Swiss University Conference Coordination Plan Development
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court considered a motion that called for the Swiss University Conference to develop a concrete plan to improve coordination and resource allocation in Swiss higher education and research. The motion highlighted issues such as the need for better coordination, optimal resource use, and addressing administrative barriers to mobility. The court reasoned that while the federal government has limited constitutional authority over universities, it can influence them through funding and by supporting initiatives that promote cooperation and the creation of centers of excellence, ultimately aiming to improve the quality and competitiveness of Swiss higher education.
Legislator-Regeste
KI-generiertSwiss University Conference Coordination Plan Development: The motion highlighted issues such as the need for better coordination, optimal resource use, and addressing administrative barriers to mobility. The court reasoned that while the federal government has limited constitutional authority over universities, it can influence them through funding and by supporting initiatives that promote cooperation and the creation of centers of excellence, ultimately aiming to improve the quality and competitiveness of Swiss higher education.
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KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertVolltext
23. März 1995 N 889 Motion Tschopp
Considérations de la commission einen ausführungsreifen Plan auszuarbeiten, welcher erlaubt,
Le développement rapide intervenu dans le domaine des vom Stadium der Abfassung von Berichten und Absichtserklä-
transplantations d'organes place le législateur devant des pro- rungen zur Realisierung voranzuschreiten.
blèmes non encore résolus. Il convient en l'occurrence de dis- Dieser Plan sollte konkrete Lösungen namentlich in den fol-
tinguer entre les questions scientifiques et médicales et les genden Bereichen enthalten:
questions concernant des principes d'éthique, ces dernières a Koordination zwischen den Universitäten, Technischen
ne pouvant être déléguées à la science. L'élaboration de dis- Hochschulen und sonstigen spezialisierten Hochschulinstitu-
positions légales explicites, qui régissent les pratiques médi- ten und Neuverteilung der Schwerpunktzentren und beson-
cales et fixent des conditions-cadres en la matière, s'avère ders qualifizierten Institute in den Bereichen der Spitzen-
donc indispensable. Il serait en effet irresponsable de ne pas forschung;
se préoccuper de cette question, avant tout en raison des in- b. Vernetzung der spezialisierten Universitätsinstitute und Be-
justices sociales qu'elle pourrait occasionner. C'est ainsi que zeichnung von «leading houses»;
la législation devrait reposer sur le principe de la gratuité du c. Erstellung einer Liste von Spezialgebieten und Studiengän-
don d'organes. Par ailleurs, sous quelles conditions un or- gen, in denen eines oder zwei Ausbildungs- und Forschungs-
gane peut-il être prélevé? Une autorisation explicite du don- institute genügen, und Aufteilung dieser Leistungszentren zwi-
neur est-elle nécessaire ou l'absence d'une interdiction ex- schen den Universitäten und Hochschulen;
presse suffit-elle? Il y a par conséquent lieu d'envisager les in- d. Vorschläge, wie die Finanzierung und die Lasten zwischen
térêts, d'une part, des donneurs et, d'autre part, des receveurs Bund, Universitätskantonen und Nichtuniversitätskantonen
d'organes. zeitgemäss neu verteilt werden könnten.
La base constitutionnelle ainsi fournie permet de réglementer Speziell soll bei diesen Arbeiten auf die Wahrung der Hoheit
sur le plan fédéral des questions fondamentales d'éthique, der Kantone geachtet werden.
l'édiction de dispositions dans le domaine délicat de la réparti-
tion des organes incombant aux cantons. Texte de la motion du 16 mars 1993
Les directives de l'Académie suisse des sciences médicales Au vu des problèmes aigus que posent, compte tenu des
pourraient constituer le fondement de conditions-cadres judi- contraintes financières et de la nécessité de maintenir à la
cieuses pour les transplantations d'organes. Il convient à pré- place universitaire suisse son niveau d'excellence:
sent de formuler des normes juridiques sur cette base. La mo- 1. la coordination des enseignements et recherches universi-
tion vise à inciter le Conseil fédéral à soumettre au Parlement taires de pointe;
dans les plus brefs délais un projet de loi en conséquence. 2. l'optimalisation de l'engagement des ressources financiè-
res et humaines;
Antrag der Kommission 3. l'adéquation de l'offre de diplômes tant à la demande d'étu-
Mit 16 zu 1 Stimmen bei 3 Enthaltungen beantragt die Kom- des spécifiques formulée par les étudiants qu'à la capacité
mission, die Motion zu überweisen. d'absorption des diplômés par le marché du travail;
4. le manque de mobilité des enseignants, des chercheurs et
Proposition de la commission des étudiants entre les universités et hautes écoles suisses, lié
La commission propose, par 16 voix contre 1 et avec à des barrières administratives et académiques absolètes; et
3 abstentions, de transmettre la motion. 5. l'insertion des infrastructures universitaires suisses dans le
contexte des réseaux européens et internationaux,
Überwiesen - Transmis le Conseil fédéral est invité à charger la CUS, élargie au Grou-
pement de la science et de la recherche, d'élaborer rapide-
ment un plan opérationnel qui permette de passer du stade de
la rédaction de rapports et de déclarations d'intentions à la
mise en oeuvre de procédures de réalisation.
#ST# 93.3109 Cet effort de planification opérationnel devrait déboucher sur
des solutions concrètes, notamment dans les domaines
Motion Tschopp suivants:
Dynamisierung der Schweizerischen a coordination entre les universités et EPF et d'autres institu-
Hochschulkonferenz tions universitaires spécialisées et répartition dans les do-
maines scientifiques pointus des centres de gravité et d'ex-
Dynamisation de la Conférence cellence;
universitaire suisse b. mise en place de réseaux formés d'instituts universitaires
spécialisés existants et désignation de «leading houses»;
c. établissement d'une liste de domaines spécialisés et de fi-
lières d'études où un seul, voire deux lieux d'enseignement et
de recherche sont suffisants, et répartition de ces centres d'ex-
Wortlaut der Motion vom 16. März 1993 cellence parmi les universités et hautes écoles;
Die schweizerischen Universitäten müssen ihr hohes Niveau d. propositions de modalités actualisées de financement et de
in einer Zeit der Finanzknappheit beibehalten. Als besonders répartition des charges entre Confédération, cantons universi-
schwierige Probleme erweisen sich dabei: taires et non universitaires.
1. die Koordination von Lehre und universitärer Spitzenfor- Un soin particulier sera apporté, au cours de ces travaux, au
schung; respect des compétences des cantons.
2. deroptimale Einsatz der finanziellen und personellen Mittel;
3. der Ausgleich bei den Hochschulabschlüssen zwischen Mitunterzeichner - Cosignataires: Aguet, Allenspach, Aubry,
der Nachfrage der Studenten und der Aufnahmekapazität des Baumann Ruedi, Béguelin, Bezzola, Bircher Silvio, Blatter,
Arbeitsmarktes; Bonny, Brunner Christiane, Bührer Gerold, Bundi, Caccia,
4. der durch veraltete administrative und akademische Camponovo, Carobbio, Caspar-Hutter, Cavadini Adriano,
Schranken verursachte Mobilitätsmangel bei Dozenten, For- Chevallaz, Cincera, Columberg, Comby, Cotti, Couchepin,
schern und Studenten zwischen Universitäten und sonstigen Danuser, de Dardel, David, Deiss, Dettling, Ducret, Eggenber-
Hochschulen in der Schweiz; ger, Eggly, Engler, Epiney, Etique, Fankhauser, Fasel, von Fei-
5. die Eingliederung der Infrastrukturen der schweizerischen ten, Fischer-Seengen, Fischer-Sursee, Frey Claude, Fritschi
Hochschulen in das europäische und aussereuropäische Oscar, Früh, Gardiol, Giger, Grendelmeier, Gros Jean-Michel,
Netz. Gross Andreas, Gysin, Hafner Ursula, Haller, Hämmerle, He-
Der Bundesrat wird deshalb eingeladen, die Schweizerische berlein, Hubacher, Jaeger, Jeanpretre, Jori, Kühne, Lederger-
Hochschulkonferenz (SHK) zu beauftragen, unter Mitarbeit ber, Leemann, Leu Josef, Leuba, Leuenberger Moritz, Loeb
der Gruppe für Wissenschaft und Forschung möglichst rasch François, Maître, Mamie, Mauch Rolf, Miesch, Misteli, Mühle-
Motion Tschopp 890 N 23 mars 1995
mann, Nabholz, Nebiker, Neuenschwander, Philipona, Pi- ont fait l'objet d'une concertation au plan fédéral, dans le but
doux, Pini, Poncet, Rebeaud, Robert, Ruffy, Rychen, Scheid- de permettre aux étudiants d'acquérir leurs connaissances, au
egger, Segmüller, Seiler Rolf, Spielmann, Spoerry, Stamm Ju- gré de leurs préférences, dans l'ensemble des instituts spécia-
dith, Steinegger, Strahm Rudolf, Stucky, Suter, Theubet, Thür, lisés. Un système généralisé de contrôle des connaissances,
Tschäppät Alexander, Vetterli, Wanner, Wick, Wiederkehr, Wit- basé sur un schéma commun de matières et sanctionné par
tenwiler, Wyss Paul, Ziegler Jean, Zölch, Züger, Zwahlen (103) des crédits, permettrait d'augmenter significativement cette
mobilité dans l'ensemble des domaines scientifiques. Dans le
Schriftliche Begründung - Développement par écrit même ordre d'idées, un programme national de bourses favo-
Depuis quelques années déjà, la CUS est consciente de la né- risant la mobilité devrait être mis au point
cessité de passer du stade de la recherche de moyens de co- En ce qui concerne les relations académiques extérieures de
ordination à celui de leur réalisation. Des déficiences liées aux la Suisse, la non-participation de notre pays à l'EEE implique
procédures internes dans les universités et hautes écoles et à des efforts de coordination accrus et des démarches concer-
leur harmonisation sur un plan fédéral ont inhibé ces inten- tées de l'ensemble des institutions universitaires. C'est une
tions. La création d'un Groupement de la science et de la re- autre facette des problèmes, à la solution desquels la CUS ne
cherche, dont le chef ne participe pas aux travaux de la CUS, a semble pas vouer à l'heure actuelle toute l'attention voulue,
encore compliqué la situation. Par la présente motion, l'inter- faute de coordination avec le Groupement de la science et de
venant entend concourir au dépassement de ces blocages qui la recherche.
empêchent la réalisation de progrès tangibles et mutuelle- Le motionnaire estime que le passage des rapports et sché-
ment concertés dans le domaine des études supérieures et de mas existants à un programme d'actions concrètes et repo-
la recherche de pointe. sant sur un consensus entre les différents acteurs, ne devrait
La concentration d'études très spécialisées dans une, voire pas prendre plus d'un an.
deux universités ou hautes écoles suisses, est évoquée de-
puis vingt ans. On rappellera la tentative de regroupement des Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
études de pharmacie ou de médecine dentaire, tant en Suisse vom 20. Oktober 1993
alémanique qu'en Suisse romande, tentative qui n'a que très Rapport écrit du Conseil fédéral
partiellement abouti. On peut aussi citer, dans ce contexte, les du 20 octobre 1993
études de géologie. Très récemment, le projet de fusion des Le renforcement de la coopération interuniversitaire et de la ré-
écoles d'architecture de Genève et de l'EPFL a provoqué partition des tâches, l'amélioration de la coordination entre les
beaucoup de confusion, en raison du fait que le maintien à Ge- universités ainsi qu'entre celles-ci et les autres institutions
nève d'un institut spécialisé en études urbanistiques et d'amé- d'enseignement du niveau tertiaire constitue depuis long-
nagement du territoire a été contesté. Ces exemples montrent temps un objectif majeur de la politique universitaire de la
les difficultés que rencontrent dans la pratique des projets de Confédération. La nécessité de l'action politique se fait parti-
rationalisation pourtant devenus indispensables. culièrement sentir en une période où la situation financière de
La crise des finances publiques, aux niveaux tant cantonal que la Confédération et des cantons est tendue et où il s'agit d'as-
fédéral, impose aujourd'hui des réallocations drastiques de surer la compétitivité internationale de l'espace universitaire
ressources. Pour en minimiser l'impact sur l'excellence de suisse.
l'enseignement et de la recherche, il est nécessaire d'ajuster Des mécanismes plus efficaces en vue de la réalisation de ces
rapidement les structures et procédures en matières universi- objectifs ont été mis en place avec l'entrée en vigueur de la
taires, tant sur le plan local qu'au niveau national. nouvelle loi fédérale du 22 mars 1991 sur l'aide aux universités
On peut aussi mentionner dans ce contexte les institutions uni- (LAU; RS 414.20). Ainsi, la loi stipule, à l'article 7 alinéa 3, que
versitaires à vocation nationale et internationale. Citons à cet les subventions pour les investissements ne sont allouées que
égard l'exemple du désengagement financier de la Confédé- pour des projets conformes aux exigences de la répartition
ration au détriment de l'Institut universitaire de hautes études des tâches et de la collaboration entre les universités.
internationales (IUHEI) de Genève. Ce désengagement pro- L'article 1er alinéa 1er définit ainsi le but: «Conjointement avec
gressif dure depuis quinze ans. L'IUHEI, qui joue avec l'Institut les cantons, la Confédération favorise la mise en oeuvre d'une
universitaire d'études du développement (IUED) un rôle consi- politique universitaire coordonnée qui tienne également
dérable dans le rayonnement académique international de la compte de la coopération internationale.» A l'article 13, la
Suisse, risque d'y perdre une réputation enviée. Conférence universitaire suisse (CUS) se voit attribuer comme
Le canton de Genève est dans l'impossibilité de suppléer à ce tâche principale de «concrétiser la collaboration entre les uni-
retrait de la Confédération. L'on comprend, dans ces condi- versités suisses». Les moyens de la Confédération d'influer di-
tions, que la question de la fusion de ces deux instituts univer- rectement sur les universités restent toutefois limités, faute
sitaires à vocation internationale en une université spécialisée d'un article constitutionnel sur l'éducation.
et financée par la Confédération est ouvertement discutée à Dans le domaine de la recherche, en revanche, la Confédéra-
Genève depuis deux ans. On ne voit en effet pas d'alternative. tion dispose de pouvoirs étendus en vertu des articles 27 et
Cet exemple genevois est cité pour illustrer un problème plus 27sexies de la Constitution. A rappeler à cet égard, les pro-
général, qui, d'une manière ou d'une autre, se reproduit à grammes prioritaires qui se concentrent sur des thèmes clés.
l'échelle de toutes les universités. Les mesures spéciales qui viennent d'être lancées sont une
Les cantons non universitaires, quant à eux, ont également at- possibilité supplémentaire pour la création de centres de com-
teint leurs limites financières et ne semblent plus être en me- pétence, par exemple, en encourageant la mobilité au niveau
sure d'augmenter leur contribution calculée par tête d'étu- national et international des étudiants et des professeurs.
diant ressortissant C'est dire qu'il faut repenser le finance- La revalorisation du statut des écoles supérieures en hautes
ment dans son ensemble. écoles spécialisées ne fera que renforcer le besoin en coordi-
La récente création d'un Groupement de la science et de la nation. Il s'agira d'assurer une coordination judicieuse procé-
recherche, placé sous la responsabilité de M. Heinrich Ur- dant d'une optique cohérente en termes de politique universi-
sprung, secrétaire d'Etat, alimente en outre quelques tensions taire et intégrant l'ensemble des domaines d'enseignement et
dans les universités du pays, qui craignent pour leur autono- de recherche, puis de réaliser rapidement les centres de com-
mie, sans pouvoir compter sur une contrepartie financière. pétence mentionnés.
Une initiative d'ensemble réunissant toutes les parties prenan- En créant le Groupement de la science et de la recherche
tes à la problématique universitaire s'impose donc, ne se- (GSR) au Département fédéral de l'intérieur, le Conseil fédéral
rait-ce que pour éviter de vaines querelles de compétences et voulait ainsi, notamment dans le domaine de la coordination
de procédures. universitaire, intensifier le dialogue et accélérer la réalisation
Il est notoire que le monde universitaire suisse manque de mo- des objectifs de répartition plus conséquente des tâches, de
bilité. De très nombreux obstacles surannés empêchent les coopération et de création de centres de compétence parmi
étudiants d'accomplir une partie de leurs études dans une au- les hautes écoles. A l'exception des subventions pour les in-
tre université suisse. Seules les études de physique théorique vestissements mentionnés plus haut, où la Confédération dis-
23. März 1995 N 891 Motion Tschopp
pose d'un instrument efficace pour assurer la coordination, les puis le dépôt de cette motion et le nombre considérable de si-
moyens d'action restent faibles pour assurer le progrès rapide gnatures qu'elle a réunies, il y a eu une mouvance. Cette mo-
de l'effort de coordination. La Confédération doit se borner à tion, même si elle est transformée ultérieurement en postulat,
apporter des éléments de décision en établissant le dialogue a eu une certaine signification. Si ma vue de la scène universi-
avec les instances cantonales compétentes et les institutions taire et des hautes écoles est correcte, cette signification a été
de politique de la science ainsi qu'en rédigeant des études et plus forte dans le «Mittelland» et en Suisse romande qu'en
en proposant des modèles. Ces travaux de conception et l'im- Suisse allemande.
pulsion d'idées ont permis d'approfondir la réflexion et la dis- Le Conseil fédéral a donc refusé de l'accepter sous forme de
cussion, contribuant ainsi à l'aboutissement de divers projets motion, il demande sa transformation en postulat, en me pro-
de coordination. mettant que le message relatif à la promotion de la science
Les contacts entre la CUS et le GSR existent depuis long- que nous avons reçu pour le débat d'aujourd'hui allait en te-
temps. Le GSR en tant que tel est bien intégré dans les structu- nir compte. Je ne puis que rappeler ici les mots de M1™ Hae-
res de la CUS. Le président du Conseil des EPF était membre ring Binder, rapporteur de langue allemande: sur le plan de
de son comité et, dans le futur, il sera membre de son assem- la coordination, le message était timide et n'était peut-être
blée; le directeur de l'Ofes reste son invité permanent comme pas suffisant
par le passé. Les collaborateurs du Domaine des EPF et de Dans ces discussions, on a aussi posé la question, dans le do-
l'Ofes participent aux travaux de toutes les commissions de la maine universitaire et des hautes écoles, de savoir si cette mo-
CUS. tion était anti- ou pro-aborigène, en allemand, «anti-» ou «pro-
A diverses reprises, le directeur du GSR s'est entretenu avec Ursprung». Là n'est pas la question puisque, entre temps, ef-
les directeurs de l'instruction publique des cantons universitai- fectivement, les rapports artificiellement tendus entre le secré-
res, réunis en assemblée ou à l'occasion d'entretiens bilaté- taire d'Etat et les universités cantonales ont pu connaître une
raux, sur des questions de politique universitaire en suspens. amélioration.
Des contacts analogues existent entre la Conférence des rec- Si j'ai demandé quand même avec une certaine insistance de
teurs des universités et les différents rectorats. reparler de ceci, c'est parce que je pense qu'il serait utile de
En vertu des nouveaux statuts de la CUS, la cheffe du DFI as- doter Mme Dreifuss, conseillère fédérale, d'un appui sous
sistera aux séances du Conseil politique de la CUS sans toute- forme de motion afin qu'elle puisse utiliser encore mieux son
fois en être formellement membre. Elle se fera représenter sui- intérêt pour la coordination des hautes écoles et son prestige.
vant les cas soit par le directeur du GSR, soit par le président Nous lui faciliterons certainement la tâche en votant ma mo-
du CEPF ou soit encore par le directeur de l'Ofes. De cette ma- tion. C'est important, car, voyez-vous, demain on aura des
nière, le dialogue se trouve renforcé entre les responsables hautes écoles spécialisées, c'est-à-dire une université fédé-
des universités et la Confédération. rale parallèle, et afin que les moyens importants qui sont pré-
Les différents problèmes soulevés par l'auteur de la motion se- vus pour ces hautes écoles spécialisées puissent être utilisés
ront développés dans le message relatif aux crédits octroyés à bon escient, il faut une coordination universitaire entre les
selon la loi sur l'aide aux universités pour la période universités cantonales et les hautes écoles fédérales qui soit
1996-1999, dont les travaux préparatoires sont en cours. Dans vraiment coulée dans le bronze.
ce contexte, des mesures concrètes seront prises, en tenant
compte de la souveraineté cantonale et des travaux de la CUS. Dreifuss Ruth, conseillère fédérale: Merci à M. Tschopp
Dans le cadre des bases légales existantes, toute la marge de d'avoir, à la suite de ce débat, rappelé avec insistance à quel
manoeuvre sera exploitée afin de répondre largement aux exi- point la coordination dans le domaine de l'éducation et de la
gences posées par la motion. Dans la perspective de la planifi- recherche était importante. Le Conseil fédéral a toujours mani-
cation pluriannuelle 1996-1999, la CUS a déjà innové en arrê- festé, également dans son rapport écrit concernant la motion,
tant une procédure en trois étapes: développement de plans son adhésion à ce point de vue.
stratégiques pour les différentes universités, établissement du Vous demandez, Monsieur Tschopp, que le Conseil national
plan pluriannuel, puis réalisation d'une planification évolutive. m'accorde un appui. C'est un appui dont je ne saurais que
Les instructions techniques ont d'ores et déjà été diffusées au- faire, parce que c'est un appui que je n'ai pas la compétence
près des intéressés. d'utiliser. En effet, en raison de la répartition constitutionnelle
Il convient de relever enfin que le Conseil fédéral ne peut don- des tâches entre la Confédération et les cantons, la mise en
ner d'ordres concrets à la CUS allant dans le sens de la mo- place de mesures de coordination universitaire appartient en
tion. Sur la base de la LAU, la CUS accomplit ses tâches statu- priorité aux cantons. Si la Confédération est fortement impli-
taires, ainsi que les tâches de planification, de coordination et quée dans ce processus, elle est également limitée dans ses
d'information qui lui sont dévolues par la loi. La réponse aux moyens constitutionnels de l'influencer.
exigences formulées dans la motion suppose l'implication Selon l'article 27 de la constitution, nous pouvons subvention-
d'autres institutions (telles que le FNRS s'il s'agit de la recher- ner les universités cantonales, mais leur organisation et leur
che, ou le CSS qui, par les objectifs qu'il propose, définit entre coordination restent du ressort des cantons. Vous compren-
autres les grandes orientations pour le développement des drez bien, dans ce sens, que je ne considère pas qu'un appui
hautes écoles). qui serait en contradiction avec cette répartition fondamentale
des compétences puisse m'être vraiment utile.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Mais nous faisons des choses; je vous remercie de l'avoir si-
Déclaration écrite du Conseil fédéral gnalé ici. Je n'aimerais pas, après ce long débat, prendre trop
Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en pos- de temps à votre Conseil, mais je voudrais souligner, en parti-
tulat culier, ce que j'ai dit tout à l'heure dans le débat d'entrée en
matière sur le plan quadriennal, c'est-à-dire sur le groupe de
Tschopp Peter (R, GE): Merci de me donner l'occasion de dé- travail mis en place aujourd'hui au sein de la CUS pour régler
terrer des fonds de tiroirs une motion qui a exactement deux les relations entre la CUS et la Conférence suisse des direc-
ans qui va d'ailleurs tout à fait dans le sens des deux postulats teurs cantonaux de l'instruction publique, sur notre collabora-
que vous avez transmis tout à l'heure, et qui, peut-être, appor- tion active à la CUS renouvelée. En effet, depuis votre motion,
tera une touche encore plus concrète. il y a eu l'adoption des nouveaux statuts et un mode de fonc-
Ce que j'ai demandé il y a deux ans avec très exactement tionnement qui donne plus de compétences aux responsa-
103 cosignataires, c'est-à-dire une claire majorité de ce haut bles politiques dans le domaine universitaire, et donc plus de
Conseil, c'est que la Conférence universitaire suisse en tant chances à la coordination. Si le message, lui, ne répondait pas
qu'instrument, plus précisément carrefour réunissant à la fois à la promesse faite en relation avec le rapport écrit, je crois
les cantons universitaires, les cantons non universitaires, les néanmoins que les priorités que j'ai données à notre action la
universités et les hautes écoles, s'engage dans une planifica- complétaient et la satisfaisaient
tion nette avec des échéanciers, c'est-à-dire qu'elle passe du J'aimerais souligner aussi l'importance que nous accordons,
discours sur la coordination à sa pratique dans le concret De- vous l'avez dit vous-même, aux efforts régionaux de coordina-
Motion Tschopp 892 N 23 mars 1995
lion. Benefri (Berne, Neuchâtel, Fribourg), l'Arc lémanique,
D'est-à-dire la collaboration Genève/Lausanne, ces deux colla-
borations ont fait des progrès, mais elles ne sont pas seules,
tous savez avec quelle insistance nous avons cherché des so-
utions pour la pharmacie dans l'ensemble de la Suisse, no-
tamment après avoir vu réaliser, de la part de Berne, la ferme-
ture de son enseignement dans ce domaine, le rapproche-
ment, la collaboration, la synergie entre Zurich et Baie. Nous
aommes actuellement engagés dans le même processus en
:e qui concerne les sciences de la terre, pour ne citer qu'un
sxemple. Nous faisons toute une série d'approches, ou nous
soutenons toute une série de solutions régionales ou ponc-
:uelles.
tous voyez donc que les autorités fédérales ne ménagent au-
cun effort pour développer le dialogue avec les cantons en ce
qui concerne la politique universitaire. Nous veillons égale-
ment, par les écoles polytechniques fédérales, et par des sa-
crifices, que nous sommes prêts à faire, d'activités actuelle-
ment assumées dans le cadre de ces écoles, à ce que cette
coordination ait lieu sans esprit de clocher, sans gloriole, mais
d'une façon qui fasse peu à peu émerger cette université
suisse que M. Ursprung, secrétaire d'Etat, appelle de ses
/oeux et à laquelle il travaille inlassablement, mais dans le res-
aect des compétences cantonales.
Mous travaillons à réaliser les voeux que vous avez exprimés
dans votre motion. Nous ne pouvons l'accepter que comme
Dostulat parce que nous n'avons pas la compétence de faire
Dlus, mais nous avons la volonté de faire ce qui est en notre
Douvoir.
Fschopp Peter (R, GE): M™ la conseillère fédérale nous dit
qu'elle n'a pas de compétence, mais elle donne de l'argent;
allé fait donc mentir l'adage «qui paie commande». D'autre
Dart, ses explications ont renforcé encore son discours de tout
à l'heure en réponse à celui de M™ Haering Binder, rapporteur
je langue allemande.
Je ne veux donc pas abuser de votre patience ni des installa-
:ions électroniques. J'accepte la transformation de ma motion
3n postulat, en demandant quand même à M™ la conseillère
'édérale de continuer ses tâches de coordination, sans com-
pétences, mais avec talent
Überwiesen als Postulat-Transmis comme postulat
Schluss der Sitzung um 12.50 Uhr
.a séance est levée à 12 h 50
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Tschopp Dynamisierung der Schweizerischen Hochschulkonferenz
Motion Tschopp Dynamisation de la Conférence universitaire suisse
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1995
Année
Anno
Band II
Volume
Volume
Session Frühjahrssession
Session Session de printemps
Sessione Sessione primaverile
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 15
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 93.3109
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 23.03.1995 - 08:00
Date
Data
Seite 889-892
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Pagina
Ref. No 20 025 475
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