er möchte ja nicht in die unternehmerische zeugen, dass er der EG-Kommission ein Verhandlungsman-

Freiheit eingreifen. dat erteilt; sie soll die Verhandlungen mit der Schweiz über die-

Man könnte, überspitzt formuliert - ich sage ausdrücklich: ses für uns so wichtige Luftverkehrsabkommen auf Septem-

überspitzt -, daraus schliessen, dass die Bemalung der Heck- ber 1993 aufnehmen.

flossen der Flugzeuge mit dem Schweizerkreuzfür einige Poli- Sie sehen, HerrVollmer, man kann durchaus ein EWR-Gegner

tiker wichtiger ist als die Zukunft der Menschen, die in diesen sein und für die Swissair einstehen!

Bereichen beschäftigt sind. An der Art und Weise, wie man mit

dem Personal und den Beschäftigungsfragen umgeht, be- Frau Diener: Es waren nicht die Fusionsgespräche, die die

stimmt sich für uns gerade auch die Glaubwürdigkeit des Ma- grüne Fraktion zu ihrer dringlichen Interpellation veranlasst

nagements und der übergeordneten Organe. haben, sondern es war die Reaktion des Bundesrates von

Die schriftliche Antwort des Bundesrates ist deshalb für uns Ende Mai.

nicht befriedigend, wenn man einfach die beiden Szenarien, Herr Bundespräsident: Was war für Sie und für den Bundesrat

Fusion einerseits, Alleingang andererseits, einander gegen- so überraschend und neu, dass Sie plötzlich an die Oeffent-

überstellt Wir erwarten für das wahrscheinlich unumgängli- lichkeit treten und intervenieren mussten? Sie haben auf un-

che Fusionsszenario, dass sich die politischen Behörden mit sere Frage hin bestätigt, dass Sie laufend informiert worden

Nachdruck für die Interessen der Beschäftigten einsetzen. sind. Es ist auch bekannt, dass diese Gespräche innerhalb

Einmal mehr stehen wir hier vor einer wenig erfreulichen Tatsa- von Europa schon früher stattgefunden haben. Nicht erst in

che. Es gibt viele Anzeichen dafür, dass sich die im europäi- diesem Jahr, sondern schon im vergangenen bzw. einige

schen Vergleich äusserst schwachen schweizerischen Sozial- Jahre zuvor sind die ersten Kontakte geknüpft worden. Warum

und Mitwirkungsrechte der Arbeitnehmer nicht als Stärkung also diese Ueberraschung?

der schweizerischen Wettbewerbsposition erweisen. Im Ge- Ich habe hierzu noch einige spezielle Fragen: Hat der Bundes-

genteil, es ist zu befürchten, dass in einer multinational-fusio- rat das, was er in der Oeffentlichkeit Ende Mai vertreten hat,

nierten Gesellschaft der Arbeitsplatzabbau unser Land gerade dem Verwaltungsrat und der Leitung der Swissair schon früher

deshalb trifft, weil wir einen so schlechten Kündigungsschutz bekanntgegeben? Haben schon früher solche Gespräche

haben und praktisch keine Mitbestimmung kennen. stattgefunden, in denen der Bundesrat seine Vorstellungen

Wenn nun hier die Herren Frey Walter und Ruf dies beklagen, und seine Kritik bekanntgab, die er nun geäussert hat? Wann

möchte ich diese beiden Herren auffordern, mitzuhelfen, die fanden solche Gespräche überhaupt statt? Welches sind die

schweizerische Sozialgesetzgebung zu verbessern, damit in Rezepte des Bundesrates auf diese Ueberkapazitäten im Flug-

Fällen solcher multinationaler Fusionen der Abbau nicht auf verkehr, auf dieses Preisdumping? Welche Vorstellungen für

die Schweiz zurückfällt - weil der Abbau hier offenbar am ein- Alternativen haben Sie, um diesen Problemen zu begegnen?

fachsten zu machen ist. Ist der Bundesrat nicht auch der Meinung, dass seine Interven-

Wir wehren uns auch dagegen, dass man jetzt meint, man tion Ende Mai die Verhandlungsposition der Swissair eigent-

könne unsere schweizerische Position dadurch stärken, dass lich geschwächt hat, und zwar auch bei den Verhandlungs-

wir im Bereiche des Luftverkehrs völlige Wildwestverhältnisse partnern? Es war ja eine Form von Blossstellung dieses

einführen, sämtliche Schutzvorkehren im Umweltbereich und Swissair-Managements, irgendwie auch die Andeutung einer

Massnahmen im Lärmbereich einfach aufheben und der Be- gewissen Unfähigkeit; zumindest in der Bevölkerung bei uns,

völkerung immense Lasten zumuten. Das wird unsere Wettbe- in der Schweiz, hat das so gewirkt Sind Sie nicht auch der Mei-

werbsposition nicht stärken, im Gegenteil. nung, dass diese öffentliche Intervention der Swissair in ihren

Der Bundesrat schuldet uns konkrete Antworten auf Fragen, Verhandlungen geschadet hat?

welche er selber mit seiner Intervention, mit seiner Stellung- Grundsätzlich teilt die grüne Fraktion die Auffassung, dass die

nahme aufgeworfen hat Glaubt er denn allen Ernstes an Alter- Swissair ein gewisses Nationalsymbol ist und dass ein Ver-

16. Juni 1993 N 1283 Swissair. Dringliche Interpellationen

schwinden dieses Symbols sicher auch im Bereich des parce qu'on se trouve encore dans une phase exploratoire.

schweizerischen Tourismus ein Verlust wäre. Doch das Ver- Nous discutons de l'avenir d'une société importante qui porte

schwinden dieses Symbols mit einem «Ausverkauf der Hei- dans le monde l'image de la Suisse, mais qui reste une société

mat» gleichzusetzen, wie es gewisse Leute hier tun, scheint dont le 80 pour cent du capital est privé.

uns übertrieben zu sein. Zudem ist es erstaunlich, dass ge- Pour le groupe radical, la retenue s'impose. Ce sont les orga-

rade jene Politiker, die sonst immer von Liberalisierung und nes de Swissair - direction, conseil d'administration, assem-

unternehmerischer Freiheit sprechen, nun plötzlich bei der blée des actionnaires - qui, en définitive, seront les seuls à

Frage der Swissair für staatliche Interventionen plädieren. pouvoir et à devoir prendre une décision quant à l'avenir et à la

Die Globalisierung der Märkte - sie steht hier ja immer im Vor- stratégie de leur compagnie. A notre avis, il faut leur faire

dergrund - macht auch vor der Swissair nicht halt. Wenn jetzt confiance!

Bundesrat und Parlament in die Swissair-Unternehmensfüh- Tout en comprenant le grand rôle, l'image et le symbole que

rung eingreifen wollen, müssen wir bereit sein, Subventionen représente Swissair pour notre pays et son effet indirect, mais

für einen sogenannten Alleingang der Swissair zu sprechen. sûrement positif, sur d'autres activités suisses, nous sommes

Eine solche Finanzpolitik wäre jedoch angesichts der leeren convaincus qu'une société privée ne peut pas mener publi-

Bundeskassen sicher nicht opportun; wenn ich z. B. an die quement des pourparlers délicats ou des négociations sans

prekäre Finanzsituation der SBB denken, ist das schlicht nicht affaiblir sa position vis-à-vis de ses concurrents et de ses parte-

denkbar. naires.

Insgesamt sind wir Grünen sehr beunruhigt über die Vielzahl Le groupe radical est donc d'avis que seuls les organes de

der ungelösten Probleme im Bereich der Luftfahrt. Der Zusam- Swissair devront choisir la meilleure solution pour assurer la

menschluss einzelner Fluggesellschaften ist betriebswirt- rentabilité financière de l'entreprise, et donc sa survie, vu que

schaftlich sicher sinnvoll. Ich denke da an die Deregulierung l'Etat ne pourra pas être appelé à couvrir des pertes. Il n'en a

des Himmels «Open Sky 1997». Aber diese Deregulierung und pas les moyens, et nous ne voulons pas répéter l'expérience

dieser Zusammenschluss bieten eben für viele anstehende des chemins de fer.

Probleme im Bereich der Luftfahrt keine Lösungen an. Le fait que les dirigeants de Swissair discutent actuellement

Diese Fusion, wenn sie zustande kommt, ist letztlich nur eine des solutions futures, quand la société est encore saine et

altbekannte wirtschaftliche Massnahme mit zwei Säulen: Die compétitive, est un élément positif qui ne peut que renforcer

eine Säule ist die Rationalisierung, die zweite Säule ist die Er- leur position dans les futures négociations. D'autre part,

schliessung neuer Märkte und eine Nachfragesteigerung, ein Swissair a besoin du soutien de la politique, dans l'améliora-

neues Angebot. tion des infrastructures (et nous savons qu'en Suisse les freins

Aber was heisst schon Rationalisierung? Rationalisierung bei et les difficultés ne manquent pas!), des conditions-cadres

den Strukturen heisst doch nichts anderes als Personalabbau; (négociations avec la Communauté), mais aussi pour l'obten-

das steht auch schwarz auf weiss da Es wird damit gerechnet, tion de la concession fédérale. Il faudra donc que les organes

dass eine Lohnkostenreduktion von 15 Prozent stattfindet. de Swissair puissent convaincre l'autorité politique que la so-

Das heisst-mit anderen Worten -Abbau von Stellen, und das lution qu'ils auront choisie était la meilleure sous tous les as-

bedeutet wiederum eine steigende Zahl von Arbeitslosen, wo- pects, par rapport aux autres alternatives.

bei die entsprechenden Kosten zu einem grossen Teil auf die Dans cette optique, il nous paraît utile que les autres variantes

Allgemeinheit überwälzt werden. soient aussi étudiées en profondeur dans les prochains mois.

Was heisst «Erschliessung von neuen Märkten und Erweite- Aggiungo due parole su Crossair, che in 12 anni di attività ha

rung des Angebotes» oder «Anreiz für Nachfragesteigerung»? sviluppato una rete preziosa di collegamenti nazionali e trans-

30 bis 50 Prozent Verkehrsleistungsangebot sollen neu dar- frontalieri di interesse vitale soprattutto per il Canton Ticino. E'

aus entstehen. Was heisst das? Das heisst doch letztlich chiaro che il mantenimento di queste linee sarà determinato

nichts anderes als Anreiz für weitere Mobilität. Keine Antwor- dal loro successo e dal loro risultato economico. E' però im-

ten bieten diese zwei Strategien hingegen in bezug auf die Fol- portante che in questa nuova strutturazione della Swissair, la

gen in der Oekologie; keine Antworten darauf, welche Folgen Crossair e le linee regionali non vengano sacrificate a favore di

das für die Bahnen in Europa und im Bereich der Kostenwahr- altre destinazioni magari più redditizie. Mi auguro che i diri-

heit des Verkehrs hat. Das wären die Schattenseiten der Markt- genti di Swissair e di Crossair tengano conto anche di questa

freiheit und der Deregulierung. importanza regionale e nazionale nei loro studi e nel loro

In diesem Zusammenhang, Herr Bundespräsident, noch zwei esame per il futuro della loro compagnia.

weitere Fragen:

1. Was unternehmen Sie, was unternimmt der Bundesrat, da- Jaeger: Man könnte sich die Frage stellen: Warum diese

mit Ihre Bahnen dereinst nicht «überflogen» werden? Man ganze Aufregung? Alcazar hat offensichtlich bei vielen Politi-

gebe sich Rechenschaft, dass die Luftfracht täglich an Markt- kern gewirkt wie der Fuchs, der in den Hühnerstall eindringt

anteilen gewinnt, die Zunahme bewegt sich zwischen 30 Was macht die Swissair, was versucht sie? Sie versucht, sich

und 40 Prozent. Diese Marktanteile gehen andererseits der in einer sich verändernden Umwelt zu behaupten; sie ver-

Bahn verloren. Was unternehmen Sie hier? Das würde uns sucht, mit dem «Problem der kleiner werdenden Welt» fertigzu-

sehr interessieren. werden, das Problem der grösser werdenden Märkte zu mei-

2. Wie beantworten Sie den Druck der Swissair, das Abflug- stern, die immer schwieriger werdende Kostensituation zu be-

und Landeprozedere insofern zu ändern, dass künftig in Minu- wältigen, und sie versucht auch - sagen wir es ganz offen -,

tenabständen gestartet und gelandet werden kann? Heute mit den Regulierungen fertigzuwerden, von denen sie betrof-

wird ja ungefähr im Abstand von zweieinhalb Minuten gestar- fen ist. Sie wissen es: Gerade im Bereich der Luftfahrt haben

tet und gelandet. Wenn Sie diese Forderung der Swissair er- wir es mit immensen, weltweiten Ueberkapazitäten zu tun, die

füllten, würde das eine Verzweieinhalbfachung der jetzigen eben sowohl von der Kostenseite her wie auch von der Marke-

Landungen bedeuten. Ist das mit unseren rechtlichen Bestim- ting-, von der Absatzseite her die Probleme für diese Luftfahrt-

mungen über den Lärmschutz vereinbar? Ist das mit dem Ab- unternehmungen ständig verschärft haben. Nicht nur für die

kommen vereinbar? Ich erinnere daran, dass Sie für das Jahr Swissair, auch für grössere Unternehmungen ist es schwierig

1993 die Nachtflugverbote durchlöchert haben, d. h., Sie ha- geworden.

ben für den Nichtlinienverkehr eine Steigerung der Nachtflüge In diesem Umfeld sucht nun die Unternehmungsleitung nach

um 35 Prozent zugelassen. Wieweit sind da die ökologischen neuen Kooperationsmöglichkeiten; sie versucht beispiels-

Auflagen des Buwal kongruent zu dem, was hier nachher ver- weise, mit der KLM, mit der SAS und der AUA zusammen eine

kehrspolitisch getan wird? stärkere Marktposition zu erreichen. Ich sage Ihnen ganz of-

Wir wären froh, wenn Sie uns diese Fragen auch noch beant- fen: Ich möchte kein «Hayek» sein und nicht auch noch in die

worten könnten. «Sanierergilde» eintreten, die sich da empfohlen hat, um der

Swissair weiterzuhelfen. Aber ich meine: Wahrscheinlich wird

M. Cavadini Adriano: Nous discutons aujourd'hui d'un projet Alcazar am Schluss die einzige Möglichkeit sein, sich langfri-

qui touche Swissair, sans en connaître les éléments de détail, stig erfolgreich behaupten zu können.

Swissair. Interpellations urgentes 1284 N 16 juin 1993

Nun etwas zu den schrillen Tönen, die wir gehört haben: Wir dass Ihr Generalsekretär im Verwaltungsratsausschuss der

haben sie von den Laisser-faire-Anhängern gehört, aber auch Swissair sitzt und dass weitere wackere Männer aus Ihrem

von den ökonomischen Heimatschützern. Haus im Verwaltungsrat der Swissair sitzen. So ist es doch ei-

Zuerst zu den Laisser-faire-Politikern. Man musssich natürlich nigermassen befremdend, wenn man nachher diese Firma

schon bewusst sein, dass der Bund hier tatsächlich eine Ver- über die Medien auffordert, dem Bundesrat Alternativen vorzu-

antwortung zu übernehmen hat, nicht nur als Aktionär, son- legen. Und ich meine, dass Sie als Konzessionsgeber und Auf-

dern auch als Konzessions- und Aufsichtsbehörde. Denken sichtsbehörde durchaus andere Wege gehabt hätten, um mit

Sie an die über hundert bilateralen Luftverkehrsabkommen, der Swissair ein konstruktives Gespräch zu führen, Ihre Be-

denken Sie an die Infrastrukturleistungen der öffentlichen fürchtungen anzubringen und auf Antworten zu hören.

Hand! Es ist natürlich klar, dass es dem Bund nicht gleichgül- 2. Ich bin schon der Meinung, das Interesse der Oeffentlich-

tig sein kann, was hier passiert Das Informationsbedürfnis ist keit und des Parlamentes sei durchaus gerechtfertigt Es han-

legitim, das Kritikbedürfnis ist legitim; das ist das eine. Eine an- delt sich immerhin um die nationale Airline. Aber ich möchte

dere Frage ist es aber, ob man hier noch weiter gehen möchte, Sie warnen: Wenn nun 200 Krisenmanager aus dem Parla-

indem man dann auf die strategische, ja sogar auf die opera- ment auch noch wissen, wie das bei der Swissair gehen soll,

tive Führung dieses Unternehmens Einfluss nehmen möchte. dann ist die Umwandlung der Swissair in eine Crash-Air vor-

Ich bin froh, Herr Frey Walter, dass Sie gesagt haben, man programmiert, und zwar relativ rasch. Ich wage zu behaupten,

solle keinen Einfluss auf den Kommerz nehmen. Auch der dass niemand von den intelligenten Leuten in diesem Rat -

Bundesrat möchte - als Konsequenz von dem, was er noch und die sind tatsächlich vorhanden! - in der Lage ist, in dieser

vor einer halben Stunde zu den PTT gesagt hat - die unterneh- konkreten Frage wirklich zu sagen, wohin es gehen soll, wenn

merischen Freiräume belassen. Aber ich bin aufmerksam ge- er nicht selber mittendrin steht und all diese Vorarbeiten und

worden, als ich in der Antwort auf Punkt 5 der Interpellation der den ganzen Markt und das Business kennt

christlichdemokratischen Fraktion gelesen habe, der Bundes- 3. Ich meine, der Bundesrat hat hier eine Aufgabe zu erfüllen -

rat ersuche die Swissair, Alternatiworschläge von aussenste- eine schwierige Aufgabe: Er muss der Swissair den Rücken

henden Experten ausarbeiten zu lassen und vorzulegen: Ob stärken, er muss dafür sorgen, dass die Standorte Zürich und

der Alleingang der Swissair eine Alternative darstelle, sei abzu- Genf nicht abgewertet werden, dass die Beschäftigungslage

klären. Was würde der Bundesrat machen, wenn diese aus- in diesem Bereich gehalten und mittelfristig sogar ausgebaut

senstehenden Experten zu einer anderen Lösung kämen? werden kann und dass die Zukunftsaussichten eines Carriers,

Würde er der Swissair irgendwelche Handlungsdirektiven auf der die Schweiz an Europa und vor allem an die Welt anbindet,

den Weg geben? gut sind; dass die nationalen Interessen gewahrt sind. Und die

Ich glaube, so kann es ja nicht gehen. Wir müssen hier ord- nationalen Interessen bestehen meines Erachtens - das sage

nungspolitisch sauber verfahren und dazu stehen, dass die ich vor allem zu den anwesenden oder nicht anwesenden Her-

operative und vor allem auch die strategische Führung aus- ren der SD/Lega-Fraktion - nicht darin, wie gross das Schwei-

schliesslich Sache des Unternehmens zu sein haben und es zerkreuz auf der Schwanzflosse der Flugzeuge ist Aber diese

auch bleiben müssen. Aufgaben - ich sage es nochmals, Herr Bundespräsident -

Nun noch zu den «heimatschützerischen» Argumenten. Natür- sollen nicht über den Bildschirm oder die Boulevardpresse

lich ist die Swissair eine nationale Institution. Aber trotzdem wahrgenommen werden, sondern in konkreter Arbeit mit den

bin ich der Meinung: Hände weg von der Einflussnahme, Betroffenen.

Hände weg auch hier vom Mythos; denn mit nationalen My- 4. Die Deregulierung läuft mit oder ohne Beitritt der Schweiz

then können wir ökonomisch auf den heutigen, grossen, zum EWR. Der Nichtbeitritt der Schweiz hat sicher die Position

grenzübergreifenden Märkten schlicht und einfach nicht über- verschlechtert, aber er ist nicht die Grundlage dieser Deregu-

leben, sondern hier sind die Fragen anders gestellt Es geht lierung. Da ist es uns wirklich völlig klar, dass ein kleiner natio-

um ökonomische Realitäten auf der Absatzseite; es geht um naler Carrier unter diesen veränderten Bedingungen nicht

ökonomische Realitäten auf der Kostenseite. Mit solchen Fra- wird überleben können und dass irgendwelche Formen der

gen muss sich eine Unternehmungsführung auseinanderset- Zusammenarbeit angestrebt werden müssen.

zen. lchmeine.es ist leicht, hier an die Adresse der Verantwort- Persönlich ist mir ein Zusammengehen mit anderen Kleinen

lichen zu sagen: Ihr sollt einmal andere Ideen haben. Solche lieber als ein Zusammengehen mit einer Lufthansa, wo wir tat-

Ideen entspringen wieder einmal den Vorstellungen, die sich sächlich wesentlich mehr an Gewicht verlieren würden. Seien

«der kleine Moritz» von der grossen Luftfahrt-Unternehmungs- Sie froh, dass die Swissair frühzeitig nach solchen Lösungen

führung macht für die Zukunft sucht und dass sie nicht um Subventionen bet-

Noch etwas zu den EWR-Rahmenbedingungen. Herr Frey telt, sondern dass sie unternehmerische Lösungen sucht!

Walter, ich bin durchaus mit Ihnen einverstanden, dass ganz Stärken Sie der Swissair dabei den Rücken, Herr Bundespräsi-

sicher nicht nur der EWR für die Situation verantwortlich ist dent, anstatt ihr in den Rücken zu fallen!

Schon deshalb nicht, weil der EWR-Vertrag noch gar nicht in

Kraft getreten ist Aber eines dürfen Sie natürlich nicht überse- M. Tschopp: J'ai un peu l'impression d'avoir préparé la ver-

hen: Die Verhandlungsposition für die Aushandlung des Luft- sion française de mon préopinant

verkehrsabkommens im September 1993 ist natürlich nicht J'appartiens à ceux qui croient encore en la vertu de la division

stärker geworden. Da müssen wir uns auch etwas an der eige- du travail. Finalement, j'appartiens à la minorité du peuple

nen Nase nehmen! suisse qui ne se prend pas pour un PDG d'une compagnie

Sie haben alle von den Rahmenbedingungen gesprochen. Ja- d'aviation. En ce qui me concerne, j'estime que la classe politi-

wohl, zu den Rahmenbedingungen können wir Politiker etwas que n'a pas à se mêler de tout et de n'importe quoi, indépen-

beitragen. Aber was machen wir, was machen wir mit den Rah- damment du critère de la compétence professionnelle. A ce ti-

menbedingungen, wenn es konkret wird? Wir sind nicht im- tre, je regrette aussi pour ma part la première manifestation du

mer Weltmeister, wenn wir auf optimale Rahmenbedingungen Conseil fédéral. La seconde, toute récente, de lundi dernier,

zu achten haben. me convient mieux Tout n'est donc pas perdu, il y a du pro-

Zum Schluss sage ich nochmals: Information ja, Kritik ja, aber grès.

Einflussnahme auf die unternehmerische Freiheit, auf die ope- Fin mai, j'étais choqué de voir le Conseil fédéral, à la remorque

rative, die strategische Führung: nein, nein und nochmals d'une partie de la presse, casser du sucre sur le dos des res-

nein! Ich hoffe, der Bundesrat kann sich dieser Auffassung ponsables d'un management compétent. C'est une chose

vollumfänglich anschliessen. que j'avais de la peine à admettre, d'autant que cette critique

venait d'un Conseil fédéral qui devait être informé, puisque re-

Ledergerber: Ich will mich auf vier Punkte beschränken. présenté au conseil d'administration de Swissair. De deux

1. Am 26. Mai, Herr Bundespräsident, hatten Sie in meinen Au- choses l'une: ou bien le Conseil fédéral ne se tient pas in-

gen nicht gerade Ihre Sternstunde. Das Regieren per Presse- formé, ou bien il récupère une tendance populiste. Les deux

communiqué scheint gerade in diesem Fall wirklich nicht am termes de l'alternative me font du souci.

Platz gewesen zu sein, insbesondere deshalb, weil wir wissen, On peut regretter la naissance de mégacompagnies d'avia-

16. Juni 1993 N 1285 Swissair. Dringliche Interpellationen

tion, mais c'est un fait: Swissair, SAS, KLM sont aujourd'hui littéralement celui qui porte le drapeau, est d'ailleurs révéla-

trop petites pour répondre à l'exigence de leur propre clien- teur à cet égard. Cela a pour conséquence que parler de fu-

tèle. Celle-ci veut et exige d'atteindre n'importe quelle destina- sionner Swissair avec des compagnies étrangères déclenche

tion sur le globe en un minimum de temps et au prix le plus chez nous une réaction assez comparable à celle qui se pro-

bas. Le projet «Euroflotte» ou Alcazar avec la mise en commun duirait à Altdorf si on proposait de remplacer la statue de Guil-

des réseaux des différentes compagnies et l'établissement laume Tell par celle du dalaï-lama.

d'horaires cadencés permet de répondre à ce voeu de la clien- Et pourtant, un examen objectif amène à reconnaître que la

tèle et de la fidéliser beaucoup mieux qu'avec des petits dis- réalité économique entraînera forcément des regroupements

cours de cantine. Ne pas faire ce regroupement, ne pas envi- sous une forme ou sous une autre. D'après l'Iata, les bénéfices

sager ces fusions est possible, mais au prix d'une provinciali- nets des transports internationaux par avion dans le monde

sation de Swissair que les opposants à la fusion prétendent s'élevaient en 1988 à 1,5 milliard de dollars en chiffres ronds.

précisément vouloir éviter. S'ajouteraient les déficits in- Les bénéfices d'exploitation, avant frais financiers et avant

contournables qui apparaîtront avec cette option faussement amortissement, étaient de plus de 3 milliards de dollars. Qua-

patriotique. tre ans plus tard, c'est-à-dire en 1992, les bénéfices nets

L'année dernière, lors du débat sur l'EEE, Swissair avait été étaient devenus une perte nette de 5 milliards de dollars en

parfaitement claire. Ne la condamnons pas aujourd'hui à un chiffres ronds, et même les comptes d'exploitation étaient

«Alleingang» tout à fait préjudiciable. La condamnation à «l'Al- dans le rouge, se chiffrant à environ 1 milliard de dollars.

leingang» de la compagnie d'aviation par ceux-là même qui Voici donc une industrie qui emploie plus de 3 millions de per-

ont prôné une intégration raisonnable me paraît une perspec- sonnes dans le monde, dont les 9000 et quelques avions à

tive absurde. réaction et les milliers de turbopropulseurs utilisent environ

14 000 aéroports pour transporter chaque année environ

Biihrer Gerald: Die Swissair bedeutet uns allen, vor allem 1 milliard 200 millions de passagers et quelque 22 millions de

wenn wir im Ausland sind, ein Stück Heimat. Es ist von daher tonnes de fret, le tout en perdant globalement de l'argent Si,

verständlich, dass uns der zukünftige Weg der Swissair heute en effet, le nombre de passagers-kilomètre a constamment

mehr beschäftigt als beispielsweise seinerzeit das Zusam- augmenté depuis vingt ans, à l'exception de l'année de la

mengehen von BBC und Asea Gerade weil uns die Swissair guerre du Golfe, la rentabilité par passager diminue. En d'au-

so sehr am Herzen liegt, dürfen wir es aber nicht beim Emotio- tres termes, les compagnies aériennes transportent de plus en

nalen bewenden lassen, denn Emotionen sind kein Funda- plus de gens qui leur rapportent de moins en moins.

ment für die Zukunft. Dies um so weniger, als sich die Luft- En 1991, Swissair a fait un bénéfice net de 83 millions de

fahrt - das sagte auch der Bundesrat in der Beantwortung der francs. A y regarder de plus près, cependant, ce résultat est dû

Vorstösse - in einem gewaltigen Umbruch befindet, einem à la réalisation d'actifs. La situation est la même pour 1992 et,

Umbruch, der neue marktstarke Allianzen und eben auch en outre, Swissair est confrontée à des compagnies que les

marktstarke Zusammenschlüsse bringen wird. Kann es in die- gouvernements des pays voisins du nôtre n'hésitent pas à

sem Umfeld Aufgabe der Politik sein, über das Wie und den inonder de subventions. Air France a reçu plus de 900 millions

Weg der Swissair als Unternehmen zu befinden? Worin liegt de francs suisses du gouvernement français. Iberia a prélevé

die politische Dimension? Das, so meine ich, sind die Fragen. 1,8 milliard de francs suisses sur le dos des contribuables es-

Ich glaube, zusammen mit den 65 Prozent der Befragten in ei- pagnols, et les exemples peuvent être multipliés. Il n'est donc

ner Umfrage einer Wochenzeitung, dass die anstehende ge- pas surprenant, et il est même souhaitable, que Swissair cher-

schäftspolitische Herausforderung primär Sache der Leitung che des alliances dans les conditions actuelles du marché.

der Swissair und der Aktionäre der Swissair ist. Elle l'a fait dans des circonstances qui ont été rappelées tout à

Selbstverständlich ist eine eminent politische Dimension l'heure, notamment par M. Jaeger et sur lesquelles il n'est

schon allein deswegen in diesem Geschäft enthalten, weil ja donc pas nécessaire que je revienne.

auch allfällige gesetzliche Anpassungen notwendig sein wer- Permettez-moi de dire quelques mots sur le principe de la

den. Ich meine aber: Statt vom Olymp der Politik herab in die- fusion tout d'abord. Ne nous y trompons pas, c'est bien de

sen geschäftspolitischen Fragen in Schulmeisterei machen zu cela qu'il s'agit, l'accord de coopération n'est qu'un contrat de

wollen, müssten wir es zur Aufgabe der Politik machen, die Be- fiançailles dans l'attente d'un mariage prochain. Cette fusion

dingungen der Swissair an der Heim- und an der Aussenfront pose deux questions, qui demandent à être examinées de

so zu verbessern, dass die Position der Swissair gestärkt und sang froid. La première est la suivante: étant admis que le re-

nicht geschwächt wird. groupement, sous une forme ou sous une autre, est inélucta-

Ich meine daher: Vorab sollte sich der Bundesrat in diesem ble, Swissair peut-elle mieux négocier? Probablement, oui!

Bereich der Rahmenbedingungen stark machen, statt mit Ver- Avec les atouts qui sont les siens et face à des partenaires dont

lautbarungen allenfalls noch einen weiteren Verkehrsträger in- l'un, Austrian Airlines, est affaibli alors que l'autre, KLM, a

direkt unternehmerisch «in seinen Bann» ziehen zu wollen. Die échoué dans une négociation du même type avec British Air-

Landesregierung sollte sich daher darauf konzentrieren, dass ways, on ne peut pas s'empêcher de penser que Swissair,

die Luftverkehrsabkommen mit dem Ausland aufrechterhalten quelque peu assoupie sur sa grandeur passée peut-être, cède

und verbessert werden, dass die Verhandlungen mit der EG à la tentation de la facilité au lieu de négocier avec l'âpreté des

über ein Luftverkehrsabkommen vorangetrieben werden kön- Thurgoviens ou des Genevois qui, de ce point de vue, valent

nen und dass die Anpassung der Infrastruktur auf unseren bien les Hollandais les plus durs à cuire. La seconde et der-

Flugplätzen und in deren Umgebung vorankommt und nicht - nière question dans le temps qui m'est imparti est de savoir si

wie im Kanton Zürich -weiter durch Volksinitiativen behindert le Conseil fédéral peut ou doit s'opposer à la fusion? Il le peut,

wird. Hier- nicht bei spezifisch unternehmerischen Fragen - en raison de l'article 31 de la loi fédérale sur la navigation aé-

sind wir, ist die Politik gefragt. Es wird darum gehen müssen, rienne, mais - cela a été suffisamment dit tout à l'heure pour

aufzuzeigen, dass wir nicht länger zu Hause die Luftfahrtein- que je ne le répète pas - nous pensons qu'à l'évidence une

richtungen behindern und gleichzeitig, wenn es um internatio- nationalisation de Swissair ou sa reprise par la Confédération

nale Zusammenarbeit geht, nur Heimsiege erzielen können. serait impossible et, à dire vrai, inconcevable dans l'état actuel

Ich meine, eine solche janusköpfige Strategie kann nicht auf- des finances fédérales.

gehen. L'intervention de la Confédération doit donc être limitée et

Die Startbedingungen der Swissair zu stärken, statt die Swiss- nous souhaitons qu'elle s'exerce de manière bien intention-

air in einen unnötigen Zweifrontenkrieg zu verwickeln: Das ist née et à bon escient. Car ne nous y trompons pas: dans l'envi-

die Aufgabe des Bundesrates und die Aufgabe der Politik. ronnement compétitif d'aujourd'hui, la solution aux problè-

mes de survie d'une entreprise ne saurait venir d'une autorité

M. Poncet: Notre débat d'aujourd'hui le montre bien: les com- politique. C'est à l'entreprise elle-même, à ses dirigeants et à

pagnies aériennes ont valeur de symbole de l'Etat-nation, Mme ses actionnaires - Confédération y comprise - de prendre les

Diener y a fait allusion tout à l'heure et mon prédécesseur a dispositions nécessaires. La récompense de leur succès, ou

parlé d'«ein Stück Heimat». Le terme anglais de «flag carrier», la sanction de leur échec, ne se trouve ni dans cette salle, ni

Swissair. Interpellations urgentes 1286 N 16 juin 1993

dans les bureaux des Communautés européennes. Elle est sorgen sich dieselben Leute in ihrer Interpellation um 10 000

dans le marché, car c'est en définitive lui qui décidera si les Arbeitsplätze, obwohl wir wissen, dass sie den EWR-Beitritt

choix stratégiques qui s'annoncent ont été bien réfléchis et u. a genau deswegen bekämpft haben, weil er striktere Kündi-

faits avec ce mélange de sagesse et de goût du risque qui est gungsschutzmassnahmen für die Arbeitnehmerinnen und Ar-

le propre des véritables chefs d'entreprise. beitnehmer gebracht hätte.

Die Ausgangslage für die Swissair ist klar: Ausserhalb des

Rychen: Ich erlaube mir, mein kurzes Votum der Grundsatz- EWR kommt die Swissair nicht tel quel in den Genuss von Li-

frage zu widmen, ob eine politische Diskussion über Fusions- beralisierungsmassnahmen. Strecken- und Landerechte

pläne der Swissair hier und heute in diesem Parlament über- müssen mit jedem Land bilateral ausgehandelt werden. Euro-

haupt sinnvoll sei. Bei allem Verständnis, das ich in meinem päisch gesehen muss sich die Swissair entscheiden, ob sie

Herzen auch verspüre, bin ich sehr skeptisch. Warum? mit einer grossen Firma oder mit ähnlichen Partnern zu-

Erstes Stichwort: Verantwortlichkeiten. Die politischen Instan- sammengehen will. Eine Marktnische zu finden ist eher un-

zen sind für das Luftfahrtgesetz, für Gebühren, für internatio- denkbar - die Swissair gehört nicht zur Maschinenindustrie!

nale Luftverkehrsabkommen, für bessere Bedingungen bei 3. In dieser wirtschaftlichen Situation können es sich die

den Flughäfen verantwortlich und zuständig. Das Manage- Swissair und insbesondere die Politik nicht leisten, die ökolo-

ment der Swissair andererseits ist für die Unternehmensent- gischen und sozialen Randbedingungen und Anforderungen

scheide, auch für strategische Entscheide, verantwortlich. abzubauen. Genau hier, innerhalb dieser Punkte, brauchen

Dazu gehört die Frage «Fusion, ja oder nein?». wir eine klare Arbeitsteilung zwischen der Unternehmenslei-

Zweites Stichwort: Vertrauen. Ich habe Vertrauen in das Mana- tung der Swissair und der Politik.

gement, in die Führung der Swissair. Warum? Mit Recht stel- Der nationale Populismus sollte schliesslich nicht so weit ge-

len wir - ob links oder rechts - mit Stolz fest, dass die Swissair hen, dass man sich im parlamentarischen Krisenmanagement

in den letzten Jahren eine der wenigen erfolgreichen Luftfahrt- von einer «Blick»-Ausgabe zur anderen orientiert!

gesellschaften war. Genau weil das so ist, habe ich auch Ver-

trauen, dass die Swissair-Führung rechtzeitig die Probleme er- Steinemann: Die Neat wurde dem Volk u. a. auch mit der Be-

kennt und rechtzeitig in der Lage ist, Grundsatzfragen zu stel- gründung «verkauft», wir müssten das Transitabkommen mit

len und Entscheide zu finden. der EG einhalten und damit auch den Vorteil für unsere Zivil-

Die Swissair kann nicht von den Erfolgen der Vergangenheit luftfahrt ausnützen, was mit einer fruchtbaren Zusammenar-

weiterleben. Die Zukunft muss beurteilt werden. Mit oder ohne beit und einer Liberalisierung des Luftverkehrs unterstrichen

EWR, ob es uns passt oder nicht: Der europäische Himmel hat würde. Nun, wir wissen jetzt, Herr Bundespräsident, dass dies-

sich verändert und wird sich dramatisch weiter verändern - ich bezüglich bis heute wenig erreicht wurde.

meine den Luftfahrthimmel. Da ist es richtig, dass sich die Im Wissen darum, dass die Swissair-Gruppe mit 110 Flugzeu-

Swissair grundsätzliche Ueberlegungen macht. gen und einem Heimmarkt von 7 Millionen potentiellen Passa-

Drittes Stichwort: öffentlicher Marktplatz. Verhandlungen jegli- gieren zu klein ist, um zu überleben, war schon lange klar,

cher Art - seien es nun Fusions- oder Kooperationsverhand- dass eine Strukturbereinigung über kurz oder lang stattfinden

lungen oder ein Nachdenken über ein schlaues Alleingehen - muss. In naher Zukunft werden auch andere traditionsreiche

dürfen nicht auf dem öffentlichen Marktplatz stattfinden. Ein Fluggesellschaften in ihrer bisherigen Form nicht mehr existie-

guter Schweizer Jass-Spieler legt auch nicht seine Trümpfe ren können. Dies ohne falsche Rücksicht auf historisch ge-

am Anfang auf den Tisch und beginnt dann zu spielen. Es ist wachsene Strukturen und Tabus.

eine Versuchung für die Politiker, möglichst viele Informatio- Trotz der starken Verbindung mit dem Image Schweiz muss

nen herauszuholen, die sie in diesem Fall ganz einfach nicht sich die Swissair nach wirtschaftlichen Kriterien ausrichten.

haben dürfen. Die Swissair braucht deshalb keine Abfederung, die eine

Ich habe Verständnis für die Swissair, wenn sie sagt, sie könne Ueberstellung an die Eidgenossenschaft notwendig machen

ihre Verhandlungsstrategien doch nicht veröffentlichen. Ich würde. Ueberlassen wir die ganze Problemlösung den Leuten,

warne also vor den Gefahren des öffentlichen Marktplatzes, die das bestimmt besser können als jene, die sich durch die

der Indiskretionen und des Zerredens. Das schwächt die Posi- Politik berufen fühlen.

tion der Schweiz, und das schwächt die Position der Swissair. Eine Vorhersage würde jedenfalls fast sicher zutreffen: Wenn

Herr Bundespräsident, ich bin überzeugt, dass unsere Regie- sich die Politiker in die Wirtschaft einmischen, sind Pleiten und

rung in dieser Phase eine wichtige Aufgabe hat, nämlich: die Defizite sozusagen garantiert. Die Kantonalbanken, die PTT,

Koordination zwischen den öffentlichen Aufgaben (wie Luft- die SBB und die Landwirtschaft sind Beweis genug. Warum

fahrtgesetz und öffentliche Verhandlungen) einerseits und Ab- sollte es bei der Swissair anders sein?

sichten der Swissair andererseits. Diese Koordination muss Im Gegensatz zur Privatwirtschaft belasten aber diese Defizite

stattfinden. Ich begrüsse es, dass solche Gespräche stattfin- den Steuerzahler. Die Fraktion der Auto-Partei empfindet es

den - in Zukunft hoffentlich hinter verschlossenen Türen und als befremdlich, wie der Bundesrat reagiert hat, ist er doch

so, dass sie für beide Seiten erfolgversprechend sind. über die Pläne unserer Airline über seine Vertreter im Verwal-

In diesem Sinne bin ich zuversichtlich gestimmt, weil Bundes- tungsrat und in dessen Ausschuss seit langem im Bilde. Er

präsident Ogi über den nötigen Optimismus verfügt und bereit hätte besser daran getan, die Rahmenbedingungen zu ver-

ist, mit einem Effort des Bundesrates zur erfolgreichen Zukunft bessern und die Konkurrenzfähigkeit des Zivilluftfahrtstand-

unserer Luftfahrtgesellschaft beizutragen. ortes Schweiz aufrechtzuerhalten.

Die Behinderung der Aviatik, wie sie auf allen Flughäfen und

Herczog: Auffallend an dieser Debatte sind drei Punkte. Flugplätzen der Schweiz besteht, ist weltweit kaum irgendwo

1. Jene Leute, die noch in dieser Session die finanzielle Ge- grösser. Das Interesse der Politiker wäre durchaus begrüs-

sundung der Bundesbahnen beschworen haben und das Ver- senswert, wenn sich die Politiker auf das politisch beeinfluss-

antwortungsgemisch bei den Bahnen (also Geschäftsleitung, bare wirtschaftliche Umfeld konzentrieren würden, auf ein En-

Verwaltungsrat, Bundesrat, Parlament) beklagten, fordern gagement für leistungsfähige Flughäfen; die Flughäfen sind

nun den Bundesrat auf, Massnahmen zur Sicherung der Ei- heute zunehmend Restriktionen ausgesetzt. Die kürzlich im

genständigkeit der Swissair zu ergreifen - also genau das zu Zürcher Kantonsparlament von rotgrüner Seite vorläufig unter-

tun, was sie eigentlich bei den SBB kritisieren. Sie gehören ins- stützte destruktive Flughafen-Initiative beweist, dass der politi-

besondere der SVP-Fraktion an, und übrigens war es damals sche Kampf gegen den Luftverkehr weitergeführt wird - dies

der gleiche Sprecher wie heute bei der Interpellation. trotz Rezession.

Es geht nicht an, dass bei den SBB sukzessive zurückgestuft Ein anderes Thema sind die Aufwendungen der Swissair für

wird und nun für die Swissair die Uebernahme neuer Bundes- staatliche Gebühren. Sie gehören zu den am stärksten wach-

aufgaben verlangt wird. senden Kostenposten und lagen letztes Jahr noch geringfügig

2. In einem Inserat der Zürcher SVP hiess es: «Zum Glück ha- unter dem Treibstoffaufwand.

ben wir nein gestimmt!» Es wurde dort behauptet, dass die po- Es ist keineswegs Ueberheblichkeit, wenn das Management

sitiven Effekte der EWR-Ablehnung bereits spürbar seien. Nun der Swissair dem Bundesrat in der jetzigen, schwierigen Situa-

16. Juni 1993 N 1287 Swissair. Dringliche Interpellationen

tion keine schriftlichen Informationen abgeben will, sondern Andererseits sind sich aber Verwaltungsrat und Geschäftslei-

es ist reiner Selbstschutz. Durch das Schüren von Emotionen, tung der Swissair sehr bewusst, dass sie zu gegebener Zeit

durch das öffentliche Zerreden und Hinaustragen von Infor- Bundesrat, Parlament und Oeffentlichkeit von der Richtigkeit

mationen während Verhandlungen wird der Spielraum für stra- ihrer Entscheide überzeugen müssen.

tegische Entscheide der Geschäftsführung sogar verengt. Der Eine allenfalls nötig werdende Statutenänderung oder eine

Verhandlungserfolg hängt weitgehend davon ab, dass Posi- Aenderung des Luftfahrtgesetzes können nur mit Zustimmung

tionen nicht schon vorher öffentlich bekannt sind. Auch poli- der politischen Instanzen erfolgen. Es ist daherfür die Swissair

tisch motivierte Auflagen und Vorgaben sind dem Geschäft selbstverständlich, dem Bundesrat alle gewünschten Informa-

keineswegs förderlich. tionen zur Verfügung zu stellen. Aber der Verwaltungsrat kann

Noch im Februar 1992 unterstrich der Bundesrat, dass die öffentlich nur über das orientieren, worüber er gültige Aussa-

Swissair ein mehrheitlich privates Unternehmen sei, das den gen machen kann.

nötigen unternehmerischen Spielraum haben müsse, um die Aus diesem Grunde bedauern wir die Indiskretion über die zur-

Eigenwirtschaftlichkeit bewahren zu können. Sozial- und zeit laufenden exploratorischen Gespräche. Durch sie werden

staatspolitische Mitverantwortung wie auch Einflussnahmen unzutreffende Gerüchte geschürt, was die Stellung der Swiss-

hatte der Bundesrat also vor etwas mehr als einem Jahr abge- air in den Verhandlungen beeinträchtigen kann. Daran dürfte

lehnt. Warum ist er nicht dabei geblieben? Es gilt nach wie vor eigentlich niemand ein Interesse haben.

die alte Maxime, dass der Staat nur etwas für die Wirtschaft tun Sobald Entscheide reif sind und auf alle Fragen eine Antwort

kann: nämlich sie in Ruhe lassen. erteilt werden kann, wird die Swissair selbstverständlich breit

Auch das Gepolter einiger Ratsmitglieder, die Swissair müsse informieren. Dies ist unerlässlich, weil die politischen Instan-

rein schweizerisch bleiben, ist Zweckopportunismus und hat zen aufgrund der Rechtslage bestimmte Entscheide abzuseg-

die Airline sogar in eine Zwickmühle gebracht. Politik und nen hätten. Dazu müssen sie diese nachvollziehen können. Im

Emotionen - so lehrt die Geschichte - sollten sich möglichst jetzigen Zeitpunkt aber sind die Verantwortlichkeiten eindeutig

aus dem «big business» heraushalten. Ihre Zukunftsstrategie, und ausschliesslich bei derSwissair-Leitung.

ob Geschäftsfusion, Kooperation oder etwas anderes, werden

die Besitzer der Firma festlegen müssen. Die Aktionäre, zu Reimann Maximilian: Wir Schweizer sind ein reisefreudiges

80 Prozent private Anleger, haben ihr Geld in dieses Unterneh- Volk, und als wirtschaftlich interessantes und touristisch schö-

men investiert und haben deshalb allein zu beschliessen, wel- nes Land werden wir ebensogerne von Ausländern besucht.

chen Kurs die Firma verfolgen soll. Bund, Kantone und Ge- Um sich in dieser guten Ausgangslage behaupten zu können,

meinden sollten ihre Aktien von privaten Gesellschaften so- muss die Schweiz unter anderem im internationalen Luftver-

wieso veräussern. Politiker kämen dann auch weniger in Ver- kehr konkurrenzfähig bleiben. Die Mittel dazu sind optimale In-

suchung, sich dauernd in die Wirtschaft einzumischen und in frastrukturen am Boden und leistungsfähige Transportmittel in

Verwaltungsräte zu drängen. Kollege Moser hat bereits ein der Luft. Was kann die Politik zur Gewährleistung dieser Mittel

entsprechendes Postulat eingereicht. beitragen?

Die Fraktion der Auto-Partei vertritt die Auffassung, dass es Ich glaube, auf diese Frage müssen wir uns, muss sich die Po-

einzig Sache der Aktionäre und der Geschäftsführungsorgane litik insgesamt konzentrieren. Wir müssen uns dabei an un-

der Swissair sei, die Geschäftspolitik zu bestimmen. Wir leh- sere eigenen Worte erinnern, die in den Nach-EWR-Debatten

nen daher jegliche Einmischung des Bundes ab, welche über hier drinnen praktisch aus allen politischen Richtungen er-

dessen Stellung als Minderheitsaktionär hinausgeht. Wir er- klungen sind, nämlich: Stärkung der unternehmerischen Frei-

warten nämlich, dass die Verantwortungsträger den hohen heiten, Deregulierung, Zurückhaltung mit staatlicher Einmi-

Wert des Markennamens Swissair auf dem Weltmarkt richtig schung in unternehmerische Belange. Solche Gebote sollten

vermarkten. wir uns auch dann gross vor Augen halten, wenn es um kon-

krete Fälle wie das Projekt Alcazar der Swissair geht. Ich gehe

Frau Spoerry: Wie Sie wissen, bin ich Mitglied des Swissair- deshalb voll und ganz mit dem Bundesrat einig, wenn er in der

Verwaltungsrates, und ich weiss es daher zu schätzen, dass Antwort auf die Fragen 4 und 5 der Interpellation der SVP-Frak-

ich mich in dieser Funktion kurz äussern darf. tion ausführt, gute Flugverbindungen zum Ausland könnten

Die Leitung der Swissair hat die Aufgabe und die Verpflich- am besten von einer schweizerischen Fluggesellschaft wahr-

tung, die Leistungsfähigkeit unserer Airline zu gewährleisten, genommen werden, dass es aber- und das ist die elementare

die weltweiten Verbindungen aus der Schweiz sicherzustellen Ergänzung - nicht unbedingt zwingend sei, dass nur eine

und Arbeitsplätze zu erhalten. In einem gründlich veränderten schweizerisch beherrschte Gesellschaft diese Aufgabe erfül-

Umfeld und im harten Konkurrenzkampf, den sich die Luft- len könne. Deshalb sollten wir den Verantwortlichen der

fahrtindustrie heute liefert, ist das für die Swissair nicht ganz Swissair - da gehe ich mit Kollege Rychen voll und ganz

einfach. Sie ist zu gross für eine reine Nischenpolitik und zu einig - nicht voreilig am Zeug herumflicken.

klein, um allein, um als globale Unternehmung auftreten zu Herr Herczog, in dieser Hinsicht haben Sie unsere Interpella-

können. Es muss daher nach Möglichkeiten eines stärkeren tion gänzlich falsch interpretiert. Ich hingegen kann mich bei-

Zusammenschlusses mit geeigneten Partnern gesucht spielsweise mit einem grossen Teil, insbesondere mit Punkt 5,

werden. der Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion identifi-

Richtig ist dabei, dass das Projekt Alcazar zurzeit im Vorder- zieren. Wenn die Swissair nämlich schweizerische Substan-

grund steht. Nicht richtig ist aber, wenn im Gefolge der Indis- zen und schweizerisches Recht in eine europäische Holding

kretion über die laufenden Abklärungen in der Oeffentlichkeit einzubringen gedenkt, dürfen diese Werte, wie es die Interpel-

der Eindruck erweckt worden ist, es seien bereits Entscheide lation stipuliert, nun wirklich keineswegs leichtfertig «verscher-

gefallen. belt» werden.

So wie für Sie sind auch für den Verwaltungsrat noch Fragen Noch kurz zu den chronischen Verspätungen auf den schwei-

offen. Er hatte nie im Sinn, an seiner Sitzung von letzter Woche zerischen Flughäfen, einem leidigen Kapitel. Wir gehören ver-

bereits einen Entscheid zu fällen, wie das fälschlicherweise da mutlich zu den Weltspitzenreitern, und darunter leiden Image

und dort berichtet wurde. Die jetzt stattfindenden Sitzungen und internationale Konkurrenzfähigkeit der Swissair am mei-

dienen ja gerade dazu, alle möglichen Auswirkungen des Pro- sten. Hier fordere ich die Landesregierung auf, Herr Bundes-

jektes Alcazar und allfälliger Alternativen abzuwägen und die präsident, zusammen mit den Kantonen alles Nötige zu unter-

Eckpunkte für gegebenenfalls verbindlichere Verhandlungen nehmen, um die Infrastrukturen auf unseren Flughäfen und in

festzulegen. Es ist deshalb völlig verfehlt zu behaupten, der deren Umfeld effizient zu verbessern. In der Antwort zu Punkt 8

Bundesrat habe den Verwaltungsrat mit seiner Intervention der Interpellation der SVP-Fraktion hat der Bundesrat das be-

gestoppt, wie das ebenfalls zu lesen war. kräftigt.

Der Bundesrat kann und darf den Verwaltungsrat nicht daran Lassen Sie es, Herr Bundespräsident, bitte nicht allein bei

hindern, seine unternehmerische Verantwortung wahrzuneh- schönen Worten bewenden, sondern handeln Sie, und tun Sie

men und Entscheide vorzubereiten, welche die Führung der es mitunter auch gegen die chronischen Allesverhinderer un-

Swissair im Interesse der Unternehmung für unerlässlich hält. serer Zeit!

Swissair. Interpellations urgentes 1288 N 16 juin 1993

Bonny: Die grosse Mehrheit der Schweizer ist stolz auf die à l'emblématique croix blanche qu'à voir défiler des wagons

Swissair, auf unsere nationale Fluggesellschaft Dieser Stolz des CFF? Bien sûr que non, puisque la majorité de la popula-

ändert aber nichts an der Tatsache, dass die Swissair ein Un- tion se déplace en train, et si elle utilise l'avion, elle prend da-

ternehmen ist, das auf dem Weltmarkt des Flugverkehrs zu be- vantage en compte le prix qu'elle va payer que le luxe, qui res-

stehen hat Hier, im Schlüsselwort «Markt», liegen die Ursa- terait bien le dernier atout de la compagnie.

chen, weshalb sich die Swissair heute mit der Frage einer en- Loin de nous l'idée d'accepter, dans un concept de globalisa-

geren Zusammenarbeit mit anderen Fluggesellschaften aus- tion de l'économie, la concurrence, sauvage notamment, telle

einandersetzen muss. qu'elle s'est établie au niveau tarifaire, mais nous pouvons

Ich möchte drei Gründe nennen: Erstens einmal ist es eine imaginer, le cadre étant posé, que la direction de Swissair a

schlichte Tatsache, dass wir im Luftverkehr weltweit gesehen étudié, et fait étudier par l'entreprise McKinsey, des alternati-

gewaltige - ich sage: gewaltige - Ueberkapazitäten haben. ves sérieuses avant de se déterminer pour le contrat de colla-

Aus dem ergibt sich zweitens, dass im internationalen Luftver- boration avant une probable fusion. Swissair connaît déjà au

kehr seit Jahren ein unerbittlicher Preiskampf tobt Das hat sei- plan technique des contrats de collaboration, comme elle col-

nerzeit in den USA angefangen und hat jetzt - das war gar labore avec Singapore Airlines et Delta Air Lines pour les vols

nicht anders möglich - auch Europa voll erfasst Dieser Um- long-courriers.

stand ist für eine Gesellschaft wie die Swissair, die in einem Par son interpellation, le groupe socialiste met aussi et surtout

Hochpreisland wie der Schweiz domiziliert ist, ein besonderer l'accent sur la défense des intérêts des personnes employées

Schwierigkeitsfaktor. en Suisse par Swissair. Nous l'apprenions hier par voie de

Der dritte Grund, der vielfach übersehen wird: Die Swissair presse, déjà au niveau de l'information le personnel déplorait

weist - das soll nicht eine Schuldzuweisung sein - aufgrund un déficit La direction n'a pas l'obligation légale de tenir au

der ganzen Entwicklung eine kritische Grosse auf. Sie ist zu courant son personnel à l'instar des trois autres compagnies

klein, um als globaler Carrier unter diesen schwierigen Bedin- concernées. Précisément parce que les droits sociaux dans la

gungen, sprich Preiskampf, bestehen zu können, sie ist aber législation suisse sont moins développés, et notamment dans

zu gross, um mit einer Nischenstrategie über die Runden zu le domaine de la protection contre les licenciements, nous

kommen. Ich bin deshalb überzeugt, dass die Suche nach an- pourrions craindre que l'avenir de la Suisse, en tant que pôle

deren Partnern, nach einer neuen Grosse, nach einer engeren économique, soit affecté en ce sens que le risque de suppres-

Zusammenarbeit, unausweichlich ist, dass dies Schritte in die sion d'emplois, dans le cadre du projet Alcazar, serait plus

richtige Richtung sind. élevé dans notre pays.

Da kommt nun Herr Herczog und will auch noch bei dieser Ge- Si nous partageons l'avis du Conseil fédéral lorsqu'il dit en

legenheit sein «EWR-Süppchen» kochen. Ich möchte nicht auf substance que le choix de la voie solitaire pour Swissair pour-

die meines Erachtens nicht sehr konstruktive Auseinanderset- rait entraîner sans doute des réductions de personnel plus

zung eingehen. Das einzige, was ich festhalten möchte, ist: massives, de même que nous voulons bien croire que le chif-

Auch wenn wir am 6. Dezember 1992 ein Ja gehabt hätten, fre de 10 000 emplois à supprimer est excessif, nous souhai-

Herr Herczog, wäre die Swissair genau gleich gezwungen, tons toutefois que l'engagement du Conseil fédéral soit moins

sich mit dieser Grundsatzfrage, dieser Ueberlebensfrage für vague que sa formule: «La question du plan social devrait à la

ihre Zukunft, auseinanderzusetzen. rigueur être évaluée en temps opportun.» Même si «Swissair

Ich bin froh, dass die FDP-Fraktion keinen Vorstoss einge- est réputée pour être très ouverte aux questions sociales de

reicht hat, weil ich überzeugt bin, dass es letztlich auf die unter- son personnel», toujours selon le Conseil fédéral, nous sou-

nehmerische Verantwortung ankommt; diese ist nicht teilbar haiterions une plus grande conscientisation par rapport à la si-

und liegt beim Management der Swissair. tuation sociale et une anticipation du processus de restructu-

Einen kleinen Pluspunkt möchte ich dieser Diskussion immer- ration, le temps opportun étant vraisemblablement déjà arrivé.

hin zubilligen: Ich habe den Eindruck, dass das Tempo, wel-

ches das Management angeschlagen hat, wohl etwas schnell M. Maître: Je suis administrateur de Swissair où, comme

gewesen ist; dass jetzt in dieser Existenzfrage ein etwas ruhi- conseiller d'Etat, je représente le Canton de Genève proprié-

gerer Entscheidungsrhythmus eingetreten ist, werte ich als taire et exploitant de Cointrin.

eher positiv. La question qui est posée aujourd'hui doit, à mon avis, être ex-

aminée sous un triple aspect: gestion de l'entreprise, enjeux

Mmo Jeanprêtre: Si l'on essaie d'avoir une approche positive en matière de navigation aérienne et politique générale.

de ce débat, je dirais que son seul mérite est d'avoir un carac- En ce qui concerne la gestion de l'entreprise, le problème

tère informatif. Certes, l'on sait que dans toute négociation sur posé est celui de la taille critique de notre compagnie aé-

l'avenir d'une entreprise, la transparence, que l'on est en droit rienne, qui est tout à lafois trop petite pour avoir l'ambition, du-

de réclamer en règle générale, n'est pas à ce niveau le gage rable, d'une compagnie globale, mais qui est déjà trop grande

de la meilleure réussite d'une opération de sauvetage. Certes pour être une compagnie spécialisée dans des «niches» ou

aussi que Swissair n'est pas une entreprise comme les autres dans des segments de marché, ce qui, par ailleurs, ne corres-

puisque pour certains, malgré la faible participation des pou- pondrait pas à sa vocation de compagnie nationale. Il est donc

voirs publics au capital actions, elle représente un symbole absolument nécessaire qu'une réflexion stratégique soit ou-

national. C'est d'ailleurs à ce niveau de sensibilité que le verte, et nous devons féliciter la présidence et la direction gé-

Conseil fédéral place le débat lorsqu'il redoute, au travers nérale de Swissair d'avoir eu le courage et la lucidité de l'enga-

d'une éventuelle fusion, la chute du symbole plus que les re- ger, et, dans ce contexte-là, il convient de toute évidence de lui

tombées pratiques, qu'elles soient économiques ou sociales. laisser une marge de manoeuvre adéquate.

On est donc entré de plain-pied sur le terrain, ou plutôt dans Les coopérations qui ont été envisagées ont conduit la compa-

les cieux, d'un débat quasi patriotique. Mais puisque l'on s'est gnie à faire d'ores et déjà un certain nombre de choix compa-

déjà saisi des tabous, tels que l'armée et l'agriculture, pour- ratifs. Je puis vous dire ici que les compagnies pressenties

quoi ne pas parler de Swissair avant d'évoquer bientôt un des sont, en l'état, en Europe, pour toute une série de raisons, in-

autres fleurons helvétiques, le cirque Knie? Ce qui est surréa- contestablement les meilleurs partenaires possibles.

liste dans ce débat, c'est que ce sont les milieux qui défendent Mais il y a d'autres enjeux qui doivent être pris en considéra-

le plus la privatisation, la dérégulation et le démantèlement tion, et notamment celui de la navigation aérienne qui, pour

des services publics, qui en appellent à l'Etat. Quel louable notre pays, consiste à être desservi par le meilleur réseau eu-

souci du service public, mais quelle contradiction! Ces mê- ropéen et intercontinental possible. A ce sujet, le projet Alcazar

mes milieux, qui ont soutenu le non à l'Espace économique prévoit sept «hubs» ou sept plates-formes, dont Genève et Zu-

européen, portant le coup fatal à nombre de petites entrepri- rich. Il faut éclaircir ce point et obtenir des garanties adéqua-

ses qui font la richesse de notre pays d'ailleurs, alors que la tes. En effet, on ne peut pas ignorer que Schipol-Amsterdam

discussion se focalise aujourd'hui sur la compagnie aérienne s'équipe pour recevoir plus de 30 à 35 millions de passagers

fétiche. Peut-on sincèrement imaginer que la population par année, ce qui représente une menace réelle pour Genève

suisse soit plus attachée à voir passer dans son ciel des avions et Zurich dans une stratégie de «hub».

16. Juni 1993 N 1289 Swissair. Dringliche Interpellationen

Je m'étonne que, dans ses réponses aux interpellations, le hafen vermindern, da dieser vom Verkehrsanteil abhängt; das

Conseil fédéral ait dit en substance, à propos des aéroports kann sicher nur im Interesse der Swissair-Gruppe liegen.

helvétiques, d'un air quelque peu détaché, qu'il appartenait Die Aufgabenteilung zwischen Swissair und Crossair, insbe-

aux cantons d'assurer le développement des aéroports. Qu'il sondere der Einsatz ihrer Flugzeuge, muss innerhalb der

me soit permis de préciser ici que les cantons ne se dérobent Swissair-Gruppe gelöst werden und darf nicht irgendwo in ei-

pas à leurtâche, et je suis là pour en témoigner. Toutefois, l'en- ner Zentrale festgelegt werden. Inwieweit dies die Besitz- re-

jeu du développement des aéroports concerne aussi la Confé- spektive die Kompetenzverhältnisse berührt, ist ebenfalls in-

dération, et peut-être même au premier chef, si elle est sou- nerhalb der Swissair-Gruppe abzuklären. Ziel sollte es sein,

cieuse de l'équilibre du pays. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien dass die Crossair eine Vielzahl von europäischen Direktverbin-

que toute la navigation aérienne est légalement placée sous le dungen von und nach Basel-Mülhausen und anderen schwei-

contrôle de la Confédération. zerischen Flugplätzen herstellen könnte.

Je dirai encore un dernier mot à propos de la politique géné- Damit stellt sich die Frage: Inwieweit ist in einem revidierten re-

rale. La Suisse est une construction de la volonté qui tient par spektive neuen Luftfahrtgesetz eine liberale Fassung des bis-

toutes sortes de ciments qui relèvent du rationnel ou de l'émo- herigen Artikels 103 und anderer Artikel vorgesehen?

tif. Swissair est vraisemblablement l'un de ces ciments, c'est Zusammengefasst möchte ich klarstellen, dass wir kein

un facteur d'intégration - dont il ne faut pas, certes, surestimer zweites «SBB-Problem» haben wollen, d. h., dass sich die

la portée -, mais ce facteur est bien réel. Dès lors, dans la ré- Swissair initiativer und kommunikativer als bisher selbst be-

flexion qui est faite, le problème de la marque et de son haupten muss. Im Sinne einer Politik der Nischenausnützung

contrôle effectif est important. Ne pas s'en soucier, c'est ac- soll der Crossair wieder mehr Freiraum und eigene Verantwor-

cepter à terme le risque, très simple, mais redoutable dans sa tung gegeben werden. Der Bund soll im Sinne der oft ge-

perspective, de rapprocher la Suisse allemande de la Luft- wünschten Revitalisierungs- und Liberalisierungsvorhaben

hansa par l'extension du marché de Munich II et la Suisse ro- fortschrittliche Rahmenbedingungen schaffen.

mande d'Air France, par la plate-forme aérienne de Paris, sans

parler du rôle que peut jouer Londres avec la British Airways. Baumberger: Wir wissen es: Für unsere exportorientierte, in-

Alors que Swissair, dans ce contexte, soit un vraisemblable ternational verflochtene Wirtschaft ist der Luftverkehr von gros-

élément, difficile à quantifier, d'identité nationale, les aspira- ser Bedeutung. Das Interesse am Projekt Alcazar oder an Al-

tions du projet Alcazar pourraient donc avoir, comme effet pa- ternativprojekten ist daher legitim. Aber der Bundesrat hat zu

radoxal, si cela n'était pas suffisamment maîtrisé, de jouer un Recht festgehalten, dass die Swissair gerade in solchen Fra-

rôle en quelque sorte «centrifuge». gen nach unternehmerischen Grundsätzen und nicht nach

Dans ce contexte, il est très bon que ce débat ait lieu, et ce, le emotionalen Ueberlegungen handeln muss.

plus tôt possible, car les données politiques sont un des élé- Die Swissair hat meines Erachtens bisher bewiesen, dass sie

ments de la stratégie d'entreprise que Swissair doit intégrer unternehmerisch zu handeln weiss. Nichts rechtfertigt die

dans sa réflexion pour réussir le fantastique pari de sa capacité recht arrogante Ausdrucksweise in der Interpellation der sozi-

à affronter l'avenir. aldemokratischen Fraktion, Ziffer 5, wo auf ein «der Aufgabe

nicht voll gewachsenes Management« hingewiesen wird.

Wyss Paul: Auch ich bin der Auffassung, dass die Alcazar- Dass allerdings die Aufgabe der Swissair durch politisches

Frage ein Problem ist, das unternehmerisch vom Verwaltungs- Handeln, nämlich durch das EWR-Nein, nicht erleichtert

rat und von der Geschäftsleitung der Swissair gelöst werden wurde, das wurde schon mehrfach erwähnt.

muss. Der Bund aber ist Kleinaktionär, und das macht die zu- Gefragt ist die Unterstützung der Politik aber dennoch, und

künftige Entscheidung kompliziert. Er ist nämlich auch Kon- zwar bei den Infrastrukturen am Boden. Ich denke an unsere

zessions- und Aufsichtsbehörde auf der Basis eines - sagen nationalen Flughäfen. Da sind meines Erachtens - um in der

wir es offen - veralteten Luftfahrtgesetzes, dessen vorgese- Terminologie der SP zu sprechen - viele Politiker ihrer Auf-

hene Teilrevision nicht genügend zukunftbezogen und wenig gabe überhaupt nicht gewachsen.

europatauglich ist und deshalb nochmals überprüft werden Ich habe die kantonale Initiative für einen massvollen Flugver-

muss. Vielleicht ist eine Totalrevision vorzusehen, vielleicht kehr vor mir; da liest man zu den Zielsetzungen:

reicht dies zeitlich nicht; ich weiss es nicht. 1. Begrenzung des Flugverkehrs auf dem Kantonsgebiet;

Eine Revision wird u. a. auch die Quasi-Monopolstellung der 2. Ausdehnung der Nachtflugbeschränkungen;

Swissair zur Diskussion stellen. Schliesslich werden wir, das 3. Verzicht auf Ausbauprojekte.

Parlament, die Rahmenbedingungen festzulegen haben. Die Die Begründung lautet, Transitluftverkehr nütze uns Schwei-

Swissair ist also punkto Alcazar nicht frei, Entscheidungen zern wenig, und es heisst dann, dass sich Zürich nicht als

quasi im luftleeren Raum zu treffen. Drehscheibe für den internationalen Flugverkehr eigne.

Zusätzlich zu den aufgeworfenen Fragen, die meine Vorredner Wir wissen: Der Transitluftverkehr trägt überproportional zur

schon gestellt haben, habe ich zwei Fragen an den Bundesrat: Kostendeckung bei; eine Verlängerung des Nachtflugverbo-

1. Das heutige Luftfahrtgesetz spricht von drei Landesflughä- tes auf acht Stunden kostet 120 Millionen Franken im Jahr -

fen. Wir haben es vorher schon gehört: Herr Maitre hat nur von das Sechsfache des Reingewinns -, und eine Ueberholspur

Zürich-Kloten und Genf-Cointrin gesprochen; es gibt aber wäre dringend nötig.

auch noch Basel-Mülhausen. Der Flughafen Basel-Mülhau- Sollte diese Initiative gutgeheissen werden oder sollten SP

sen ist binational und damit auch im EG-Raum verankert, was und GPS, welche diese Initiative massgebend mittragen, ihre

grosse Vorteile mit sich bringt. Er hat letztes Jahr die Schwelle «Obstruktionspolitik» nicht aufgeben, dann müssten wir über

von 2 Millionen Passagieren überschritten, und seine Bedeu- kurz oder lang nicht mehr über Alcazar oder über den Allein-

tung, insbesondere für den regionalen Verkehr, nimmt laufend gang sprechen, sondern über den Untergang der Swissair.

zu. Basel-Mülhausen hat zudem in der Crossair einen aktiven Wenn die Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion in

und attraktiven Homecarrier; dieser hat seine Basis im Novem- Ziffer 4 den Bundesrat auffordert, die Interessen der Beschäf-

ber 1989 von Zürich nach Basel verlegt und investierte in den tigten in der Schweiz wahrzunehmen, tönt das zwar gut, aber

letzten Jahren Millionen von Franken in seine Zukunft es ist reichlich scheinheilig. Mit dem Vorgehen auf kantonaler

Wie stellt sich also der Bundesrat zur zukünftigen Stellung des Ebene bedroht die Trägerschaft jener Initiative weit mehr Ar-

Flughafens Basel-Mülhausen innerhalb eines revidierten Luft- beitsplätze, als im Rahmen des Projektes Alcazar überhaupt

fahrtgesetzes? zur Diskussion stehen. Es gilt daran zu erinnern, dass allein

2. Wie ich ausgeführt habe, ist es richtig, dass die Swissair das vom Flughafen Zürich-Kloten rund 45 000 Arbeitsplätze ab-

Alcazar-Projekt ernsthaft prüft respektive prüfen muss. Sie hängen, mit anderen Worten: eine Wohnbevölkerung von

muss sich dabei sicher auch überlegen, wie die Crossair inner- über 100 000 Einwohnern.

halb einer europäischen Regionalverkehrskonzeption ihre Was wir als Politiker im Interesse unserer nationalen Flugge-

Rolle verstärken könnte, was wiederum eine Stärkung des drit- sellschaft - auf welche wir gewiss stolz sind - tun können und

ten Landesflughafens Basel-Mülhausen zur Folge hätte. Dies müssen: Wir müssen die bestehenden Infrastrukturen opti-

würde zwangsläufig den französischen Einfluss auf dem Flug- mieren ; dabei sind - das halte ich fest - U mweltschutzbelange

Swissair. Interpellations urgentes 1290 N 16 juin 1993

wichtig, und sie werden auch laufend beachtet Von einem Folge davon sind grundlegende Strukturveränderungen im

Wildwuchs, Herr Kollege Vollmer, kann keine Rede sein. Wir Gange. Es bilden sich Kooperationen. Durch Fusionen entste-

müssen der Swissair im kleinen Heimmarkt für die Verhand- hen sogenannte Mega-Carrier. Zahlreiche grosse Luftver-

lungen mit Dritten und für ihre Zukunft eine günstige Aus- kehrsgesellschaften, aber auch kleinere und mittlere kämpfen

gangslage verschaffen. ums Ueberleben, sofern sie nicht spezielle Bedürfnisse mit An-

geboten und Qualitäten abdecken.

Wanner: Es ist vielleicht symptomatisch, wenn der Präsident Die Swissair hat schon während mehreren Jahren versucht,

der zuständigen Fachkommission als letzter, aber dennoch die Vorteile von Kooperationen in den verschiedensten Berei-

das Wort zu einem kurzen Votum erhält chen des Luftverkehrs auszunützen: auf technischem Gebiet

Ich möchte zu dieser Sache nicht mehr viel sagen. Ich habe mit der KSSU-Gruppe, KLM, SAS, Swissair und UTA, auf

die Debatte ausführlich verfolgt. Viel Neues war nicht zu hören. kommerziellem Gebiet in der European Quality Alliance

In der Sache selber schliesse ich mich dem Votum von Herrn (EQA), mit AUA und SAS, und in der Global Excellence mit

Jaeger an. Ich glaube, er hat das zusammengefasst, was es zu Delta Airlines und Singapore Airlines. Gleichzeitig hat aber die

sagen gibt, namentlich, dass sich unsere Debatte im jetzigen Swissair verschiedene Massnahmen getroffen, um die Pro-

Moment im operativen Bereich bewegt Hier hat die Politik duktivität zu steigern und die Kosten zu senken.

nichts zu suchen. Verantwortlich sind die Damen und Herren Die zunehmende Konkurrenz, der Druck auf die Preise und die

des Verwaltungsrates der Swissair; hier kann und darf die Poli- Erträge, steigende Kosten, aber auch die Interpretation des

tik nicht zusätzliche Verantwortung übernehmen. Wettbewerbsrechtes in Brüssel und Washington - ich denke

Ich möchte mich ganz kurz an die Mitglieder der Kommission an Kartellprobleme bei Kooperationen - haben die Swissair

für Verkehr und Fernmeldewesen Ihres Rates wenden. Vor an- schliesslich bewogen, weiter gehende Lösungen zu prüfen.

derthalb Jahren haben wir uns vor Ort intensiv mit den Proble- Eine davon ist das Projekt Alcazar, das in eine mögliche Fu-

men der Swissair auseinandergesetzt Wer dabei war und sich sion mit der AUA, der KLM und der SAS ausmünden könnte.

erinnert, weiss, dass die jetzigen Probleme schon damals Für die Swissair könnte in diesem Falle - das müssen wir zur

nicht nur angetönt, sondern vorhergesagt und ganz konkret Kenntnis nehmen, und wir müssen uns mit dieser Tatsache

beschrieben wurden. Darum kann uns heute einiges nicht dann beschäftigen-ein minderheitliches Aktienpaket in Frage

mehr überraschen. kommen; es ist von 30 Prozent die Rede.

Ich möchte festhalten, dass es heute darum geht, die Swissair Die Swissair erfüllt als nationales schweizerisches Luftver-

als Unternehmung in die Zukunft zu retten. Sie kann ein natio- kehrsunternehmen die Aufgabe, die in Artikel 103 des Luft-

nales Symbol bleiben, wenn es wirtschaftlich zu verantworten fahrtgesetzes umschrieben ist: Die Swissair ist das bezeich-

ist. Wenn das nicht der Fall ist - und ich nehme nicht an, dass nete Unternehmen für die Anwendung von über hundert bila-

Sie eine «zweite SBB-Problematik» haben wollen -, dann ha- teralen Luftverkehrsabkommen, welche die Schweiz bis heute

ben natürlich auch nationale Symbole dem «Zeitgeist» ihren abgeschlossen hat Die Swissair ist die einzige Gesellschaft im

Tribut zu zollen. Sie sind gut und recht - aber ab und zu sind Besitze einer allgemeinen Betriebskonzession des Eidgenös-

sie etwas teuer. sischen Verkehrs- und Energiewirtschaftsdepartementes und

Heute ist mir ein alter Kommunikationsgrundsatz in die Hände damit eines der Hauptinstrumente zur Umsetzung der schwei-

gekommen, der heisst: «Tue Gutes, und rede darüber.» Ich zerischen Luftfahrtpolitik.

möchte ihn abwandeln: Ich gehe davon aus, dass die Swissair Aus diesen Gründen misst der Bundesrat den im Zusammen-

das Richtige tut, im Moment aber - aus einsichtigen Grün- hang mit dem Projekt Alcazar anstehenden Entscheiden eine

den - nicht darüber redet grössere als eine rein wirtschaftliche Bedeutung bei. Der Bun-

desrat hat die Swissair daher um Prüfung von Alternativen zum

Bundespräsident Ogi: Ich stelle fest, dass diese Debatte vor Projekt Alcazar ersucht, denn wir waren im Bundesrat schon

gelichteten Reihen stattfindet Da muss ich mich fragen: Ist die etwas besorgt, als wir uns mit möglichen Konsequenzen von

Luft bereits draussen? Oder hat sich die Aufregung bereits ge- Alcazar auseinandersetzten. Konsequenzen, die - das muss

legt? Oder hat sich die Nervosität, die diesem Geschäft anzu- in Betracht gezogen werden-zum Ende der heute noch unab-

haften schien, ebenfalls verflüchtigt? Ich stelle jedenfalls fest: hängigen, also unternehmerisch selbständigen Swissair füh-

Der erwartete Luftkrieg fand nicht statt. ren könnten.

Fast alle haben gesagt, die Politik solle sich in dieser Phase Die Alternative sollte unserer Meinung nach einen Weg in die

nicht mit dem Problem beschäftigen. Das hat Sie aber nicht Zukunft weisen, der uns eine unternehmerisch unabhängige

davon abgehalten, jetzt zwei Stunden darüber zu reden. Also Swissair erhalten könnte. Dieses Ziel ist sicher - da sind wir

muss ich auch reden. Nach dem Gesagten muss ich etwas uns einig -den Schweiss der Edlen wert. Natürlich müsste die

ausholen, einiges richtigstellen und klar sagen, was ist, und Alternative von neutralen, unabhängigen, industriell erfahre-

klar sagen, was nicht ist nen Experten erarbeitet werden.

Eine erste Feststellung: Noch selten hat eine Nachricht aus Der Bundesrat verlangt ebenfalls einen detaillierten Bericht

der Wirtschaft, eine Nachricht über Kooperationsabsichten, über die zu erwartenden Auswirkungen auf die Stellung der

die Oeffentlichkeit und die Politik so beschäftigt wie das Pro- Schweiz im internationalen Luftverkehr, auf die Wirtschaftlich-

jekt Alcazar, d. h. die Nachricht über ein mögliches Zusam- keit der Swissair, auf die Arbeitsplatzsituation sowie auf die Re-

mengehen der vier Luftfahrtgesellschaften Swissair, KLM, SAS gionen unseres Landes. Der Bundesrat hat bisher auf diese

und AUA Ich nehme dies als positives Zeichen, als Zeichen ei- Fragen noch keine Antwort erhalten; er erwartet aber die Ant-

ner starken Verbundenheit unserer Bevölkerung mit unserer wort wenn möglich noch vor der Sommerpause 1993. Ver-

nationalen Airline, als Zeichen auch einer Wertschätzung für schiedene Fragen der Interpellanten können deshalb heute

die Swissair, als Zeichen ihrer ausgeprägten Identität und des noch nicht abschliessend beantwortet werden. Sie alle zufrie-

hohen Wertes ihrer Identität, und schliesslich als Ausdruck denzustellen ist im heutigen Zeitpunkt wohl ein Ding der Un-

starker emotionaler Bindungen. Mich freut dies, und ich bin si- möglichkeit; zu verschieden sind ihre Stellungnahmen.

cher: Auch die Swissair kann sich darüber freuen. Herr Vollmer, seien Sie fair: Sondierungsgespräche sind nicht

Der Bundesrat ist mit sieben dringlichen Interpellationen zur Verhandlungen!

Situation und zur Zukunft der Swissair konfrontiert worden. Die Lassen Sie mich zu den wichtigsten Themen einige Ausfüh-

darin enthaltenen Fragen überschneiden sich teilweise. Die rungen anbringen. Zunächst zur Rolle des Bundesrates: Der

Antworten sind Ihnen schriftlich erteilt worden. Bundesrat ist sich bewusst, dass die Aktien der Swissair zu

Anstatt auf die sieben Interpellationen einzeln einzugehen, rund 80 Prozent in privaten Händen sind, dass die Swissair-

möchte ich zuerst ganz allgemein zum Thema Stellung neh- Organe nach unternehmerischen Grundsätzen handeln müs-

men und anschliessend auf einzelne Voten und auf einzelne sen und hierfür den notwendigen unternehmerischen Frei-

Problemkreise eingehen. raum benötigen. Allerdings ist darauf hinzuweisen, dass der

Die Deregulierung in den Vereinigten Staaten von Amerika, die Swissair trotz allem eine besondere Stellung zukommt. Die

Liberalisierung in Europa und die weltweite Rezession führten Swissair betreibt - gestützt auf die bilateralen Luftverkehrsab-

zu einem freien, aber harten Wettbewerb im Luftverkehr. Als kommen - die im allgemeinen Interesse liegenden Linienver-

16. Juni 1993 N 1291 Swissair. Dringliche Interpellationen

bindungen als bezeichnetes und somit bevorzugtes Unter- Gleichstellung der Suisse romande mit der Deutschschweiz

nehmen. Damit erhalten die Pläne der Swissair eine staatspoli- von grundlegender Bedeutung; hier hat die Swissair letztlich

tische Dimension, was den Bundesrat bewogen hat, sich mit kulturelle Bedeutung. Die Romands in diesem Saal sind sich

Alcazarzu beschäftigen. dessen sicher auch bewusst.

Ein Wort zum Markenzeichen Swissair: Der Bundesrat ist über- Die Europaverbindungen des binationalen Flughafens Basel-

zeugt, dass der Name Swissair von hohem Wert ist und als Mülhausen werden ständig verstärkt. Die Flughafenhalter Ba-

Aushängeschild unseres Landes erhalten werden soll, nicht sel-Mülhausen, Zürich-Kloten und Genf-Cointrin müssen aber

zuletzt auch als Manifestation unserer starken und qualitativ mit dem Bund helfen - das revidierte Luftfahrtgesetz, das nicht

hochstehenden Wirtschaft. So gesehen, ist der Name Swissair so schlecht ist, gibt diese Möglichkeit -, die Attraktivität der

eben mehr als ein Name. Swissair ist eine Botschaft der schweizerischen Flughäfen zu erhalten und wo nötig zu ver-

Schweiz in der ganzen Welt. Diese unternehmerische Bot- bessern.

schaft ist für unser Land von grossem Wert als Symbol der Zu den regionalen Interessen: Der Bundesrat ist sich der Be-

Schweiz; es lohnt sich, diesen Wert aus kommerziellen, aber deutung des Anschlusses der peripheren Regionen, nament-

auch aus ideellen Gründen zu erhalten. lich des Tessins, an die internationale Zivilluftfahrt ebenfalls

Zur Konkurrenzfähigkeit: Anfang letzter Woche hat der Ver- bewusst. Der regionale Flugverkehr stellt ein wichtiges Ele-

kehrsministerrat der EG die EG-Kommission beauftragt, ein ment im gesellschaftlichen und gesamtwirtschaftlichen Bild

Verhandlungsmandat auszuarbeiten. Mit dem Abschluss ei- dar.

nes Luftverkehrsabkommens Schweiz/EG sollen für die Kon- In diesem Zusammenhang ein Wort zu den Aufgaben und

kurrenzfähigkeit der Swissair optimalere Rahmenbedingun- Funktionen der Crossair: Diese Aufgaben sollen sich, Herr

gen geschaffen werden. Das revidierte Luftfahrtgesetz wird Wyss Paul, gemäss Angaben der Swissair im Rahmen von Al-

hierzu ebenfalls einen Beitrag leisten, und dieses Gesetz ist cazar grundsätzlich nicht ändern. Die Bedienung regionaler

nicht so schlecht, wie Sie das gesagt haben, Herr Wyss Paul. Flugplätze wie Lugano-Agno und Bern-Belp wird mit oder

Der Bundesrat ist auch bestrebt, die bilateralen Luftverkehrs- ohne Alcazar weiterhin im Rahmen des wirtschaftlich Zu-

abkommen -113 an der Zahl - qualitativ und quantitativ aus- mutbaren - ich betone: im Rahmen des wirtschaftlich Zumut-

zubauen, d. h., der Swissair die Verkehrswege in die Welt zu baren - zu den Pflichten von Crossair gehören. Die Zubringer-

öffnen. Das ist, wie das verschiedene Redner gesagt haben, funktion, welche die regionalen Gesellschaften heute aus-

wohl der beste Beitrag, den der Bundesrat zur Stärkung der üben, liegt im kommerziellen Interesse der Liniengesell-

Swissair leisten kann. schaften.

Einige Worte zu den EWR-Folgen und zum Nein vom 6. De- Einige Präzisierungen zum Stand der Verhandlungen: All das

zember 1992: Es ist dem Bundesrat bekannt, dass wegen der Gesagte hängt allerdings ganz praktisch und ganz konkret

Ablehnung des EWR-Vertrages die Rahmenbedingungen für von den Alcazar-Verhandlungen ab. Die diversen staatspoli-

schweizerische Fluggesellschaften nun weniger gut gewor- tisch wichtigen Funktionen der Swissair - und der Crossair -

den sind als für die anderen europäischen Gesellschaften, die müssten im Vertrag mit den mitbeteiligten Gesellschaften ga-

im Rahmen des Liberalisierungspaketes der EG mitmachen rantiert werden. Ob das bei der doch deutlich minderheitli-

oder davon profitieren können. chen Beteiligung der Swissair gelingt, bleibt abzuwarten.

Einige Gedanken zu den möglichen Gesetzesänderungen: Bisher sind -wie Frau Spoerry richtig bemerkte - keine offiziel-

Wieweit Alcazar eine Aenderung des Luftfahrtgesetzes be- len Verhandlungen geführt worden. Es wurden keine Ent-

dingt, kann erst endgültig bestimmt werden, wenn die Ver- scheide gefällt; es fanden vertiefte Sondierungsgespräche

handlungen zwischen den Partnern abgeschlossen sind. darüber statt, ob eine qualifizierte Kooperation zwischen den

Nach dem heutigen Erkenntnisstand dürfte Phase 1 von Alca- vier Gesellschaften wirtschaftlich interessant und sinnvoll sein

zar ohne Gesetzesänderung verwirklicht werden können. könnte. Es waren nach Swissair-Sprachgebrauch «explorato-

Ein Wort zur Luftfahrtpolitik: Auch hier möchte ich Klarheit rische Gespräche». Formelle Verhandlungen werden erst

schaffen. Das Ziel der schweizerischen Luftfahrtpolitik ist es, noch zu beschliessen sein. Hierzu müsste die Geschäftslei-

der Zivilluftfahrt Rahmenbedingungen zu garantieren, die es tung vom Verwaltungsrat legitimiert werden.

dieser ermöglichen, ihre im öffentlichen Interesse liegende Ich möchte jetzt auf einige Fragen eintreten.

Aufgabe als Teil des nationalen und internationalen Verkehrs- Zu Herrn Oehlers Frage, wann der Bundesrat informiert

systems sicher, effizient und umweltgerecht wahrzunehmen. wurde: Der Bundesrat ist laufend informiert worden. Ich habe

Die wesentlichen luftverkehrspolitischen Ziele des Bundes den Bundesrat erstmals am 27. Januar 1993 im Rahmen der

müssen weiterhin gewährleistet werden können, auch wenn Umfrage über Pläne der Swissair betreffend Zusammenarbeit

im Zuge der Liberalisierung der staatliche Einfluss abgebaut mit KLM, SAS und AUA sowie über die Aufnahme von explora-

wird. Der Weiterbestand einer nationalen Luftfahrtgesellschaft torischen Gesprächen orientiert. Am 23. März 1993 überwies

ist dieser Politik förderlich. Eine mehrheitlich schweizerisch mein Departement eine ausführliche Informationsnotiz an den

beherrschte Gesellschaft wäre deshalb zu begrüssen. Es ist Bundesrat. Dabei wurde insbesondere auf Schlüsselfragen

aber nicht zwingend, dass nur eine schweizerisch beherrschte verwiesen, die sich aus Bundessicht in diesem Moment stell-

Gesellschaft die luftverkehrspolitischen Ziele gewährleisten ten. Am 13. Mai 1993 unterbreitete das EVED dem Bundesrat

kann. das Positionspapier Alcazar der Swissair vom 5. Mai 1993,

Ein Wort zu den Arbeitsplätzen: Erstes Ziel jeglicher Koopera- welches den Mitgliedern des Swissair-Verwaltungsrates zuge-

tion ist die Rationalisierung und damit die Kostensenkung. stellt worden war. Es fanden überdies verschiedene Gesprä-

Hier wollen wir uns überhaupt nichts vorspielen. Wieweit sich che des Swissair-Managements mit Bundesräten statt, die

Alcazar in bezug auf die Einsparung von Arbeitsplätzen aus- vom Sprechenden initiiert und organisiert wurden. Der Verwal-

wirken wird, kann heute noch nicht mit Bestimmtheit gesagt tungsratspräsident, Hannes Goetz, hat mit den Bundesräten

werden. Die in einzelnen Presseorganen genannten Zahlen Stich, Delamuraz, Cotti und Villiger gesprochen.

sind gemäss Angaben der Swissair aber weit übertrieben. Der Zur Frage von Herrn Vollmer, zum weiteren Vorgehen: Die

Bundesrat sieht keine Möglichkeit, direkt auf die Erhaltung der Kontakte laufen. Die Verkehrsdelegation des Bundesrates

Arbeitsplätze bei der Swissair einzuwirken. Das geeignetste wird in diesem oder im nächsten Monat ein Gespräch mit der

Mittel gegen den Verlust von Arbeitsplätzen ist die Stärkung Swissair-Spitze führen, je nach Dringlichkeit. Noch vor der

der Wettbewerbsfähigkeit der Swissair. Sommerpause 1993 sollen die Antworten der Swissair auf die

Zu den Flughäfen: Die drei schweizerischen Landesflughäfen Fragen des Bundesrates vorliegen. Es ist nicht das Ziel des

sind tragende Pfeiler des schweizerischen Luftverkehrsnet- Bundesrates, die unternehmerische Autonomie der Swissair

zes. Genf-Cointrin und Zürich-Kloten - Basel-Mülhausen einzuschränken. Unternehmerische Lösungen dürfen aber

kommt dann später auch noch, Herr Wyss Paul - sind die das Landesinteresse nicht verletzen.

wichtigsten Drehscheiben des interkontinentalen und euro- Zur Frage von Frau Diener, weshalb der Bundesrat trotz lau-

päischen Luftverkehrs der Swissair. Die Suisse romande ist fender Information der Swissair formelle Fragen gestellt habe.

mit Genf-Cointrin direkt an das internationale Flugverkehrs- Orientiert hat die Swissair nur über das, was sie effektiv

netz angeschlossen. Für unser mehrsprachiges Land ist diese wusste. Ueber Alternativen ist kau m gesprochen worden-wie

Swissair. Interpellations urgentes 1292 N 16 juin 1993

ich hörte, auch im Verwaltungsrat nicht Wir wollen die Optio- Swissair nicht nur wirtschaftsfördernd ist, sondern auch Ar-

nen kennen. Wir kennen auch die Auswirkungen von Alcazar beitsplätze bringt, direkt und indirekt

zu wenig. Wir möchten Auskunft über Auswirkungen auf die Nach dieser Debatte meine ich: Wir müssen zur Zivilluftfahrt,

Stellung der Schweiz in der Zivilluftfahrt. Wir möchten Auskunft zum Linienverkehr, etwas mehr Sorge tragen. Die Swissair ist

über mögliche Auswirkungen auf die Regionen unseres föde- der wichtigste Träger dieser Zivilluftfahrt, des Linienverkehrs,

ralistischen Landes. Wir interessieren uns auch für die Auswir- in unserem Lande.

kungen auf die Arbeitsplätze. Es scheint uns richtig, diese Fra- Wir werden aber auch auf eine klare Aufgabenteilung achten

gen jetzt, vor den formellen Verhandlungen, zu stellen. müssen. Die kommerzielle Verantwortung ist und bleibt bei

Warum wurde überhaupt orientiert? Diese Frage stellten sich der Unternehmung. Die Wahrung der öffentlichen Interessen,

Frau Diener, Frau Spoerry, Herr Ledergerber und Herr Ry- die politische Verantwortung, aber auch die Sicherstellung

chen. Sie haben damit auch die Informationspolitik des Bun- der Infrastruktur liegen - wie das Herr Jaeger ganz klar gesagt

desrates kritisiert Sie kritisieren, dass der Bundesrat seine hat - bei den Behörden. Deshalb müssen wir gut zusammen-

Forderungen gegenüber der Swissair publik gemacht hat. Ich arbeiten. Es wird Aufgabe von uns allen sein, in den kommen-

kann Ihre Bedenken teilweise teilen. den Monaten kommerzielle Notwendigkeiten und öffentliche

Bedenken Sie aber folgendes: Der Bundesrat muss offen in- Interessen in Uebereinstimmung zu bringen. Dabei werden

formieren. Der Bundesrat ist verpflichtet, wenn immer möglich wir die Kompetenz- und die Zuständigkeitsordnung strikte zu

Transparenz über sein Handeln zu schaffen. Unsere Bürgerin- respektieren haben. So können wir der Swissair am besten

nen und Bürger erwarten dies; sie haben einen Anspruch dar- helfen.

auf. Nachdem über die Pläne der Swissair bereits öffentlich Ganz zum Schluss ein Wort zum Vorwurf an den Bundesrat, er

debattiert worden war, gab es überhaupt keinen Grund, die wolle der Swissair politisch dreinreden. Viele haben das ge-

Einschätzung des Bundesrates sowie seinen Wunsch nach Al- sagt: Herr Vollmer, Herr Cavadini Adriano, Herr Jaeger usw.

ternativen und nach Information geheimzuhalten. Nur Trans- Wenn Sie unsere Forderungen an die Swissair genau lesen,

parenz kann Vertrauen schaffen. Nur Transparenz macht in dann sehen Sie, dass wir unternehmerische Forderungen und

unserem Land die notwendige öffentliche Diskussion mög- nicht politische Forderungen gestellt haben. Die Swissair soll

lich. Ich bin froh, dass über die Absichten der Swissair in der unternehmerische Alternativen ausarbeiten, von Unterneh-

Oeffentlichkeit und im Parlament im jetzigen Zeitpunkt so in- mern beraten sein. Dürfen wir das nicht fordern? Ich denke, wir

tensiv diskutiert wird und nicht erst, wenn die Würfel praktisch dürfen das durchaus! Als Konzessionsgeber sind wir sogar

gefallen sind. dazu verpflichtet Es ist deshalb nichts Schlechtes dabei zu

Ich möchte noch die Frage von Frau Diener beantworten: Was finden.

unternehmen wir dann, wenn die Bahnen «überflogen» wer- Manchmal nimmt der Bundesrat politische Ratschläge von

den? Ich sage Ihnen ganz klar: Wir bauen sehr rasch die Unternehmern entgegen, wie das Revitalisierungsprogramm

Neat- das ist die einzige Lösung, um die Schweiz ins europäi- das z. B. auch zeigt. Jetzt hat der Bundesrat sozusagen den

sche Netz der Hochgeschwindigkeitszüge einzubinden, Frau Unternehmern einen unternehmerischen Vorschlag gemacht

Diener. Eines wollen wir nicht: Wir wollen keine Lösung, die unsere

Sie haben auch gefragt, welche Alternativen der Bundesrat zu Staatskasse mit Defiziten belastet Das heisst allerdings - hier

Alcazar sehe, ob der Alleingang möglich sei. Es ist nicht Auf- möchte ich eventuellen Entwicklungen vorbauen -: Wir wollen

gabe des Bundesrates, Alternativmöglichkeiten selber auszu- auch kein Defizit an einem realisierten Projekt Alcazar mittra-

loten, und auch nicht, auf Ueberkapazitäten zu reagieren. Das gen, auch dann nicht, wenn-das Schicksal möge das verhü-

ist Aufgabe der Unternehmensleitung. Dagegen erwartet der ten - Alcazar-Defizite vom holländischen Staat, vom österrei-

Bundesrat von der Swissair, dass sie dies tut. Er will einen chischen Staat und von den skandinavischen Staaten über-

Ueberblick über die Alternativen und vor allem über deren nommen bzw. mitgetragen werden mussten. Das ist immerhin

Konsequenzen haben. Die Position der Swissair ist nicht ge- auch eine Möglichkeit.

schwächt worden, im Gegenteil: Die Fragen mussten vor Auf- Es ist nicht so, dass ich im Namen des Bundesrates hier unter-

nahme der Verhandlungen gestellt werden. nehmerisch ins Blaue hinaus rede. Ich war selbst in einer Un-

Die Frage der Nachtflüge und der Landemöglichkeiten am frü- ternehmung tätig und habe in den vergangenen Wochen ver-

hen Morgen und am späten Abend habe ich gestern im Rah- schiedene Gespräche mit verschiedenen Unternehmern ge-

men des Geschäftsberichtes behandelt Sie können diese In- führt, und zwar nicht nur mit solchen, die Ihnen im bürgerli-

formation bei Herrn Meier Hans einfordern. chen Lager nahestehen, sondern auch mit Unternehmern, die

Ich komme noch zur Frage von Herrn Wyss Paul in bezug auf über beeindruckende internationale und sanierungsmässige

die Stellung des Flughafens Basel-Mülhausen. Die schweizeri- Erfahrung verfügen. Ich bin deshalb überzeugt, dass die Prü-

schen Flughäfen behalten auch im Alcazar-Projekt gemäss fung von Alcazar nach allen Regeln der unternehmerischen

Swissair ihre heutige Bedeutung; die Crossair wird auch im Kunst sehr richtig, aber auch sehr wichtig ist

Rahmen von Alcazar ihre führende Rolle beim Weiterausbau

des Regional-Hubs Basel beibehalten, und im übrigen wissen 93.3254

Sie, dass wir versuchen, mit den Franzosen zu verhandeln, um Interpellation der christlichdemokratischen Fraktion

einen besseren Vertrag in bezug auf Basel-Mülhausen zu be- Erklärung der Interpellanten: befriedigt

kommen. Interpellation du groupe démocrate-chrétien

Zur Totalrevision des Luftfahrtgesetzes: Nachdem wir lange Déclaration des interpellateurs: satisfaits

gebraucht haben, bis wir eine Teilrevision erreichen konnten,

sind wir der Meinung, dass wir jetzt diese Teilrevision ab-

93.3255

schliessen sollten. Machen Sie die Schlussabstimmung; es

Interpellation Oehler

bestehen keine Differenzen mehr. Und dann bauen wir weiter

Erklärung des Interpellanten: teilweise befriedigt

auf. Ich bitte Sie um Zustimmung.

Déclaration de l'interpellateur: partiellement satisfait

Lassen Sie mich noch folgendes sagen: Die Zivilluftfahrt ist für

die gedeihliche Entwicklung eines Landes, für die Prosperität

der Wirtschaft und die Erhaltung der Arbeitsplätze - wir ver- 93.3257

gessen es immer wieder grosszügig - von ausserordentlich Interpellation der Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

grosser Bedeutung. Das wird uns in diesen Tagen wiederum Erklärung der Interpellanten: befriedigt

bewusst. Das ist uns in den vergangenen Jahren vielleicht zu Interpellation du groupe de l'Union démocratique du centre

wenig bewusst gewesen. Ich habe den Eindruck, die Swissair Déclaration des interpellateurs: satisfaits

wurde in den letzten Tagen von Ihnen «wiederentdeckt». Zu

einseitig hat man - das möchte ich Ihnen ganz klar sagen - im- 93.3258

mer nur die negativen Punkte der Zivilluftfahrt in den Vorder- Interpellation Keller Rudolf

grund geschoben. Man hat vom Lärm gesprochen, von den Erklärung des Interpellanten: teilweise befriedigt

Umweltproblemen usw. Dabei hat man vergessen, dass die Déclaration de l'interpellateur: partiellement satisfait

16. Juni 1993 N 1293 Parlamentarische Initiativen. Volksrechte

93.3264 Präsident: Eine Mitteilung betreffend den Ordnungsantrag

Interpellation Borradori «Herbstsession Genf»: 108 Mitglieder des Nationalrates ver-

Erklärung des Interpellanten: teilweise befriedigt langen, dass wir den Beschluss der Koordinationskonferenz,

Déclaration de l'interpellateur: partiellement satisfait die Herbstsession nicht in Genf, sondern in Bern durchzufüh-

ren, im Nationalrat traktandieren und zur Diskussion stellen.

93.3266 Da der Ordnungsantrag mit dem absoluten Mehr eingereicht

Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion wurde, haben wir sofort eine Bürositzung für morgen Donners-

Erklärung der Interpellanten: teilweise befriedigt tag, 07.30 Uhr, einberufen und werden den Beschluss für mor-

Interpellation du groupe socialiste gen traktandieren. Eine Diskussion über Annahme oder Ab-

Déclaration des interpellateurs: partiellement satisfaits lehnung des Ordnungsantrages heute abend erübrigt sich. -

Sie sind damit einverstanden.

93.3270

Interpellation der grünen Fraktion

Erklärung der Interpellanten: teilweise befriedigt

Interpellation du groupe écologiste

Déclaration des interpellateurs: partiellement satisfaits

#ST# 92.410

Parlamentarische Initiative

(Rychen)

#ST# 93.108 Unterschriftenzahl für das Referendum

Folgeprogramm Initiative parlementaire

nach der Ablehnung (Rychen)

des EWR-Abkommens Nombre de signatures

(Swisslex) requis pour les référendums

Personenbeförderung Kategorie III, Art. 68 GRN - Catégorie III, art. 68 RCN

und Zugang zu den Berufen

desStrassentransportunternehmers.

Bundesgesetz

Programme consécutif Wortlaut der Initiative vom 19. März 1992

au rejet de l'Accord EEE Die eidgenössischen Räte werden aufgefordert, die in der

(Swisslex) Bundesverfassung festgelegte Unterschriftenzahl für das Re-

Transport de voyageurs ferendum deutlich zu erhöhen.

et accès aux professions

de transporteur par route. Texte de l'initiative du 19 mars 1992

Loi fédérale Les Chambres fédérales sont invitées à augmenter nettement

le nombre de signatures requis dans la constitution pour les

Differenzen - Divergences demandes de référendum.

Siehe Seite 806 hiervor- Voir page 806 ci-devant

Beschluss des Ständerates vom 14. Juni 1993

Décision du Conseil des Etats du 14 juin 1993

92.411

Art. 9 Abs. 1 Bst. b, 11 Parlamentarische Initiative

Antrag der Kommission (Seiler Hanspeter)

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Unterschriftenzahl für Volksinitiativen

Art. 9 al. 1 let. b, 11 Initiative parlementaire

Proposition de la commission (Seiler Hanspeter)

Adhérer à la décision du Conseil des Etats Nombre de signatures

requis pour les initiatives populaires

Wanner, Berichterstatter: Wie Sie wissen, haben wir bei den

Artikeln 9 und 11 noch eine kleine Differenz zum Ständerat. Im Kategorie III, Art. 68 GRN -Catégorie III, art 68 RCN

Grunde genommen geht es um das gleiche. Der Entwurf des

Bundesrates und der Beschluss des Ständerates sehen vor,

dass die finanzielle Leistungsfähigkeit eine der Voraussetzun-

gen ist, um eine Bewilligung zu erlangen, als Unternehmer tä-

tig zu sein. Der Ständerat hat an der Variante des Bundesrates Wortlaut der Initiative vom 19. März 1992

festgehalten. Gestützt auf Artikel 21 bis des GVG verlange ich mit einer parla-

Ihre Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen hat heute mentarischen Initiative in Form der allgemeinen Anregung

morgen getagt und schlägt Ihnen ohne Gegenstimme bei eini- eine Anpassung der Mindestzahl von Unterschriften bei Volks-

gen Enthaltungen vor, bei den Artikeln 9 und 11 dem Be- initiativen gemäss Artikel 120 und 121 der Bundesverfassung

schluss des Ständerates zuzustimmen. an die heutige Zahl der Stimmberechtigten.

Insbesondere sind zu prüfen:

Angenommen -Adopté 1. eine Erhöhung der Unterschriftenzahl im heutigen Zeit-

punkt;

2. eine Regelung, die eine periodische Anpassung an die je-

An den Ständerat - Au Conseil des Etats weils aktuellen Volkszählungsergebnisse vorsieht

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Dringliche Interpellation der grünen Fraktion Zusammenschluss der Swissair mit KLM,

SAS und AUA

Interpellation urgente du groupe écologiste Fusion de Swissair avec KLM, SAS et AUA

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1993

Année

Anno

Band III

Volume

Volume

Session Sommersession

Session Session d'été

Sessione Sessione estiva

Rat Nationalrat

Conseil Conseil national

Consiglio Consiglio nazionale

Sitzung 13

Séance

Seduta

Geschäftsnummer 93.3270

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 16.06.1993 - 15:00

Date

Data

Seite 1277-1293

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Ref. No 20 022 846

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